Des trousses de sensibilisation aux effets du vapotage ont été distribuées, vendredi, à des élèves de l’école de la Ruche. Sur la photo, Marie Catherine Millet, Antoine Hooper et Émilie Paré.

Blitz contre le vapotage

Le phénomène du vapotage devient de plus en plus préoccupant à l’heure à laquelle les données scientifiques les plus récentes tendent à démontrer que cette activité est plus nocive qu’on le croyait au départ. Voilà pourquoi des partenaires de la région ont décidé de lancer une campagne de sensibilisation.

Dans le cadre de la première activité de la campagne, plusieurs trousses ont été offertes à des élèves de l’école de la Ruche. Ces trousses contenaient du matériel pour aider les personnes vapotant régulièrement à délaisser cette habitude.

Élèves et professeurs pouvaient se procurer ces trousses. On leur demandait toutefois de ne pas les garder et de plutôt les remettre à un être cher afin de l’inviter à cesser de s’adonner au vapotage ou de fumer.

« Le vapotage, c’est une chose qui est banalisée, mais c’est aussi grave que de griller la cigarette. On peut faire des excès sans s’en apercevoir ni être conscient du danger. Ce qui est dangereux en plus, c’est qu’il y a plein de saveurs alors ça fait oublier le côté nocif parfois », explique Émilie Paré, coordonnatrice de l’organisme Zone libre Memphrémagog.

À l’école secondaire de la Ruche à Magog, les élèves qui aiment vapoter se retrouvent souvent dans un même secteur, soit à l’entrée du stationnement de l’établissement scolaire.

« Régulièrement, les jeunes se retrouvent dans la rue à cet endroit à l’automne et au printemps, note Michael Laroche, relationniste à la Régie de police Memphrémagog. On ne veut pas d’accident avec des voitures alors on intervient auprès des élèves concernés. »

La Régie de police Memphrémagog fait partie d’un comité de prévention regroupant également la Ruche, l’école Alexander Galt, le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, l’Équipe Ressources-Relais ainsi que la Sûreté du Québec.

De façon anonyme, une élève de la Ruche a confié à La Tribune qu’elle voyait d’un bon œil l’activité de sensibilisation tenue vendredi. Mais elle a reconnu qu’elle n’avait pas l’intention de cesser le vapotage.

« Je ne suis pas accroc à la nicotine. Pour moi, c’est une chose qui m’aide tout simplement à décompresser. J’ai commencé en secondaire un et j’ai déjà arrêté dans le passé. Je sais que mes parents et mon chum aimeraient que je stoppe pour de bon par contre », a-t-elle révélé.

Un second élève a pour sa part noté que l’espérance de vie des fumeurs est moins grande que celle des personnes qui ne fument pas. « J’en suis conscient, mais je n’ai pas envie de délaisser la cigarette. Pas mal de gens autour de moi sont des fumeurs », a-t-il fait valoir.