Les ministres Marie-Claude Bibeau et Cathrine McKenna étaient de passage à l’Université de Sherbrooke mercredi matin.

Bibeau attend toujours un dossier sur le train de passagers

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, se dit prête à défendre le projet de train de passagers entre Montréal et Sherbrooke, mais rapporte qu’aucun dossier ne lui a été présenté jusqu’à maintenant concernant ce projet.

« Le transport en commun est une priorité dans la stratégie environnementale. Dans le programme d’infrastructures, des investissements significatifs sont faits. Pour le dossier du train, je n’ai toujours pas reçu de dossier quelconque qui démontrerait que notre région se mobilise, que les municipalités, les chambres de commerce, les institutions d’enseignement se mobilisent, que des études ont été faites et qu’elles sont pertinentes pour notre région. Je n’ai pas d’études qui démontrent qu’il pourrait y avoir une viabilité, qu’il pourrait y avoir un manque à gagner. On est prêts à considérer un projet, mais encore faudrait-il que le projet soit priorisé dans la région, qu’il mobilise les gens. Ça me fera plaisir de le porter quand il me sera présenté », a dit Mme Bibeau en marge d’une discussion sur l’innovation, la croissance propre et la lutte contre les changements climatiques qui se tenait à l’Université de Sherbrooke mercredi.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a ajouté que le gouvernement Trudeau effectuait un investissement historique dans le transport en commun. « On doit travailler avec les villes et la province dans chaque cas pour nous assurer leur appui aux projets soutenus. »

Le président de la Fondation Train de nuit, François Rebello, s’est contenté de rétorquer que des études avaient été acheminées au ministre des Transports Marc Garneau.

La ministre McKenna, interrogée sur l’achat de l’oléoduc Trans Mountain, a convenu que certains aimeraient voir une transition énergétique plus rapide.

« Dans notre région, on se rappelle que l’alternative à l’oléoduc, c’est le train. Et le transport du pétrole par train représente des risques. On aimerait que ça se passe plus vite la transition, mais il y a une réalité à notre pays », a indiqué Marie-Claude Bibeau.

Les questions des personnes présentes de l’échange qui se tenait à l’Université de Sherbrooke ont entre autres porté sur le site d’enfouissement Coventry. « Nous savons que la pollution ne connaît pas de frontières. Vous devez avoir confiance. Nous faisons tout ce que nous pouvons », a répondu Catherine McKenna.

Michael Labarre, du syndicat des enseignants du Cégep de Sherbrooke, a pour sa part rappelé que plusieurs écoles ne bénéficiaient toujours pas du tri des déchets. « Il pourrait y avoir des enveloppes qui descendent du fédéral pour la réduction des déchets. »

Un autre intervenant a demandé si, dans la négociation du nouveau pacte de libre-échange, l’eau était devenue une marchandise.

« Non, l’eau n’est pas une marchandise. Dans l’ALENA, il y a tout un chapitre sur l’environnement. Il est tellement important que nous établissions un lien entre le libre-échange et l’environnement », a indiqué Catherine McKenna.

Enfin, la ministre de l’Environnement a convenu qu’il y aurait toujours des divergences d’opinions, mais que pour la première fois peut-être l’automne prochain, l’environnement sera un enjeu majeur des élections fédérales. « C’est important. Ça veut dire que les gens sont intéressés. »