Il y a des précautions à prendre quand vient le temps de procéder à l’éradication de plants de berce du Caucase, avertit la Direction de santé publique de l’Estrie.
Il y a des précautions à prendre quand vient le temps de procéder à l’éradication de plants de berce du Caucase, avertit la Direction de santé publique de l’Estrie.

Berce du Caucase : pas à prendre à la légère, dit le DSP

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
MAGOG — Les opérations de contrôle de la berce du Caucase ne doivent pas être prises à la légère. Plusieurs précautions doivent être considérées avant de procéder à son éradication.

C’est le message que lance la Direction de santé publique (DSP) de l’Estrie, à la suite de l’invitation de la Ville de Magog faite aux citoyens de détruire cette plante envahissante sur leur terrain.

« Il est effectivement important de limiter la propagation de la berce du Caucase, car il s’agit d’une espèce envahissante nuisible pour l’environnement et la santé des personnes », commente Dre Mélissa Généreux, médecin-conseil à la DSP de l’Estrie.

« Le contact de la peau avec la sève de la berce du Caucase, combiné avec l’exposition à la lumière, comme les rayons ultraviolets naturels ou artificiels, cause en effet des lésions douloureuses, parfois graves, semblables à des brûlures. »

La semaine dernière, la Ville de Magog demandait aux propriétaires, locataires ou occupants d’un terrain de son territoire de détruire les plants de berce du Caucase qui y poussent. On appliquait alors une modification au règlement visant à faire accélérer l’éradication de cette espèce exotique adoptée en janvier dernier par les membres du conseil municipal.

Rappelons que ces citoyens doivent aviser la municipalité et prendre les mesures nécessaires pour les détruire. La Ville de Magog veut lutter contre cette plante envahissante en raison du danger qu’elle représente pour la population. 

« Il est de la responsabilité de chacun d’empêcher la prolifération de cette plante exotique envahissante afin de protéger leurs proches et leur communauté. La Direction de santé publique de l’Estrie rappelle toutefois l’importance de bien se protéger avant d’entreprendre des opérations de contrôle de la berce du Caucase », ajoute Dr Généreux.

« Si on manipule la berce du Caucase, on doit couvrir toutes les parties du corps avec des vêtements non absorbants, porter une attention particulière aux extrémités des vêtements, comme les poignets, les chevilles et le cou. On doit aussi protéger ses yeux et son visage avec une visière. »

En cas de contact avec la sève, il faut l’enlever le plus rapidement possible sans frotter, rincer abondamment la surface de peau atteinte avec de l’eau et du savon et éviter d’exposer les zones atteintes de la peau à la lumière naturelle ou artificielle, dit-elle.

« Il est également possible de confier le travail d’éradication à un professionnel ou à une entreprise spécialisée dans le traitement des plantes indésirables », souligne Mme Généreux.

Pour plus d’information, on peut consulter les liens web suivants, soit https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/brulures-causees-par-la-berce-du-caucase/#c2574 et https://www.quebec.ca/habitation-et-logement/milieu-de-vie-sain/reconnaitre-et-eliminer-la-berce-du-caucase/.