La plus grande population de berce du Caucase connue au Québec, située dans la MRC du Val-Saint-François, est sous contrôle. Le maire de Racine, Christian Massé, est toutefois d’avis que des milliers de dollars seront encore nécessaires afin de prévenir la population de cette plante envahissante.
La plus grande population de berce du Caucase connue au Québec, située dans la MRC du Val-Saint-François, est sous contrôle. Le maire de Racine, Christian Massé, est toutefois d’avis que des milliers de dollars seront encore nécessaires afin de prévenir la population de cette plante envahissante.

Berce du Caucase : la MRC du Val-Saint-François sous contrôle

Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie affirme que la population de berce du Caucase est sous contrôle sur le territoire du Val-Saint-François. Malgré cet enthousiasme, certaines municipalités estiment qu’il faudra dépenser encore plusieurs milliers de dollars en vue de la maintenir sous un seuil raisonnable.

Depuis 2017, quatre municipalités de la MRC du Val-Saint-François luttent contre la plus grande population, connue à ce jour au Québec, de berce du Caucase, une plante dont la sève cause de sévères brûlures. « Les efforts ont porté fruit », constate-t-on.

« Pour 2020, nous pensons qu’il est possible d’éliminer la berce du Caucase des municipalités de Maricourt, du Canton de Valcourt et de la ville de Valcourt, affirme Nicolas Trottier, président de Quadra Environnement, la firme embauchée pour contrôler la présence de l’espèce envahissante.

« Sans parler d’éradication complète, vu le niveau d’envahissement actuel, il est réaliste d’amener la présence de berce du Caucase sous un seuil tolérable au cours de la prochaine saison », croit-il.

Au printemps 2019, un projet d’inventaire et de contrôle de la berce du Caucase avait été mis sur pied avec la participation du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), de Quadra Environnement, le Conseil régional de l’Environnement de l’Estrie et les municipalités de Racine, Maricourt, Canton de Valcourt et Valcourt.

En plus des montants mis par les municipalités concernées dans cette lutte, un financement de 100 000 $ avait également été obtenu du programme Prime-vert du MAPAQ afin d’atteindre en quatre ans un niveau de contrôle acceptable.

Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie affirme que la population de berce du Caucase est sous contrôle sur le territoire du Val-Saint-François.

Une lutte qui « coûte cher »

Le maire de Racine, Christian Massé, est toutefois d’avis que de l’aide supplémentaire sera nécessaire afin de réduire considérablement la population de berce du Caucase sur son territoire et de limiter sa propagation.

« C’est déjà une lutte à 200 000 $ et on n’arrivera pas à l’éradiquer. Ça va prendre encore plusieurs années et d’autres subventions. [...] C’est des plantes qui sont dangereuses pour la santé et qui s’étendent beaucoup. C’est important qu’elles soient éradiquées, mais ça coûte cher », précise-t-il.

Même si la population de berce du Caucase est en décroissance dans certaines municipalités, « il faut poursuivre la bataille sans relâche et demeurer vigilant », avise le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.