Le député d'Orford Gilles Bélanger

Bélanger veut stopper le projet à Coventry

Est-il trop tard pour obtenir un changement de cap dans le dossier Coventry? Le nouveau député d’Orford, Gilles Bélanger, ne le croit pas et il entend travailler de concert avec les intervenants impliqués pour stopper le projet d’agrandissement du site d’enfouissement appartenant à la compagnie New England Waste Services of Vermont (NEWSVT).

Vendredi, en compagnie des autres députés de la Coalition avenir Québec de l’Estrie, Gilles Bélanger a rencontré la ministre du Développement international du Canada, Marie-Claude Bibeau. Plusieurs sujets ont été abordés durant la rencontre, dont celui du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont.

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Coventry; Bélanger veut travailler avec les autres députés

« J’ai senti qu’elle était prête à collaborer avec nous dans ce dossier. Peut-être que nous pourrons entreprendre des démarches fructueuses avec le gouvernement fédéral pour éviter l’agrandissement prévu », fait valoir M. Bélanger.

Contactée par La Tribune vendredi, la ministre Marie-Claude Bibeau a assuré qu’elle suit de près l’évolution du dossier Coventry. « C’est majeur pour la région, car on parle de l’eau potable que 200 000 personnes boivent », a-t-elle déclaré, en laissant entendre qu’elle partage les craintes de Gilles Bélanger en ce qui concerne le projet de NEWSVT.

Mme Bibeau a cependant confié qu’elle préférait s’abstenir de commenter longuement le dossier en public, ceci parce qu’elle est ministre du Développement international. 

« Cette fonction me donne l’avantage de pouvoir parler directement avec les fonctionnaires impliqués dans ce type de dossier. Par contre, quand il est question de discussions avec les États-Unis, on ne négocie pas sur la place publique », a-t-elle noté.


« Il aurait fallu traiter ça il y a deux ans. En ce moment, il est minuit moins une dans ce dossier. »
Gilles Bélanger

De toute évidence, Gilles Bélanger aurait aimé que les intervenants locaux mettent davantage de pression sur les autorités américaines, dans le passé, afin que NEWSVT ne puisse pas agrandir son site d’enfouissement à Coventry.

« Il aurait fallu traiter ça il y a deux ans, lance-t-il. En ce moment, il est minuit moins une dans ce dossier. Je veux qu’on évalue toutes les possibilités et rien n’est perdu. Mais le temps presse. »

Tout juste élu dans Orford, M. Bélanger laisse entendre qu’il ne comprend pas comment un site d’enfouissement d’importance a pu être naître en bordure de la rivière Black, un affluent du lac Memphrémagog. « C’est un lac de tête, réservoir d’eau potable en plus. C’est un non-sens d’avoir créé ça là, surtout que la nappe phréatique pourrait par surcroît être contaminée. »

Quant à lui, le président du Memphrémagog conservation inc. (MCI), Robert Benoit, estime que « les étapes à venir, dans le dossier Coventry, sont entièrement politiques ». Un comité restreint devra notamment jeter un nouveau regard sur le projet d’agrandissement de NEWSVT, qui a récemment été entériné par l’Agency of Natural Resources, au Vermont.

Si des inquiétudes demeurent dans la région, il importe de rappeler que la ville de Newport, au Vermont, a récemment décidé de ne plus traiter le lixiviat provenant du site d’enfouissement dans son usine d’épuration, elle aussi située tout près du lac Memphrémagog. Une excellente nouvelle selon plusieurs intervenants régionaux.