La municipalité d’Ayer’s Cliff a informé le propriétaire de l’auberge Le Ripplecove, Richard Laliberté, que sa demande de modification de zonage avait été rejetée.

Auberge Ripplecove : « Laisser la poussière retomber »

La municipalité d’Ayer’s Cliff a informé le propriétaire de l’auberge Le Ripplecove, Richard Laliberté, que sa demande de modification de zonage avait été rejetée. Le maire du village, Vincent Gérin, souhaite maintenant « laisser la poussière retomber ».

« Ça a été assez intense, ce dossier-là, affirme M. Gérin. Il y a eu plusieurs rencontres avec le promoteur au cours des derniers mois. Prendre une pause par rapport à ce dossier est souhaitable pour un petit moment à tout le moins. »

Rappelons que Richard Laliberté désirait que la construction de condominiums soit permise dans la zone REC-5, où se trouve son auberge. Toutefois, il ne voulait toutefois pas renoncer totalement à son droit de construire de nouvelles chambres d’hôtel ou des condotels dans cette zone.

« La discussion que j’ai eue avec M. Laliberté a été très brève et j’ai constaté sa déception. Il croit que nous avons fait une erreur. Mais, de notre côté, on sait qu’on a rendu une décision réfléchie », explique Vincent Gérin.

Cela dit, le maire d’Ayer’s Cliff ne ferme pas la porte à de nouvelles négociations avec le promoteur. « On est toujours ouverts. Est-ce qu’on fera les premiers pas ou on attendra qu’il se manifeste à nouveau? On verra ça plus tard. »

Vincent Gérin souligne à ce sujet que « les investisseurs semblables à Richard Laliberté ne courent pas les rues ». Il espère dans ce contexte que les liens avec ce dernier ne sont pas définitivement rompus.

N’empêche, la décision dévoilée par le conseil municipal lundi a été applaudie par des citoyens habitant à proximité du Ripplecove. Ceux-ci craignaient qu’on menace leur quiétude en ouvrant la porte à la construction de près de 70 condominiums dans leur secteur.

Bleu Massawippi

Directrice générale de l’organisme Bleu Massawippi, Michèle Gérin confie suivre avec intérêt le dossier et prévoit aller à la rencontre de la municipalité ainsi que du promoteur lorsqu’on en saura davantage sur les intentions de ce dernier.

« C’est sûr qu’on a un œil sur les projets de M. Laliberté », admet la directrice générale de Bleu Massawippi, un organisme qui s’efforce de voir à la préservation du lac Massawippi et de ses berges.

Michèle Gérin révèle par ailleurs que son organisme a eu l’occasion de collaborer avec le propriétaire du Ripplecove l’an dernier. « On l’avait invité à faire une bande riveraine modèle sur ses terrains et on lui a donné un coup de main bénévolement pour l’aider. Je dois reconnaître qu’il a fait quelque chose de très bien », dit-elle.