La petite église du secteur Johnville de Cookshire-Eaton ne pourra pas rouvrir ses portes une fois la crise de la COVID-19 terminée.
La petite église du secteur Johnville de Cookshire-Eaton ne pourra pas rouvrir ses portes une fois la crise de la COVID-19 terminée.

Au tour de l’église de Johnville de fermer

SHERBROOKE — Un autre lieu de culte de l’Archidiocèse de Sherbrooke doit fermer ses portes. Malgré les tentatives effectuées au cours des dernières années pour conserver l’église Notre-Dame-de-la-Paix du secteur de Johnville de Cookshire-Eaton, la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité doit « avec regret » mettre en vente son bâtiment.

Lorsque le confinement lié à la COVID-19 sera terminé, les portes de l’endroit resteront closes, a-t-on annoncé jeudi matin.

Même si le bâtiment est vendu, la communauté demeure active. 

Des bénévoles maintiendront une présence pour la tenue de célébrations, qui pourraient se faire ailleurs dans la municipalité pour assurer la poursuite du parcours catéchétique des enfants et des parents, précise-t-on. 

« C’est une communauté dynamique, reconnue pour son accueil. Toutefois, sans engagement de la population sur le plan financier et sans relève pastorale, nous ne pouvons pas conserver le bâtiment », se désole Gérard Leblanc, diacre permanent, animateur paroissial et président de l’Assemblée de fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité. 

« Ce n’est pas une bonne nouvelle. C’est désolant et triste. Mais il faut se rendre à l’évidence. L’épisode de la COVID-19 n’a pas aidé. »

Pour assumer les coûts de fonctionnement annuels habituellement estimés à 25 000 $, la communauté de Notre-Dame-de-la-Paix a actuellement à sa disposition moins de 10 000 $. Cette somme ne permet plus d’assurer l’entretien minimal du bâtiment sans compter que des travaux majeurs causés par des infiltrations d’eau ainsi que la réfection du toit et du clocher sont notamment à prévoir à court terme. 

« Nous voulons garder notre communauté vivante malgré tout. Nous avons une entente avec la municipalité de Cookshire-Eaton pour l’utilisation du centre communautaire. » 

Le personnel de l’Archidiocèse de Sherbrooke accompagne la fabrique dans ce difficile processus. Au-delà de la peine causée, l’objectif est de préserver à long terme les ressources humaines et financières en vue de la revitalisation de la vie pastorale sur le territoire de la paroisse, note Eliane Thibault, responsable des communications.

L’église Notre-Dame-de-la-Paix, construite en 1887, servait à l’origine à la communauté méthodiste implantée dans le secteur. Le bâtiment, qui compte une centaine de places, a été acquis par la fabrique en 1920 pour desservir les catholiques établis. 

En 2017, la fabrique avait tenté de mettre en vente l’église située au cœur du hameau et s’était rétractée devant le dynamisme dont les paroissiens avaient fait preuve.  

La paroisse Notre-Dame-de-l’Unité regroupe également les communautés de Sainte-Edwidge, Saint-Thomas-d’Aquin de Compton, Saint-Malo et Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Waterville. 

La semaine dernière, on apprenait la fermeture définitive de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste à Coaticook. On expliquait cette décision de la paroisse Saints-Apôtres par la diminution des revenus combinée à un manque de relève.

L’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville n’est pas encore vendue. « Nous avons différentes orientations », ajoute M. Leblanc.

« Nous aimerions garder une vocation communautaire au bâtiment. Il demeurera un point de repère de la population. »