Des points de contrôle ont été érigés à Lima avant de rapatrier les voyageurs canadiens.

Au moins deux Estriens à bord d’un vol de rapatriement du Pérou

Les deux jeunes voyageurs de Windsor Axl Frappier et Maxime-Olivier Paradis ont réussi à obtenir des billets sur le premier vol d’Air Canada pour rapatrier des citoyens canadiens du Pérou.

Les deux voyageurs de 19 ans se sont envolés de Lima, mardi en fin d’après-midi, en direction de Toronto.

« Nous ne savons pas comment nous allons nous rendre à Montréal, mais au moins nous serons rendus au Canada », a mentionné Axl Frappier lorsqu’il a été joint par La Tribune quelques heures avant son départ.

Le sort des Canadiens qui se trouvent au Pérou alors que les frontières sont fermées repose entre les mains des affaires consulaires canadiennes.

Axl Frappier explique que la procédure pour quitter ce pays d’Amérique latine a pris des allures de course contre la montre pour se procurer les rares billets d’avion disponibles.

« Aussitôt que nous avons reçu le courriel de l’ambassade du Canada, nous avons utilisé le code qu’ils nous avaient remis pour acheter les billets pour ce vol de rapatriement. La procédure n’est pas nécessairement simple. D’autres Canadiens pris aussi au Pérou avec qui nous sommes en contact sur Facebook n’ont pas pu obtenir de place », signale Axl Frappier.

C’est après avoir franchi plusieurs points de contrôle de sécurité érigés à Lima qu’ils ont pu monter dans un autobus vers une base militaire avant de prendre l’avion pour quitter le Pérou.

Les deux jeunes voyageurs ont payé 1400 $ par billet pour prendre place à bord de ce vol de retour.

« Ce montant s’ajoute à celui des deux autres vols que nous avons tenté de prendre et celui de retour que nous avions. Nous avons tenté d’utiliser le crédit d’Air Canada que nous avions, mais ça n’a pas fonctionné. L’important est de revenir au pays et par la suite, nous allons entreprendre les démarches pour nous faire rembourser », indique Axl Frappier.

Les voyageurs devaient prendre des mesures de sécurité avant d’être rapatriés.

Stagiaires du CSI

Du côté des neuf stagiaires du Carrefour de solidarité international (CSI) de Sherbrooke qui sont encore au Pérou, les vols de retour ne sont toujours pas confirmés.

« Nous sommes en contact avec les autorités consulaires ainsi qu’avec les députés fédéraux de la région. Ce sont environ 4000 Canadiens qui doivent être rapatriés du Pérou, alors la situation n’est pas simple », signale le directeur général du CSI, Étienne Doyon.

Au total ce sont neuf stagiaires qui sont coincés à Lima ainsi qu’à Cuzco.

« Ce sont les deux endroits désignés par le gouvernement canadien afin que les Canadiens puissent être rapatriés. Nos stagiaires sont en sécurité et nous leur parlons plus d’une fois par jour pour s’assurer que tout va bien », signale Étienne Doyon.

Les stagiaires qui ont été rapatriés du Sénégal, de la République dominicaine et du Nicaragua la semaine dernière se portent bien. Le CSI signale qu’ils poursuivent leur quarantaine.

« La santé et la sécurité de nos stagiaires demeurent la priorité. C’est clair que cette situation dépasse toutes celles que notre cellule d’urgence a eu à gérer au fil des ans. Nous devons gérer des situations à l’étranger en recevant des informations peu à peu, donc sans avoir un portrait complet de la situation. Nous faisons le maximum pour assurer le retour de nos stagiaires en toute sécurité et assurer un suivi à leur retour », signale le directeur général du CSI.