Wadie Jaafar et sa conjointe, Emna Ben Farah, espèrent ardemment que leur fils, Mohamed, vaincra de manière définitive la leucémie au cours des prochains mois.

Atteint de leucémie, le petit Mohamed prend du mieux

Que réserve 2018 à la famille Ben Farah-Jaafar? Les principaux intéressés, Emna Ben Farah et son conjoint, Wadie Jaafar, se montrent optimistes. Ils sont confiants que leur fils, Mohamed, continuera à prendre du mieux et qu’il vaincra, une fois pour toutes, la leucémie dont il est atteint.

Mohamed a reçu une greffe de moelle osseuse le 15 décembre à l’Hôpital Sainte-Justine, à Montréal. La donneuse était Jasmine Jaafar, l’une de ses trois grandes sœurs.

Le père du jeune garçon malade révèle que l’état de santé de son fils demeure relativement bon depuis la greffe. « Le corps n’a pas rejeté la greffe, mais il est trop tôt encore pour dire que tout est correct, fait-il valoir. La bonne nouvelle, pour le moment, c’est qu’on est à l’intérieur d’un cadre normal. On n’a pas de quoi s’alarmer. »

Le foie de Mohamed était très gonflé plus tôt cette semaine, une situation qui serait attribuable aux traitements de chimiothérapie qu’il subit actuellement. Et l’enfant a affronté une mucosite, qui lui a donné de puissants maux de gorge durant les dernières semaines.

« Entre le 22 décembre et le 1er janvier, Mohamed a traversé une période très difficile, admet Wadie Jaafar. Mais il n’est jamais passé par les soins intensifs, ce qui est une bonne nouvelle en soi. »

M. Jaafar fait continuellement la navette entre Orford, où il habite avec les siens, et l’Hôpital Sainte-Justine. Quant à sa conjointe, Emna Ben Farah, elle s’occupe de son fils au quotidien à l’hôpital.

« Disons que je n’ai pas le même confort qu’à la maison à l’hôpital, lance la maman. Mais au moins je suis là pour Mohamed. Tranquillement, je le vois recommencer à bouger et à jouer. Ce qu’il vit est comme une sorte de renaissance. »

Ayant traversé des moments fort pénibles en 2017, la mère de famille reprend du mieux elle aussi. « Je sens qu’on s’en va dans la bonne direction, alors ça me fait du bien. Les six premiers mois seront déterminants pour la nouvelle moelle. Je sais par contre que, si ça continue comme ça, on pourra laisser toute cette histoire derrière nous dans quelque temps. C’est motivant! », note Mme Ben Farah.

Le couple a également de bons mots pour le personnel de l’Hôpital Sainte-Justine. « L’équipe là-bas travaille très fort sur le cas de notre fils », assure M. Jaafar.

Le soutien des voisins

Le regain de confiance et d’énergie des parents n’est toutefois pas seulement attribuable au progrès de Mohamed et au travail du personnel de Sainte-Justine. En effet, Wadie Jaafar affirme que le support obtenu de la communauté locale leur a fait beaucoup de bien.

Rappelons que des voisins ont bénévolement posé le revêtement sur la maison de la famille peu avant Noël. De nombreux cadeaux et des quantités importantes de nourriture lui ont aussi été acheminés durant les dernières semaines.

« On est touchés par toutes les petites marques d’attention qu’on reçoit dans la région et à Montréal, où des bénévoles amènent constamment de la nourriture fraîchement cuisinée à mon fils. Ça nous encourage. C’est énorme, en fait. Et voir la maison enfin finie, c’est bon pour le moral. Tout ce que les gens font pour nous nous permet de nous concentrer sur la guérison de Mohammed uniquement. »

Présentement, les deux parents ne travaillent pas, ce qui fait que leur situation financière n’est pas ce qu’ils auraient souhaité. M. Jaafar doit cependant recommencer à travailler en mai, si sa santé est suffisamment bonne. Ce dernier souffre de la maladie de Crohn, une maladie qui affecte le système digestif.