Dominique Alain

Attaque de chiens à Potton: la victime salue l’arrestation du propriétaire

L’arrestation d’Allen Barnes par la Sûreté du Québec a redonné espoir à Dominique Alain, laquelle a été attaquée par des chiens qui appartenaient à ce citoyen de Potton le 29 mars.

« J’ai appris que Barnes avait été arrêté dans les derniers jours. Lorsqu’on m’a transmis l’information, je me suis dit que le dossier avançait. J’espère maintenant que justice sera faite. Ça prend des accusations de négligence criminelle dans ce dossier. Je pense que son comportement mérite la prison, mais ce sera au juge de décider », déclare Mme Alain.

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La fille du député Gilles Bélanger attaquée par un chien

Du même souffle, celle-ci fait valoir que les trois bêtes dont elle a été victime étaient véritablement dangereuses. Rappelons à ce sujet qu’un homme a déclaré avoir été agressé par les trois animaux plusieurs mois avant l’attaque du 29 mars.

« Je n’ai pas été la première victime de ces chiens. J’aurais pu perdre la vie. C’est impardonnable de la part de Barnes. Les gens qui fauchent des vies ou qui blessent des gens en conduisant en état d’ivresse, on ne leur pardonne pas. Je ne vois pas pourquoi lui mériterait un pardon », fait valoir Dominique Alain.

Mme Alain a subi plusieurs opérations depuis l’attaque et poursuit sa réhabilitation autant au plan physique que psychologique. Elle a vu sa qualité de vie diminuer fortement parce que certains de ses membres n’ont plus la force et la souplesse qu’ils avaient auparavant.

« Je fais encore des progrès grâce aux soins extraordinaires que je reçois. Mais je garde des séquelles physiques importantes même si j’ai recommencé à conduire une voiture automatique. Et j’ai aussi un traumatisme psychologique qui fait que j’ai maintenant peur des chiens, des animaux que j’aime à la base », révèle-t-elle.

Une autre attaque

Par ailleurs, Mme Alain confie avoir été troublée en apprenant que la fille du député Gilles Bélanger, Geneviève, avait été victime d’une attaque de chien vendredi.

« Cette nouvelle attaque m’a beaucoup dérangée. Elle a été chanceuse dans sa malchance on peut dire parce qu’elle n’a pas été blessée trop gravement. Malgré tout, c’est un autre événement déplorable. »

Selon Dominique Alain, il serait souhaitable que Geneviève Bélanger rapporte l’attaque qu’elle a subie aux autorités policières, et ce, peu importe la gravité de ses blessures. « C’est important que ce genre d’événement soit enregistré quelque part. L’animal impliqué démontre des signes de dangerosité et on ne sait pas ce qu’il fera dans le futur. Ce n’est pas le genre d’événement qu’il faut prendre à la légère », explique-t-elle.

Mme Bélanger a été attaquée dans le secteur du petit lac Magog. La bête qui l’a mordue accompagnait deux inconnus qui se promenaient en patins à roues alignées.

Les assurances

Au cours des derniers mois, Dominique Alain a effectué une petite expérience afin de savoir quelle est la position des compagnies d’assurances en ce qui concerne les races de chiens considérées plus dangereuses. Elle a constaté que ces dernières font preuve de prudence lorsqu’il est question de ces races, parmi lesquelles on retrouve les pit-bulls.

« J’en ai appelé quelques-unes pour savoir si elles accepteraient de m’assurer pour un chien d’une race dangereuse avec mon assurance habitation. Les compagnies ne voulaient pas toucher à ça. Elles connaissent le potentiel de danger », affirme-t-elle.

Considérant que des races sont boudées par les assureurs, Mme Alain se demande comment il se fait que des lobbys proanimaux prétendent que tous les chiens représentent le même danger. « Pourquoi les vétérinaires, la SPA et la SPCA ne veulent pas parler de cette question? Je pense qu’il faudrait plus de transparence. Il y a des informations qui ne sont pas accessibles et qui mériteraient de l’être », dit-elle.