La mairesse d'Ascot Corner, Nathalie Bresse, tenait à s'assurer que la CSRS dépose une demande d'agrandissement pour l'école primaire la Source-Vive.

Ascot Corner craint une relocalisation temporaire de son école

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a déposé officiellement une demande d'agrandissement pour l'école la Source-Vive d'Ascot Corner, déjà trop à l'étroit. La mairesse d'Ascot Corner Nathalie Bresse s'inquiète tout de même d'une possible relocalisation des enfants en attendant que l'école puisse être agrandie.
La CSRS saura sans doute quelque part au printemps si elle a le feu vert (ou non) pour lancer ce projet d'agrandissement qui compterait notamment quatre classes, un service de garde, un ajout à la bibliothèque et des locaux administratifs. Or, même avec un feu vert, le projet ne pourrait être prêt avant 2019. La mobilisation des citoyens d'Ascot Corner a été lancée en prévision de la rentrée 2018.
L'organisation a déposé mardi soir plusieurs demandes d'ajout d'espace. La Source-Vive s'est retrouvée en tête de liste parmi toutes les écoles primaires.
Les citoyens d'Ascot Corner avaient été invités par la Municipalité, via des messages téléphoniques, à se rendre au conseil des commissaires, mardi soir, en prévision du dépôt de la demande d'ajout d'espaces. La mairesse Nathalie Bresse voulait s'assurer que la résolution soit adoptée. Environ une trentaine de personnes ont assisté à la période de questions du conseil des élus scolaires.
Ascot Corner s'était mobilisée, l'automne dernier, afin d'éviter le déplacement de ses élèves ailleurs sur le territoire de la CSRS en prévision de la rentrée 2018. L'organisation étudiait la possibilité de transférer les enfants afin de faire face à l'augmentation des élèves. Il avait été question de déplacer des enfants à l'école des Avenues (dans l'est de Sherbrooke) ou à Notre-Dame-des-Champs, à Stoke.
Selon des projections, près de 100 enfants pourraient s'ajouter aux quelque 300 élèves de la seule école primaire d'Ascot Corner d'ici cinq ans.
En attendant la réponse de Québec, Mme Bresse s'inquiète d'une « relocalisation temporaire ».
Celle qui briguera de nouveau les suffrages le 5 novembre a demandé quels scénarios sont sur la table en attendant un agrandissement.
« Le comité des territoires d'appartenance va faire ses travaux cet automne. C'est son travail de voir quelles sont les alternatives possibles. La réponse du Ministère va coordonner le travail du comité », a répondu le président de la CSRS, Gilles Normand. Les territoires d'appartenance servent à désigner quel élève fréquente quelle école.
La réponse n'a pas rassuré la mairesse. « Il faut vraiment reloger les enfants chez nous », plaide-t-elle.
Questionnés à savoir pourquoi la demande n'a pas été déposée avant alors que ce dossier a émergé il y a an, les représentants de la CSRS ont fait valoir qu'au départ, l'établissement ne se qualifiait pas pour un agrandissement.
« Ensuite, le Ministère a changé sa façon de faire et sa façon de calculer », a expliqué le directeur général de la CSRS, André Lamarche.
Ascot Corner a acquis l'ancienne caisse populaire afin d'accueillir les élèves. La CSRS a toutefois rejeté cette proposition en soutenant que la mise aux normes et les investissements (qu'elle évalue à 400 000 $) étaient trop importants.
La CSRS a aussi déposé de nouveau des demandes pour l'ajout de gymnases aux écoles Sylvestre et des Avenues.