Alain Chaîné, directeur du service de sécurité incendie de la Ville d’Asbestos
Alain Chaîné, directeur du service de sécurité incendie de la Ville d’Asbestos

Asbestos perfectionne ses pompiers [PHOTOS]

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Les pompiers d’Asbestos peuvent maintenant compter sur un centre de perfectionnement à la fine pointe de la technologie. Recherche de victime, ventilation, sauvetage en échelle aérienne, autosauvetage et même les autopompes, tout y passe pour les 28 pompiers volontaires de la municipalité.

« Ça fait plus de cinq ans qu’on pense à ce projet, on voit que ça se fait un peu partout ailleurs, explique Alain Chaîné, directeur du service de sécurité incendie de la Ville d’Asbestos. C’est de plus en plus compliqué faire de l’entraînement pour les pompiers. On faisait ça dans des bâtiments un peu partout, mais parfois on brisait un mur parce qu’un pompier se retournait un peu trop vite. »

Trois étages ont été aménagés pour simuler une maison avec des pièces et des meubles. On y retrouve une salle de bain, une cuisine, des garde-robes, un divan, une table et des lits dans chacune des chambres.

Le centre a été mis en place avec des conteneurs maritimes. Trois étages ont été aménagés pour simuler une maison avec des pièces et des meubles. On y retrouve une salle de bain, une cuisine, des garde-robes, un divan, une table et des lits dans chacune des chambres. Un conteneur placé à la verticale abrite une cage d’escalier sur cinq étages qui servira à l’entraînement physique des pompiers.

« On peut faire ce qu’on veut à l’intérieur, souligne M. Chaîné. On va aller sur le toit, on va enfumer ça et faire de la ventilation dynamique. On va rechercher des victimes. Il n’y a pas de limite, on peut mettre 15 conteneurs si on veut. »

Les pompiers doivent passer dans ce corridor avec leur appareil respiratoire. C’est pour simuler un plafond de sous-sol avec tout le filage qui serait tombé par exemple.

Un entraînement avec des matières dangereuses et de l’autosauvetage sont aussi au programme. Il n’y aura toutefois pas d’allumage réel en raison de la proximité d’autres bâtiments et de l’importante quantité de fumée qui serait dégagée. Les pompiers des autres municipalités pourront, à coût minime, venir se perfectionner eux aussi.

« On a tout fait ce projet-là sans que les pompiers voient l’intérieur, admet M. Chaîné. Ils ne voulaient pas vraiment et ç’a été une surprise quand ils sont rentrés. Quand on rentre dans une maison à 3 h du matin, on ne sait pas du tout comment c’est fait. »

Un conteneur placé à la verticale abrite une cage d’escalier sur cinq étages qui servira à l’entraînement physique des pompiers.

« Ça va peut-être aider le recrutement, ajoute-t-il. C’est une job qui commence avec 350 heures de formation, mais maintenant on a un beau centre pour s’entraîner. »

M. Chaîné souhaite que le centre de perfectionnement puisse être éventuellement valide pour la passation de l’examen de pompier 1. 

Le projet a nécessité des investissements de 64 610 $ dont 20 000 $ proviennent de la MRC des Sources et 10 500 $ de l’entreprise Duclos Assurances.

Le centre a été mis en place avec des conteneurs maritimes de 40 pieds de façade, 24 pieds de profondeur et 40 pieds de hauteur.