De la fumée s’échappait encore des ruines près de 12 heures après qu’un incendie ait ravagé la volumineuse grange de la ferme Beaulieu. Le propriétaire doit maintenant trouver un endroit où entreposer son grain, la récolte de cette année arrivant à grands pas.

Après la désolation, l’heure est à l’évaluation à la Ferme Beaulieu

Au lendemain de l’incendie qui a dévasté son bâtiment de ferme et qui a endommagé ses silos à grains, le propriétaire de la ferme Jean-Guy Beaulieu fait face à d’importantes questions. La récolte du grain approche à grands pas, dans un mois seulement, ce qui lui laisse bien peu de temps pour trouver un endroit où l’emmagasiner.

De la fumée s’échappait encore des ruines du bâtiment de la Ferme Beaulieu samedi matin, une demi-journée après que la structure ait été la proie des flammes. La grange de 300 pieds de long construite en 1963, qui abritait majoritairement de la machinerie agricole, a été rasée en l’espace de deux heures.

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 « Une personne qui passait sur la route 147, qui a vu que l’avant de la grange était en feu, est venue à la maison nous en avertir, se rappelle M. Beaulieu. Tout s’est déroulé rapidement par la suite, on a éloigné les camions et les tracteurs du danger et j’ai ensuite collaboré avec les chefs de police pour leur donner toutes les informations nécessaires pour combattre le feu. »

Bien que personne n’ait été blessé, qu’aucun animal n’ait péri et qu’une seule machine agricole ait été perdue, l’incendie n’est pas sans conséquence pour l’homme de 68 ans. Ses silos remplis de grains, situés directement à côté de la grange, ont chauffé et sont maintenant endommagés.

« Tout le grain qui est dedans n’est plus bon, on va devoir s’en débarrasser, confie-t-il. Il y en a pour environ 75 000 $, j’en garde à longueur d’année pour dépanner. On va devoir vider les silos du vieux grain pour ensuite évaluer les dommages sur la structure, question de voir si on peut les réutiliser ou s’ils doivent être démolis. »

Questionnements et solutions

Que les silos soient en mesure d’être sauvés ou non, le producteur doit maintenant se poser de sérieuses questions. La récolte du grain de cette année arrive dans un court mois, ce qui laisse très peu de temps à M. Beaulieu pour se trouver des alternatives, qui existent cependant et sont sur la table.

« Je vais devoir mettre mon grain quelque part et même si les silos ne doivent pas être démolis, je ne pourrai pas les remplir plus qu’aux tiers, explique-t-il. J’ai déjà reçu plusieurs appels de producteurs qui m’ont offert leur support. J’ai déjà emmagasiné du grain chez un de mes grands acheteurs à Compton, c’est probablement l’option vers laquelle je vais me tourner. »

« On va commencer par vider les silos et évaluer leur condition, après quoi on connaitra nos options, résume-t-il. C’est très dur de se revirer de bord en un mois, ça laisse bien peu de temps. Après le choc d’hier, on se pose beaucoup de questions ce matin. On n’est pas préparé à vivre une telle situation tant que ça ne nous est pas arrivé. Il faut maintenant trouver les meilleures solutions le plus rapidement possible. »