La ligne d’interconnexion des Appalaches-Maine est l’un des plus importants projets d’exportation d’électricité de l’histoire d’Hydro-Québec.
La ligne d’interconnexion des Appalaches-Maine est l’un des plus importants projets d’exportation d’électricité de l’histoire d’Hydro-Québec.

Appalaches-Maine : début des audiences publiques le 21 juillet

C’est le 21 juillet prochain que se mettront en branle les audiences publiques en environnement concernant le projet de la ligne d’interconnexion des Appalaches-Maine, l’un des plus importants projets d’exportation d’électricité de l’histoire d’Hydro-Québec.

Les travaux de la commission d’enquête seront présidés par Michel Germain, assisté de Scott McKay. Ceux-ci se tiendront en deux parties : une première en juillet et une seconde en août.

Le coup d’envoi des travaux sera donné le mardi 21 juillet, à 19 h, au Centre des congrès de Québec et pourrait se poursuivre les jours suivants, selon les besoins. Cette première partie visera à informer la population et la commission de tous les aspects du projet.

Compte tenu des règles sanitaires liées à la COVID-19, aucun intervenant ne sera admis dans la salle d’audience. Les travaux seront entièrement webdiffusés en direct et en différé par la suite. Les personnes intéressées à prendre la parole par vidéo ou par téléphone pourront le faire en s’inscrivant préalablement auprès du BAPE.

Le projet d’Hydro-Québec consiste en la construction d’une ligne à courant continu de 320 kilovolts sur une distance d’environ 100 km. Celle-ci partira du poste des Appalaches, situé à Saint-Adrien-d’Irlande, non loin de Thetford Mines, pour rejoindre un point d’interconnexion situé à la frontière du Maine. 

Tout comme dans le cas du défunt projet Northern Pass, qui devait passer par le New Hampshire, l’actuel projet fait aussi face à une vive opposition dans l’État du Maine. Un référendum sur le projet se tiendra dans cet État lors des élections américaines du 3 novembre prochain.

La ligne servira à alimenter en hydro-électricité certains États de la Nouvelle-Angleterre. Hydro-Québec espère mettre cette ligne en service à l’automne 2022.

La deuxième partie des travaux s’amorcera le mardi 18 août, alors que la commission recueillera l’opinion et les suggestions du public. Elle entendra alors toute personne, tout organisme, tout groupe ou toute municipalité qui désire s’exprimer sur le projet, que ce soit sous forme de mémoire ou de présentation verbale. Le lieu où se tiendra cette deuxième partie sera annoncé plus tard.  

Au terme de l’enquête, la commission devra remettre son rapport au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, au plus tard le 19 novembre. Ce dernier disposera de 15 jours pour en dévoiler le contenu.