L’étang Arthur-Langford, ancien professeur à l’Université Bishop’s, a été nommé en son honneur, reconnu comme un important bienfaiteur du Parc Écoforestier de Johnville.
L’étang Arthur-Langford, ancien professeur à l’Université Bishop’s, a été nommé en son honneur, reconnu comme un important bienfaiteur du Parc Écoforestier de Johnville.

Année historique pour Nature Cantons-de-l’Est

SHERBROOKE — L’année 2019 a été historique pour l’organisme sans but lucratif Nature Cantons-de-l’Est (NCE), en ce qui concerne les activités de conservation de la nature grâce à des mandats et à des partenariats financiers.

« Pour la première fois de notre histoire, nous avons franchi la barre des 400 000 $ de chiffre d’affaires », se réjouit Caroline Cloutier, présidente de NCE.

« Ainsi, notre mission de protéger et de mettre en valeur le patrimoine naturel des Cantons-de-l’Est va permettre aux générations actuelles et futures de mener une existence harmonieuse dans un environnement sain. » 

Depuis 2011, NCE a mis sur pied deux importants projets de conservation volontaire qui ont connu des développements importants en 2019 : l’un au mont Mégantic, l’autre aux monts Stoke. De plus, NCE s’acquitte d’importants dossiers sur le territoire de la ville de Sherbrooke depuis plusieurs années. 

Par ailleurs, l’entente quinquennale de gestion du Parc Écoforestier de Johnville (PEFJ) a été renouvelée avec les deux autres propriétaires, soit l’Université de Sherbrooke et l’Université Bishop’s, souligne-t-on dans un communiqué de presse.  

Autrefois connu sous le nom de Corporation de conservation du boisé de Johnville, l’organisme Nature Cantons-de-l’Est consacre depuis plus de 30 ans des efforts importants pour que la tourbière de Johnville et son parc conservent leur charme unique, leur importance écologique et leur vocation d’enseignement et de formation scientifique. 

NCE a pu poursuivre ses activités de conservation des monts Stoke en 2019. Celles-ci passent, d’une part, par l’acquisition de connaissances sur les espèces et les habitats, et d’autre part, sur la sensibilisation des propriétaires privés. 

« En 2019, dix cahiers de propriétaires ont été réalisés, ce qui représente une superficie totale avoisinant 652 hectares. Depuis le début de la démarche de conservation dans les monts Stoke, NCE a rejoint plus de 55 propriétaires et près de 2350 hectares ont été visités. Tous les propriétaires ont signé une déclaration d’intention de conservation de leur propriété », précise Stéphane Tanguay, directeur de NCE.

Au Mont Mégantic, NCE s’est intéressée à trois espèces de chauves-souris classées comme espèces en péril. Il s’agit de la chauve-souris nordique, de la petite chauve-souris brune et de la pipistrelle de l’Est. 

« Nous avons acquis des appareils qui nous permettent d’enregistrer les cris d’écholocation des chauves-souris. Les résultats ont dépassé toutes nos espérances. Nous avons ensuite travaillé avec Conservation Chauve-Souris des Cantons-de-l’Est pour analyser plus de 4750 enregistrements », explique M. Tanguay.  

Les études de NCE ont finalement permis de constater la présence de sept espèces de chauves-souris. En plus des trois espèces ciblées, trois autres sont aussi susceptibles d’être désignées comme étant menacées ou vulnérables au Québec. 

De plus, l’étang Arthur-Langford, ancien professeur à l’Université Bishop’s, a été nommé lors de son décès en l’honneur de cet important bienfaiteur du Parc Écoforestier de Johnville.

Finalement, NCE a distribué plus de 3600 arbres, non seulement auprès du public, mais aussi sur les deux campus universitaires de Sherbrooke, ainsi qu’à Cookshire-Eaton et dans le secteur de Sawyerville.