Alvin est maintenant intégré à la classe de l'enseignante Chantal Richard, au centre. On la voit avec des élèves de son groupe : Rose Leroux, Fred Drapeau,  Cathy Gélineau, Alexis Tremblay Marcotte et sa collègue éducatrice Myriam Turcotte, debout à gauche.

Alvin, un bouvier bernois qui met du soleil en classe

Depuis l'automne dernier, la classe de Chantal Richard, à l'école secondaire du Tournesol, compte un nouveau membre. Et pas n'importe lequel : un magnifique bouvier bernois de six mois qui met du soleil dans le quotidien de ses camarades de classe.
Les élèves en adaptation scolaire de Chantal Richard sont unanimes : Alvin leur « apporte beaucoup d'amour ». Parfois, aussi, il les console lorsqu'ils ont de la peine. L'un des élèves du groupe raconte comment l'animal a apaisé sa peine, récemment, et comment Alvin semble l'avoir ressentie, en allant se coucher près de lui. L'enseignant Richard Côté en rajoute : « Il y a des sourires qui se créent », lance-t-il en citant toute l'attention que lui portent les quelque 527 élèves de l'école secondaire windsoroise.
Âgés de 15 à 21 ans, les élèves de la classe de Chantal Richard présentent différentes difficultés d'apprentissage, que ce soit une déficience, le trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou encore de l'anxiété.
Au départ, Alvin se destinait à devenir un chien de la Fondation Mira... jusqu'à ce que l'enseignante, son conjoint et ses enfants décident qu'il allait demeurer un membre de la famille. N'empêche : l'enseignante estimait qu'Alvin pourrait quand même être utile autour de lui. « On avait le goût de démontrer aux enfants qu'on pouvait se faire plaisir, tout en faisant plaisir à quelqu'un d'autre. »
Plus de trois mois après son arrivée, elle constate de nombreux bénéfices auprès des jeunes.
« Ça venait répondre à plusieurs besoins chez cette clientèle-là. Ça n'a pas été long qu'on a remarqué les bienfaits. Il apporte beaucoup, mais pas seulement à la classe, je dirais aussi aux élèves du Tournesol. Le matin, il est accueilli par les élèves, les élèves viennent le flatter. Ils lui donnent beaucoup d'amour. Il en donne en retour, mais il en reçoit énormément... » raconte Mme Richard.
« Je vois des grands de secondaire quatre et cinq qui parfois peuvent avoir un parcours difficile à l'école, mais chaque jour, ils s'assoient, ils viennent le flatter... Je trouve ça tout aussi beau! »
Chantal Richard a d'abord fait approuver son projet auprès de la direction. Elle a aussi contacté les parents des jeunes de sa classe pour s'assurer qu'aucun jeune ne souffrait d'allergie et qu'ils étaient d'accord avec l'initiative.
L'enseignante amène le bouvier deux ou trois jours par semaine, en fonction de ses horaires, et il est intégré à la routine de la classe. « Il participe à toutes les activités. Pendant les périodes de lecture, il peut se coucher, il va voir les élèves qui sont peut-être plus anxieux le matin... »
Deux élèves sont nommés en début de semaine afin de s'occuper de lui. Quand Alvin a trop d'énergie, on le sort pour une courte marche.
En plus d'avoir la capacité de calmer les jeunes qui démontrent de l'anxiété, la présence du bouvier permet aussi de développer l'autonomie des jeunes en les responsabilisant.
Dans le cadre de leur parcours, les élèves suivent une formation préparatoire au travail. Une des options qui leur est présentée comme futur métier est celle d'aide-toiletteur, et Alvin leur prêtera main-forte pour leur faire découvrir l'abc de ce métier.