L’entreprise de Magog Camso a reçu un message menaçant jeudi après-midi. Le message en question a provoqué l’évacuation des installations de la compagnie en sol magogois.

Alerte à la bombe: 150 employés de Camso évacués

Le siège social de la multinationale Camso a été évacué, jeudi après-midi, après la réception par un employé d’un courriel indiquant qu’une bombe se trouvait à l’intérieur des installations de l’entreprise. Les policiers de la Régie de police Memphrémagog ont procédé à une fouille exhaustive et n’ont rien découvert d’anormal.

Le courriel menaçant a été envoyé en milieu d’après-midi jeudi à un membre du personnel administratif de Camso, dont les installations à Magog sont situées dans le parc industriel. La Régie de police Memphrémagog a été informée de la situation vers 14 h 50 et des patrouilleurs ont rapidement été dépêchés sur place. Le service de protection contre les incendies de la Ville de Magog a également participé à l’intervention.

« Une fois sur les lieux, les policiers ont constaté que l’usine avait déjà été évacuée, indique Mickaël Laroche, agent à la prévention et aux relations médias pour la Régie de police Memphrémagog. Un périmètre de sécurité a été érigé et les policiers ont entrepris une fouille minutieuse des lieux à la recherche d’un colis suspect. »

Selon les informations obtenues auprès de Camso, plus de 150 travailleurs étaient à l’œuvre au siège social quand l’évacuation a été réalisée. Les personnes évacuées sont sorties à l’extérieur par une température relativement froide.

« Même si on a déjà fait des exercices d’évacuation dans le passé, on n’a jamais demandé aux employés de partir de cette manière depuis mon arrivée chez Camso à Magog il y a six ans. Mais ils sont restés calmes et tout a été correct », a confié Derek Bradeen, directeur général de la marque, des communications et du marketing mondial pour la multinationale. 

Une parmi d’autres

Fait surprenant, plusieurs autres entreprises au Québec et dans le reste de l’Amérique du Nord ont reçu un message semblable à celui acheminé à un employé de Camso. On rapporte que, dans certains cas, la missive réclamait une rançon en cryptomonnaie pour épargner des installations.

« La provenance du message suspect est inconnue pour le moment, mais une enquête est ouverte », indique Mickaël Laroche, tout en reconnaissant que les policiers magogois travailleront sans doute en collaboration avec des confrères d’ailleurs au Québec pour résoudre ce dossier.

Les employés du quart de nuit chez Camso ont été invités à ne pas se présenter au travail jeudi. Les activités au siège social de l’entreprise reprendront normalement vendredi matin.

En juillet dernier, on apprenait que la multinationale, auparavant appelée Camoplast Solideal, deviendra la propriété du groupe français Michelin, une véritable icône dans le secteur automobile. Cette transaction n’est pas encore complétée, cependant.