Alain Leclerc

Alain Leclerc veut rembourser ses victimes

Alain Leclerc cherche un endosseur pour obtenir un prêt afin de rembourser ses victimes de fraude.

Déjà en attente d’une peine dans une première affaire de fraude de plus de 5000 $ qui doit être prononcée à la fin mars, Alain Leclerc était de retour devant le tribunal, lundi au palais de justice de Sherbrooke, pour fixer les observations sur la peine dans un second dossier.

Son avocate Me Stéphanie Marcoux a expliqué au tribunal que Leclerc cherche à rembourser les deux plaignants à l’endroit de qui il a été condamné pour des accusations de fraude, de menaces de mort et de voies de fait simple entre avril et juin 2017.

« Il veut essayer de rembourser les victimes avant que les observations sur la peine se déroulent dans son dossier. Il cherche un endosseur dans l’objectif d’obtenir un prêt », explique Me Marcoux qui a reporté ce dossier au 27 avril prochain.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a conclu que Leclerc a menacé une mère et son fils dans cette affaire.

Leclerc est entré en contact avec le plaignant par Facebook après que son compte ait été piraté. L’accusé a fait croire au plaignant que des mandats d’arrestation avaient été lancés contre lui à la Sûreté du Québec par les pirates informatiques.

Il a ajouté qu’il pourrait les faire annuler après le dépôt de sommes pour payer un avocat et un juge qu’il connaissait.

C’est la mère du plaignant qui a fourni les sommes demandées par Alain Leclerc afin de faire annuler les mandats d’arrestation que l’accusé avait inventés.

Leclerc avait même convaincu le plaignant, qui affirme ne pas connaître le système de justice, d’arrêter de travailler afin de ne pas se faire arrêter sur les lieux de son travail.

L’accusé a aussi fait des menaces de mort à l’endroit de la mère du plaignant.

C’est après s’être fait intercepter par la SQ pour une vérification de routine que le plaignant s’est rendu compte qu’il s’était fait arnaquer par Alain Leclerc. Leclerc a aussi fait des menaces à l’endroit du plaignant.

« D’emblée, le tribunal ne retient pas la version de l’accusé qui ne soulève aucun doute raisonnable. La crédibilité de l’accusé est des plus décevantes (...) Après avoir analysé l’ensemble de la preuve, le tribunal n’a aucun doute raisonnable que Alain Leclerc est coupable de tous les chefs d’accusation », a affirmé la juge Fabi dans sa décision qui répète que plusieurs justifications données par l’accusé sont invraisemblables.

C’est Me Isabelle Dorion qui représente le ministère public dans cette affaire.

Autres dossiers

Leclerc a été reconnu coupable dans un autre dossier de fraude.

Entre octobre 2015 et mai 2016, Leclerc avait fait miroiter à une connaissance qu’il allait construire un patio. La victime a payé 5200 $ pour des matériaux, mais elle n’a jamais vu les travaux être exécutés. Leclerc a été déclaré coupable au terme d’un procès.

Les observations sur la peine se dérouleront le 29 mars prochain dans cette affaire où Me Marie-Line Ducharme représente le ministère public.

Un troisième dossier pour lequel Leclerc est accusé doit revenir le 20 mars à Victoriaville.

Cette fois, ce sont des accusations d’agression sexuelle et de fraude entre décembre 2016 et mars 2017 qui ont été déposées.

Il y a plaidé non coupable.

Le vol a été commis dans une résidence du 5e rang de l'arrondissement de Brompton.

Introduction par effraction à Brompton : un individu de 25 ans accusé

Gabriel Michaud doit répondre d’accusations à la suite d’un vol commis dans une résidence dimanche sur le 5e rang dans l’arrondissement de Brompton.

L’individu de 25 ans demeure détenu en attendant son enquête sur remise en liberté.

Lundi, il a été accusé d’introduction par effraction et de bris de conditions devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté s’est objectée à la remise en liberté de Michaud.

La victime dans cette affaire a vécu une peur importante, dimanche, lorsque des hommes ont défoncé la porte d’entrée de sa maison en plein après-midi. Lorsqu’ils se sont aperçus que quelqu’un se trouvait à l’intérieur de la maison, ils ont fui les lieux.

La résidante du 5e rang a contacté les policiers et leur a dit que les suspects s’étaient enfuis à bord d’une camionnette bourgogne dont la plaque d’immatriculation était cachée.

Les policiers ont trouvé un véhicule correspondant à cette description peu après le signalement. La fourgonnette accidentée avait fait une sortie de route et était à l’envers, sur l’accotement du Rang 6.

« Nous avons procédé à l’arrestation d’un premier suspect à son domicile vers 18 h, dimanche soir. L’enquête se poursuit dans cette affaire », indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.  - Avec Camille Dauphinais-Pelletier

En attente de nouvelles accusations contre Andréanne Robert

La défense reste en attente de nouvelles accusations dans le dossier de l’enseignante de Sherbrooke Andréanne Robert. 

La femme de 44 ans est accusée de leurre informatique et d’exploitation sexuelle de mineurs. 

Devant le tribunal, lundi, son avocat Me Patrick Fréchette a reporté le dossier au 16 mars. « Nous sommes en attente de nouvelles accusations depuis la comparution dans le dossier », a expliqué Me Patrick Fréchette au juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

L’enseignante de l’école secondaire du Triolet avait été arrêtée en décembre 2017 pour des gestes à caractère sexuel sur deux adolescents. 

La peine de leurre informatique est passible d’une peine minimale d’une année de détention. Andréanne Robert avait été remise en liberté sous de sévères conditions à la suite de son arrestation dans cette affaire. C’est Me Marie-Line Ducharme qui y représente le ministère public.