Abandon des accusations contre la MMA: la Coalition réclame une enquête publique

Si l’abandon des accusations contre la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) ne surprend pas Robert Bellefleur, la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic dont il est le porte-parole continue à réclamer une enquête publique sur la tragédie du 6 juillet 2013.

«Nous voulons que le ministre des Transports du Canada Marc Garneau puisse pousser le dossier jusqu’au bout», estime M. Bellefleur.

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Il estime qu’un commissaire indépendant pourrait faire des recommandations à Transports Canada et à toute l’industrie ferroviaire.

«Nous ne ramènerons jamais les 47 personnes décédées ou le centre-ville comme il l’était, mais au moins nous pourrons avoir des réponses et faire en sorte que pareille catastrophe ne se reproduise pas. Il y a encore du pétrole qui circule sur des rails au Canada et à Lac-Mégantic», signale M. Bellefleur.

Pour avoir assisté à plusieurs témoignanges au procès de Thomas Harding, Jean Demaître et Richard Labrie à l’automne 2017, Robert Bellefleur demeurait lucide relativement à la suite des procédures criminelles contre la MMA.

«L’écart marqué et important était difficile à prouver. L’approche juridique n’était peut-être pas la meilleure pour trouver les vrais responsables de la tragédie», estime M. Bellefleur.

Il explique c’est la négligence systémique de l’industrie ferroviaire allant de la mauvaise classification du pétrole au Dakota du Nord en passant par l’utilisation de wagons-citernes qui n’étaient pas appropriés au contrat donné à la MMA pour passer au Québec sont d’autant de facteurs qui ont culminé par la catastrophe du 6 juillet 2013.

«Il y a beaucoup d’éléments de négligence qui sont passés sous la vigilance de Transports Canada», rappelle Robert Bellefleur.

Robert Bellefleur