Jacqueline Fortin

À la recherche d'un mystérieux demi-frère

Comment réagiriez-vous si vous appreniez que vous avez un demi-frère, âgé dans la soixantaine, que vous n'avez jamais rencontré? La Magogoise Jacqueline Fortin a vécu pareille situation, mais la rencontre tant attendue avec le nouveau membre de la famille ne s'est jamais concrétisée. Elle se croise les doigts en espérant pouvoir un jour faire connaissance avec lui.
Tout a commencé lorsqu'un inconnu a contacté Jacques Fortin, l'un des trois frères connus de la Magogoise, il y a plusieurs mois déjà. « Cet homme lui a dit qu'il était notre demi-frère. Une discussion d'environ une demi-heure a suivi et, dans l'énervement, Jacques n'a pas demandé les coordonnées de cet homme. Il lui a simplement proposé de passer par la maison quand il en aurait envie », raconte-t-elle.
Depuis, Jacqueline et ses frères n'ont jamais eu d'autres contacts avec ce prétendu demi-frère, qui aurait été adopté en bas âge par des Sherbrookois. La dame paraît néanmoins persuadée qu'il s'agissait bel et bien d'un membre de la famille.
« Il savait certaines choses concernant des membres de notre famille habitant la région de Stanstead. Il souhaitait aussi avoir des informations au sujet de la génétique de notre père, probablement parce que cela allait lui être utile. Il n'a fait aucune demande particulière. Je ne crois pas qu'une personne aurait pu inventer une histoire semblable », affirme-t-elle.
Jacqueline Fortin confie qu'elle et ses frères étaient heureux après avoir appris qu'ils avaient un demi-frère. « On voulait savoir à quoi il ressemble, qui il est. C'est bien dommage qu'on ne se soit pas encore rencontré. On aimerait intégrer cette personne à notre famille avec amour. »
Afin de retracer le mystérieux demi-frère, Mme Fortin a demandé l'aide du Centre intégrée de santé et des services sociaux de l'Estrie - CHUS, qui peut favoriser la reconstitution de familles dans certains cas. Mais on lui a répondu qu'on ne pouvait pas l'aider.
« Les circonstances de l'appel ont fait que mon frère Jacques n'a pas retenu son nom. En plus, on n'a pas sa date de naissance exacte. On sait seulement qu'il habitait Sherbrooke, qu'il avait 63 ans en juillet 2015, qu'il a été adopté très jeune et que son père biologique, comme le nôtre d'ailleurs, se nommait Jean-Paul Fortin. C'est difficile, dans de telles circonstances, de faire de longues recherches », explique la dame.
Mort dans les années 1990, Jean-Paul Fortin a oeuvré dans le monde des affaires dans la région de Magog pendant des années. Il a notamment possédé un commerce d'appareils électroniques et un hôtel.
Malgré sa détermination apparente, Jacqueline Fortin assure qu'elle ne veut brusquer personne. Il suffit de composer le 819 769-1470 pour la joindre.