Andres Ramirez, Boubacar Cissé, Patricia Gardner et François Thierry Toé ont contribué à organiser les activités de l’Espace de la diversité lors de la Journée festive du Musée Beaulne dimanche, à Coaticook.

600 personnes célèbrent la diversité culturelle à Coaticook

Le dialogue entre les cultures était à l’honneur dimanche à Coaticook à l’occasion de la première édition de l’Espace de la diversité. L’évènement, qui a eu lieu dans le cadre de la Journée festive du Musée Beaulne, a attiré plus de 600 personnes.

Chiliens, Colombiens, Ivoiriens, Népalais, Québécois, Sénégalais et bien d’autres étaient réunis pour célébrer la diversité culturelle dimanche sur la pelouse du Château Arthur-Osmore-Norton. La programmation était chargée. Les participants ont pu assister à des démonstrations de danse traditionnelle, participer à un rallye multiculturel et même frapper une pinata.

L’évènement, organisé en collaboration avec le Musée Beaulne par la MRC de Coaticook et la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE), a pour but de faire découvrir aux immigrants les milieux ruraux tout en démontrant aux habitants de ces milieux la réalité des immigrants, explique Patricia Gardner, agente de mobilisation et développement en immigration à la MRC.

« On a organisé l’évènement d’aujourd’hui dans le but de favoriser les rencontres et les contacts interculturels, ce qui arrive peu fréquemment dans les milieux ruraux comme Coaticook », explique-t-elle. « Le tout se fait à petits pas, en mettant l’accent sur nos ressemblances et les impacts positifs au lieu de se concentrer sur nos différences. Il faut se voir pour tisser des liens et c’est ce qu’on souhaite accomplir lors d’évènements tels l’Espace de la diversité. »

Combler la pénurie
Alors qu’environ 90 % des immigrants s’établissent dans les grands centres urbains plutôt qu’en région, les autorités de la MRC veulent les amener à découvrir les régions et leurs communautés, en espérant qu’ils viendront s’y établir et travailler dans les entreprises qui manquent de main-d’œuvre.

« Si on veut que les immigrants s’intègrent à notre communauté, on doit leur faire découvrir la réalité de notre milieu rural et rencontrer les gens. Par le fait même, on peut faire découvrir aux gens de la région la réalité des immigrants, alors que les communautés sont rarement en contact les unes avec les autres », poursuit-elle.

« Avec la pénurie de main-d’œuvre que connaît la MRC depuis quelques années, on veut attirer des immigrants à s’établir ici avec leur famille. Il faut d’abord leur montrer que notre communauté est chaleureuse et accueillante, ce qu’on accomplit avec des activités de rapprochements comme celle d’aujourd’hui. On aimerait organiser des ateliers directement dans les entreprises et des campagnes de sensibilisation pour continuer les rapprochements », ajoute Mme Gardner.

Des possibilités infinies
Pour Boubacar Cissé, directeur général de la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie, des activités comme celle de dimanche à Coaticook permettent aux immigrants de réaliser qu’ils peuvent venir s’installer en région et s’intégrer à la communauté locale.

« La majorité des immigrants de Sherbrooke ne sont jamais venus à Coaticook ou dans les autres municipalités avoisinantes », explique-t-il. « Ils voient qu’il y a des possibilités d’emplois intéressantes et que la communauté est ouverte à leur arrivée. C’est de cette manière qu’ils réalisent qu’ils peuvent venir s’y installer et y faire leur vie, alors que les opportunités sont nombreuses. Il faut leur montrer qu’il y a des opportunités d’emplois et d’appartenir à la communauté à part entière », poursuit-il.

Il salue l’engagement du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion envers la cause. Une somme de 144 999 $ a été allouée à la FCCE pour organiser de telles activités stimulant les rapprochements interculturels. « Ça démontre leur volonté d’aider les immigrants à s’épanouir et à faire partie active d’une communauté. C’est la meilleure façon d’encourager l’inclusion et les bonnes relations », conclut-il.