Trois citoyens de Lac-Mégantic ont travaillé à inciter leurs concitoyens à signer le registre. Il s’agit de Robert Bellefleur, Gilbert Carrette et Jean-Claude Boutin, l’initiateur du mouvement de contestation.

547 Méganticois signent le registre

Les sceptiques ne manquaient pas à la veille de la tenue de registre, mercredi, où il fallait plus de 500 signatures pour l’obtention d’un référendum, nombre jugé considérable pour signifier une opposition ferme au règlement d’emprunt de 685 500 $ nécessaire pour la réfection du barrage du lac aux Araignées par la Ville de Lac-Mégantic.

547 citoyens se sont prévalus de leur droit afin d’inciter leurs élus municipaux à revenir sur leur position au sujet de ce règlement d’emprunt.

L’initiateur du mouvement de contestation, Jean-Claude Boutin, a avoué avoir travaillé beaucoup avec d’autres citoyens, pour inciter les Méganticois à signer ce registre.

« Ce n’était pas évident avec les conditions hivernales qui ont prévalu aujourd’hui (mercredi) et avec le peu de temps dont nous disposions. C’est une belle réussite pour la population », a-t-il réagi à 19 h, au terme de la tenue du registre. « Je veux remercier les gens qui se sont déplacés, ce qui démontre que notre démocratie fonctionne. Cela dénote aussi le bon sens et le bon jugement des gens de Lac-Mégantic. Je remercie également mon équipe qui m’a beaucoup aidé! » a déclaré M. Boutin.

« J’espère que les élus réalisent qu’on peut faire un bon travail à un coût moindre, grâce aux indications qu’ils ont eues de Miroslav Chum, surtout que le barrage se trouve dans une autre municipalité. »

Miroslav Chum, l’ingénieur spécialisé dans les barrages par enrochement, a rencontré le conseil municipal au complet, mardi. « Pour la première fois, j’ai senti qu’ils cherchaient une solution et qu’ils se sont aperçus que le montant était trop dispendieux. Surtout que c’est un barrage classé le plus bas dans l’échelle du niveau de conséquence, par le ministère de l’Environnement. C’est un cas facile, qui ne pose aucun problème, où il n’y a pas d’anomalie. C’est aussi une très petite rivière, qui ne nécessite pas beaucoup d’études, comme géotechnique par exemple », spécifie M. Chum.

La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a réagi par écrit. « À la suite de cet exercice démocratique, l’ensemble du conseil municipal devra prendre connaissance des résultats de cette tenue de registre pour statuer sur la suite de ce règlement d’emprunt. Plusieurs options s’offrent à nous… Nous accueillons la volonté clairement exprimée par les citoyens et nous nous engageons à poursuivre nos efforts pour trouver des solutions. »