BDV : Le deuxième peloton de cycliste est arrivé au camping Prévert de Cookshire-Eaton en fin de journée dimanche. Les 55 cyclistes se dirigeront vers le mont Mégantic le lendemain, avant de prendre le chemin du retour vers Québec, bouclant leur périple de plus de 400 kilomètres.

400 kilomètres de vélo comme outil d’intervention

COOKSHIRE-EATON – Les participants du Challenge de l’Espoir, une expédition d’aventure à vélo de six jours à l’intention des jeunes adolescents vivant dans les quartiers centraux de Québec, se sont arrêtés à Cookshire-Eaton avant de prendre d’assaut le mont Mégantic et de retourner à Québec. Le parcours total s’étend sur plus de 400 kilomètres, ce qui fait de l’évènement une réussite motivante pour les jeunes.

55 jeunes de milieux défavorisés, accompagnés de 18 intervenants, sillonnent les routes de Lac-Brome à Québec du 22 au 28 juin dans le cadre du 21e Challenge de l’Espoir organisé par l’organisme Motivaction Jeunesse. Ce long périple à vélo se veut une expérience d’apprentissage unique, utilisant le vélo comme outil d’intervention.

«Le Challenge a été créé il y a 21 ans par Luc Richer. Il avait organisé un périple à vélo de plusieurs jours avec 10 punks du centre-ville de Québec et le projet est né. Ça a évolué beaucoup avec les années, mais le principe reste le même. On veut que les jeunes vivent une réussite importante pour bâtir leur confiance et leur résilience, explique Karl Gaudreau, intervenant pour Motivaction Jeunesse. C’est une première expérience de réussite pour beaucoup d’entre eux.»

En plus de pouvoir bâtir sur leur accomplissement, les jeunes vivent une expérience nouvelle et découvrent plusieurs choses au cours du périple, incluant la campagne québécoise. Ils passent par des villages et arrêtent dans des campings, question d’être en contact avec les gens sur leur route. De plus, durant l’année, ils font du ski de fond, de la course à pied et des camps d’hiver.

«La majorité des participants ne sont jamais sortis de Québec, c’est la première fois qu’ils voient la campagne et qu’ils se baignent dans un lac, fait remarquer Virginie Leblanc, coordonnatrice de l’édition 2019 du Challenge de l’Espoir. Les jeunes du primaire, du secondaire et les adultes travaillent chacun de leur côté pendant l’année et le Challenge est notre grand projet unificateur. L’intégration et l’inclusion sont des facteurs au cœur du défi.»

Une expérience déterminante

 Une participante de 17 ans de Limoilou, Caroline, participe au Challenge pour la première fois. Son désir de participer au Challenge provient de son désir d’accomplir une expérience difficile et de se prouver qu’elle peut surmonter des obstacles.

«C’est vraiment agréable de vivre une aventure aussi incroyable avec plein de bonnes personnes, je ne pensais jamais être capable de faire plus de 70 kilomètres de vélo en une journée, dit-elle. Ça nous montre qu’on peut faire des grandes choses quand on se met en tête qu’on est capable. Les prochains jours vont être difficiles, avec la montée du mont Mégantic et le retour à Québec, mais je pense que je vais être capable de le faire. J’ai tellement hâte d’arriver à la ligne d’arrivée, je vais être tellement fière de moi.»

«Ce que j’apprécie beaucoup, c’est qu’en vélo, on est tout seul et on a le temps de penser. C’est un peu comme une thérapie, on peut réfléchir à plein de choses qui se passent dans notre vie. Les intervenants sont des excellents modèles, on est chanceux de les avoir.»