Mario Lacasse, bénévole et vice-président du c.a. de l’Association Louise-Gosford, administre la ZEC Louise-Gosford, située sur le territoire de Frontenac et de Saint-Augustin-de-Woburn près de Lac-Mégantic.

40 ans pour la ZEC Louise-Gosford

Quarante ans à faciliter la vie aux chasseurs et pêcheurs de la région de Mégantic. Voilà ce que revendique la ZEC Louise-Gosford, par le biais de l’Association Louise-Gosford qui en assure la gestion et l’administration.

Un de ses plus fervents bénévoles, Mario Lacasse, en a été le président durant 22 ans, de 1993 à 2015. Il agit aujourd’hui à titre de vice-président avec le président actuel, Steve Edwards.

« Je crois au principe des ZEC [NDLR : Zones d’exploitation contrôlées], car ce ne sont pas tous les Québécois qui ont la chance de s’acheter un lot boisé, avec un potentiel de chasse, et avoir ainsi accès à des activités de chasse et de pêche, à des fins récréotouristiques. La ZEC, c’est fondamental pour mon implication », confie M. Lacasse. « C’est mon père qui m’a fait comprendre l’importance du bénévolat, lui qui a été bénévole pendant 25 ans au sein du Mouvement Desjardins. »

Le 40e anniversaire de la ZEC Louise-Gosford a été souligné, début septembre, par quelques activités : un souper bénéfice sous forme d’un méchoui populaire, un atelier-conférence sur les conducteurs de chiens de sang du Québec, des activités-bénéfice et de divertissement assurées par le groupe musical Génération Rock.

« En 2017, nous avons profité d’une aide gouvernementale pour le fonctionnement de notre organisme, et pour l’entretien des chemins, l’administration et la conservation de la faune. Pour 2019, l’aide concernera davantage la mise aux normes de notre terrain de camping et l’entretien des bâtiments. Nous avons un projet de poste d’accueil bien aménagé du secteur Louise, car le bâtiment actuel a un grand besoin d’être reconstruit. Pour obtenir cette aide, il faut que le poste d’accueil soit aussi un centre d’interprétation et d’informations. Le poste d’accueil du secteur Gosford, par contre, est dans un état exemplaire », souligne Mario Lacasse.

D’autres projets animent également le gestionnaire, comme le développement d’un outil virtuel 360, pour la publicité et la promotion de la ZEC, pas exploitée à son maximum. L’ouverture de nouveaux sentiers pédestres et l’amélioration de l’hébergement par la rénovation de chalets qui en ont besoin sont aussi dans les plans.

La ZEC peut compter sur plusieurs partenaires, comme le Regroupement des Appalaches pour l’aménagement forestier, les Sentiers frontaliers, la Municipalité de Saint-Augustin-de-Woburn, le Défi de la Gosford, les courses annuelles de chiens de traîneaux, etc. « C’est un travail d’équipe pour améliorer la diversité, au sein d’une table de gestion intégrée des ressources et du territoire… Nous avons rédigé un code d’éthique sur les sites d’affût, autre nom pour les caches de chasseurs, pour faire augmenter le plaisir d’être dans la nature », ajoute M. Lacasse. « Nous nous assurons de bien gérer le cheptel d’orignaux. Nous avons été, par exemple, 15 ans sans chasser les femelles, nous avons un protocole d’entente avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. »

La ZEC compte entre 450 et 475 membres chaque année, qui fréquentent la ZEC pour 10 000 jours/activités, dans ses deux secteurs.