La population estrienne augmentera d’environ 40 000 individus d’ici 2040, prévoit l’Institut de la statistique du Québec.

40 000 personnes de plus dans 20 ans en Estrie

L’Estrie devrait compter environ 40 000 personnes de plus dans une vingtaine d’années. La croissance de la population sera légèrement inférieure à la moyenne québécoise.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a dévoilé jeudi ses projections de son plus récent rapport démographique dans lequel il scrute les naissances, les décès, mais aussi l’immigration.

En 2041, la région devrait compter 362 300 personnes soit 41 800 de plus qu’en 2016. Il s’agit d’une augmentation de 13 pour cent, comparativement à 13,7 % pour le Québec.

Son poids démographique au Québec devrait diminuer de 3,2 pour cent à 2,8 pour cent.

On prévoit que 254 200 personnes vivront dans la RMR de Sherbrooke en 2041. Il s’agira d’une augmentation de 40 800 individus par rapport à la population recensée en 2016, soit une hausse de 19 pour cent, l’une des plus importantes parmi celles estimées pour les RMR de la province.

L’Estrie, comme la région de Sherbrooke d’ailleurs, verra la tranche d’âge des 65 ans et plus augmenter de façon marquée d’ici 2041. Le groupe des individus de 0 à 19 ans croîtra légèrement, alors que celui des 20 à 64 ans sera en décroissance.

10 M de Québécois dans 50 ans

Il devrait y avoir près de 10 millions de Québécois dans 50 ans, selon les projections de l’ISQ. La province ne connaîtrait donc pas de déclin de sa population totale, mais un ralentissement graduel de sa croissance.

Si les tendances démographiques récentes se maintiennent, l’ISQ calcule que le Québec devrait passer de 8,4 millions d’habitants en 2018 à 9 millions d’habitants en 2030.

Le groupe des 20-64 ans, souvent utilisé pour représenter le bassin de main-d’œuvre potentielle, devrait diminuer légèrement jusqu’en 2030, avant de remonter un peu au-dessus de l’effectif actuel. 

Seules les régions de Montréal, Laval et le Nord-du-Québec pourraient voir augmenter, d’environ 10 pour cent, l’effectif des 20-64 ans. Pour les deux premières, l’immigration aide à pousser ces chiffres vers le haut tandis que le Nord-du-Québec continue à bénéficier d’une fécondité élevée.

La part de ces 20-64 ans, qui sont généralement sur le marché du travail et qui paient des impôts, est appelée à diminuer, passant de 61 pour cent de la population totale en 2016 à 53 pour cent en 2066.

Sans surprise, le vieillissement de la population est mis en lumière par les projections : le nombre de personnes de 85 ans et plus pourrait pratiquement quadrupler, passant de 188 000 en 2016 à 736 000 en 2066.

Et le Québec pourrait compter 45 000 centenaires en 2066, comparativement à environ 2000 en 2016.

Globalement, l’âge moyen de la population québécoise passerait de 41,9 ans en 2016 à 46,4 ans, 50 ans plus tard.