Valoris obtient une subvention de 32 000 $ pour évaluer les caractéristiques des biogaz qu’elle produit.

32 000 $ pour une étude sur les biogaz

Valoris obtient une subvention de 32 000 $ pour évaluer les caractéristiques des biogaz qu’elle produit. Les résultats pourraient permettre de générer des revenus par la vente de ces biogaz, ou entraîner des économies en utilisant les biogaz directement sur le site de Valoris.

Le ministre des l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a confirmé le soutien financier dans une lettre acheminée au maire Steve Lussier en mars. L’étude d’opportunité pour l’affinage et la valorisation énergétique de biogaz de déchets urbains s’inscrit dans le programme Climat municipalités.

« Nous pourrons évaluer les caractéristiques de nos biogaz, leur performance et leur potentiel énergétique. Nous pourrons déterminer le nombre de mètres cubes que nous pourrons produire en fonction du tonnage que nous traitons », résume le directeur par intérim de Valoris, Denis Gélinas.

Denis Gélinas

En février, la conseillère Annie Godbout avait souligné que la compagnie Énergir s’était montrée intéressée par l’achat et la distribution de biogaz. « Énergir a un programme pour acheter les gaz produits dans les sites d’enfouissement. Évidemment, il faudrait des investissements avant que ça devienne réel », ajoute M. Gélinas.

Les biogaz ne pouvant pas être utilisés dans leur forme brute, ils doivent être « nettoyés » et l’humidité qu’ils contiennent doit être retirée. « En ce moment, nous brûlons les biogaz. Il faudrait les condenser pour les amener dans le réseau de distribution. La conduite la plus proche est située à 7 km. Construire une conduite coûterait environ 1 M$ par kilomètre. On pourrait donc transporter les gaz par camion. Sinon, nous pourrions nous en servir pour nos besoins de chauffage ou de carburant. Dans ce temps-là, c’est de l’énergie qu’on sauve et nous pourrions compenser pour des liquides que nous utilisons actuellement. »

Des investissements de 1 M$ seraient nécessaires sur le site de Valoris pour la transformation des biogaz.

Un appel d’offres doit être lancé pour mener à bien l’étude sur les biogaz. Il faudra ensuite compter environ six mois avant d’obtenir les résultats. Les conclusions devraient donc être connues vers la fin de l’année. « Nous aimerions les avoir le plus tôt possible pour en tenir compte dans la confection du budget de 2020. À tout le moins, l’avantage de cette analyse, c’est que nous saurons à quel type de gisement de gaz nous avons affaire. »