Du temps frais, mais aussi 30 pour cent plus de pluie que la normale en mai en Estrie, rapporte Environnement Canada.

30 % plus de pluie que la normale en mai

Un mois de mai à l’image du printemps : beaucoup plus de pluie et des températures froides.

Et l’Estrie n’a vraiment pas été choyée si on compare avec les autres régions du Québec.

Au chapitre des précipitations, on remarque une hausse de 30 pour cent par rapport à la normale, analyse Simon Legault, météorologue chez Environnement Canada.

Pas surprenant que les agriculteurs se plaignent de ne pouvoir aller aux champs tellement ils sont imbibés d’eau.

La région a reçu 130 millimètres de pluie, alors que la normale est de se situe à 97 millimètres. 

« C’est plus élevé que ce qu’on trouve ailleurs au Québec. 30 pour cent de plus que la normale, c’est beaucoup de pluie », fait remarquer M. Legault.

« Il y a eu plus d’activités orageuses en Estrie qu’ailleurs dans la province. »

Pour ce qui est des températures, on a affaire au même tableau. La moyenne du mois de mai 2019 est de 9,5 degrés. Bien moins que les 12 degrés de la normale. « C’est une différence notable », lance Simon Legault.

« En plus, en mai, on ne compte que sept jours qui ont atteint les 20 degrés. Habituellement, la normale est de 11 jours. Donc, ce n’était pas un mois de mai comme on les espère. Le Canada a été froid aussi en grande partie depuis octobre. »

Pour la chaleur, la vraie, il faudra être encore patient. Juin s’annonce frisquet, prévoit le spécialiste. « On peut s’attendre à deux semaines de temps frais. C’est la continuité du mois de mai… », dit-il.

« Il faudra attendre encore pour avoir des températures de baignade. »

On n’est vraiment pas sortie de l’auberge, car Météomédia prévoit que la région de Sherbrooke sera la plus arrosée des grandes villes du Québec cet été. Sherbrooke devrait recevoir 344 millimètres de précipitation au cours de 43 jours de pluie.