Les enfants se sont amusés tout autant que les grands au Shazamfest, où l'ambiance festive et familiale était encore à l'honneur pour sa 12e édition.

12e édition de Shazamfest : un « party d'amour »

L'ambiance festive et familiale du Shazamfest était encore à l'honneur pour la 12e édition de l'événement. Si les adultes ont eu bien du plaisir à se divertir avec les nombreux spectacles, les enfants, eux, se sont amusés autant que les grands.
L'organisateur et fondateur du festival, Ziv Przytyk, est très heureux de la réponse des participants, même si la météo n'a pas toujours été clémente. « Même avec la pluie, on a eu une grosse foule qui a dansé toute la nuit au son de Men Without Hats. C'était spectaculaire. Il y avait beaucoup de gens même avec la météo! », se réjouit-il.
Les nombreux artistes qui ont foulé les planches du festival ont également apprécié leur expérience au Shazamfest. Bonny Giroux-Hornick, alias BonBon Bombay, une artiste burlesque qui marche sur de la glace et saute sur de la vitre cassée en était à sa sixième participation.
Mme Giroux-Hornick adore l'ambiance du festival. La danseuse burlesque parcourt la route depuis Toronto pour vivre le Shazamfest. « Ça fait six ans qu'on tripe durant un week-end. C'est notre cadeau de l'année de performer ici. Les gens sont magnifiques. Tout le monde est ouvert d'esprit », explique l'artiste, en ajoutant que le festival est un « party d'amour ».
Nicolas Royer-Artuso, lui, participe à plusieurs aspects de l'événement. L'homme de théâtre est sur place avec sa troupe pour donner des ateliers aux visiteurs. M. Royer-Artuso est également sur place pour jouer de la musique.
« C'est le fun de voir l'aspect théâtre. On joue entre un spectacle de cirque et un spectacle de musique. On va sortir d'ici avec des expériences intéressantes. En plus, on va accompagner l'Académie de lutte de l'Estrie avec notre Quatuor à cordes. Je fais deux spectacles et des ateliers de théâtre », décrit Nicolas Royer-Artuso.
Des festivaliers enchantés
À sa première participation au Shazamfest, Sophie Brault apprécie énormément son expérience. « Mon conjoint connaît Ziv et on voulait essayer un festival où on pouvait dormir sur place. Il y a une vaste programmation. On se promène un peu partout, affirme-t-elle. On veut revenir l'an prochain et je compte emmener mes amis! », continue celle qui vient de Montréal.
Les enfants sont aussi des pièces maîtresses du Shazamfest. Ceux-ci sont considérés comme la police morale, c'est-à-dire que grâce à eux, les festivaliers se comportent plus calmement.
Par contre, les jeunes ne sont pas du tout négligés selon la responsable de la garderie, Soleil Léonard. « Les enfants ont beaucoup de plaisir. Ce que je fais, c'est que je m'arrange pour que tout le monde soit heureux. Les gens viennent ici pour triper avec leurs enfants, donc souvent, les festivaliers viennent à la garderie pour s'amuser avec leurs enfants », explique-t-elle.
Le principal travail de Mme Léonard est de veiller à ce que les enfants ne manquent de rien. « Je m'arrange juste pour que tout le monde soit hydraté et nourri. C'est la base. Après, ils sont censés être sales et trempes. Moi je figure qu'un enfant propre et sec est un enfant qui n'a pas eu beaucoup de plaisir! », analyse la maman.
Mission accomplie
Les spectacles variés, les nombreuses activités pour les enfants et le gros nom de Men Without Hats ont porté leurs fruits au Shazamfest. En effet, beaucoup de nouveaux festivaliers ont visité le terrain de Ziv Przytyk.
« Je ne suis pas encore certain d'avoir atteint les 2000 visiteurs, affirme le président fondateur de l'événement. Par contre, je suis content, car j'évalue que 30 % des participants étaient nouveaux. En plus, il y avait beaucoup de gens du coin, c'est plaisant », commente-t-il.
De plus, dimanche en début de soirée, plusieurs enfants étaient encore sur place avec leurs parents. « On forme la prochaine génération de participants, dit M. Przytyk en riant. Ils sont ouverts à tout. Ils apportent beaucoup de joie et n'ont pas d'idées fixes », poursuit-il.
Heureusement pour tout le monde, aucun événement malheureux ne s'est produit. À part quelques participants qui se sont enlisés dans la boue au moment de partir, la 12e édition du Shazamfest s'est déroulée sans tracas.