Aminta Ndiaye, coordonnatrice au financement chez Croquarium, avait des propositions fort originales à faire aux gestionnaires jeudi. Parmi celles-ci, des jardins en entreprise, pour mobiliser les employés, en attirer d’autres et leur offrir un milieu de travail intéressant.

« L'économie sociale, j'achète! » s'étend à l'Estrie

Depuis le lancement du projet « L’économie sociale, j’achète! » il y a deux ans, plusieurs dizaines de contrats ont été signés entre des entreprises d’économie sociale de Sherbrooke et les grandes institutions publiques et privées qui y œuvrent. Le succès du programme a amené ses organisateurs à lancer sa troisième année en l’étendant à tout le territoire de l’Estrie.

« On veut faire en sorte que les achats faits par les grandes organisations de la région aient le plus d’impact possible dans la région », rappelle Cynthia Collette, directrice générale du Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie, qui gère ce programme avec la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke.

« Les entreprises d’économie sociale offrent plusieurs produits et services : sous-traitance industrielle, services événementiels, service de traiteur... Non seulement ils présentent une grande diversité, mais ils ont aussi chacun une mission sociale, que ce soit de favoriser la réinsertion sociale, d’offrir des emplois adaptés ou juste de contribuer à la vitalité du milieu », ajoute-t-elle.

Une rencontre de réseautage avait lieu jeudi au Centre de foires pour permettre à des entreprises collectives et de grandes organisations de tisser des liens. Près d’une centaine de personnes y ont pris part.

Parmi les entreprises réunies, on retrouvait notamment la coopérative Niska (développement local, régional et organisationnel), le centre de villégiature Jouvence (qui peut jouer le rôle de centre de congrès), Défi Polyteck (sous-traitance industrielle) ou encore le Club de placement d’Asbestos et Windsor (gestion des ressources humaines).

Chacune devait se présenter en quelques secondes et expliquer en quoi elle pourrait contribuer à la mission des grandes institutions. Par exemple, Aminta Ndiaye, coordonnatrice au financement chez Croquarium, avait des propositions fort originales à faire aux gestionnaires.

Jardins en entreprise

En plus de ses conférences et ateliers sensoriels, l’organisme offre des projets de jardins en entreprise. « Ça peut-être un jardin clé en main, ou bien un service d’accompagnement. On parle beaucoup de mobiliser ses employés, d’en attirer, de leur offrir du bien-être... Nous sommes sûrs que ce qu’on propose va dans ce sens. Et ce qui est intéressant, c’est que nos projets n’auraient pas juste des retombées dans le milieu de travail, mais dans tous les aspects de la vie des employés », avance Mme Ndiaye.

De grandes institutions qui ont conclu des ententes avec des entreprises sociales ont également témoigné jeudi des impacts positifs de ces partenariats.

Pierre-Albert Coubat, directeur des ressources financières et de la logistique au CIUSSS de l’Estrie–CHUS, a notamment souligné que des ententes ont permis de valoriser un nombre important de déchets qui allaient autrefois aux rebuts, et que le CIUSSS bénéficie du travail de deux employés en réinsertion sociale grâce à Défi Polyteck. « La santé populationnelle passe par la santé économique, et l’économie sociale en fait partie », a soutenu M. Coubat.

Un calendrier d’activités thématiques a été élaboré pour permettre au projet de vivre sur l’ensemble du territoire estrien. Au menu : déjeuners-conférences, visites d’entreprises et autres occasions de réseautage; on peut consulter l’horaire sur le site www.economiesocialeestrie.ca/jachete.