Actualité

Le prix de l’essence part à la hausse

Les détaillants sont passés aux actes. Le prix de l’essence est à la hausse dans la région de Sherbrooke depuis jeudi après-midi.

Des stations-service affichent 1,35 $ le litre de carburant ordinaire.  Le prix de l'essence subissait une forte pression à la hausse dans la province depuis quelques jours. L'Estrie avait été épargnée jusqu’à maintenant.

L’essence se vendait à 1,28 $ depuis quelques semaines dans la région estrienne.  Le « prix réaliste » calculé par le CAA-Québec se situe 1,31 $.

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Estrie et sa région

Près de 35 M$ de plus pour corriger les iniquités en santé

Le gouvernement provincial a annoncé dans son dernier budget un investissement de 300 M$ pour éliminer les iniquités entre les régions concernant le financement des établissements de santé. L’Estrie aura sa part du gâteau : la région bénéficiera d’un financement récurrent de près de 35 M$, a annoncé jeudi le ministre responsable de l’Estrie Luc Fortin, au nom du ministre de la Santé Gaétan Barrette.

« Je ne pensais jamais voir une somme pareille réinvestie en santé », s’est réjouie la directrice générale du CIUSSS de l’Estrie–CHUS, Patricia Gauthier. « On tourne une page historique, qui nous permettra d’arrêter de parler année après année d’iniquité », ajoute celle qui souligne que beaucoup d’énergie était investie tout au long de l’année par les gestionnaires pour aller grappiller des montants un peu partout pour pallier ces iniquités.

L’argent accordé sera utilisé principalement pour stabiliser le personnel, en convertissant des postes temporaires en postes permanents, a annoncé Mme Gauthier. L’objectif est de répondre aux besoins de la clientèle « avec des personnes qui ont des postes plutôt qu’avec des ressources d’appoint en temps supplémentaire ».

Il était impossible jeudi de connaître le nombre de postes qui seront touchés, mais on sait qu’il s’agira de catégories de travailleurs où on retrouve beaucoup de temps supplémentaire, par exemple chez les infirmières, les infirmières auxiliaires ainsi que les préposés aux bénéficiaires. Des professions où les demi-postes sont fréquents, par exemple chez les ergothérapeutes et les physiothérapeutes, seront aussi concernées.

Cette nouvelle marge de manœuvre budgétaire permettra aussi aux établissements du CIUSSS de cesser d’avoir recours à des solutions de dernière minute, ce qui sera perceptible pour les usagers, soutient Mme Gauthier. On pourrait notamment ouvrir à l’avance des lits supplémentaires aux urgences lorsqu’une période de pointe est anticipée. « On peut se dire par exemple que les trois premiers mois de l’année, on veut ouvrir une unité parce qu’on sait que le volume d’activité va arriver. Là, on aura l’argent pour le faire. Avant, on n’avait pas l’argent, donc on attendait qu’il soit minuit moins une [...] parce qu’il fallait que ça coûte le moins cher possible et qu’on n’avait pas l’argent requis. »

Un mode de financement désuet

Le financement du réseau des établissements de santé est établi selon un principe mis en place il y a 30 ans, et dont les montants sont simplement indexés depuis. Comme les différentes régions ont connu des taux de croissance de population inégaux au fil des ans, des iniquités entre celles-ci rendent la vie particulièrement dure aux gestionnaires depuis des années.

L’Estrie fait partie des régions qui ont été désavantagées. Mme Gauthier affirme que non seulement la population a augmenté en Estrie davantage qu’ailleurs au Québec, mais qu’elle est aussi plus vieillissante, moins fortunée et qu’elle requiert plus de soins en santé mentale, ce qui ajoute à la charge sur le système de santé.

Ce nouvel investissement permettra d’éliminer cet écart de façon durable et définitive, a soutenu le ministre Fortin, secondé par Mme Gauthier, qui confirme que les 35 M$ permettront au CIUSSS de planifier ses activités avec des « assises solides ».

Cantonniers de Magog

L’électrochoc dont le Québec a besoin ?

C’est aberrant de constater qu’à peine trois porte-couleurs des Cantonniers de Magog étaient nés la dernière année que le Québec a gagné la Coupe Air Canada (maintenant la Coupe Telus) en 2001. Les Gouverneurs de Sainte-Foy (aujourd’hui le Blizzard du Séminaire St-François) avaient redonné la médaille d’or au Québec. Un titre canadien obtenu quelques semaines à peine après la naissance des futurs Cantonniers Zachary Cadorette, Jérémy Rainville et Mathieu Bergeron. Amusant tout ça!

Ce qui signifie, est-il nécessaire de le préciser, qu’en 2000, aucun membre de l’édition actuelle des Cantonniers n’était de ce monde lorsque la formation magogoise avait raflé les honneurs du championnat national midget AAA.

Estrie

Plus de 1000 travailleuses de CPE en colère manifestent

Une manifestation de grande ampleur s’est déroulée, à Magog, jeudi. Des employées syndiquées provenant d’une centaine de Centres de la petite enfance (CPE) ont marché à travers le cœur de la ville avant de finalement s’arrêter au parc des Hautes-Sources, voisin du CPE La Pleine lune. Visiblement irritée, la partie patronale a déploré la stratégie syndicale.

Difficile de savoir combien de travailleuses ont pris part à la marche et à la manifestation qui a suivi jeudi. Leur nombre était assurément supérieur à 1000, mais les organisateurs ont parlé de 2000 participantes.

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De nombreuses participantes provenaient de la région de l’Estrie. Toutefois, on retrouvait également, par les manifestantes, des centaines de travailleuses résidant dans les secteurs de Montréal, de la Montérégie et du Centre-de-Québec.

Selon les informations obtenues, les questions de nature salariale sont déjà réglées. Les enjeux problématiques concernent plutôt les horaires de travail, les vacances, l’application de l’ancienneté ainsi que le dévoilement des états financiers des CPE.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a décrié l’attitude de la partie patronale, en l’occurrence l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE). Elle juge que les négociations piétinent et ne comprend pas pourquoi l’association refuse d’offrir aux travailleuses des conditions identiques à celles qui ont été obtenues par leurs collègues de régions voisines.

«Les enfants vous adorent et les parents aussi. En fait, il y a seulement une association qui ne vous aime pas. Mais on ne vous laissera pas avoir des conditions de travail inférieures à celles offertes ailleurs», a lancé le président du Conseil central de l’Estrie, Denis Beaudin devant les manifestantes jeudi.

Durant les allocutions prononcées par les chefs syndicaux présents, plusieurs flèches ont été décochées en direction d’Any Sanders, la présidente de l’Association patronale nationale et directrice générale du CPE La Pleine lune. «J’espère que Mme Sanders est honteuse aujourd’hui», a notamment dit le vice-président de la FSSS responsable des secteurs privés, Dany Lacasse.

M. Lacasse se trouvait à l’Assemblée nationale du Québec jeudi en tout début de journée et, lors de sa visite à Magog en après-midi, il a indiqué que le Parti québécois de même que Québec solidaire supportaient la cause des travailleuses. «On sait que le gouvernement actuel a attaqué le réseau des CPE», a-t-il aussi noté.

«Les filles se sont battues pour avoir des conditions de travail, il y a plusieurs années, et là ils veulent nous en enlever une partie. Moi, je suis déterminée à continuer le combat. Je sens que les parents nous appuient. Ils sont reconnaissants pour ce qu’on fait», a déclaré une manifestante.

LA RÉPLIQUE

Porte-parole de l’APNCPE, Chantal Bellavance a jugé «très malheureux» que des dirigeants syndicaux s’en soient pris à Any Sanders directement. «On ne se permettrait pas de personnaliser de cette manière de notre côté», a-t-elle assuré.

Mme Bellavance a de plus affirmé que le syndicat avait lui-même beaucoup retardé les négociations. «Nous avons un calendrier de négos présentement. Mais, pendant un bon moment, il a fallu attendre la décision d’un juge parce que le syndicat n’acceptait pas de négocier avec nous. On était en attente depuis 2016 d’une décision dans ce dossier», a-t-elle fait valoir.

Quoi qu’il en soit, l’APNCPE aimerait donner la priorité aux éducatrices qualifiées lors des remplacements de longue durée, une mesure à laquelle s’opposent les syndiquées davantage attachées à l’ancienneté. L’Association désirerait également être en mesure de moduler davantage les heures de travail afin de faciliter la prise en compte des besoins des parents.

«Nous avons été et demeurons pleinement disponibles. Nous espérons en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties dans les meilleurs délais. Après tout, nous partageons le même objectif, soit d’offrir des services de qualité aux enfants», précise Chantal Bellavance.


Estrie et sa région

La Brasserie 11 comtés bientôt ouverte

La construction du bâtiment abritant la Brasserie 11 comtés sera complétée d’ici deux semaines à Cookshire-Eaton, alors que le projet dans son ensemble verra le jour à la fin juin, quand l’équipement brassicole sera arrivé à bon port. Un éventuel partenariat pourrait même venir bonifier l’offre de la brasserie, alors que des détails seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

Le projet d’envergure, qui est au cœur des conversations depuis plusieurs mois dans l’ensemble du Haut-Saint-François, progresse rondement. Selon le président de la brasserie, Sébastien Authier, la structure est en voie d’être complétée sous peu. « La construction du bâtiment va être finie d’ici deux à trois semaines », fait-il savoir d’entrée de jeu. « Il manque quelques éléments de finition à ajouter sur les façades extérieures de la structure, après quoi on va pouvoir concentrer nos énergies sur l’aménagement paysager du terrain. »

Actualité

CPE en grève: «manifestation colorée» dans les rues de Magog

Des centaines de travailleuses en grève de CPE de l’Estrie, de Montréal, de Laval et du Cœur-du-Québec ont convergé vers Magog, jeudi matin, pour une «manifestation colorée» dans les rues de la ville.

Rappelons qu’en Estrie les syndiqués d’une douzaine de CPE ont entrepris mercredi une grève de deux jours pour marquer leur insatisfaction face à la lenteur de la négociation pour le renouvellement de leur convention collective.

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Les manifestantes sont parties du stationnement de la rue Du Moulin, au centre-ville de Magog, pour se rendre devant le CPE La pleine lune, sur la rue du Sourcier. L’installation est dirigée par Any Sanders, présidente de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE). 

«Cette association patronale est responsable de l’extrême lenteur des négociations impliquant, par ailleurs, d’importants reculs dans les conditions de travail d’environ 2000 travailleuses qui sont toujours sans convention collective après plus de trois ans, alors que plus de 9000 autres ont déjà réglé et même signé leur contrat de travail», mentionne le Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie (FSSS–CSN)

Actualités

33 % des aînés estriens sont édentés

En Estrie, 33 % des aînés sont édentés. Au Québec, plus d’une personne sur cinq (21 %) ne fait pas tremper sa prothèse dans une solution adaptée une fois par semaine, tel que recommandé par les professionnels, et, plus inquiétant, 11 % des répondants ne nettoient jamais leurs prothèses en profondeur. Des lacunes en matière de soins buccodentaires sont observées en Estrie comme dans le reste du Québec.

Dans le cadre du Mois de la santé buccodentaire, en avril, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec (OHDQ) a dévoilé récemment un sondage Léger portant sur la perception des Québécois, et plus particulièrement des aînés, envers leur santé buccodentaire. Les données de ce sondage démontrent des lacunes en matière de soins buccodentaires et des inégalités face à la perception de la condition dentaire.

Fait divers

Un automobiliste perd la vie sur la 161

Un automobiliste a perdu la vie lors d’une collision avec un poids lourd, tôt mercredi matin dans les Bois-Francs.

La collision est survenue vers 7h sur la route 161, à Chesterville, rapporte la Sûreté du Québec (SQ).

«Selon les informations préliminaires, une voiture a dévié de sa trajectoire et est entrée en collision avec un camion à benne qui circulait en sens inverse», explique Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

«Le conducteur de la voiture est malheureusement décédé.»

La victime est un homme de 40 ans de St-Rémi-de-Tingwick. Son identité n'a pas été dévoilée mercredi.

Un reconstitutionniste a été demandé sur les lieux afin d’éclaircir les circonstances de cette collision qui a eu lieu non loin de Victoriaville.

La circulation a été perturbée dans le secteur le temps de l’enquête.

Estrie et sa région

Une voiture électrique pour les aînés

La résidence pour aînés Memphrémagog a décidé d’en offrir un peu plus à sa clientèle. Une automobile électrique est mise à la disposition de ses résidents possédant un permis de conduire valide.

Le véhicule acquis par la résidence Memphrémagog, qui est membre du Groupe Cogir, est une Chevrolet de modèle Bolt entièrement électrique. Elle est dotée de quelques caméras, d’un système de géopositionnement par satellite (GPS) ainsi que d’un appareil permettant au conducteur de communiquer avec la résidence en tout temps.

Estrie et sa région

Le nombre de naissances recule encore

Le nombre de naissances continue de reculer en Estrie. En 2017, 3026 bébés ont vu le jour. C’est 268 naissances de moins qu’il y a cinq ans.

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) vient de publier son bulletin Coup d’œil sociodémographique sur le nombre de naissances dans la province.

En 2016, 2015, 2014 et 2013, l’Estrie avait vu naître respectivement 3148, 3154, 3250 et 3240 enfants.

En 2010, on avait enregistré 3386 naissances dans la région. C’était une importante remontée avec le creux de vague de 2007, quand 3186 bébés étaient venus au monde.

Au Québec en 2017, on a aussi observé un recul du nombre de naissances et de l’indice de fécondité.

En 2017, 83 900 bébés sont nés au Québec, quelque 2500 de moins qu’en 2016, soit une baisse de près de 3 pour cent selon des données publiées mercredi par l’ISQ. Le nombre de naissances a diminué chaque année dans la province depuis le sommet récent de 2012, qui avait été de 88 900 naissances.

En 2017, l’indice synthétique de fécondité au Québec a été mesuré à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016. L’indice s’était maintenu au-dessus de 1,6 enfant par femme de 2006 à 2015, dépassant même 1,7 en 2008 et en 2009.

En Estrie, l’indice de fécondité est au même niveau que celui de la province, mais il poursuit son déclin. Il était en 2016 à 1,61 enfant par femme. Il se situait à 1,63, 1,67, 1,67 et 1,71 au cours des années 2015, 2014, 2013 et 2012. Il avait atteint 1,78 bébé par femme en 2010, le sommet des dix dernières années, rapporte l’ISQ.

Les années 2000

Malgré la baisse observée au Québec, la fécondité actuelle demeure supérieure aux niveaux enregistrés au début des années 2000, quand l’indice était inférieur à 1,5 enfant par femme.

Les données de l’ISQ démontrent que la diminution de l’indice au cours des dernières années est surtout liée à la baisse des taux de fécondité chez les femmes de moins de 30 ans. De plus, il y a eu un léger repli des taux de fécondité au-delà de cet âge, ce qui marque un changement, car jusqu’à récemment, on avait observé une tendance à l’augmentation dans cette catégorie d’âge.

En 2017, la part des nouveau-nés au Québec ayant au moins un parent né à l’étranger était de 32 pour cent, comparativement à 19 pour cent il y a 20 ans.

La fécondité la plus faible l’an dernier au Québec, de 1,4 enfant par femme, a été relevée à Montréal alors que la plus élevée était dans la région Nord-du-Québec, de 2,6 enfants par femme.

- Avec La Presse Canadienne