Estrie et sa région

BRP au Texas : une bonne nouvelle, juge le maire de Valcourt

L’annonce par BRP d’établir un de ses sièges sociaux au Texas n’inquiète aucunement le maire de Valcourt Renald Chênevert. Au contraire, il l’aborde comme une bonne nouvelle.

« Le siège social mondial reste à Valcourt, c’est important. Si BRP ouvre un siège social au Texas, c’est pour favoriser son marché nord-américain. Cela assurera la pérennité de l’entreprise dans ses ventes et augmentera son marché. Par le fait même, si ça va bien pour BRP dans son positionnement international, par la bande, ça va bien pour Valcourt », affirme le maire en souhaitant que le fabricant continue d’opérer mondialement.

L’élu municipal explique également que « BRP est un organe important pour la ville mono industrielle qu’est Valcourt, et que tout ce qui touche l’entreprise touche inévitablement la municipalité ».

Le maire Chênevert souligne la bonne entente qui existe entre la Ville et la compagnie. « Nous entretenons de bonnes relations. BRP est un bon citoyen corporatif de par son implication un peu partout en ville ».

Même satisfaction du côté de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Valcourt. Le fait que le siège social mondial de BRP demeure à Valcourt malgré l’expansion de la compagnie ailleurs dans le monde est une bonne nouvelle pour Denis Leclerc, président de la Chambre de commerce.

« Depuis une quinzaine d’années, le siège social est installé à Valcourt et il n’est pas question ici de délocalisation. Si la production de BRP augmente, il y aura certainement plus d’emplois à Valcourt », déduit M. Leclerc. « En plus de l’investissement de 100 M$ dans des installations à Valcourt, qui est une somme importante pour la ville, la communauté d’affaires accueille favorablement la nouvelle que BRP désire accélérer sa croissance ».

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Valcourt dit apprécier « au plus haut point la confiance de BRP envers la communauté. »

Estrie et sa région

Viaduc endommagé : les Entreprises Tétreault dans la tourmente

Suspectées d’avoir causé des dommages au viaduc de l’échangeur 118 de l’autoroute 10, Les Entreprises Tétreault de Magog traversent présentement une période de bouleversements importants susceptible de faire planer des doutes sur son avenir et sur sa capacité à assumer, éventuellement, le coût des travaux de réparation de l’infrastructure endommagée.

Première constatation : Les Entreprises Tétreault n’occupent plus le garage, situé à l’angle du boulevard industriel et de la rue Centre à Magog, qui leur servait de quartier général jusqu’à récemment.

Selon les informations recueillies par La Tribune, Les Entreprises Tétreault n’étaient pas propriétaires du garage et du terrain autour. On retrouve toujours une entreprise qui offre des services de déneigement à cet endroit, mais son propriétaire, Mathieu Gaudreau, assure n’avoir aucun lien avec Tétreault.

Il a aussi été possible d’apprendre que l’entreprise impliquée dans l’accident sur l’autoroute 10 a vendu plusieurs de ses tracteurs et équipements au cours des dernières semaines. Sur le site de petites annonces Lespacs.com, son propriétaire a par surcroît mis en vente une série d’autres équipements.

Par exemple, José Tétreault tente de se départir d’un tracteur John Deere 6115R. Il souhaite obtenir plus de 108 000 $ pour cet équipement. Il aimerait également dénicher un acheteur pour un souffleur de marque Pronovost, vendu 10 400 $.

D’autre part, Les Entreprises Tétreault ont abandonné deux contrats de déneigement importants, qui les liaient à la Ville de Magog et au Canton d’Orford, ces dernières semaines.

L’hiver prochain, José Tétreault et son équipe devaient déneiger des trottoirs, des stationnements ainsi que l’accès à certains bâtiments appartenant à la Ville de Magog. Il était prévu également qu’ils se chargeraient du déneigement de plusieurs rues sur le territoire du Canton d’Orford.

À Magog, les autorités n’ont pas traîné lorsqu’elles ont pris connaissance de l’incertitude qui planait sur l’avenir de la compagnie. Ils ont en effet rapidement organisé un appel d’offres pour trouver une entreprise qui pourrait exécuter le travail à sa place. « On entendait dire qu’il y avait une possibilité de poursuite contre Tétreault. On n’a pas pris de chance », indique la mairesse de la ville, Vicki-May Hamm.

À Orford, le déroulement a été quelque peu différent puisque l’entreprise a demandé à ce qu’un transfert de contrat soit réalisé. Normand Jeanson Excavation est désormais responsable de l’exécution du contrat signé avec cette municipalité.

Directrice générale du Canton d’Orford, Danielle Gibert confie que le Canton d’Orford avait déjà observé que Les Entreprises Tétreault éprouvaient des « difficultés à fonctionner » l’hiver dernier. « On avait déjà des inquiétudes par rapport à ce sous-contractant avant l’accident sur l’autoroute 10 », révèle-t-elle.

Rappelons que les travaux pour réparer le viaduc de l’échangeur 118 coûteront 350 000 $. Le ministère des Transports du Québec entend exiger que l’entreprise fautive, Les Entreprises Tétreault, paie cette facture de même que d’autres coûts associés à la fermeture de l’infrastructure.

Les travaux de réparation de l’infrastructure routière ont été amorcés il y a deux semaines. On prévoit qu’ils seront terminés au plus tard en décembre prochain.

Une enquête

Le viaduc a été endommagé, le 25 août dernier, par une pelle mécanique qui prenait place sur une remorque tirée par un camion. Puisque les circonstances de l’accident étaient à éclaircir, la Sûreté du Québec a amorcé une enquête, qui se poursuivrait d’ailleurs toujours.

La Tribune a tenté de contacter José Tétreault afin de lui poser diverses questions relativement à l’avenir de son entreprise et à l’accident du 25 août, mais ce dernier n’a jamais répondu aux appels du quotidien.

Actualité

Northern Pass: le partenaire américain d'Hydro a son permis présidentiel

Le projet de ligne de transport d'électricité Northern Pass vient de franchir une nouvelle étape puisque le partenaire américain d'Hydro-Québec - Eversource Energy - a obtenu son permis présidentiel.

Cette nouvelle, annoncée jeudi, fait en sorte l'entreprise américaine compte débuter les travaux au sud de la frontière vers le milieu de l'année 2018.
Le service des forêts aux États-Unis devrait également rendre une décision relativement à la demande d'Eversource pour un permis spécial afin de procéder à de l'enfouissement dans le secteur des White Mountains.
La partie québécoise du projet Northern Pass - pilotée par Hydro-Québec - est évaluée à près de 620 millions $, alors qu'au sud de la frontière, ce montant grimpe à 2,1 milliards $.
Ce projet, dont la mise en service est prévue en 2019, a fait l'objet de critiques des deux côtés de la frontière.
Du côté québécois, Hydro-Québec a jusqu'ici écarté le scénario visant à enfouir cette ligne de transport, qui fait un peu moins de 20 kilomètres.
Le Northern Pass est l'un des scénarios proposés par la société d'État dans le cadre d'un important appel d'offres au Massachusetts pour un contrat d'approvisionnement d'une durée de 20 ans qui pourrait générer des centaines de millions de dollars en revenus.

Affaires

BRP établira un siège social au Texas

BRP établit un siège social au Texas pour son marché nord-américain afin d’accélérer sa croissance. Selon la direction, cette décision n’affectera en rien les employés de Valcourt, où le siège social mondial demeurera.

« Le siège social mondial de BRP est à Valcourt pour y rester. Toutes les fonctions mondiales de BRP s’y trouvent, y compris le développement des produits, le design, les finances, le marketing, les communications et les ressources humaines. La décision annoncée aujourd’hui n’a aucun impact à Valcourt », affirme Sylvain Larocque, conseiller principal aux relations avec les médias chez BRP, ajoutant qu’une vingtaine de salariés du bureau de Sherbrooke seront toutefois touchés par cette décision.

« Nous prévoyons que la plupart d’entre eux se verront offrir de nouveaux postes chez BRP. Dans les cas où cela ne sera pas possible, nous verserons aux salariés touchés des indemnités de départ et leur offrirons de l’aide pour trouver un nouvel emploi. Par ailleurs, tous les concessionnaires et clients canadiens continueront d’interagir avec le personnel de BRP basé au Canada », précise M. Larocque.

Le nouveau siège de Plano, en banlieue de Dallas, sera officiellement en fonction au début de 2018. Il jouera un rôle clé pour plusieurs fonctions en Amérique du Nord, notamment en matière de ventes, marketing, services aux concessionnaires, finance et de ressources humaines.

Selon BRP, le Texas est une région tout indiquée pour établir son nouveau siège nord-américain. Situé en plein centre des États-Unis, l’État est situé dans une région élargie qui est un marché de première importance pour l’entreprise. BRP est déjà bien implantée aux États-Unis avec son site de fabrication de moteurs hors-bord Evinrude au Wisconsin.

La décision ne vise pas à déjouer les mesures protectionnistes des Américains.

« C’est purement et simplement une décision d’affaires. Nous réalisons plus de la moitié de nos ventes aux États-Unis et il s’agit d’un marché en pleine croissance pour BRP. Afin d’exploiter notre plein potentiel aux États-Unis, plus particulièrement dans le Sud-Ouest, où la demande pour nos produits est particulièrement forte, nous avons senti le besoin d’avoir plus de ressources sur le terrain. La région de Dallas, qui se trouve au centre des États-Unis, était tout indiquée pour accueillir ce pôle nord-américain. Rappelons que notre filiale Evinrude exploite déjà deux installations de production aux États-Unis », assure M Larocque qui rappelle que le Québec a bénéficié de la croissance de BRP au cours des dernières années.

« BRP est en forte croissance, et cela depuis plusieurs années. Le Québec et plus particulièrement l’Estrie profitent de cette croissance. Au cours des trois dernières années, BRP a créé plus de 300 nouveaux postes au Québec, où l’entreprise emploie actuellement plus de 2500 personnes. Rappelons en outre que BRP investit actuellement plus de 100 millions dans ses installations manufacturières de Valcourt », conclut le conseiller principal aux relations avec les médias.

Fait Divers

Un blessé grave lors d'une collision entre une voiture et un tracteur

Le conducteur d’une voiture a subi de graves blessures à la suite d’une collision avec un tracteur de ferme survenue mercredi, vers 17 h, sur la route 147 entre Compton et Coaticook.

Pour une raison encore indéterminée par les enquêteurs de la Sûreté du Québec, le conducteur de la voiture a frappé le véhicule de ferme entre le tracteur et sa remorque. 

Le tracteur sortait d’un champ et effectuait un virage en direction de Coaticook lorsqu’il a été frappé par la voiture qui circulait dans la même direction. 

Les premiers répondants ont dû utiliser les pinces de décarcération pour sortir le conducteur de son véhicule. Il a subi des blessures importantes, mais on ne craindrait pas pour sa vie.

 Quant au conducteur du tracteur, il a subi des blessures mineures.

Estrie

Une première couche de verglas attendue

Les automobilistes estriens pourraient devoir composer avec une première couche de verglas de la saison froide en fin de semaine.

Environnement Canada a émis un bulletin météorologique spécial pour la région. Une forte dépression en provenance du sud des États-Unis affectera le Québec à compter de samedi, avertit-on.
Samedi, les régions au sud du fleuve Saint-Laurent pourraient connaître un peu de neige suivie d’une période plus ou moins prolongée de pluie verglaçante avant un changement en pluie.
La trajectoire de ce système se précise, mais demeure tout de même incertaine, note-t-on. Le type et les quantités de précipitations varieront grandement selon l’endroit où la dépression passera.
On mentionne aussi que les régions situées le long d’un axe entre le Pontiac et la Rivière Manicouagan pourraient recevoir des quantités de neige excédant 15 centimètres.

Estrie et sa région

Poursuite contre le VQA : GN7 croit qu’on nuit à sa réputation

Le consortium GN7 est déterminé à démontrer que le Village québécois d’antan n’a pas respecté sa part du contrat lié à la création du Village invisible. Qui plus est, son porte-parole, Stéphan Parent, dénonce certaines allégations formulées par le Village québécois d’antan en plaidant que l’organisme fait circuler une version qui n’est pas conforme à la réalité.

D’entrée de jeu, M. Parent laisse entendre que les technologies utilisées pour créer le Village invisible, contrairement à ce que le Village québécois d’antan prétend, n’ont pas présenté des problèmes majeurs pendant plusieurs semaines consécutives.

« Ça a été plus compliqué d’installer le wifi au début, reconnaît le porte-parole du consortium, formé des entreprises Novom Networks et 7e sens. Mais il est rapidement devenu fonctionnel et, pendant la période où l’activité a été présentée, 93 pour cent des visiteurs ont été capables de se brancher à internet pour profiter de ce qu’on leur proposait sur le site. Ce n’est pas un sondage. C’est une donnée démontrable. »

Stéphan Parent admet néanmoins que des visiteurs possédant de plus vieux appareils mobiles ont pu avoir de la difficulté à établir le contact. Mais ces gens ne représenteraient qu’une faible minorité.

M. Parent ajoute que des « correctifs ont été apportés » durant une partie de l’été afin de rendre l’expérience des visiteurs toujours plus captivante. « On collaborait avec le Village québécois d’antan et on considérait que les choses avançaient. Ça allait dans le bon sens », assure-t-il.

D’ailleurs, il fait référence à une entrevue qu’avait accordée le président de l’organisme, Pierre Levasseur, au Journal L’Express à la fin du mois de juin. « Nous avons effectué des tests jusqu’à 3 heures du matin, cette nuit, et nous sommes tout à fait satisfaits. Il y a une grande amélioration au niveau de la netteté des images et nous pourrons accueillir et connecter jusqu’à 2000 personnes en même temps », avait-il déclaré.

Par ailleurs, Stéphan Parent tient à préciser que GN7 ne contrôlait pas entièrement le nouveau produit touristique, en l’occurrence le Village invisible. « Le Village québécois d’antan a dit, en référence à son expérience avec nous, qu’il ne laisserait plus quelqu’un prendre le contrôle à 100 pour cent d’un de ses produits. Mais ce n’est pas fidèle à la réalité », assure-t-il.

Miné par la pluie

Le porte-parole de GN7 souligne ainsi que le plan de communication, les opérations et billetterie sont demeurées sous le contrôle du lieu touristique. « Les communications, entre autres, c’est important dans un tel projet, surtout quand on vise une nouvelle clientèle », soutient-il, tout en concédant que les fréquents épisodes de pluie, enregistrés l’été dernier, ont sans doute nui à la réussite du produit.

Visiblement déçu de la tournure des événements, M. Parent estime que le discours tenu par le Village québécois d’antan, une organisation installée à Drummondville, tend à dénigrer GN7. « On touche à notre réputation, une chose qui est importante pour toute personne œuvrant dans le monde des affaires », lance-t-il.

Notons que le Village invisible, une activité abandonnée après moins de deux mois, permettait de découvrir différentes légendes québécoises. Les visiteurs étaient invités à avoir recours à leur appareil mobile, téléphone intelligent ou tablette, pour vivre pleinement l’expérience qui leur était proposée.

La Tribune a tenté d’obtenir des précisions additionnelles de la part du Village québécois d’antan, mais ses dirigeants ont préféré s’abstenir de tout commentaire, estimant qu’il appartient maintenant au système de justice de régler le dossier. Rappelons que GN7 réclame 620 000 $ à l’organisation drummondvilloise pour une résiliation de contrat jugée injustifiée.

Actualité

CPE : la CSN recommande l’adoption de l’entente

Les représentantes des comités exécutifs des syndicats recommandent auprès des 11 000 travailleuses des CPE, membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’adoption de l’entente de principe intervenue le 6 novembre avec le ministère de la Famille et les associations d’employeurs.

Ce n’est toutefois qu’au terme des négociations régionales et locales sur des matières autres que celles négociées au plan national que l’entente pourra se concrétiser.
« L’acceptation de cette entente est très significative du degré d’atteinte des objectifs de négociation que s’étaient fixés les travailleuses en CPE, notamment au chapitre du maintien et du renforcement de la mission des CPE et de la reconnaissance de l’apport des travailleuses aux bénéfices des tout-petits que le ministère et les employeurs nous refusaient jusqu’ici», déclare dans un communiqué Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS– CSN).
«En ce sens, ce sont les parents et leurs enfants qui en sortiront au premier chef gagnant, tout comme les travailleuses elles-mêmes. »
Avec cette recommandation d’acceptation de l’entente votée par les représentantes des syndicats, on a franchi un pas important vers la conclusion des conventions collectives, affirme Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE de la FSSS–CSN.
«On est très fières des résultats de cette ronde de négociation, mais surtout de la mobilisation exemplaire de nos membres pour obtenir des avancées significatives», dit-il.


La SQ souligne la Journée du souvenir des victimes de la route

La Sûreté du Québec (SQ) du district Sud a tenu une opération de visibilité en sécurité routière sur plus de 25 sites ciblés sur l’ensemble du territoire, dont l’Estrie et le Centre-du-Québec, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes de la route.

Des officiers et sous-officiers ont été sur le terrain afin d’appuyer les patrouilleurs. On ciblait les facteurs de risques de collision, soit la conduite affaiblie par l’alcool, la drogue ou une combinaison des deux, la vitesse excessive, la distraction, la conduite agressive.
Cette journée spéciale, tenue le troisième mercredi de novembre, est l’occasion de se remémorer que l’imprudence ou le manque de vigilance au volant a de graves conséquences.  Au Canada, la route fait en moyenne cinq morts par jour, mentionne la SQ.

Actualités

Alcool et jeunes : un portrait clair... et surprenant

Les conclusions de l’étude du Dr Claude Cyr et de ses collègues mèneront à un plan d’action afin de réduire les impacts graves de l’alcool auprès des jeunes. La prochaine étape sera de voir quelles sont les pistes d’action, commente Caroline Proulx, la directrice générale de Sherbrooke, ville en santé, l’organisme qui a commandé l’étude afin d’avoir un portrait clair de la situation.

Sherbrooke ville en santé avait d’abord été interpellé par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances.

L’organisme paramunicipal sherbrookois compte à son conseil d’administration des représentants d’institutions d’enseignement postsecondaire universitaires et collégiaux, dont l’Université de Sherbrooke. 

Caroline Proulx admet avoir été surprise du constat dressé par les chercheurs.

« On avait des préoccupations. Quand on parlait avec les partenaires, il y avait des histoires, des inquiétudes... On savait qu’il y avait un problème, mais on ne connaissait pas l’ampleur. On a été surpris par l’ampleur. »

Deux pistes de solution se dégagent à partir de cette étude, note Catherine Paradis, analyste principale, recherche et politiques au Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances.

« Il va falloir faire de la prévention avec les produits à haute teneur en alcool », lance-t-elle d’entrée de jeu. Du soutien devra aussi être apporté aux jeunes : « Il n’y a pas assez de suivis qui sont faits auprès des jeunes qui doivent se rendre à l’urgence (...) Il faut utiliser les visites aux urgences pour faire un suivi auprès d’eux. »

Mme Paradis est coprésidente du Partenariat en éducation postsecondaire sur les méfaits liés à l’alcool (PEPMA), qui regroupe près d’une quarantaine d’universités canadiennes. L’UdeS et Bishop’s en sont membres. L’étude dévoilée mardi est l’un des projets du PEPMA.

Quelles sont les solutions sur la table une fois ces constats posés?

« C’est clair qu’on va devoir travailler avec les bars de la région... Ce qu’il nous a été permis de voir, c’est que dans la majorité des cas, les jeunes arrivaient des bars. Je ne sais pas encore quelle forme cela prendra », note Mme Paradis.

« Cet indicateur de visite aux urgences est à ce point parlant qu’on souhaiterait en faire un indicateur à l’échelle nationale », ajoute-t-elle en précisant qu’il s’agit d’une idée.

La secrétaire générale de l’UdeS, Jocelyne Faucher, note que l’institution n’avait pas encore ces données en mains lorsqu’elle a modifié son règlement en lien avec la consommation d’alcool lors des activités sociales des étudiants.

Depuis peu, les invités de l’extérieur à ces activités doivent se retrouver sur une liste remise aux directions facultaires. L’UdeS a aussi limité à 6 % le pourcentage d’alcool des consommations lors des activités de plus de trois heures.

« Les résultats de la recherche viennent confirmer les observations qu’on a faites dans les dernières années », note-t-elle. Des comas éthyliques avaient notamment été recensés par l’institution.

Des propositions provenant d’un comité du PEPMA ont déjà été mises en place à l’UdeS, précise Antoine Forcier, vice-président aux activités étudiantes de la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS). Parmi elles, il cite notamment le fait de réduire le nombre de consommations qui peuvent être vendues à une seule personne.

Sur les 855 consultations liées à l’abus d’alcool sur cinq ans, l’étude recense 77 hospitalisations de plus de 24 heures.