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Coventry : Paradis demande la suspension des audiences publiques

Le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, demande la suspension des audiences publiques concernant l’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry.

Des audiences publiques sont en cours afin de procéder à des travaux d’agrandissement du site d’origine. Les eaux de ce site, tout près de la rivière Black, se jettent dans le Memphrémagog.

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Le député Paradis a fait parvenir la missive à la secrétaire des Ressources naturelles du Vermont, Julie Moore; celle-ci a aussi été transmise aux médias.

Le Canada et les États-Unis ont demandé à la Commission mixte internationale (CMI) d’étudier la problématique de la qualité de l’eau des lacs Champlain et Memphrémagog à la suite des préoccupations croissantes du public, note le député dans sa lettre.

« C’est à la suite des préoccupations de mes concitoyens et des pétitions présentées à la Chambre des Communes que j’ai moi-même fait une demande à Mme Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères et au secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, de demander une étude d’impact concernant la position controversée du site d’enfouissement de Casella Waste Management à Coventry, au Vermont. À ce jour, la demande reste encore en évaluation à la CMI, avance également M. Paradis.

Or, le lixiviat est traité sommairement à l’usine d’épuration de Newport, soit l’équivalent de 12 camions citerne par jour et il est « rejeté dans le lac sans une vérification complète des résidus pouvant se trouver dans ces rejets ». 

« Considérant qu’aucune des études préalablement annoncées n’a eu lieu, je vous demande de surseoir au processus d’audiences publiques jusqu’à ce que la CMI puisse statuer sur l’état de l’eau, l’impact actuel et potentiel du site d’enfouissement de Coventry. »

L’eau du lac Memphrémagog est consommée par 175 000 personnes dans les secteurs de Memphrémagog et de Sherbrooke.

justice

Une femme reçoit une amende de 2500 $ pour avoir noyé son chien

Une femme de Stanstead-Est a écopé d’une amende de 2500 $ pour avoir noyé son chien.

La femme de 37 ans a été condamnée à cette amende, mardi, par la juge de paix magistrat Tanya Larocque au palais de justice de Sherbrooke.

Les événements pour lesquels elle a été condamnée remontent au 10 juin 2016.

La propriétaire du chien avait réussi à retrouver son chien, qui s’était sauvé de la maison.

Une fois à l’intérieur, elle a voulu le mettre dans sa cage pour le punir. Le chien ne l’entendait pas ainsi et l’a mordue.

La propriétaire a alors pris une mesure extrême et a noyé son chien dans un bocal d’eau en lui plongeant la tête dans l'eau.

C’est en mentionnant ce qu’elle avait fait que des gens ont entendu parler de cette affaire.

Une plainte a été faite à la Société protectrice des animaux de l’Estrie.

Un constat a été émis en vertu de la Loi sur le bien-être et la sécurité des animaux.

fait divers

Un policier intercepte trois motocyclistes en excès de vitesse

Trois motocyclistes ont pris les routes de la région pour des pistes de course, la même journée de la semaine dernière, rapporte la Sûreté du Québec (SQ). Le 12 juillet, un policier du poste autoroutier de l’Estrie est intervenu auprès de trois motocyclistes qui circulaient à haute vitesse.

Le premier a été capté alors qu’il circulait à haute vitesse sur l’autoroute 10, dans le secteur de St-Étienne-de-Bolton, soit à plus de 160 km/h. Cette étourderie lui a valu un constat d’infraction de 1223 $ et 14 points d’inaptitude, ainsi que la suspension de son permis de conduire pour 30 jours puisqu’il n’en était pas à sa première infraction en matière de grand excès de vitesse, signale Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ.

«Plus tard la même journée, vers 17h30, un autre motocycliste a été capté dans le même secteur, alors qu’il circulait à plus de 150 km/h. Le policier l’a également observé à faire des dépassements dangereux par les accotements et la ligne médiane», commente Mme Guindon.

«Interpellé ultérieurement, le conducteur, un résident de St-Jean-sur-Richelieu âgé de 49 ans, s’est vu émettre un constat d’infraction pour l’excès de vitesse ainsi que pour avoir commis une action susceptible de mettre en péril la vie, pour des amendes totalisant 1938$ et 9 points d’inaptitude.»

Puis vers 18h15, un troisième motocycliste a été pris en défaut par le même policier, alors qu’il circulait à plus de 160 km/h sur le boulevard Bourque, en direction de Sherbrooke, dans une zone où la limite de vitesse est de 90 km/h.

«Cette infraction a valu au conducteur, un résident de Magog âgé de 30 ans, un constat de 1 448$ et 14 points d’inaptitude, ainsi que la suspension de son permis de conduire pour une période de 7 jours», ajoute la relationniste.

«Au cours de la saison estivale et de la période de vacances, les policiers seront présents sur le réseau routier et interviendront auprès des conducteurs qui commettent des infractions susceptibles de causer des collisions, dont la vitesse excessive.»

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La Fondation de la faune obtient la gestion des plantes exotiques envahissantes

MONTRÉAL - Québec déploie les sommes promises dans le budget pour lutter contre les plantes exotiques envahissantes, et ce deux jours après une sortie du monde municipal et des milieux riverains au sujet de l'une d'entre elles, le myriophylle à épi.

La ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, a annoncé mercredi à Sherbrooke que la Fondation de la faune du Québec recevra la part du lion des 8 millions $ sur cinq ans prévus dans le dernier budget Leitao pour lutter contre les plantes exotiques envahissantes.

Lire aussi: Myriophylle à épi: le monde municipal craint la prolifération dans les lacs

La Fondation se voit ainsi confier la mission de créer et de gérer le Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes et disposera de 1,25 million $ par année pour les cinq prochaines années, pour un total de 6,25 millions, soit tout près de 85 pour cent de l'enveloppe totale.
Le ministère de l'Environnement complètera le financement avec une enveloppe de 1,75 million $ qui servira à la recherche et à la sensibilisation.
Lundi, l'Union des municipalités et l'Alliance pour un programme national de gestion du myriophylle pressaient le gouvernement du Québec à agir pour freiner la progression de cette plante, qui a été recensée dans près de 200 lacs et rivières (en Estrie, en Montérégie, dans les Laurentides et Lanaudière, en Mauricie, dans Chaudière-Appalaches, en Outaouais, en Abitibi-Témiscamingue, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord).
Le Programme vise toutefois beaucoup plus que le myriophylle, qui est loin d'être la seule menace à la biodiversité des milieux naturels québécois. La renouée du Japon, le roseau commun, la châtaigne d'eau ou encore la berce du Caucase sont parmi les espèces qui représentent une importante source de préoccupation.
La Fondation de la faune entend soutenir financièrement les organismes qui luttent contre ces envahisseurs, ainsi que les transferts de connaissances visant à prévenir ou à limiter leur introduction et leur propagation.
Le défi est de taille: le Québec compte 887 espèces floristiques qui ont été introduites et sont maintenant naturalisées, soit une étonnante proportion de 30 pour cent de notre flore. De ce nombre 87 sont considérées comme nuisibles pour l'environnement, l'économie ou la société.
La ministre Melançon s'est dite confiante de voir les 8 millions $ annoncés aujourd'hui agir comme un levier pour ajouter d'autres sommes. Déjà, plusieurs municipalités et associations de riverains tentent d'intervenir pour contrer l'implantation et la prolifération de ces espèces.

Estrie et régions

La Coalition à Lac-Mégantic constate des failles persistantes

Le déraillement de Saint-Polycarpe montre bien les failles de la sécurité ferroviaire au pays, selon le Coalition pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic.

« C’est arrivé sur la principale artère ferroviaire du CP entre Vancouver et Halifax, paralysée pour une à deux semaines. Aurons-nous une recrudescence du trafic ferroviaire à Lac-Mégantic, où passe la voie la plus courte maintenant entre Montréal et Halifax? » demande Robert Bellefleur, porte-parole de la Coalition. 

« C’est le 2e déraillement en peu de temps après celui de Saint-Constant, la semaine dernière. Pourtant, le CP est un gros joueur, avec beaucoup de ressources. Comment expliquer ces deux déraillements? »

Lire aussi: Le déraillement à Saint-Polycarpe n’a pas provoqué de fuite, dit Coiteux

La Coalition y voit des arguments pour faire ressortir les failles du discours de Transports Canada.

« La sécurité ferroviaire est loin de s’améliorer, quoi qu’en dise le ministre Marc Garneau. Cela illustre ce que dénonçait le rapport du BST de juin dernier, que Transports Canada n’applique pas ses recommandations et que les incidents/accidents ne cessent d’augmenter sur les rails au pays », ajoute M. Bellefleur.

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Myriophylle à épi: le monde municipal craint la prolifération dans les lacs

MONTRÉAL - Le monde municipal et les milieux touchés par la prolifération du myriophylle à épi demandent au gouvernement provincial de sortir de sa torpeur électorale et d'agir rapidement pour contrer la prolifération de cette plante exotique envahissante.

Près de 200 lacs et rivières du Québec sont envahis par cette plante extrêmement prolifique qui nuit à la faune et la flore aquatiques et aux activités récréatives que sont la baignade, la navigation de plaisance et la pêche, notamment.

Le Caucus des municipalités locales de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et les représentants de plusieurs organisations regroupées dans l'Alliance pour un programme national de gestion du myriophylle étaient réunis lundi à Montréal pour discuter de ce problème.

Le porte-parole de l'Alliance, Jean-Claude Thibault, a expliqué en point de presse à l'issue de la réunion que la ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, s'est montrée très préoccupée par la situation lors d'une rencontre le 11 avril dernier, mais que c'est le silence total depuis que le gouvernement s'est mis en mode électoral.

L'UMQ et l'Alliance estiment que des gestes doivent être posés immédiatement, à commencer par une importante campagne de sensibilisation pour inviter les plaisanciers à toujours systématiquement laver leurs embarcations en sortant d'un lac ou d'une rivière ou avant une mise à l'eau.

Selon M. Thibault, environ 95 pour cent de la propagation est imputable aux embarcations, qu'il s'agisse de bateaux à moteur, de pédalos, de chaloupes, de motomarines ou autre.

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Grève à la SAQ: 3 succursales restent ouvertes

La direction de la Société des alcools du Québec (SAQ) prévoit maintenir en service trois de ses succursales lors des jours de grève de ses employés syndiqués en Estrie.

Ainsi, lors des débrayages, les points de vente du Carrefour de L’Estrie à Sherbrooke, des Galeries Orford à Magog et sur la rue Papineau à Lac-Mégantic ouvrent leurs portes. À Drummondville, on peut se procurer son alcool à la succursale de la rue des Forges, alors qu’à Victoriaville on peut se présenter au 244 de la rue Notre-Dame Est.
La société d’État a recours à son personnel-cadre pour accomplir le travail. Le débrayage de mardi a forcé la fermeture de l’écrasante majorité des succursales de la SAQ, mais la Société a tout de même maintenu les activités d’une soixantaine de succursales à travers la province avec ses cadres.
La direction de la SAQ s’est fait offrir un tire-bouchon métaphorique, mardi, à la table des négociations, alors que les salariés de ses 404 succursales ont déclenché la grève dans l’espoir de faire déboucher les pourparlers.
Il s’agit de la première des six journées de grève dont dispose le syndicat en vue de faire pression sur l’employeur.
La convention collective de ces employés est échue depuis le 31 mars 2017, mais les négociations ont cours depuis 16 mois.
À la fin du mois de juin, les 5500 syndiqués s’étaient prononcés massivement - à 91 pour cent - en faveur d’un mandat de six jours de débrayage à être déclenchés au moment jugé opportun.

Estrie

Du cinéma en plein air offert gratuitement

Des séances de cinéma en plein air seront offertes les 20 et 27 juillet de même que le 10 août à Magog.

Les projections sont gratuites et présentées au parc des Hautes-Sources et à la pointe Merry.
Pour avoir une expérience maximale, la Ville de Magog suggère aux citoyens d’apporter leurs chaises et une couverture.
En cas de mauvais temps, les films seront présentés à l’Espace culturel de Magog sur la rue Saint-David.
Ces activités font partie des nouveautés de la programmation culturelle estivale de la Ville de Magog.
La programmation est la suivante: le 20 juillet à 20h45 Pierre Lapin (famille) au parc des Hautes-Sources; le 27 juillet à 20h45 Les scènes fortuites à la Pointe Merry; le 10 août à 20h45 Coco (famille) au parc des Hautes-Sources
Pour toute question en lien avec le cinéma en plein air, les citoyens sont invités à communiquer avec la Ville de Magog par téléphone au 819 843-1330, poste 899 ou via la page Facebook (facebook.com/villedemagog).

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Des repas à harmoniser dans les 26 CHSLD du CIUSSS

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS est en train de finaliser la révision de son offre alimentaire et l’harmonisation des menus dans l’ensemble de ses CHSLD.

« Les services d’alimentation du CIUSSS de l’Estrie-CHUS assurent la gestion de 26 cuisines dans autant de CHSLD. Nous faisons partie des CIUSSS qui comptent le plus de CHSLD au Québec », met en contexte Steve Goulet, directeur adjoint aux activités hôtelières à la direction des services techniques.

Rappelons que cette harmonisation des menus vient d’une commande du ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette. À la fin de 2016, le ministre a lancé un grand défi aux CIUSSS du Québec : revoir et harmoniser les menus dans les CHSLD pour offrir des repas de meilleure qualité — et de qualité égale sur l’ensemble des territoires — aux aînés québécois.

Aux prises avec différents défis logistiques, tous les CIUSSS ont demandé que le délai du 1er avril 2018 soit repoussé pour réussir à terminer l’implantation. Ils ont obtenu un sursis de six mois.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS touche maintenant le fil d’arrivée, à temps pour respecter les nouveaux délais imposés par le MSSS.

Mais quelles étaient donc les attentes de ce nouveau menu souhaité par le ministre Barrette?
« Nous devons présenter des menus sur des cycles de trois ou quatre semaines et avec des recettes harmonisées », dit Steve Goulet.

Autre chose : il doit y avoir deux choix au menu pour plaire à davantage d’usagers.

Un usager a une aversion pour le poisson? Il y aura un second choix au menu. Pour tous les repas, jour après jour.

« C’est un très gros changement de gestion dans une cuisine. Il ne faut pas manquer de repas, mais il faut réduire le gaspillage au maximum. Ça rend aussi plus complexe la préparation des aliments en fonction des allergies, notamment », soutient Julie Bélanger, coordonnatrice des activités d’alimentation au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les recettes devaient aussi être harmonisées d’une cuisine à l’autre. « Plusieurs recettes ont été testées. Des dégustations ont été organisées pour des résidents, des proches et des nutritionnistes. Ce n’est pas simple. On a testé une moussaka. Ça n’a pas passé. Mais un bœuf au zucchini, ça, ça passe mieux », nuance Steve Goulet.

« Nous essayons aussi l’intégration des légumineuses... Ce n’est pas simple d’intégrer des nouveaux mets », ajoute Julie Bélanger.

Les nouvelles recettes revenant seulement aux trois à quatre semaines, un défi supplémentaire s’impose aux cuisiniers : « Si la recette a été moins appréciée, si on doit y apporter des changements, il faut attendre trois ou quatre semaines avant qu’elle revienne au menu. Ça prend plus de temps pour maîtriser une recette quand on ne la fait pas souvent », nuance Mme Bélanger.

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Trump ne semble pas inciter les voyageurs à bouder les États-Unis

MONTRÉAL - Alors que plus de 125 000 travailleurs de la construction s'apprêtent à déposer leurs outils pour deux semaines à l'occasion des vacances de la construction, les vacanciers ne semblent pas tourner le dos aux États-Unis en dépit des tensions entre Ottawa et Washington.

Que ce soit au Vermont, dans le Maine où dans la région de Virginia Beach - trois endroits prisés par les Québécois - les annulations de dernière minute justifiées par l'attitude ou les politiques du président américain Donald Trump relèvent plutôt de l'anecdotique.


«Nous avons appelé nos membres et partenaires la semaine dernière pour vérifier si cela était survenu et on ne peut pas dire qu'il va y avoir une tendance», a expliqué Jacinthe Paré, représentante pour le Québec au bureau du tourisme et des congrès de Virginia Beach, au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.
C'est surtout le taux de change qui demeure le principal facteur qui influence les voyageurs, ont expliqué les intervenants consultés. Le huard se négocie actuellement aux alentours de 75 cents US.


La discorde entre Ottawa et Washington est très palpable depuis la fin du sommet du G7, alors que le président Trump avait taxé le premier ministre Justin Trudeau de «malhonnête» et de «faible» sur Twitter, tout en rejetant le communiqué final du G7 auquel il avait auparavant donné son sceau d'approbation.


De plus, en guise de représailles aux taxes douanières sur l'acier et l'aluminium canadien, le gouvernement Trudeau a imposé des milliards de dollars en tarifs de rétorsion sur un éventail de produits américains. Cela a même incité des consommateurs à vouloir boycotter des produits fabriqués aux États-Unis.

Mieux vaut en rire
Avant l'incident au sommet du G7, un sondage publié en mai par CAA-Québec indiquait qu'environ 13 pour cent des répondants prévoyaient passer leurs vacances au sud de la frontière, par rapport à 11 pour cent en 2017.
En juin, les données de Statistiques Canada indiquent que le nombre de Canadiens ayant franchi la frontière de retour des États-Unis a grimpé de 12,7 pour cent au mois de juin.
«Il y a peut-être eu deux ou trois annulations attribuables (aux critiques du président Trump), a expliqué Chantale Breault, qui travaille depuis environ 25 ans au camping Holiday Trav-l-Park, qui appartient au Québécois Phillippe Upton.


Selon elle, les voyageurs québécois sont responsables d'environ 85 pour cent de l'achalandage du site de plus de 800 places pendant les vacances de la construction. Le contexte politique actuel n'a pas provoqué d'importantes fluctuations.


«Nous avons quand même pris le temps de répondre aux gens qui avaient annulé pour les assurer que nous n'endossions pas ces critiques, a dit Mme Breault. Autrement, sur le terrain, je vous dirais que les Québécois en parlent davantage (de Trump) à la blague.»


D'après des données du département américain du Commerce, plus de 20 millions de Canadiens voyagent annuellement aux États-Unis et injectent près de 20 milliards $ US dans l'économie américaine.


À long terme?
Pour Allison Wallace, de l'agence Flight Center, qui compte 150 points de vente au pays, les destinations américaines demeurent toujours aussi populaires auprès des voyageurs d'ici, mais cela pourrait finir par changer.
«Cela étant dit, nous n'avons jamais vu une dispute commerciale d'une telle ampleur, alors cela peut changer, a-t-elle dit. Mais pour l'instant, les États-Unis continuent d'être prisés.»


Au Vermont, l'État a recensé 289 235 véhicules qui ont franchi la frontière entre avril et juin en provenance du Canada, ce qui constitue une augmentation de 6,4 pour cent par rapport à la même période en 2017.
Pour Wendy Knight, commissaire du département du Tourisme de cet État, la réaction plus émotive de certains par rapport aux critiques du président Trump le mois dernier ne s'est pas matérialisée sur le terrain.
«À l'exception d'une douzaine de personnes qui ont pris le temps de m'écrire pour dire qu'ils ne viendraient pas chez nous à cause du président, il n'y a pas d'effet notable sur le terrain», a-t-elle dit, au cours d'un entretien téléphonique.
Mme Knight a néanmoins souligné que son bureau s'assurait de mousser son message à l'effet que le Vermont était un endroit accueillant pour tenter de se distancer de la situation politique.


À Old Orchard, dans le Maine, Claire Beaulieu, propriétaire du Motel Kebek 2, où les Canadiens réservent environ 95 pour cent des chambres, affirme que l'achalandage est demeuré stable dans son établissement.
Tout près, Suzanne Beaulieu, qui exploite le motel Kebek 3, croit que c'est peut-être l'an prochain que des voyageurs pourraient décider d'aller ailleurs qu'aux États-Unis si la situation ne s'améliore pas.


«Une cliente m'a dit "tant que M. Trump (sera président), je ne crois pas revenir"», a-t-elle indiqué.
Toutefois, Chantale Breault, du Holiday Trav-l-Park, estime que peu importe le contexte politique, les Canadiens et les Québécois vont continuer à fréquenter les plages, ce qui devrait être suffisant pour s'assurer que l'achalandage demeure au rendez-vous.


- Avec des informations de l'Associated Press