Estrie

Une pancarte... trois mois plus tard

L'élection municipale a beau avoir eu lieu il y a plus de trois mois, il reste encore au moins une relique de la campagne tenue en novembre à Magog.

On peut encore voir dans le secteur Omerville une pancarte de la candidate défaite Johanne Bouchard, sur un poteau du terre-plein de la rue Sherbrooke.

Sur le site Portail Québec, il est indiqué que les candidats doivent retirer leurs pancartes au plus tard 15 jours après le scrutin.

Actualités

Jacques Demers réélu préfet pour un 4e mandat

Jacques Demers, maire de la municipalité de Sainte-Catherine-de-Hatley, a été réélu au poste de préfet de la MRC de Memphrémagog. Les membres du conseil des maires de la MRC ont officialisé son retour en poste lors de leur assemblée ordinaire du 17 janvier.

La nomination de monsieur Demers a été chaleureusement applaudie par les membres du conseil. « Je suis heureux de pouvoir poursuivre les nombreux dossiers entamés, voir la réalisation de certains projets arriver à terme et amorcer, avec les collègues du conseil au sein des divers comités, de nouveaux dossiers », a affirmé M. Demers.

« Je suis privilégié de pouvoir compter sur un conseil aussi engagé à faire de la MRC de Memphrémagog un territoire attrayant, tant pour nos populations que pour les visiteurs. Je compte sur le talent et l’expérience des membres du conseil pour me soutenir dans cette tâche captivante. »

Maire de la municipalité de Sainte-Catherine-de-Hatley depuis 2005, Jacques Demers est connu pour ses nombreuses implications dans la région de Memphrémagog, sur le territoire estrien et dans le milieu municipal.

Il est vice-président de la Fédération québécoise des municipalités et membre du conseil d’administration de la Fédération canadienne des municipalités. Dans la région de Memphrémagog, il est notamment le président de la Corporation Ski & Golf Mont-Orford, un important moteur économique sur le territoire. Il est aussi impliqué dans le monde des affaires.

Les membres du conseil ont également procédé à la nomination de Vicki-May Hamm à titre de préfète suppléante. La mairesse de Magog accepte elle aussi un quatrième mandat.

L’assemblée du conseil des 17 maires de la MRC a également été l’occasion de procéder à la nomination des membres du comité administratif pour les deux prochaines années. En plus du préfet et de la préfète suppléante, celui-ci est composé de Vincent Gérin, maire d’Ayer’s Cliff, Patrick Leblond, maire de Stukely-Sud, Lisette Maillé, mairesse d’Austin, et Martin Primeau, maire du Canton de Hatley.

Actualités

Un beer garden au centre-ville à Magog?

L’intersection des rues Principale Ouest et Merry Nord à Magog pourrait changer de visage à court terme. Un couple d’entrepreneurs propose en effet d’installer un commerce de type beer garden sur un terrain vacant situé à cet endroit.

Du point de vue des infrastructures, le projet d’Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey est minimaliste. Pas question de construire un large édifice, car l’essentiel des activités qui seraient offertes à la clientèle, au Lovering, se déroulerait à l’extérieur.

Ceinturé d’une clôture, le terrain accueillerait un conteneur maritime, lequel abriterait une partie des activités commerciales de l’entreprise. Un terrain de pétanque et un autre de fer seraient aménagés sur le site, où on retrouverait par surcroît des tables à pique-nique ainsi qu’un espace pour allumer un feu de joie.

« Le beer garden, c’est un concept d’origine allemande, indique Ian Jeffrey. Nous avons découvert ça quand on habitait à San Francisco et ça faisait un moment qu’on se disait que ce serait bien d’en créer un sur ce terrain au centre de Magog. »

Avant d’enclencher formellement la mise en œuvre de son projet, le couple a approché le propriétaire du terrain vacant, l’homme d’affaires Gilles Bélanger, qui aurait rapidement démontré de l’intérêt.

« Les beer gardens sont souvent installés en milieu urbain, remarque M. Jeffrey. Le lieu qu’on a sélectionné est situé à un endroit stratégique, qui relie deux portions du centre-ville et où il y a pas mal d’action. »

Bien que la traduction anglaise du mot bière se trouve dans le nom du concept proposé, les promoteurs n’ont pas l’intention d’offrir une vaste sélection d’alcools à la clientèle. Seulement quelques bières, vins et cidre seraient en vente au Lovering.

Bien intégré

Ian Jeffrey est par ailleurs persuadé que les éventuelles installations du Lovering s’intégreraient harmonieusement au secteur ciblé pour son implantation. Il mentionne à ce sujet que des architectes ont été embauchés pour que le produit livré soit le plus attrayant possible au plan visuel.

Dans la foulée, il précise que la maquette du projet présentée à la Ville de Magog et rendue publique reflète ce que sa partenaire et lui désirent réaliser. Mais il ajoute qu’il ne s’agit pas du design définitif.

« Si on ne fait pas ça à cet endroit, ce sera un truc 100 pour cent commercial comme un Starbucks, par exemple, qui se retrouvera éventuellement là. Ça n’amènerait aucun cachet. Est-ce que c’est ça qu’on voudrait? »

M. Jeffrey ouvre également la porte à la tenue d’activités additionnelles au Lovering à différents moments de l’année. En saison estivale, on envisage la création d’un marché public et, durant l’automne, de multiples produits reliés à la fête de Noël pourraient être vendus sur place.

Estrie

L’année commence mal pour Marc-André Skelling

Mauvaise nouvelle pour Marc-André Skelling et ses proches. Une nouvelle masse cancéreuse de neuf centimètres est apparue au niveau lombaire du jeune homme d’East Angus, atteint de la maladie de Hodgkin.

« Il se doutait que la maladie était de retour, car il a beaucoup mal au dos et il avait recommencé à avoir des boutons et la maladie se manifeste par des boutons. Il connaît son corps depuis toutes ces années de combat contre le cancer », se désole la mère de Marc-André, Muguette Skelling.

Il y a deux semaines, Marc-André s’est rendu à l’hôpital pour recevoir son traitement expérimental provenant des États-Unis, unique traitement disponible pour « endormir » son cancer après que la greffe et la chimiothérapie eurent été éliminées comme route vers la guérison.

« Il est allé seul à son traitement. Jamais il n’y va seul. Il le savait que les nouvelles étaient mauvaises. Il a montré sa peau au personnel et tout de suite les traitements ont été arrêtés. Le lendemain, il passait un scan. C’est hier (mardi) que le coup de masse a frappé », raconte la maman.

Ses traitements provenant des États-Unis sont arrêtés de façon définitive. « Là, toute l’équipe médicale se réunit pour décider du nombre de traitements de radiothérapie qu’il devra subir. Dr Castilloux dit qu’il a un autre traitement pour lui, mais on n’en sait pas plus. Nous sommes déchirés une fois de plus et Marc-André, lui, il s’en fait pour nous. Dans le bureau du Dr Castilloux, il disait qu’il allait encore faire de la peine à ceux qu’il aime. Imagine, comme si c’était lui qui avait décidé de ça », raconte Mme Skelling précisant que pour ce rendez-vous médical, Marc-André était accompagné par son frère Mathieu.

« Le médecin lui a répondu de commencer à penser à lui. C’est la première fois qu’il s’effondrait en larmes devant son oncologue. C’est fou, on peut même pas se permettre le luxe d’avoir de l’espoir », se désole la mère, atterrée.

Marc-André se bat pour sa vie depuis bientôt sept ans. Depuis environ deux ans, il recevait un traitement expérimental provenant des États-Unis et qui n’est pas encore reconnu par Santé Canada. Ce traitement expérimental avait pour fonction non pas de guérir le patient, mais plutôt « d’endormir le cancer » qui l’afflige afin de prolonger sa vie.

Estrie et sa région

Baisse du compte de taxes à Windsor

La hausse moyenne de la taxe foncière à la Ville de Windsor est de 1,5 pour cent, or le nouveau rôle triennal d’évaluation 2018-2021 permettra d’en arriver à une baisse du compte de taxes chez plus de la moitié des propriétaires de résidences.

C’est à cette conclusion qu’arrive le conseil municipal de la Ville de Windsor qui a adopté lors de sa séance extraordinaire de lundi son budget de fonctionnement pour l’année 2018.

Aussi, le taux de base appliqué dans la catégorie résidentielle passe de 1,0268 à 0,9998 du 100 $ d’évaluation.

Du côté des tarifs, seul le tarif pour le service et le traitement de l’eau potable sera augmenté de 25 $ par unité de logement afin de s’ajuster à l’augmentation des dépenses de fonctionnement de l’usine de traitement et des coûts occasionnés par le projet de mise aux normes de l’usine, dont les travaux débuteront à l’été 2018.  

Ce tarif n’avait pas été augmenté au cours des neuf dernières années, souligne-t-on. Tous les autres tarifs demeurent inchangés.

Ainsi, le budget prévoit des revenus de 9 006 670 $, en hausse de 1,99 %. « Cette hausse s’explique principalement par des revenus additionnels provenant de la vente de terrains dans le Parc d’affaires de la 55 et par l’augmentation des revenus provenant de subventions », note un communiqué de presse.  

Baisse des dépenses

De leur côté, les dépenses de fonctionnement totales subissent une baisse de 1,26 % comparativement à 2017 pour s’établir à 7 935 560 $, et ce, malgré une hausse substantielle de 42 943 $ de la quote-part versée pour les services de la Sûreté du Québec. Le budget prévoit également le paiement comptant de projets d’investissement à la hauteur de 417 500 $ ainsi qu’un remboursement de la dette à long terme de 397 610 $.  

Pour la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, ce budget reflète bien les préoccupations de l’administration municipale en matière de contrôle des dépenses et de développement. « Nous avons comme principaux objectifs de contrôler l’accroissement de nos dépenses de fonctionnement sans pour autant se priver de projets structurants qui favorisent notre développement économique », dit-elle dans le communiqué.  

« Ce budget nous permet à la fois d’améliorer les services à la population, de poursuivre nos investissements dans les infrastructures municipales tout en demeurant parmi les villes les plus performantes à l’égard du contrôle des dépenses et de la dette à long terme. »  
Par ailleurs, la Ville maintient ses orientations en matière d’investissement, de projets de développement et dans la mise à niveau de son réseau routier. À ce titre, le Programme triennal d’immobilisations 2018-2019-2020 prévoit des investissements de l’ordre de 12,2 millions $ en 2018, dont un peu plus de 8 millions $ proviennent de subventions.

Les principaux projets d’investissement prévus en 2018 sont la mise aux normes de l’usine de filtration d’eau potable (9 millions $), l’agrandissement de la bibliothèque municipale (750 000 $) et l’amélioration des infrastructures sportives (448 000 $), énumère-t-on.

Estrie

Inondations: Québec vient en aide à des municipalités

Plusieurs municipalités estriennes sont admissibles au Programme d’aide financière accordée à la suite des inondations provoquées récemment par un redoux, des pluies et des embâcles.

Elles font partie des 37 municipalités québécoises sinistrées identifiées par la Sécurité publique du gouvernement du Québec.
Il s’agit de Sherbrooke, Ascot Corner, Coaticook, Compton, Cookshire-Eaton, Waterville, Lawrenceville, Potton et Saint-Augustin-de-Woburn. Drummondville, Victoriaville et d’autres municipalités du Centre-du-Québec en font aussi partie.
Le Programme d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents vise à soutenir les municipalités, leurs citoyens et les entreprises qui ont été victimes d’un sinistre ainsi que les organismes ayant prêté aide et assistance lors d’un sinistre.
Ce programme constitue une aide de dernier recours, notamment pour réparer certains dommages aux résidences principales et aux infrastructures municipales essentielles qui ne peuvent être couverts par une assurance, note la Sécurité publique.
Le programme peut également servir à indemniser les municipalités pour les dépenses additionnelles aux dépenses courantes occasionnées par le déploiement de mesures préventives temporaires, de mesures d’intervention ou de mesures de rétablissement.
Rappelons que la montée des eaux a causé bien des ennuis et des dommages dans la région, notamment à Cookshire-Eaton et dans le secteur Brompton à Sherbrooke.

Actualités

Cannabis médicinal à Weedon : MYM s’excuse auprès de Guy Lafleur

L’ex-joueur étoile du Canadien de Montréal Guy Lafleur n’est nullement associé au projet de culture de cannabis médical à Weedon.

C’est la précision qu’a formulée mercredi avant-midi la direction de l’entreprise MYM Nutraceuticals dans un communiqué de presse. On y présente en plus des excuses publiques.

Lire aussi: Une serre de mari de 200 M$ à Weedon

 En mode recrutement à Weedon

«Une erreur» s’était glissée dans l’un de ses communiqués du site web de l’entreprise, ajoute-t-on. Dans ce communiqué, on dit que Yann Lafleur, président de CannaCanada, est le neveu du hockeyeur Guy Lafleur.»

«Jamais le nom de monsieur Guy Lafleur n’a été lié au projet de construction de quinze serres de cannabis médical à Weedon. Néanmoins, pour éviter toute méprise, MYM a corrigé le communiqué de presse en retranchant les mots associant Yann Lafleur à monsieur Guy Lafleur», assure-t-on.

MYM se dit désolée que cette erreur ait pris tant d’importance et elle s’excuse auprès de M. Lafleur. MYM assure qu’elle n’a jamais utilisé le nom du numéro 10 du Canadien de Montréal, «outre cette erreur dans ce communiqué fautif, et que personne de son organisation n’a fait valoir cette information fausse auprès de qui que ce soit.»

«Cette erreur est attribuable au fait que le communiqué a repris un échange entre un journaliste de la CBC et Yann Lafleur et que la personne qui a écrit le communiqué s’est fait résumer la situation par un tiers. Lors de cette conversation à bâtons rompus, Yann Lafleur avait dit que c’était un lointain cousin sans plus. Un tiers a résumé les propos des uns et des autres à l’auteur du communiqué de presse et c’est là que s’est commise l’erreur. Un cas classique de téléphone arabe.»

Nadeau Bellevance

Rappelons que Weedon pourrait accueillir au cours des prochains mois une immense serre de production de marijuana médicinale où plus de 200 millions $ seront investis. Le projet de serre de production de marijuana et éventuellement de chanvre consiste à la mise en place de 15 serres de 100 000 pieds carrés. Un centre d’interprétation, de formation et même qu’un département de recherche et de développement font partie du projet présenté par les promoteurs.

On tient aussi à clarifier les faits concernant la production à venir. Le projet de MYM en est un de cannabis médicinal à des fins médicales et de chanvre à des fins industrielles et non pas de cannabis récréatif. «C’est une distinction importante», dit-on.

«MYM s’est dotée d’un partenaire en communication et en relations publiques pour le Québec, le Cabinet sherbrookois de relations publiques et de communication Nadeau Bellavance. Celui-ci a pour mission de répondre à toutes questions des médias ou de trouver la personne dans l’organisation pour répondre à leurs questions dans l’avenir. »

Estrie et régions

L’ex-maire de Windsor Louis St-Laurent s’éteint

L’ancien maire de Windsor Louis St-Laurent est décédé il y a quelques jours. La mairesse actuelle Sylvie Bureau se rappelle de bons souvenirs reliés à celui qui a d’abord remplacé par intérim la mairesse de l’époque Carmen Juneau en 1999 pour ensuite remporter les élections et occuper le poste de maire jusqu’en 2005.

« Triste nouvelle, M. Louis St-Laurent nous a quittés. Il fut maire de la ville de Windsor pendant six ans et a siégé au conseil pendant plus de 20 ans. Un homme que j’appréciais beaucoup et pour qui j’avais le plus grand respect. Reposez en paix, M. St-Laurent, vous le méritez bien », écrit Sylvie Bureau sur sa page Facebook en hommage à l’homme avec qui elle a siégé au conseil municipal pendant cinq ans.

Parmi les principaux dossiers que l’ancien maire affectionnait particulièrement, Sylvie Bureau se rappelle celui du développement industriel. « Monsieur St-Laurent croyait sincèrement au potentiel industriel de la ville de Windsor. Il a aussi travaillé sur le dossier de la Résidence le Château du bel âge et s’est battu fermement pour le maintien de l’urgence mineure à Windsor. C’était un homme passionné et têtu. Quand il avait quelque chose en tête, il était presque impossible de le faire changer d’idée. »

Bénévole pendant longtemps à la Popote roulante du Centre d’action bénévole de Windsor, l’ex-maire de Windsor a été décoré de la médaille de l’Assemblée nationale comme grand bénévole de l’année en 2016. « La députée Karine Vallières est même descendue de Québec pour la lui remettre en main propre », précise la mairesse.

Lors de la remise de médaille, Karine Vallières avait souligné que « depuis toujours, M. St-Laurent met au service d’autrui ses compétences et son expertise, que ce soit avec la Jeunesse ouvrière catholique ou la popote roulante. Il a aussi dédié une grande partie de sa vie à la population windsoroise, notamment lorsqu’il était conseiller entre 1983 et 1999 et, comme maire, entre 1999 et 2005. »

Résident au CHSLD du CSSS du Val-Saint-François à Windsor, monsieur St-Laurent laisse une image de marque. « C’était un homme très près de sa famille et un homme de cœur. Quand il t’aimait, il t’aimait vraiment. Le contraire était tout aussi vrai », assure Sylvie Bureau en ajoutant avec émotion que Louis St-Laurent l’a toujours encouragée à viser la mairie. « Je suis très peinée par son décès. Je l’aimais beaucoup. »

Parmi ses dernières volontés, M. St-Laurent désirait que la Ville soit avisée de son décès. « C’est certain que quelque chose sera nommé en son nom dans la ville de Windsor. Je tiens absolument à honorer sa mémoire », affirme la mairesse.
Louis St-Laurent laisse dans le deuil, entre autres, sa femme et ses deux enfants. Un service funéraire aura lieu en février.

Justice et faits divers

Agression au Tournesol : une chance offerte à l’élève

La Commission scolaire des Sommets estime que le nécessaire a été fait pour permettre la réintégration sécuritaire d’un élève qui aurait agressé une adolescente avec une paire de ciseaux à l’heure du retour à la maison, en décembre, à l’école secondaire du Tournesol à Windsor.

« Chaque fois qu’on a une situation particulière, on prend le temps d’évaluer le dossier en fonction de la situation et de l’historique de l’élève. Dans ce cas-ci on pense que la réintégration est possible sans nuire à la sécurité des élèves. C’est un choix qu’on fait de donner une chance à cet élève-là », explique la directrice générale de la CS des Sommets Édith Pelletier.

Lire aussi: Le père de la victime furieux que l’école réintègre l’élève

Le père de la jeune fille de 12 ans, André Paquin, s’était montré très inquiet, la veille, de savoir que le présumé agresseur allait réintégrer l’école mercredi, en attendant la suite des procédures judiciaires au Tribunal de la jeunesse pour voies de fait armées. Sur Facebook, plusieurs parents ont manifesté la même inquiétude tandis que le père informait que sa fille ne se présenterait pas en classe mercredi par crainte de croiser le jeune homme de 15 ou 16 ans.

Or après une rencontre qui a réuni en avant-midi deux parents des élèves concernés, la direction de l’école et le directeur général adjoint de la Commission scolaire des Sommets dans le but de « rassurer toute le monde », la jeune fille se serait elle aussi présentée à ses cours en après-midi.

« La réintégration s’est bien passée », relate Édith Pelletier, en entrevue avec La Tribune en début d’après-midi.

Liée par des règles de confidentialité compte tenu notamment de l’âge des élèves et de la judiciarisation de l’affaire, Mme Pelletier s’est montrée prudente dans ses commentaires.

Elle a expliqué que l’école avait prévu pour l’élève un transport différent de celui de la jeune fille « pour s’assurer que les deux jeunes ne se côtoient pas ».

À l’intérieur des murs de l’école, les deux jeunes ne sont pas non plus dans les mêmes salles de classe, vu leur âge, et l’élève réintégré va être « en présence d’un adulte en tout temps » pour assurer une surveillance, précise Mme Pelletier.

« Ces mesures vont rester en place tant que la situation va l’exiger. Ça pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année scolaire », ajoute-t-elle en spécifiant que l’école allait évidemment se conformer aux directives du tribunal.

Questionnée sur les communications prévues pour les autres élèves et parents de l’école, Mme Pelletier assure que la direction a donné toutes les informations nécessaires, dans les limites que lui posent les règles de confidentialité. « Les autres élèves de l’école ont été rencontrées en début de semaine pour expliquer la situation et il n’y aura pas de communications aux autres parents. On a toutefois dit aux élèves que leurs parents pouvaient appeler la direction au besoin. »

Elle précise que les ressources de l’école — psychologues et psychoéducateurs notamment — sont également mises à contribution pour les élèves. « On a vu l’inquiétude des parents sur Facebook, précise Mme Pelletier, mais on n’a pas eu d’appels à l’école jusqu’à maintenant même si la direction s’est montrée ouverte à répondre aux questions. »

À savoir, enfin, si la Commission scolaire des Sommets est souvent le théâtre de semblable situation, elle répond sans hésitation : « Ça n’arrive pas 12 fois par année, mais ça arrive chaque année ».

L’altercation entre les deux adolescents était survenue dans un autobus en attente de quitter le stationnement de l’école. Selon les informations qui avaient circulé en décembre, la victime n’avait heureusement pas été blessée de façon importante. La lame de quelques centimètres des ciseaux avait coupé son manteau. L’école attendait le jugement de la cour pour réintégrer l’élève, mais étant donné que son dossier a été reporté du 11 janvier au 22 février — et non pas au 22 janvier comme rapporté erronément dans nos pages mercredi —, elle a décidé de procéder.

André Paquin n’avait pas répondu à l’appel de La Tribune en fin de journée mercredi.

Politique

Pierre Reid songerait à son avenir politique

Alors qu'on assiste à une série de départs au Parti québécois, des informations circulent voulant que le député d'Orford, Pierre Reid, songe lui aussi sérieusement à la retraite.

M. Reid a été élu pour la première fois dans Orford en 2003. Âgé de 69 ans, il est le père d'un garçon de 10 ans, dont il a la garde partagée. Sa réflexion concernant son avenir serait en cours depuis un moment déjà.

La Tribune a tenté de joindre M. Reid mardi, mais sans succès. Il serait à l'extérieur du Québec pour un séjour de courte durée.

Représentant pour sa part la circonscription de Saint-François, le député libéral Guy Hardy serait également très tenté de ne pas se porter candidat en vue des élections provinciales qui auront lieu à l'automne 2018, selon Cogeco nouvelles. Il a été élu à l'Assemblée nationale en 2014.


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