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Une Fête de l'eau qui tombe à point [PHOTOS]

Magog — La deuxième édition de la Fête de l’eau de Magog tombait à point, samedi, alors que les vacances de la construction s’amorçaient sous une vague de chaleur intense.

Dès les premières heures de l’événement, touristes et citoyens de tous âges profitaient des activités gratuitement offertes, allant du bassin moussant de 900 pieds carrés au tournoi de volleyball parent-enfant, en passant par les excursions en kayak dans le marais de la Rivière-aux-Cerises. Malgré les nuages qui planaient sur le ciel magogois, peu boudaient la baignade et les jeux d’eau.  

Dur de ne pas célébrer l’eau à Magog, croit Marie-Lou Laramée, technicienne en loisirs à la Ville de Magog. « C’est l’été, on voulait marquer le coup d’envoi avec les vacances et Magog est une destination de villégiature, de baignade. L’ambiance qu’on voulait amener cet été c’était vraiment une ambiance de Club Med, à Magog. Il y a des entraînements sur musique rythmée et il y a l’Aquaclub au bord du lac où les jeunes peuvent essayer par exemple le mini-pédalo. On voulait vraiment intégrer les tout-petits dans la programmation cette année », a-t-elle partagé, heureuse du nombre de participants à la journée. « Ce matin, il y a même un autobus de Montréal qui est débarqué », a-t-elle ajouté.  

Les petits-fils de Julie Choquette, Damien et Vladimir, virevoltaient dans tous les coins du parc de la plage des Cantons. La mission du jour : tester toutes les activités. En attendant leur tour de Zorb ball sur l’eau, ils racontaient leur expérience vécue quelques minutes plus tôt au « surf mécanique », appareil cousin du taureau mécanique. 

« Tu te rappelles, au micro tout à l’heure, quand l’animateur a dit : “belle performance !” ? Bien, c’était moi sur le surf ! », a fièrement dit Vladimir. Leur grand-mère aussi comptait profiter de l’eau, et peut-être même tenter le Zorb ball, « tant qu’à y être ! » Plus difficile à dire qu’à faire cependant, a-t-elle pu constater en regardant Damien combattre le vent à bord de la sphère gonflable. N’empêche que la brise provenant du lac Memphrémagog était plus que la bienvenue, considérant la température ressentie, qui est grimpée jusqu’à 40 dans la journée.

À la découverte du lac

Cédric Lessard-Lachance, de la Rive-Sud de Montréal, visitait des amis de la région avec sa fille, Élya-Maude. « On a appris hier que ça avait lieu. On a fait, ni une, ni deux ! C’est une belle surprise, le site est enchanteur, la disposition est aérée et le personnel est vraiment sympathique ! Puis, quoi demander de mieux, avec cette chaleur-là ? », a-t-il lancé pendant que sa fillette profitait de la présence d’artistes maquilleuses pour se faire décorer la joue d’une jolie fleur. 

Pour Maxime Vachon, qui s’était déplacé depuis Georgeville, c’était l’occasion de naviguer pour la première fois à bord d’un voilier. « Ça fait longtemps que ça m’intéressait. Et là, je pense qu’on va peut-être s’y mettre plus sérieusement dans les prochaines années », a-t-il commenté, ravi de l’expérience. Lui et sa fille Louanne s’étaient trouvé un coin d’ombre avec des amis, tout près des glissades d’eau. 

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Réduction des accidents avec des animaux sur la 10: nouvelle étape pour le projet

Alors que les collisions de véhicules avec des bêtes sauvages se multiplient en Estrie, Corridor appalachien a lancé un vaste projet pour faciliter les passages fauniques dans certains secteurs critiques de l’autoroute 10, notamment entre Bromont et Magog.

Une première étude a été réalisée l’an dernier pour connaître les coûts des accidents avec la « grande faune » : chevreuils, orignaux et ours, entre autres. Un groupe investigue maintenant à propos des collisions avec des animaux de petite et moyenne tailles afin d’avoir un portrait global.

À LIRE AUSSIAnimaux sauvages: un projet pour prévenir les collisions sur l'autoroute 10

Cette portion du projet d’ensemble, baptisé Corridors, s’échelonnera sur deux ans. Trois étudiantes en biologie à l’Université Concordia, Sabrina Mruczek, Steffy Velosa et Anna Krupa, sillonneront durant quatre mois, matin et soir à basse vitesse, les abords de l’autoroute des Cantons-de-l’Est, dans des secteurs ciblés dans le cadre de la première phase de l’initiative.

« Une personne conduit et les deux autres regardent pour détecter des carcasses d’animaux. Des renards, des ratons laveurs, des coyotes ou des lynx par exemple. Si elles en trouvent, elles s’arrêtent, notent l’espèce et marquent l’endroit sur un point GPS », a résumé la directrice générale de Corridor appalachien, Mélanie Lelièvre. 

Il y a six ans, l’organisation a approché le ministère des Transports du Québec (MTQ) afin de lancer le premier jalon du projet, mené également en partenariat avec les ministères de la Faune, de l’Environnement ainsi que les universités Concordia et Sherbrooke.

Il s’agissait dans un premier temps d’identifier les principaux tracés naturels et les zones de collisions de part et d’autre de l’autoroute 10, qui « constitue une grande barrière aux déplacements fauniques sur le territoire », a mentionné Mélanie Lelièvre.

Les données colligées ont permis d’établir quatre secteurs prioritaires, situés entre les km 74 et 121. La première portion (zone A) est celle entre les monts Brome et Shefford, à proximité de Bromont. Le second (B) est situé entre Stukely-Sud et Saint-Étienne-de-Bolton. Le troisième (C) est le secteur d’Eastman. Le dernier (D) est près de Magog, entre les monts Orford et Chagnon.

L’étude en cours sur les collisions avec la « petite et moyenne » faune se déroulera dans les zones A, B et D.

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Agression au McDonald’s: un modus operandi presque similaire

L’homme accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de neuf ans dans un restaurant Mcdonald’s de Granby, lundi, avait agi de façon presque similaire lors d’une précédente agression, a appris La Voix de l’Est.

Christopher Dégarie Giroux, 22 ans, avait plaidé coupable à une accusation de contacts sexuels sur une mineure en mai 2018, à Longueuil.

Il avait alors écopé de 90 jours de prison à purger de façon discontinue et d’une inscription pour 10 ans au Registre des délinquants sexuels. Il lui était également interdit de posséder des armes et d’approcher tout mineur à perpétuité.

Or, les circonstances de ce précédent délit ressemblent beaucoup à ce qui s’est produit à Granby.

Selon une source près du dossier, M. Dégarie Giroux avait commis des attouchements sur une mineure de 14 ans que là aussi il ne connaissait pas. L’infraction a toutefois eu lieu dans un immeuble résidentiel plutôt que dans un restaurant.

« Il l’a touchée par-dessus ses vêtements, et ç’a été très bref », indique-t-on. 

L’homme aujourd’hui domicilié à Granby — mais présentement détenu — n’a visiblement pas appris de sa sentence.

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Bousculade

Il a été arrêté peu après sa récidive alléguée de lundi dernier. Selon la police de Granby, il a suivi une fillette aux toilettes du restaurant de la rue Denison Est, vers 22 h, avant de l’agresser. 

Inquiet de son absence prolongée, le père de la victime a fait irruption dans la salle de bain. M. Dégarie Giroux s’est enfui après une bousculade.

Il a comparu au palais de justice le lendemain et fait face à des accusations d’agression sexuelle, de contacts sexuels et de non-respect de ses conditions.

Pour le ministère public, Me Valérie Simard-Croteau s’est opposée à sa remise en liberté compte tenu de son passé et de la nature des accusations.

Me Mireille Leblanc, à la défense, a demandé à ce que son client subisse une évaluation psychiatrique sur sa capacité à comprendre le processus judiciaire. Entre-temps, il lui est interdit de communiquer avec la victime ou ses proches.

M. Dégarie Giroux souffrirait d’une déficience intellectuelle et consommerait des drogues. Par le passé, il a aussi été trouvé coupable de vol qualifié et d’entrave au travail des policiers.

La cause a été reportée au 22 juillet.

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Un vétéran de la 2e Guerre mondiale s’éteint

La région vient de perdre l’un des derniers survivants de la Deuxième Guerre mondiale. John « Jack » Noble Hobbs est décédé le 9 juillet à l’âge de 99 ans et sept mois.

M. Noble Hodds était un résidant de la Résidence Wales Home, à Cleveland près de Richmond.

L’ancien militaire a été pilote du Halifax Bomber pendant le conflit mondial contre l’Allemagne.

Sa famille le décrit comme un homme qui « appréciait la vie, être avec ses amis, jouer aux cartes, au billard, au golf et au curling ». Il aimait surtout partager des histoires avec une bonne bière froide ou un martini, « avec trois olives », précise-t-on dans son avis de décès. 

Les proches de ce vétéran aimaient l’écouter raconter ses expériences comme pilote de bombardier.

« Il aimait en parler de son passé comme pilote à la guerre et les gens appréciaient l’écouter », témoigne son cousin Jack Noble.

« C’est un homme qui était très connu dans la région de Danville et d’Asbestos. Tout le monde le connaissait. » 

« Jack » aimait la musique. Il a longtemps touché le piano, se souvient son cousin.

La direction Wales Home lui a permis de jouer ses chansons préférées tous les samedis matins pendant les trois dernières années pour ses parents et amis. 

Selon son petit-fils Cary, son grand-père « était un homme aimé par plusieurs ». Le défunt connaissait les noms de tous les employés de sa résidence.

Une célébration de sa vie aura lieu dans la grande salle de la Résidence Wales Home le 10 août à 14 h.

Justice et faits divers

Leurre informatique : un accusé de Gatineau aurait sévi en Estrie

Un homme de Gatineau a été arrêté pour des infractions à caractère sexuel commises dans plusieurs régions du Québec, dont en Estrie.

Simon Langlois-Gauthier, 35 ans, aurait aussi fait des victimes en Montérégie et dans la région de Québec.

La Division des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche d’autres présumées victimes.

« Le suspect interpellait des adolescents via les réseaux sociaux en utilisant le pseudonyme de Samy Batilie 17 ans et tenait des propos à caractère sexuel », indique la SQ dans un communiqué de presse. 

« Une perquisition réalisée au domicile du suspect a permis la saisie de matériel informatique sur lequel des expertises seront réalisées. » 

Langlois-Gauthier a comparu le 16 juillet au palais de justice de Gatineau pour faire face à plusieurs chefs d’accusation, dont leurre informatique ainsi que d’avoir accédé et possédé de la pornographie juvénile, ajoute le corps policier.

Puisque plusieurs victimes ont été identifiées, la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS), coordonnée par la Sûreté du Québec, a été déployée dans le cadre de cette enquête.

Il s’agit d’une structure de commandement unifié au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat afin d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation.

Toute information au sujet de cet homme ou de ses agissements peut être transmise de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Faits divers

Nouvelle fuite de gaz à Magog

Une fuite de gaz a provoqué l’évacuation d’une partie du centre-ville de Magog tôt vendredi matin. La fuite serait liée aux importants travaux en cours au cœur de la ville.

Les immeubles évacués se trouvent en bordure de la rue Principale Ouest, dont un long tronçon est actuellement en reconstruction. Ils sont plus précisément situés entre les rues Laurier et Sherbrooke.

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L’échéancier des travaux est respecté à Magog

Un périmètre plus large encore a par ailleurs été touché par une coupure de courant vendredi matin. Cet arrêt de l’alimentation électrique était préventif : il visait à faire en sorte que la fuite de gaz n’ait pas des conséquences désastreuses.

Directrice des communications et des technologies de l’information à la Ville de Magog, Claudia Fortin révèle que la fuite a été colmatée vers 8 h 30 vendredi matin.

Les gens évacués ont pu retourner dans leurs commerces et logements vers 9 h 15 vendredi, après que les pompiers eurent vérifié que la réintégration des gens touchés ne présentait aucun risque. Le courant électrique a quant à lui été rétabli partout dans la ville à peu près au même moment. 

Il s’agit de la seconde évacuation d’importance à survenir au centre-ville de Magog en quelques semaines seulement. La précédente évacuation, qui remonte au 12 juin dernier, avait également été causée par une fuite de gaz occasionnée par les travaux se déroulant dans le secteur.

Normal

« Considérant l’ampleur du chantier et que des conduites sont découvertes, ce n’est pas anormal d’avoir des fuites de gaz et les gens ne doivent pas s’inquiéter. Mais c’est certain qu’on veut éviter ce genre de situation et qu’on ne souhaite pas que ça se répète », déclare Bianca de La Fontaine, conseillère en communication à la Ville de Magog.

Mme de La Fontaine souligne que plusieurs intervenants se sont réunis au lendemain de la première fuite au centre-ville de Magog en juin. Ils désiraient pouvoir minimiser les risques pour la population, advenant qu’un nouvel incident semblable se produise.

« Énergir, la Régie de police Memphrémagog, les pompiers, la Ville et l’entreprise Germain Lapalme et fils se sont rencontrés après le premier incident. Ils ont fait un post mortem, le but étant de s’assurer que tout le monde sait quoi faire en cas de problème », explique la conseillère en communication de la municipalité.

Bianca de La Fontaine ajoute que Germain Lapalme et fils aurait mis en place des mesures de sécurité additionnelles, au cours des dernières semaines, dans le but de renforcer la sécurité sur le chantier du centre-ville, qui coûtera plus de 20 millions $ à la Ville.

justice

Un mandat d'arrestation vite annulé contre Kathy Lebrun-Gagnon

Après l’émission d’un mandat d’arrestation contre elle en matinée, Kathy Lebrun-Gagnon d’Orford a fourni rapidement des explications à son avocat à distance qui ont entraîné son annulation quelques heures plus tard.

À la suite de son plaidoyer de culpabilité à plusieurs accusations de fraude, la femme de 30 ans devait recevoir sa peine, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Elle brillait cependant par son absence.

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Lebrun-Gagnon encore accusée de fabrication de faux

Kathy Lebrun-Gagnon occupait le poste de directrice commerciale chez Occasion Beaucage lorsqu’elle a commis les crimes qui lui sont reprochés.

« Nous avions une suggestion commune à présenter au tribunal. Elle a toujours été présente à toutes les étapes du processus judiciaire. J’ai tenté de la rejoindre au cours des dernières semaines. Je n’ai pas eu de retour d’appel », a expliqué Me Jean Leblanc.

Kathy Lebrun-Gagnon s’est cependant rapportée par téléphone à son avocat après l’appel de sa cause devant le tribunal.

Elle se trouve en Alberta, mais une problématique avec son vol l’a empêchée de regagner le Québec à temps pour les observations sur la peine dans son dossier.

Le 31 juillet, elle devra se présenter au tribunal à Sherbrooke pour justifier son absence.

Accusée de fabrication de faux documents, Kathy Lebrun-Gagnon a reconnu récemment les accusations portées contre elle après des discussions entre son avocat Me Jean Leblanc et la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux.

La femme d’Orford a reconnu avoir fait de faux documents d’assurances vie et invalidité, de faux contrats de burinage, de faux contrats de garantie de remplacement, de faux contrats de garantie mécaniques ou d’assurances automobiles auprès de clients qui venaient de se procurer des véhicules d’occasion entre décembre 2015 et mai 2016.

L’objectif de l’accusée était vraisemblablement de toucher des commissions sur les produits qu’elle vendait aux clients en fabriquant de faux contrats. Elle aurait touché environ 16 000 $ en commissions auxquelles elle n’avait pas droit en 2016.

Kathy Lebrun-Gagnon a quitté ses fonctions chez Occasion Beaucage au printemps 2016.

estrie

Encore des cas de dermatite à Magog

Comme à tous les étés pratiquement, des cas de dermatite du baigneur ont été recensés à Magog depuis l’arrivée de la saison chaude. Près d’une vingtaine de cas ont été rapportés à la Ville de Magog durant les dernières semaines.

«Parmi les cas de dermatite répertoriés cet été, on retrouve principalement des enfants appartenant au camp de jour de la Ville. Il y a aussi des citoyens qui nous ont informés qu’ils l’avaient eue», indique Marilou Gaouette, chef sauveteur pour les plages de la Ville de Magog.

Mme Gaouette assure que la situation n’a rien d’alarmante puisque le nombre de cas ne serait pas particulièrement élevé cette année à Magog. «Disons que c’est semblable aux étés précédents», assure-t-elle.

Chef de la division des loisirs et de la vie communautaire à la Ville, Marie-Michèle Walker indique pour sa part que les animateurs du camp de jour de la Ville ont reçu de l’information concernant la dermatite du baigneur et qu’ils essaient de faire en sorte que le moins de jeunes possible «repartent à la maison» avec cette affection cutanée.

«Aux différentes plages, nos sauveteurs font aussi de la sensibilisation auprès des baigneurs. Et puis on a installé de nouvelles affiches, aux entrées de plages, pour informer les gens par rapport à la dermatite», fait valoir Mme Walker.

ENCORE DE LA BAIGNADE

Selon Marilou Gaouette, les nombreux cas de dermatite, au fil des ans, n’ont pas eu pour effet de dissuader les gens d’aller se baigner aux plages de la Ville en bordure du lac Memphrémagog.

«Je dirais que les gens connaissent mieux le problème et qu’ils font plus attention aujourd’hui. Mais, de façon générale, les baigneurs sont toujours au rendez-vous quand il y a du soleil. C’est plus le soleil qui est le facteur déterminant. Des fois, on rencontre des citoyens plus craintifs, mais ils sont habituellement soulagés une fois qu’on leur a donné plus d’explications», indique Mme Gaouette.

Affection cutanée relativement bénigne, la dermatite est causée par de toutes petites larves, appelées cercaires, qui sont libérées dans l’eau par certains oiseaux. Ces petites larves peuvent piquer les baigneurs.

On recommande aux gens de se frotter tout le corps vigoureusement avec une serviette après une baignade dans des eaux pouvant contenir des cercaires, cela pour éviter l’affection cutanée.

Afin de diminuer le nombre de cas de dermatite sur son territoire, la Ville a recours aux services d’une entreprise qui a pour mission d’éloigner certains types d’oiseaux de ses plages. Elle procède également au ramassage des escargots en bordure de l’eau, car ces petites bêtes contribuent également à la problématique.

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BAPE de Lac-Mégantic: la mairesse Morin défend le tracé

La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a défendu le tracé proposé pour la voie de contournement ferroviaire lors de la deuxième journée des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Profitant d’une permission spéciale à la Ville pour présenter un mémoire, habituellement non permis à un initiateur de projet qu’investigue le BAPE, Mme Morin a énuméré les raisons pourquoi la voie de contournement est nécessaire et a rappelé toutes les interventions citoyennes qui ont exigé et justifié ce projet. « C’est une formidable mobilisation qui s’est exprimée, dès le début, pour la santé et la qualité de vie des résidants de toute la MRC », a-t-elle confié.

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« La Ville n’est jamais seule pour prendre les décisions, quelles qu’elles soient. C’est un projet tripartite partagé avec les gouvernements fédéral et provincial. Après quatre ans de travail d’experts et de collaborateurs, avec des critères de qualité stricts et rigoureux, il y a eu la pression de la part des gouvernements pour que soit accéléré le processus vers la réalisation de la voie de contournement. Mais cela a pris cinq ans avant d’avoir un engagement ferme de leur part », a-t-elle fait remarquer sur un ton de justification. Elle a enclenché le processus pour la voie de contournement une quinzaine de jours seulement après avoir été élue à la mairie, en novembre 2017.

Elle a énuméré les avantages du tracé actuel, mais à la condition d’une cour de triage dans le parc industriel local. Elle souhaite que le projet serve la reconstruction sociale de sa ville. « Ce sont les gouvernements qui demandaient que les ajustements au tracé soient les plus minimes possible. » Elle a aussi été questionnée sur la destruction inutile de résidences au centre-ville.

70 hectares de forêt détruits

Deux représentants du syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, André Roy, président, et Martin Larrivée, directeur, sont venus à la défense des producteurs agricoles et forestiers, soutenant que 70,5 hectares de forêt seraient détruits par la construction de la voie de contournement, ce qui devrait être compensé.

Le Méganticois Bernard Boulet est venu ajouter des informations à la présentation de son mémoire effectuée mardi soir, à propos de l’augmentation du trafic des camions sur la route 161 actuelle, soit les rues Salaberry et Agnès dans le quartier Fatima. Il a parlé en faveur du prolongement de la voie de contournement routière au-delà de la route 204 pour aller rejoindre le chemin de Woburn. « Il faut que Transports Canada et le ministère des Transports du Québec se parlent à ce sujet, ce qu’ils font très peu! »

Les présentations des mémoires d’Ariane Tremblay, propriétaire avec son conjoint de la Cabane à sucre Mégantic, de la direction de la Santé publique du CIUSSS de l’Estrie CHUS, de Sylvain Côté, de LogiBel et du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, ont été fort remarquées.

Jean Paradis, pour sa part, a affirmé : « Il manque un chargé de projet pour cette voie de contournement qui va dans tous les sens. Trouvez-en un très rapidement, il y a sûrement un expert qui existe en Amérique du Nord, car il y a trop d’intervenants, trop de firmes d’ingénieurs, trop d’intermédiaires. Ça presse! »

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Année chargée pour les pompiers de Magog

Le service de protection contre les incendies de la Ville de Magog a connu une année 2018 chargée. Mais le plus récent rapport annuel qu’il a produit tend à démontrer que les pompiers de Magog ont accru leur efficacité, entre autres en raison de leur nouveau mode d’organisation.

« 2018 a été une très grosse année pour nos pompiers : un nouveau directeur a pris les commandes et on a eu un feu d’une ampleur jamais vue de mémoire d’homme à Magog. Personne ne me dit que ça ne va pas chez les pompiers, alors j’en conclus que ça se passe bien », lance la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Il faut rappeler que le service de protection incendie a traversé une période difficile il y a quelques années de cela. En pleine tourmente en 2016, Serge Collins en avait cependant pris les rênes et il avait réussi à convaincre le conseil municipal d’embaucher plus de 30 pompiers permanents et temps plein, ce qui représentait une petite révolution pour la Ville de Magog.

Vicki-May Hamm en convient, le conseil municipal souhaitait que la nouvelle structure organisationnelle rapporte des dividendes, notamment parce que le service de protection incendie de la Ville est nettement plus coûteux depuis les changements survenus. Or, les résultats paraissent aujourd’hui à la hauteur des attentes des élus.

« Serge Collins a fait un mandat colossal lors de son passage comme directeur du service, reconnaît aujourd’hui son successeur, Sylvain Arteau. Je suis chanceux de profiter des infrastructures mises en place et du service tel qu’il existe aujourd’hui. »

Nouvelle caserne

Puisque M. Arteau fait référence à celle-ci, il est utile de mentionner que les pompiers de Magog se sont installés dans une caserne toute neuve au coin des rues Principale et Sherbrooke en 2018. La caserne numéro deux de la municipalité a aussi fait l’objet de rénovations importantes.

« J’ai une équipe de professionnels extraordinaire à mes côtés. Et il faut que je souligne qu’on a réussi à faire du bon travail même si on a eu un chef aux opérations en moins pendant environ un an après le départ de Michel Boudreau. Ça a demandé beaucoup aux trois qui étaient toujours en poste », note le directeur du service incendie.

À ce sujet, notons que Stéphane Massé a récemment été embauché à titre de chef aux opérations. Son embauche permettra à ses collègues occupant le même poste que lui de souffler un peu.

Lorsqu’il parle des performances du service incendie, Sylvain Arteau est particulièrement fier de mentionner que la norme de 10 pompiers en 10 minutes a été respectée lors de toutes les interventions en secteur urbain pendant l’année 2018.

« L’arrivée des pompiers à temps plein n’a pas changé la vitesse de réponse de nos équipes. Non, ce qui a changé, c’est notre force de frappe. Ça veut dire qu’on a plus de monde et plus rapidement pour intervenir lors des feux. »

Malgré les améliorations apportées, les pertes monétaires attribuables aux incendies ont augmenté cette année sur le territoire de Magog, passant de 2,8 millions $ en 2017 à 3,6 M$ en 2018. Ce bond serait survenu en raison du feu majeur qui s’est produit au centre-ville en octobre dernier.

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Le ponton chaviré retiré du Memphrémagog

On a pu finalement retirer des eaux du lac Memphrémagog l’épave d’un ponton qui avait sombré à la fin juin.

L’opération s’est déroulée lundi en fin de journée non sans donner des maux de tête aux personnes responsables des manœuvres.

L’embarcation s’est brisée quand on a tenté une première fois de la hisser hors de l’eau au quai Bryant, à la hauteur d’Austin, explique  Guy Jauron, directeur général de la MRC de Memphrémagog.

«L’épave a pu être sortie de l’eau, mais difficilement», dit-il.

«Il reste des débris dans le fond du lac. Ils devront être sortis de là par des plongeurs.»

Rappelons que le ponton avait chaviré le 29 juin dernier. L’embarcation s’était renversée lors de forts vents sur le lac.

Son propriétaire peinait à trouver une solution pour le retirer des eaux du Memphrémagog. On a débord  déplacé l’épave près du quai. C’est finalement avec une grue qu’on a pu l’extirper du lac.

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Équiporc passera de 1000 à 3200 truies à Dudswell

L’élevage porcin Équiporc, situé à la limite entre Dudswell et Saint-Camille, agrandira ses installations de manière à tripler son nombre de têtes. Le projet d’agrandissement représente un investissement de 10 M$.

À ses débuts en 2000, l’élevage du Haut-Saint-François comptait quelque 1000 truies. Le projet d’agrandissement en cours de réalisation permettra au producteur Sébastien Pagé d’avoir près de 3200 truies sur sa ferme, ce qui triplera sa capacité de produire des porcelets sevrés. 

« Les travaux sont déjà entamés, près du quart de l’agrandissement a été fait depuis le début de l’été. Nous sommes en retard de quelques semaines sur nos échéanciers à cause du printemps qui s’est étiré, mais le tout va bon train », indique le producteur. 

C’est l’entrée en vigueur de nouvelles règlementations concernant le bien-être des animaux qui a poussé M. Pagé à agrandir son élevage. 

« En 2024, de nouvelles normes quant au bien-être animal seront adoptées par le gouvernement. Les producteurs devront permettre à leurs truies de passer plus de temps à l’extérieur des bâtiments de ferme, soutient M. Pagé. Au lieu de faire une dépense de près de 1 M$ pour me plier aux nouvelles normes, j’ai préféré faire un investissement et agrandir ma production. »

Consultation publique

Comme la règlementation québécoise stipule que tout agrandissement d’un élevage porcin doit faire l’objet d’une consultation publique, le conseil municipal de Dudswell en a tenu une, mercredi soir, à laquelle ont assisté une quinzaine de citoyens. 

Des préoccupations ont été soulevées par certains d’entre eux, particulièrement quant à l’impact de l’élevage sur la nappe phréatique et le bruit généré au moment de nourrir les truies. 

« J’espère vraiment que les activités de M. Pagé ne mèneront pas à la contamination de la nappe phréatique à laquelle nos puits sont connectés, a soulevé Paul Olsen, dont la propriété est voisine d’Équiporc. On veut être sûr que notre source d’eau ne sera jamais contaminée. Ni demain ni dans 10 ans. » 

Bien que leurs préoccupations soient légitimes, le projet d’agrandissement d’Équiporc est conforme aux règlements du ministère de l’Environnement et de la Municipalité de Dudswell, a rappelé la mairesse Mariane Paré. 

« Le projet d’agrandissement de M. Pagé répond à toutes les normes du ministère de l’Environnement et des normes de la municipalité de Dudswell. C’est important que les citoyens aient une occasion de dialoguer avec le demandeur et de nous communiquer leurs commentaires et inquiétudes, que nous recevrons avec attention à la municipalité », a indiqué la mairesse. 

Sébastien Pagé se fait rassurant, expliquant que les vents dominants ne vont pas dans la direction de ses voisins. « Notre emplacement est idéal, les voisins sont assez loin pour ne pas être importunés par les odeurs dégagées par l’élevage. L’impact sur l’environnement est le même qu’un élevage de vaches laitières ou n’importe quel autre élevage, nous prenons les normes du ministère et de la municipalité très au sérieux. »


+ La contrebande en cause

La Chine a décidé de suspendre ses importations de porc canadien en raison d’un cas de contrebande alimentaire. C’est ce qu’avance le producteur Sébastien Pagé, qui est vice-président des Éleveurs de porcs de l’Estrie. Il ajoute qu’un additif banni dans les deux pays aurait été détecté dans un échantillon de porc, provenant vraisemblablement d’un tiers pays. 

Il semblerait que les raisons qui ont poussé le gouvernement de Xi Jinping à mettre un embargo sur les importations de porc canadien résultent de la contrebande alimentaire, croit M. Pagé. Des producteurs étrangers se seraient fait passer pour des Canadiens et des impuretés ont été détectées dans leur porc.

« Nous avons rencontré la ministre Bibeau il y a deux semaines et elle nous a expliqué que les contrôleurs chinois ont détecté la présence de ractopamine dans un échantillon de “porc canadien”, un additif qui n’est plus utilisé au pays depuis 10 ans. Une fausse certification déclarant que le porc venait d’un producteur de la région de Drummondville a été utilisée, ce qui explique la réaction de la Chine face à notre porc », explique M. Pagé. 

Une enquête est en cours pour déterminer la provenance de la fausse certification, afin de rassurer le gouvernement chinois quant à la qualité du porc canadien et de rétablir le commerce de la viande canadienne. 

« Le marché chinois est très important pour les producteurs canadiens parce qu’ils achètent des parties du porc qui ne sont pas consommées ici, confie-t-il. On parle des pattes, de la tête, de l’estomac, etc. Si on ne peut pas les vendre à la Chine, on doit tout simplement les jeter, il n’y a pas d’autre marché pour ces parties. Ça permet à des abattoirs de faire assez de profits pour reste en affaires. »

M. Pagé estime que la contrebande alimentaire est destinée à prendre de l’ampleur dans les prochaines années. « C’est quelque chose qu’on va voir de plus en plus. Des pays qui ont moins de normes sur la production de toute sorte d’aliments vont tenter d’utiliser de fausses certifications pour accéder à des marchés qui ont des exigences élevées », craint M. Pagé.

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Zones inondables : North Hatley toujours dans la liste

Le village de North Hatley demeure inscrit dans la liste des 783 municipalités incluses dans la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée par le gouvernement provincial dans la foulée des inondations majeures survenues le printemps dernier.

Le gouvernement provincial a retiré plusieurs municipalités de la ZIS, au cours des derniers jours, après avoir effectué différentes vérifications. Mais North Hatley est restée dans la liste des municipalités visées.

« Selon les outils de planification du territoire de la MRC de Memphrémagog, la municipalité de North Hatley dispose de zones inondables 0-20 ans », a simplement répondu Sébastien Gariépy, relationniste au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, lorsqu’interrogé par La Tribune.

Il faut savoir que toutes les municipalités qui possèdent des zones inondables de catégorie 0-20 ans faisaient d’emblée partie de la ZIS, à laquelle est attaché un moratoire lié à la construction. Notons que cette catégorie regroupe les secteurs les plus souvent inondés.

Les élus de North Hatley souhaiteraient permettre la construction de plusieurs dizaines d’unités d’habitation au centre de leur village, à l’intérieur d’une zone ayant déjà subi des inondations dans le passé. Leur projet ne peut cependant pas se concrétiser tel qu’élaboré au départ étant donné le contexte à l’échelle de la province. 

Environnement

Chaleur et humidité: Environnement Canada publie un bulletin météo spécial [VIDÉO]

Une masse d’air chaud et humide touchera plusieurs secteurs urbains du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse au cours des prochains jours.

Environnement Canada a diffusé mercredi matin un bulletin météorologique spécial pour le Québec et des avertissements de chaleur pour certaines régions des Maritimes.

L’humidité sera élevée et la température ressentie pourrait avoisiner les 40 degrés Celsius, particulièrement dans les zones très urbanisées du Québec, vendredi et samedi. De plus, l’indice de rayons ultraviolets (UV) sera élevé, prévient l’agence fédérale.

Le bulletin concerne les régions de Montréal, Laval, Longueuil, Pontiac, Maniwaki, Saint-Jérôme, Joliette, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Sorel-Tracy, Shawinigan, Trois-Rivières et Victoriaville, au Québec.

Au Nouveau-Brunswick, les régions de Fredericton, Moncton et Shédiac étaient touchées par une forte chaleur mercredi, de même que la région de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Dans ces régions des Maritimes, les valeurs d’humidex pourraient surpasser les 35 degrés Celsius, surtout dans les zones plus peuplées. Le mercure devrait toutefois diminuer au cours de la nuit sous l’effet d’un front froid qui traversera la région.

Lorsqu’il fait très chaud, les responsables de la santé publique recommandent à la population de passer de deux à trois heures par jour dans un endroit frais ou climatisé, de boire de l’eau régulièrement, sans attendre d’avoir soif, de réduire les efforts physiques, de ne jamais laisser un enfant seul dans une automobile ou dans une pièce mal ventilée et de s’informer de l’état de santé des proches qui sont âgés ou malades et, au besoin, de les accompagner dans un endroit climatisé.

Actualités

Lac-Mégantic: une enfant émeut le commissaire du BAPE

Une douzaine de mémoires ont été présentés en soirée mardi à la deuxième phase des audiences du Bureau d’audiences publiques en environnement, à Lac-Mégantic (BAPE), afin de permettre aux citoyens et organismes d’émettre leurs opinions, commentaires, suggestions et de proposer des modifications au projet de voie de contournement du centre-ville de Lac-Mégantic.

Les gens qui se sont ainsi impliqués et exprimés dans le dossier avaient tous des arguments sérieux et importants à leurs yeux. Ils ont tous présenté leurs mémoires avec beaucoup d’émotions, visiblement, et de nervosité, à quelques exceptions près.

À LIRE AUSSI: Audiences du BAPE à Lac-Mégantic: pluie de critiques sur le tracé

Une petite fille de 11 ans, toute menue, Arielle Lacroix, est venue elle aussi déposer son mémoire qu’elle avait elle-même écrit, ce qui en a surpris plusieurs dans l’assistance. Elle avait d’abord demandé à sa mère, Josée Morin, si les enfants pouvaient parler au BAPE… Disant représenter les enfants, elle a déploré que le train va passer trop près de la population, d’une garderie et qu’elle souhaitait que ce soit considéré. Son témoignage en a ému plusieurs, même le commissaire Zayed qui l’a félicitée, disant qu’il a lui-même un petit-fils du même âge qu’elle, que cela le touchait beaucoup et qu’il aurait été très fier de lui s’il avait posé le même geste.

La mère de la jeune fille, Josée Morin, a elle aussi présenté un mémoire, très émue que sa fille ait ainsi témoigné. « Dans ces choses-là, on entend jamais les enfants », a-t-elle avoué. Son mémoire portait sur le respect de la Loi du développement durable, dont les 16 principes sont bafoués par le projet de voie de contournement et son mémoire en fait la démonstration.

« Par exemple, la santé et la qualité de vie. Le tracé proposé n’est pas plus sécuritaire que la voie actuelle dans le centre-ville. Il y a quatre courbes de plus qu’avant. Il n’y a aucune acceptabilité sociale, la population n’a pas été consultée du tout, alors que la participation et l’engagement sont requis dans la loi en question. La protection de l’environnement, elle n’est pas non plus respectée quant aux milieux humides.

Le citoyen Paul Dostie a présenté un mémoire très clair et cohérent, accusateur et bien écrit. Il a même reçu un avertissement du président de la commission, Joseph Zayed, de bien choisir ses mots, dans un sens plus modéré. « Les pertes de vies ne touchent pas les politiciens qui ne parlent que de dollars. Il faudrait tenir autant compte du milieu humain que des milieux humides… Ce fut tout un gâchis à cause d’une compagnie de broche-à-foin qui a œuvré à Lac-Mégantic ». Il faisait allusion évidemment à la Montreal Maine and Atlantic (MMA) Railway. « Il faut que le train sorte de la ville pour que celle-ci puisse vivre », a-t-il martelé.

Les mémoires de la Municipalité de Nantes, de la Coalition pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, présenté par son porte-parole Robert Bellefleur, de l’avocat Jean-Claude Boutin, de Daniel Poirier, un citoyen représentant un regroupement de citoyens de Nantes signataires d’une pétition pour que le train passe au nord de la route 161 plutôt qu’au sud, ont été remarqués.

Une citoyenne de Frontenac, Ginette Isabel, a noté que le tracé retenu ne l’épargne pas, puisque le train passera à seulement 200 pieds de sa résidence. En plus, elle a appris qu’elle ne sera pas expropriée, donc qu’elle ne recevra aucune compensation. Elle est venue plaider pour que les citoyens comme elle reçoivent une compensation du gouvernement pour la perte de valeur de leur résidence.

Actualités

Projet de MYM Neutraceuticals : Weedon interpelle Ottawa

Le conseil municipal de Weedon interpelle Ottawa quant au processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada pour le projet de serres de cannabis médicinal de MYM Neutraceuticals. Le processus tarde, ce qui inquiète la municipalité, qui compte sur cet important projet estimé à 223 M$ pour générer des retombées économiques.

Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors que le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise généralement entre 12 et 18 mois, il ne se passe rien pour MYM Neutraceuticals. 

Une rencontre entre les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé s’est tenue en février afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat, selon le maire de Weedon Richard Tanguay. 

« On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique peut traiter efficacement et équitablement les demandes de licences, affirme-t-il. En tout, plus de 90 licences ont été attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies. »

La municipalité n’octroie pour le moment aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets.

« Notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître les échéances pour planifier notre développement », renchérit-il.

Le 2 juillet, le conseil municipal a adopté unanimement une résolution interpelant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en plus du premier ministre afin de connaitre l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec. 

« Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous communiquer les faits. Nous demandons également que le gouvernement améliore le système de traitement, en instaurant des délais, une standardisation et en améliorant la transparence tout au long du processus », indique la résolution, en attente de réponses dans de plus brefs délais. 

Actualités

La grève commence à la Sépaq

Faute d’entente, 300 syndiqués de la Sépaq sont en grève générale illimitée, dont ceux du Parc de la Chute-Montmorency, second site touristique le plus visité de la région de Québec.

Par ailleurs, la Sépaq a demandé mardi soir la désignation d’un conciliateur auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et la Solidarité sociale dans les négociations avec les employés des parcs nationaux.

La Sépaq a affirmé mardi soir par communiqué que cette demande fait suite à l’analyse de la contre-offre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) en vue du renouvellement des conventions collectives de ses employés syndiqués.

L’organisation dit croire que la conciliation constitue «maintenant le seul moyen d’en venir rapidement à une entente négociée afin de favoriser un rapprochement entre les parties pour minimiser l’impact de la grève sur les vacances de dizaines de milliers de Québécois».

Offre refusée lundi

Le SFPQ a refusé la plus récente offre salariale déposée lundi en soirée. Malgré cet échec, les parties étaient de retour mardi matin à la table des négociations. Le SFPQ a fait une contreproposition, tard en soirée. Aucune réponse n’avait été donnée au moment d’écrire ces lignes.

Mardi, la Sépaq estimait pourtant que «la nouvelle offre salariale déposée lundi soir mérite d’être considérée». Elle disait croire possible «de bâtir rapidement à partir de celle-ci une entente satisfaisante pour les deux parties», a déclaré son pdg, Jacques Caron, par voie de communiqué.

Dès mercredi matin, les syndiqués formeront des piquets de grève à l’entrée du Parc de la Chute-Montmorency et du Manoir, au Camping des Voltigeurs à Drummondville et dans les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais. Sans le promettre, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a déjà laissé savoir que les grévistes devraient laisser le passage à la clientèle comme lors de précédents conflits. 

Les pourparlers pourraient s’intensifier d’ici le 20 juin, date à laquelle 1500 employés de 23 parcs nationaux du Québec se joindront à la grève. Doit-on le rappeler, c’est le samedi qui correspond au début des vacances de la construction.

Les conditions salariales sont au cœur du litige. Le syndicat juge inacceptables les offres déposées en deçà de la hausse du coût de la vie. Il réclame aussi l’uniformisation des échelles salariales dans chaque unité syndicale.  Avec La Presse canadienne

fait divers

Sortie de route dans une zone de travaux de la 10

Une femme a été légèrement blessée lors d’un accident survenu près d’une zone de travaux à la sortie 118 de l’autoroute 10 lundi en milieu d’après-midi.

Sans qu’on sache pourquoi, le véhicule de la conductrice s’est retrouvé dans le terre-plein entre les deux voies de l’autoroute. Quelques personnes sont allées prêter main-forte à la dame, laquelle a été transportée à l’hôpital après sa sortie de route. 

La situation a causé certains ralentissements en direction est. 

Le chantier routier en cours, dans ce secteur, force les automobilistes à ralentir à 80 kilomètres à l’heure sur une distance d’environ 600 mètres. Il vise à offrir une cure de jeunesse à un viaduc.

Actualités

L’échéancier des travaux est respecté à Magog

Les travaux au centre-ville de Magog continueront à faire jaser les commerçants et la population en général pendant des mois encore. N’empêche, d’après les informations obtenues auprès de la Ville de Magog, ils progressent à un bon rythme.

« Pour le moment, l’échéancier des travaux est respecté et le chantier avance bien. L’entrepreneur se concentre vraiment sur la rue Principale en ce moment. Il a cessé de travailler sur Merry, où il mettra la dernière touche à ce qui a été commencé là plus tard cette année », révèle Bianca de La Fontaine, conseillère en communication à la Ville de Magog.

Puisqu’il est question de la rue Merry, l’entreprise Germain Lapalme et fils a récemment installé un trottoir en pavé de béton devant la maison Merry. Ce trottoir est principalement formé de briques carrées gris pâle, mais des motifs aux teintes foncées apparaissent à intervalles réguliers. Il donne un avant-goût des aménagements que le public découvrira plus tard dans le reste du centre-ville.

Sur le premier tronçon de la rue Principale touché par les travaux, les conduites d’aqueduc et d’égouts ont été posées dans le sol. Les ouvriers s’affairent présentement à installer les bordures de granit aux abords de la chaussée. Ce secteur ressemblait à une véritable zone de guerre il y a quelques semaines à peine. Or, aujourd’hui, les piétons se sentent davantage bienvenus sur place.

D’ailleurs, à court terme, une couche d’asphalte sera appliquée sur Principale entre les rues Merry et des Pins. « Le chantier ne sera toutefois pas terminé sur ce tronçon malgré l’asphaltage, étant donné que les trottoirs resteront à faire. Mais ce sera plus propre et accueillant pour les gens », soutient Bianca de La Fontaine.

À quelques mètres de là par contre, la situation est plus critique, car on est toujours à l’étape des travaux dans le sol. Les équipes de Germain Lapalme avanceront peu à peu, en effectuant les travaux requis, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la rue Sherbrooke, où se terminera le chantier.

« On n’a pas de date pour les différentes étapes à venir. On sait cependant que des ouvriers seront à l’œuvre durant la première semaine des vacances de la construction. La semaine suivante, le chantier prendra une pause et l’entrepreneur s’assurera de laisser l’endroit propre pour que ça soit plus agréable pour le public », indique Mme de La Fontaine.

Garder le contact

Mairesse de Magog, Vicki-May Hamm s’efforce de garder le contact avec les commerçants de la rue Principale, question de pouvoir répondre à leurs questions et d’entendre leurs commentaires concernant le chantier.

Quand on demande à Mme Hamm ce qu’elle entend de la part des commerçants, elle note que leurs commentaires sont fort variables. « La situation de chacun varie tellement. Certains font de bonnes affaires en dépit des travaux alors que d’autres ont plus de difficulté. On me dit qu’il y a moins de monde au centre-ville, mais que les gens présents sur place achètent », affirme-t-elle.

La mairesse estime toutefois qu’on pourra mieux mesurer l’impact des travaux lorsque la « saison touristique aura véritablement commencé. Août, septembre et octobre sont les mois les plus forts chez nous. C’est là qu’on verra si les touristes sont au rendez-vous. »

Notons en terminant qu’une préposée baptisée « madame Touriste » se promène depuis peu au centre-ville de Magog. Elle a pour mission d’aider les consommateurs éprouvant des difficultés diverses en faisant preuve d’humour lors de ses interventions.

actualité

Cannabis médicinal: Weedon montre son impatience

WEEDON – Le conseil municipal de Weedon s’est élevé d’une voix commune pour obtenir des réponses quant au processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada pour le projet de serres de cannabis médicinal de MYM Neutraceuticals. Le processus tarde, ce qui inquiète la municipalité, qui compte sur cet important projet chiffré à 223M$ pour générer des retombées économiques.

Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend patiemment des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors qu’habituellement le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise entre 12 et 18 mois, concrètement il n’y a aucune standardisation ni aucun délai maximal.

À LIRE AUSSI: Des promesses dures à tenir pour MYM

Une rencontre entre les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé eut lieu en février dernier afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat, selon le maire de Weedon Richard Tanguay.

«On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique détient les moyens de traiter efficacement et équitablement les demandes de licences, affirme-t-il. En tout, plus de 90 licences furent attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies.»

La municipalité n’octroie pour le moment aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets.

«Notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître  les  échéances  pour  planifier  notre  développement», renchérit-il.

Le 2 juillet dernier, le conseil municipal adopta unanimement une résolution interpelant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en plus du premier ministre afin de connaitre l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec.

«Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous  communiquer  les faits. Nous demandons également  que  le  gouvernement  améliore  le système  de traitement,  en  instaurant  des  délais,  une  standardisation  et  en  améliorant  la transparence tout au long du processus», conclut le premier magistrat, en attente de réponses sous de plus brefs délais.

Actualités

Le corps de Jacques Choquette enfin retrouvé

C’est la fin d’une longue et interminable attente pour les proches de Jacques Choquette qui sont à la fois attristés et soulagés. Plus de deux ans et demi après le meurtre du Granbyen, ses ossements ont été découverts dans le secteur de Stukely et ont été formellement identifiés grâce à l’ADN.

« C’est triste, mais nous sommes soulagés... », confie Robert Choquette, le frère de la victime, des sanglots dans la voix.

Estrie et régions

Pas de permis de bar pour le William 1912

Le bâtiment récemment rénové au cœur d’East Angus n’accueillera pas pour l’instant le pub le William 1912.

Dans une décision récente, la Régie de l’alcool des courses et des jeux (RACJ) du Québec a refusé d’accorder un permis d’alcool à l’établissement.

La Sûreté du Québec, qui s’opposait à la demande de permis de bar avec autorisation de spectacle, a réussi à convaincre la RACJ de ne pas l’accorder.

Le corps policier soulevait que des renseignements contradictoires sur les sources de financement du projet avaient été soumis et qu’un prête-nom était utilisé dans ce bar.

« La délivrance du permis demandé est susceptible de porter atteinte à la sécurité du public ou de nuire à la tranquillité publique », conclut la RACJ.

La Régie a retenu certains arguments de l’opposition policière pour rejeter la demande du pub le William.

L’Escouade régionale mixte de l’Estrie (ERM-Estrie) avait mené une perquisition au local qui devait accueillir le William 1912 le 5 avril dernier dans le cadre de l’opération Ponce. L’un des motifs au soutien du mandat de la perquisition était que ces locaux servaient vraisemblablement du trafic de stupéfiants.

La demanderesse du permis de bar du pub le William et son conjoint n’ont pas été arrêtés lors de cette opération.

Ce dernier avait fait l’objet d’une surveillance physique dans le cadre de l’enquête où il avait été vu avec un membre d’un groupe criminalisé.

LA RACJ précise qu’il n’y a pas de preuve directe que le financement du projet de la demanderesse du permis a un lien avec les fréquentations de son conjoint, mais ils ne peuvent écarter « que le William 1912 est susceptible d’être contrôlé par un groupe criminalisé avec lequel son conjoint semble entretenir des liens ».

« Force est de constater que les explications de la demanderesse en matière de financement demeurent nébuleuses et ont changé en cours de route. Les pièces documentaires ne sont pas très convaincantes non plus », explique la RACJ dans sa décision.

Actualités

Zones inondables : « Weedon n’est pas Sainte-Marthe-sur-le-Lac »

À la suite de la tenue de consultations publiques sur la construction en zone inondable partout en province, la municipalité de Weedon s’inquiète que de nouveaux décrets pourraient empêcher des propriétaires de terrains riverains de se construire ou d’agrandir leurs propriétés.

Bien que des riverains en bordure du lac Louise et de la rivière au Saumon aient été affectés par les crues printanières des trois dernières années, aucune réclamation n’a été faite auprès du gouvernement pour des dédommagements. C’est ce qui explique pourquoi le maire Richard Tanguay voit d’un mauvais œil les décrets restrictifs de construction qui pourraient être imposés à sa municipalité.

« Les règlements de notre municipalité en ce qui a trait à la construction en zone inondable sont déjà pleins de sens et concordent avec le plan du gouvernement. La construction en zone marécageuse est interdite, on permet seulement aux riverains dont le terrain est une plaine irrégulière de se construire, et ce, le plus près possible du chemin pour éviter que l’eau monte jusqu’à leur demeure, explique-t-il. On n’est pas à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, l’eau monte sur les terrains une à deux fois par année et s’écoule rapidement après. »

Qui plus est, la municipalité n’a qu’une poignée de terrains à vendre qui se trouve en bordure de ses cours d’eau. « On ne parle pas de construire un nouveau développement en zone inondable ou d’ouvrir de nouvelles rues. Il ne nous reste que quelques terrains par-ci par-là, dont certains sont déjà vendus. »

Des bâtons dans les roues

À la lumière des consultations publiques menées à la grandeur de la province quant à la construction en zone inondable, le gouvernement considère fortement adopter des décrets empêchant les propriétaires riverains situés dans des zones inondables 0-100 ans d’agrandir ou de rénover leur maison. 

« C’est sur ce point qu’on trouve la situation problématique, confie le maire Tanguay. Avant, les riverains pouvaient agrandir et rénover leur maison, faire des ajouts sur leur terrain. Cette pratique pourrait être interdite, ce qui mettrait des bâtons dans les roues de nos citoyens et les empêcherait de bien vivre. »

« Déjà que les citoyens de Weedon ne réclament rien au gouvernement lorsqu’il y a des inondations, ils ne seront pas importunés s’il y a un peu d’eau qui se rend dans une remise qu’ils ont fait construire sur le terrain, poursuit-il. Les gens ont modifié leurs maisons et sont toujours bien préparés pour minimiser l’impact de la montée de l’eau. On trouverait cela très dommage et difficile à expliquer qu’ils ne puissent plus faire des extensions en porte-à-faux et construire des remises. »

spectacles

ShazamFest: un festival en plein essor

Comme il y a bien peu de festivals en règle consacrés à l’art burlesque dans le nord-est de l’Amérique du Nord et que sa programmation est des plus impressionnantes, le ShazamFest attire constamment plus de participants. Ce fut encore le cas cette année, les organisateurs dénombrant près de 2000 participants, dont un nombre grandissant de campeurs.

La 14e édition de l’événement le plus déjanté de l’Estrie a été un franc succès, à en constater l’engouement du public et la satisfaction des organisateurs. « On a passé une autre fin de semaine inoubliable, note Ziv Przytyk, père du festival. Des gens de partout sont venus vivre l’expérience Shazam avec nous, dont plusieurs pour la première fois. L’expérience était plus immersive que jamais, le bon travail des bénévoles a vraiment porté fruit. »

À lire aussi: Le ShazamFest bat son plein

La programmation regorgeait d’artistes de talent, qui en ont mis plein la vue aux foules assemblées devant les différentes scènes. Les organisateurs ont dû redoubler d’ardeur lorsqu’ils ont appris à la dernière minute que le groupe Les Hôtesses d’Hilaire n’allait pas être en mesure de performer vendredi soir. 

« Ce sont des choses qui peuvent arriver, on doit toujours être prêts pour des situations du genre. Heureusement, Susie Arioli, Souljazz Orchestra et Afrikana Soul Sister ont cassé la baraque! Le freak show, les cracheurs de feu et tous les animateurs de foule ont littéralement hypnotisé les foules, l’énergie était palpable du début à la fin du festival, de jour comme de nuit », se réjouit-il. 

« La température a été de notre côté toute la fin de semaine, on a eu seulement une heure de pluie, poursuit Ziv Przytyk. Les gens ont beaucoup fait la fête et on a eu beaucoup de curieux qui sont venus dimanche pour la journée gratuite, dont beaucoup de familles. »

«Quand je repense au chemin qu’a fait le ShazamFest de ses débuts à aujourd’hui, je n’en reviens tout simplement pas, avoue l’unique Ziv Przytyk, instigateur de cet événement majeur. C’est toujours amusant de voir qu’il y a beaucoup de personnes qui aiment le vaudeville et tous les arts qu’on met en valeur.»

Un couple a même fait la route à partir du Manitoba pour venir vivre l’événement, dont la réputation se répand comme une traînée de poudre dans la communauté vaudeville. 

«Le ShazamFest est connu partout au pays, c’est le rassemblement burlesque par excellence au Canada, déclare sans équivoque Cody et sa conjointe Amy, qui ont fait plus d’une vingtaine d’heures de route pour venir. Les organisateurs ont fait un excellent travail, c’est très sécuritaire et divertissant. C’est beau de voir les enfants être là et participer aux différentes activités, il y en a vraiment pour tous les goûts.»

Du plaisir pour tous

Le ShazamFest étant un événement pour toute la famille, les organisateurs ont mis les bouchées doubles pour accommoder les familles. Une zone de camping silencieuse a été aménagée dans la forêt et un bateau pirate rempli de jouets a été construit, facilitant leur participation.

« On a reçu beaucoup de commentaires positifs en lien avec notre nouvelle zone pour enfants. Les campeurs de la zone familiale avaient accès à une cuisine de groupe et à une station pour nettoyer la vaisselle juste pour eux. Il y a des bébés Shazam qui naissent chaque année et on veut s’assurer que leurs parents puissent continuer de venir avec eux. On en voit de plus en plus, ce sont la relève du ShazamFest, on est très content de les avoir parmi nous. »

Maintenant que la poussière est retombée à la ferme des Przytyk à Way’s Mills, les organisateurs se tourneront rapidement vers l’organisation de la prochaine édition du festival. « On veut toujours améliorer l’expérience des participants et on va travailler fort cet hiver pour organiser un 15e ShazamFest totalement déjanté », promet M. Przytyk, comblé par la réponse du public cette année.

Estrie et régions

Un homme qui fait figure de légende souffle 100 bougies

C’est le 15 juillet 1919 qu’est né George Komery, à Lac-Mégantic, où s’était fixé son père Abid, en provenance de Mardin, en Syrie, aujourd’hui devenu territoire de la Turquie, fuyant les persécutions dont faisaient l’objet les Chrétiens orthodoxes, à cette époque. Abid Komery s’était marié à Suzanne Abdalla, en 1916, qui lui a donné quatre enfants : George, Raymond, Olga et Vilma.

Les proches de monsieur Komery et le personnel du CHSLD La Maison Paternelle de Lac-Mégantic ont souligné ses 100 ans au cours des derniers jours. 

George Komery fait figure de légende, à Lac-Mégantic, car il a mené la destinée du club de hockey Royal junior durant ses heures les plus glorieuses, à titre d’entraîneur-chef, pendant cinq ans, de 1965 à 1970.

Son secret de longévité, M. Komery, qui n’a pratiquement aucune ride au visage, semble reposer sur une chose : il a été toute sa vie en très grande forme.

Le sport y est peut-être pour quelque chose : il aimait le hockey, sans y faire une grande carrière de joueur, mais il a beaucoup pratiqué le badminton et le golf, ce dernier sport qu’il préférait de beaucoup.

« Sa routine du matin incluait de manger des fruits, dont la moitié d’un pamplemousse, et suivaient des exercices, des push-ups, en plus d’un exercice sur le ventre, qui s’exécutait en forme de berceau, pour activer ses intestins, disait-il », raconte son beau-frère, Jean-Pierre Jacques.

Cela ne l’a pas empêché de fumer beaucoup son éternel cigare, une caractéristique bien à lui.

« Aujourd’hui, sa santé connaît des hauts et des bas. Il souffre de surdité, mais n’a pas de maladie connue! Il s’est toujours bien nourri et a encore un très bon appétit », décrit M. Jacques.

Actualités

Ride de filles: une journée mémorable

Le passage des motocyclistes de la Ride de filles ce week-end à Granby restera marqué dans la mémoire collective. La onzième édition de l’événement est une année record tant pour le nombre de participants que pour le montant total des dons amassés. Elle marque également un tournant pour la Ville de Granby qui souhaite redorer son image auprès des amateurs de motos.

« C’est extraordinaire ! , a lancé le directeur général de la Ride des filles, Michel Côté, à son arrivée à Granby. C’est une année record, nous avons 350 participants et nous avons certainement dépassé notre objectif de 100 000 $. »

C’est finalement un impressionnant montant de 111 500 $ que les organisateurs de l’événement ont remis à la Fondation du cancer du sein du Québec dimanche. Bien entendu, ceux-ci s’entendent pour parler « d’un grand succès ».

« Hier (vendredi) soir, les dons augmentaient de 1000 $ à l’heure. J’avais l’impression de regarder un téléthon », a souligné tout sourire, Michel Côté.

Grâce à cette récolte record, l’organisation a franchi la barre du demi-million de dollars amassé depuis sa création en 2009.

Lors de la première édition, 50 participants avaient amassé 6243 $ en dons. Dix ans plus tard, c’est donc près de 18 fois cette somme qui a été récoltée pour la 11e mouture de l’événement.

Chargé en émotions 

Rarement un arrêt dans le trajet de la Ride de filles aura été si chargé en émotion. L’effort de nombreuses personnes impliquées a été nécessaire pour rendre possible la tenue de cette étape à Granby, soulignait le directeur général. 

« La gang a bien grossi ! », s’est exclamée Sylvie Brisebois, fondatrice de l’événement à la vue du groupe de plus de 300 personnes qui s’était réuni sur la colline du parc Daniel-Johnson pour la prise de photo.

Parmi ceux qui se sont joints à la cause cette année, on comptait le député de Granby et ministre des Transports, François Bonnardel, qui avait annoncé son intention de participer à l’événement il y a quelques semaines. « C’est une cause qui me touche beaucoup. J’ai moi-même des proches qui ont dû faire face au cancer du sein », a-t-il confié.


Actualités

Le projet de liaison ferroviaire entre Sherbrooke et Montréal atteint 300 M $

Le projet de remise à niveau des voies ferrées incluant entre autres le train reliant Sherbrooke et Montréal coûterait 300 M$, selon le dernier rapport sur l’actualisation et la bonification des infrastructures logistiques ferroviaires entre les deux villes. Produit par Bluejay Advisors en avril, le rapport fait état d’investissements de 124 M$ pour déplacer la gare de Farnham, de 91 M$ pour la mise à niveau du chemin de fer et de 10 M$ pour la construction d’une gare multimodale pour Sherbrooke et Magog.

Le document rendu public alors que Sherbrooke donne son appui au dépôt du projet au Fonds national des corridors commerciaux de Transport Canada révèle également que le propriétaire actuel du chemin de fer, CMQR, ne souhaite pas investir pour améliorer les infrastructures, mais pourrait les vendre pour 20 à 30 M$ en gardant un droit d’exploitation. Un partenaire privé devrait gérer le chemin de fer.

« Ils ne cherchent pas nécessairement à vendre, mais cette option est sur la table », nuance Michael Howard, conseiller spécial au bureau de la planification et du design urbain à la Ville de Sherbrooke. M. Howard siège également au comité exécutif composé des représentants des villes situées le long du tracé ferroviaire.

La participation des villes s’élèverait à 21,5 M$ selon les premières estimations, mais pourrait être inférieure. On estime que le projet créerait 400 emplois et engendrerait des retombées de 57 M$ annuellement.

« Nous ne savons pas encore comment seront divisées les contributions des villes. Sur papier, le plus gros projet se situe à Farnham, mais le but est d’obtenir un financement à 100 % pour que nous puissions ensuite mettre en place des infrastructures localement. »

Dans la description du projet, on indique que le train pourrait atteindre une vitesse maximale de 130 km/h entre Brossard et Bromont et de 100 km/h entre Bromont et Sherbrooke. 

En plus du train de passagers, le projet vise à construire dans le parc industriel de Magog un nouveau centre intermodal qui permettrait d’entreposer des wagons pendant les changements saisonniers et les périodes économiques moins actives. Il générerait 4000 wagons additionnels par année pendant dix ans. Il serait construit près du boulevard Poirier et de l’autoroute 55 selon le rapport.

Magog éliminerait aussi le stockage le long du chemin de la Rivière et le stationnement du train touristique serait déplacé.

Dans la fiche technique concernant la Ville de Sherbrooke, il est mentionné que la Ville deviendrait propriétaire des terrains excédentaires du CP au sud du lac des Nations après avoir éliminé le stockage et le triage à cet endroit, de même qu’une partie des voies d’évitement qui s’y trouvent. Les terrains pourraient être requalifiés pour un zonage urbain et ainsi dynamiser le secteur. Des pourparlers avaient été entamés en 2015, mais ont été interrompus quand le projet de train de passagers a refait surface.

Le stockage et le triage des wagons le long du chemin de Venise, dans le secteur Deauville, seraient éliminés. 

« Il n’y a pas assez de terrains plats à Sherbrooke pour faire une gare de triage. Les deux seuls sites fonctionnels sont ceux qui sont déjà en place, au cœur de la ville. Magog a le site parfait parce qu’il est déjà dans la zone industrielle et il est isolé », ajoute Michael Howard.

Parmi les autres améliorations au réseau identifiées, notons l’ajout d’un centre de transbordement à Brigham, l’ajout d’un service ferroviaire avec un centre intermodal pour le calcaire à Bedford, et l’ajout d’un système de signalisation entre Brossard et Sherbrooke. L’installation d’un système de signalisation électronique incluant l’aiguillage automatique accroîtrait la sécurité. Les passages à niveau seraient désormais protégés par des barrières et des feux. Dans le même sens, aucun wagon-citerne ne serait entreposé en zone urbaine à la suite de la réalisation du projet. 

Selon Michael Howard, la priorité sera de sécuriser le réseau et de diminuer le bruit. Les passages à niveau protégés réduiront les sifflements des trains. Le deuxième chantier sera celui de mettre les rails à niveau pour favoriser le transport ferroviaire et diminuer le camionnage. Le train de passagers viendrait au troisième rang des priorités. 

Selon les données du rapport, on estime que le train éliminera 350 000 voitures sur l’autoroute, réduira le transport de marchandises de 30 000 camions et réduira les émissions de GES de 11 840 tonnes par année. 

Le modèle de financement utilisé est celui de 50 % pour le fédéral, 35 % pour le provincial et 15 % pour le municipal. 

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Pas un chèque en blanc de la Ville de Sherbrooke

L’appui au dépôt d’un projet au Fonds national des corridors commerciaux (FNCC) de Transports Canada ne signifie pas que Sherbrooke s’engage à financer un quelconque projet de train, ont prévenu les élus. Le FNCC, un programme du gouvernement du Canada, vise à régler les problèmes liés aux engorgements et aux vulnérabilités du réseau de transport le long des corridors commerciaux. Une somme de deux milliards de dollars est disponible sur une période de 11 ans.

« Ce n’est pas un engagement de la Ville de Sherbrooke sur la suite du projet. Il y a beaucoup de questionnements et de réticences sur cette notion compte tenu des coûts. Faisons un pas de plus, mais il ne faut pas comprendre dans l’aire médiatique ou pour les promoteurs privés que c’est un engagement ferme d’aller de l’avant pour la suite », commente le conseiller Vincent Boutin.

Le maire Steve Lussier, lui, a été désigné comme responsable du dossier pour représenter la Ville au niveau politique. « On va vous tenir rapidement au courant des étapes à suivre. Ce sera important qu’on se tienne informés du déroulement. »

Annie Godbout a formulé un malaise devant la possibilité de financer un projet ferroviaire. « Là où j’ai un malaise, c’est la demande de la contribution des villes pour ce type de dossier. Nous avons une capacité maximum de taxer nos citoyens. Nos tartes de dépenses sont toujours de plus en plus grandes. Quand on parle du transport ferroviaire, c’est une compétence qui n’est vraiment pas municipale, mais il est vrai qu’il y a des besoins pour les industries et pour sécuriser les milieux. C’est essentiel, alors si ce n’est que sur cette base, nous ne pouvons pas refuser de regarder le dossier. Mais ce n’est pas à nous à payer pour ça. »

Nicole Bergeron indique qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. « On verra le plan d’affaires. »

Évelyne Beaudin a aussi formulé des inquiétudes devant ce projet. « Ça faisait un bout de temps que j’avais demandé que le sujet du train soit amené au conseil municipal. Ce que je vois, c’est que le projet coûtera trois fois plus cher que celui qui nous avait été présenté en début de mandat et que ça implique du transport de marchandises. Ça demandera des investissements majeurs pour des gares de triage. Le projet mise beaucoup sur les investissements privés. On parle de 100 M$ à aller chercher dans le privé. 

« Au début c’était un projet qui m’intéressait. Je persiste à croire qu’il nous faut un train de passagers pour nous relier à Montréal, mais en amalgamant plein de choses à l’intérieur, je ne me reconnais plus là-dedans. Mon enthousiasme reste à raviver. »

Estrie et régions

Marché public d’Eastman : déjà un succès

Après une première année sous forme de projet pilote, le Marché public d’Eastman prend officiellement vie. En plus d’encourager la quinzaine d’exposants, plusieurs dizaines de visiteurs ont pu danser et avoir du plaisir dans une ambiance des plus festives, samedi.

Lucie Mager, la trésorière de l’organisme, a réussi à aller chercher 18 000 $ en financement. Celle qui s’occupe du marché avec sa fille apprécie la réponse du public, qui est présent. « Je pense que c’est plus qu’une offre de produit. C’est un rendez-vous d’atmosphère, d’animation pour les enfants. C’est ce qu’on veut, on le fait pour la génération future », décrit la dame.

« Nous avons un programme de proximité du ministère de l’Agriculture du Canada, poursuit-elle. Nous avons surtout des commandites privées. On a la chance d’avoir créé deux emplois : un d’été de Services Canada et une chargée des communications qu’on a pu embaucher grâce au programme du MAPAQ », explique celle qui a également un kiosque maraîcher.

Un conseiller heureux

Carol Boivin, un conseiller municipal de la municipalité d’Eastman, s’est présenté aux élections avec l’idée de créer un marché public. « C’est un gros plus, le stationnement est plein. Comme toute municipalité, on essaie d’attirer nos gens pour qu’ils consomment chez nous. C’est sain. Comme il n’y a pas beaucoup de municipalités qui le font, on est heureux. On se sent innovants », avoue-t-il, tout sourire.

« Pour attirer les gens, je trouvais ça le fun, continue M. Boivin. Je suis souvent allé à Racine et je trouvais que le Marché Locavore, c’était quelque chose qu’on pouvait faire chez nous. Il n’y en avait pas autour de chez nous. On était prêts à le faire. On leur fournit l’emplacement. Ils payent tout, nous, on les accueille chez nous. »

Pas seulement de la nourriture  

Denis Babin, un artisan, utilise du bois de récupération afin de construire des spatules pour droitier, pour gaucher, des planches à fromage et des planches à décorations, entre autres. Ce marchand a fait partie du projet pilote, l’an dernier. « Le Marché s’améliore. Avec l’abri, c’est beaucoup plus plaisant. Tout le monde est protégé et les gens viennent de plus en plus. La semaine dernière, le temps était maussade et on a eu un bel achalandage », considère-t-il.

Les marchés publics sont très importants pour lui. « C’est mon point de vente. J’ai une boutique internet, mais parmi tant d’autres, ce n’est pas ce qui fonctionne le plus. J’ai la chance de rencontrer les clients et partager avec eux », résume M. Babin.

Le Marché Public est ouvert les samedis au 17 rue des Pins, tout près du terrain de baseball.

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RéSolve Énergie voit grand

RéSolve Énergie, une nouvelle entreprise encore dans sa première année d’émergence à Saint-Romain, dans la région de Mégantic, cherche à faire sa place dans le nouveau créneau des énergies propres.

L’entreprise a pour objectif de produire un biocarburant sur une base industrielle, d’après un procédé développé à l’Université de Sherbrooke, au Laboratoire des technologies de la biomasse, avec des caractéristiques révolutionnaires en termes d’efficacité et d’avantages écologiques.

RéSolve Énergie ne compte que deux employés, pour l’instant, à l’étape du design pilote,  et s’active à mettre en place une usine de démonstration, dans le but d’en venir à la création d’une usine de production.

«Les informations que nous recueillons à l’échelle pilote seront validées et serviront à créer le design de l’usine de démonstration. Nous visons résoudre les problèmes causés par l’éthanol de première génération, produit à partir de grains de maïs, au Québec, de canne à sucre, au Brésil, même de betterave à sucre ailleurs! Nous voulons nous servir de toute la plante, pas seulement des grains de maïs, mais également de biomasse végétale provenant de résidus agricoles et forestiers, comme les écorces d’arbres, de même que toutes les composantes de cette matière première, comme la cellulose, la lignine, etc. Les écorces constituent la partie de l’arbre qui est la moins revalorisée dans l’industrie du bois, et qui est même tout simplement enfouie, malheureusement», explique le vice-président en recherche et développement, chez RéSolve Énergie, Xavier Duret.

«Prenons la cellulose. Nous la convertissons en glucose par une hydrolyse non enzymatique et, par la suite, une fermentation la transforme en éthanol de seconde génération. Le procédé d’extraction des sucres donne également un coproduit granulé, semblable aux granules que des usines produisent à partir du bois et qui servent au chauffage des maisons l’hiver, pour les poêles et foyers à combustion lente, par exemple.»

Usines satellites 

RéSolve Énergie prévoit créer des usines satellites implantées près des scieries et de producteurs forestiers en région, sources de matières premières en biomasse, comme les écorces, entre autres. Cela afin de minimiser leur transport. Ces usines satellites produiraient les granules et alimenteraient en sucres une bioraffinerie centralisée qui produirait jusqu’à 150 millions de litres d’éthanol par année. Six de ces bioraffineries seraient disséminées sur une partie du territoire québécois.

«Il s’agirait du principe d’économie circulaire, car cette énergie propre, renouvelable, à partir de matière végétale résiduelle d’autres industries, serait brûlée par les utilisateurs, et le C02 produit serait récupéré par les plantes qui recommenceraient le cycle. Ce principe intègre les aspects économiques, bien sûr, mais également sociaux – en améliorant la qualité de vie des communautés –, et les avantages environnementaux, les trois piliers du développement durable», continue M. Duret.

«De plus, le coproduit du traitement de la lignine, les granules, ont des propriétés supérieures aux granules déjà sur le marché. Ils produisent 50 pour cent plus d’énergie quand ils brûlent et sont de beaucoup plus résistants à l’humidité, ce qui est un réel avantage pour leur transport et leur stockage, moins contraignants. Nous visons en mettre sur le marché à brève échéance. Et la production de cet éthanol et de ces granules a l’avantage d’utiliser toute la biomasse.»

Au début de juillet, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Pierre Dufour, visitait l’usine de Saint-Romain et remettait au président de RéSolve Énergie, André Proulx, une subvention de 200 000 $ provenant du Programme Innovation Bois. Cette aide financière servira à compléter le pilote par l’installation d’un système de purification de l’éthanol, afin d’atteindre un grade de biocarburant d’une pureté de 99,7 pour cent. L’ajout aux équipements d’une granuleuse performante pour la fabrication de granules est également prévu.

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Le dépôt volontaire du verre arrive dans le Val

Cinq municipalités de la MRC du Val-Saint-François auront leur point de dépôt volontaire du verre à compter de lundi et mardi. Windsor, Richmond, Racine, Stoke et Valcourt doivent recevoir les conteneurs en début de semaine.

La MRC s’attendait à un retard sur son projet d’étendre ces points de dépôt en raison d’un délai de fabrication de conteneurs, mais le délai n’aura finalement pas été ce qu’on appréhendait.

À Windsor, le conteneur doit être installé mardi matin derrière l’aréna, indique la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, qui agit ces jours-ci comme préfète suppléante de la MRC du Val-Saint-François. Les citoyens pourront y déposer tant leurs bouteilles de vin vides que d’autres contenants en verre. Les citoyens de Saint-François-Xavier-de-Brompton, Val-Joli et Saint-Claude pourront également s’en servir. « Les gens sont intéressés au projet », souligne-t-elle en ajoutant que ce mouvement va inciter les municipalités à emboîter le pas.

Rappelons que Saint-Denis-de-Brompton a déjà sa propre installation depuis 2015. Orford s’est aussi doté d’une installation du genre.

Une telle initiative se fait toujours attendre à Sherbrooke. Un comité du verre a lancé une pétition afin que la Ville de Sherbrooke mette à la disposition des Sherbrookois une vingtaine de conteneurs sur son territoire afin de recycler adéquatement les bouteilles et les contenants de verre.