Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Actualités

Les actualités en bref

Les couleurs de l’arc-en-ciel prennent place

Des immeubles de la région ont pris les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole du mouvement #çavabienaller pour donner courage à la population en ces temps de crise.

Arts et spectacles

Vallières chante Lili avec sa Lili devient virale [VIDÉO] 

Vincent Vallières chantant Lili avec sa fille Lili âgée de 14 ans. Une vidéo mise en ligne mercredi par le chanteur touche les cœurs et fait boule de neige sur le web.

L’auteur-compositeur-interprète de Magog voulait ainsi lancer un message d’espoir en cette période difficile en raison de la pandémie de la COVID-19.

Lui à la guitare, elle au xylophone, la petite vidéo est intitulée Lili avec Lili.

Les mots de la chanson sont de circonstance, c’est le moins que l’on puisse dire : « Oublie pas que t’as toujours en banque, quelques jours de chance et un peu d’espérance. On va s’en sortir ensemble », chante le duo père-fille.

La chanson Lili fait partie de l’album Fabriquer l’aube paru en 2013.

En moins de 24 heures, la vidéo sur Facebook revendique près de 400 000 vues, propulsée par 7700 partages. Les réactions et commentaires se comptent aussi par milliers.

Estrie

10 000 $ de plus pour l’aide alimentaire dans Orford

Des sommes supplémentaires pour l’aide alimentaire dans la circonscription d’Orford sont offertes à cinq organismes de la région.

Le député Gilles Bélanger annonce une contribution de 10 000 $ visant à soutenir la population dans le besoin.

À LIRE AUSSI: Moisson Haut-Saint-François obtient de l’aide pour poursuivre sa mission

L’argent est redistribué à La Banque alimentaire Memphrémagog, le Cœur sur la main (Chevaliers de Colomb), le Centre d’action bénévole de Magog, le Centre d’action bénévole à Stanstead et le Centre d’action bénévole de la Missisquoi-Nord.

De plus, avec l’annonce de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, d’injecter 10 M$ supplémentaires dans le Soutien à l’action bénévole (SAB), le budget discrétionnaire en circonscription sera plus important pour ce programme. 

Ainsi, un soutien accru pourra être offert, en 2020-2021, aux organismes communautaires qui donnent des services aux clientèles vulnérables.  

« La situation actuelle touche tous les milieux et les organismes communautaires ne font pas exception. Ils sont en première ligne pour desservir les gens dans le besoin et doivent gérer une croissance des demandes en cette période de crise provoquée par la COVID-19 », commente M. Bélanger dans un communiqué de presse. 

« Plusieurs organismes ont dû se réorganiser pour respecter les consignes sanitaires et faire face à un manque de bénévoles. Mon équipe et moi voulons les assurer de notre soutien et notre reconnaissance. D’ailleurs, les gens dans le besoin ne doivent pas hésiter à aller chercher de l’aide. »

faits divers

La glace cède sous le poids du quad d’un pêcheur

La glace des lacs peut jouer de mauvais tours à ceux qui s’y aventurent en ce printemps aux températures souvent douces.

Les pompiers de la municipalité d’Austin, riveraine du lac Memphrémagog, ont dû intervenir mardi midi pour venir en aide à un pêcheur.  

Les équipes d’urgence ont été dépêchées au large au nord de la baie Channel vers midi 50. On a dû secourir l’homme parce la glace s’était affaissée sous le poids de son quad, rapportent les pompiers d’Austin.

Les ambulanciers paramédicaux sont venus sur place pour évaluer l’état de santé de l’homme secouru.

On recommande la prudence, car la glace des plans d'eau est de plus en plus fragile.

COVID-19

COVID-19: Le CIUSSS de l’Estrie coupe dans les soins à domicile

La pandémie actuelle fait en sorte que le CIUSSS de l’Estrie a récemment enclenché une réorganisation de ses effectifs, dans tous les types d’emplois, en prévision du pic de personnes infectées. Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), qui travaillent au domicile d’une clientèle vulnérable, souvent en perte d’autonomie, font partie de ce vaste délestage. Les services jugés essentiels sont toutefois maintenus.

Bien qu’ils se disent conscients de l’importance de la crise sanitaire, certains bénéficiaires de services offerts par les ASSS demeurent perplexes devant la façon dont s’orchestre la restructuration de tâches du personnel.

COVID-19

Une deuxième journée avec une faible augmentation de cas

Ce sont 27 Estriens de plus qui ont été déclarés positifs à la COVID-19 au cours des 24 dernières heures, faisant passer le nombre total de personnes malades dans la région de 377 à 404 jeudi après-midi.

Pour une deuxième journée de suite, il s’agit d’une augmentation beaucoup moins marquée que dans les deux dernières semaines. Pendant ce temps au Québec, on a noté une progression de 907 Québécois infectés pour atteindre 5518 malades lors du bilan de jeudi après-midi.

À LIRE AUSSI: L’Estrie passe au 3e rang

COVID-19: la transmission communautaire force la révision des critères de dépistage au Québec

Il pourrait s’agir d’un deuxième pas dans la bonne direction alors que l’Estrie demeure l’une des régions du Québec les plus touchées par les cas de COVID-19.

« Ça faisait quelques jours qu’on n’avait pas de progrès importants. Est-ce que c’est le premier jour de quelque chose d’intéressant? J’espère. On ne va pas applaudir tout de suite, il n’y a rien de gagné. Mais au moins ç’a ralenti », avait réagi mercredi en entrevue à La Tribune le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

La ville de Sherbrooke demeure la plus touchée avec 151 personnes infectées, suivies par les MRC de la Haute-Yamaska et de la Pommeraie (133 cas au total). Viennent ensuite les MRC de Memphrémagog et du Val-Saint-François avec 49 cas chacune, Coaticook (9 cas), Granit (10 cas), Haut-Saint-François (10 cas) et des Sources (2 cas).

Rappelons que, dans ce cas-ci, la « région de l’Estrie » ne représente pas la région administrative de l’Estrie, composée de la Ville de Sherbrooke et de six MRC situées tout autour (MRC du Granit, des Sources, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Coaticook et Memphémagog). 

En effet, dans le domaine de la santé, les régions du Québec sont plutôt divisées en 18 régions sociosanitaires.

Lors de la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, deux MRC se sont ajoutées à la région sociosanitaire de l’Estrie. En plus des sept MRC de l’Estrie, on y retrouve maintenant deux autres MRC, soit celle de la Haute-Yamaska, où on retrouve la ville de Granby, ainsi que la MRC de la Pommeraie, incluant la ville de Bromont.

En résumé, la région sociosanitaire de l’Estrie représente une population d’environ 480 000 personnes réparties dans neuf MRC.

Finalement, on peut noter que le Centre-du-Québec compte quant à lui 54 cas confirmés de personnes infectées à la COVID-19, dont 37 dans la MRC de Drummond.

Estrie et régions

Moisson Haut-Saint-François obtient de l’aide pour poursuivre sa mission

Avec une aide financière reçue d’urgence de la table des maires du Haut-Saint-François et du député de Mégantic François Jacques, la banque alimentaire Moisson Haut-Saint-François espère être en mesure de répondre à la hausse fulgurante de demandes qu’elle constate dans cette crise de la COVID-19.

Moisson Haut-Saint-François, qui dessert les 14 municipalités de cette MRC, doit répondre à une quinzaine de dépannages supplémentaires chaque semaine depuis que le Québec a été mis sur pause pour ralentir la propagation du virus.

Estrie

Les pompiers de Magog changent d'horaire

Les pompiers de Magog adoptent diverses mesures temporaires en cette période de crise de la COVID-19, notamment en modifiant les horaires de travail.

Cette décision a été prise pour minimiser les contacts entre les équipes et diminuer les risques de contamination. Le nouvel horaire, qui s’échelonne sur 56 jours, rallonge les périodes de garde afin de diminuer la fréquence des présences en caserne, annonce un communiqué de presse.

Ainsi, chaque équipe est sur place pendant 48 heures et en congé pendant les six jours consécutifs. De même, tous les congés ou les vacances sont reportés pour la durée de l’entente afin de limiter les modifications au sein d’une équipe.

On veut ainsi assurer la sécurité des membres de l’équipe, de leur famille et des citoyens auprès desquels ils interviennent, ajoute-t-on. Le Service de sécurité incendie de la Ville de Magog et le la section magogoise du Syndicat des pompiers et des pompières du Québec en sont venus à cette entente.

Le président du syndicat, Pierre-Luc Courchesne, explique que « selon le cycle normal de 28 jours, une équipe croise d’autres équipes au moins 26 fois. En adoptant ce nouveau cycle de 56 jours, nous diminuons ce nombre à 14 croisements ». 

« Nous avons réussi un vrai tour de force. Nous sommes heureux que les pompiers et pompières soient compréhensifs et acceptent cette nouvelle réalité dont le but est d’éviter la propagation du virus à l’interne comme à l’externe. »

Pour Sylvain Arteau, directeur du Service de sécurité incendie, il était nécessaire d’adapter la structure de travail aux circonstances. « Nous sommes un service essentiel. Nos pompiers et pompières sont au front pendant cette crise et je les félicite de leur courage », affirme-t-il dans un communiqué de presse.

« Nous devons tout faire pour éviter qu’ils ne soient touchés, ainsi que leur famille, par le virus ou qu’ils deviennent des vecteurs de contamination. En les protégeant, nous nous assurons de pouvoir continuer à protéger la sécurité du public, ce qui est notre principale préoccupation. »

COVID-19

Policiers infectés: la RPM inondée d’appels

Les lignes téléphoniques ne dérougissent pas à la Régie de police de Memphrémagog (RPM) depuis qu’on sait que des agents du corps policier ont été infectés par le coronavirus.

On demande à la population de limiter les appels aux urgences. L’inquiétude des gens, surtout ceux ayant eu des contacts avec des policiers au cours des dernières semaines, est palpable, mentionne Mickaël Laroche, agent aux relations avec les médias.

À LIRE AUSSI: D’autres policiers de la RPM testés positifs

Rappelons que sept policiers et deux employés civils de la RPM ont été testés positifs. Ils ont été placés en isolement.

« Depuis l’annonce à la population que des policiers de la Régie de police de Memphrémagog avaient contracté le virus de la maladie COVID-19, plusieurs personnes ayant eu un contact avec un agent de la paix au cours des derniers jours appellent au poste. Elles s’inquiètent et veulent savoir si celui-ci avait le virus lors de leur rencontre », explique M. Laroche.

« Selon la Santé publique, le risque de contagion est pratiquement nul lorsque le contact n’est que de courte durée et lors de la remise d’un simple document, tel un constat d’infraction. Il faut un bon 15 minutes de contact pour qu’il y ait un danger. Nos policiers gardent une bonne distance avec les gens depuis plusieurs jours. »

Par ailleurs, poursuit M. Laroche, la Direction de la santé publique effectue des enquêtes pour chacun des cas de maladie COVID-19 détectés à la RPM et communique systématiquement avec toutes personnes pouvant être à risque de développer la maladie.

La RPM, probablement le corps policier le plus affecté en proportion au Québec, a pris des mesures exceptionnelles pour limiter la propagation. Par exemple, les agents et le personnel portent le masque autant à l’intérieur du poste de police qu’en patrouille sur le territoire.

Payer les constats en ligne

Par ailleurs, la Ville de Magog annonce qu’il est désormais possible de payer les constats d’infraction en ligne par le biais de son site web. Pour procéder au paiement, les personnes concernées auront besoin de leur carte de crédit, du numéro du constat et de la date de l’infraction. Des exemples de constats d’infraction sont disponibles sur la plateforme de paiement pour faciliter le repérage de ces informations.

COVID-19

Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

Avec une vingtaine de cas confirmés de COVID-19 au village, le seul dépanneur station-service de Racine ne prend plus de risques. Il a fermé ses portes lundi après-midi pour au moins une semaine, et probablement deux.

« Quand le gouvernement a décidé de donner les taux d’infestation par région en fin de semaine et que j’ai vu que Racine avait 20 cas pour une population de 800 personnes, je me suis dit que c’était énorme », confie le propriétaire du Magasin général de Racine, Patrice Dupont.

À LIRE AUSSI: Une équipe d’enquêteurs lutte contre la pandémie en Estrie

COVID-19

L’Estrie passe au 3e rang

Le bilan régional des personnes infectées par le coronavirus a grimpé à 379 Estriens mercredi, en hausse de 14 cas par rapport à la veille.

Il s’agit d’une augmentation beaucoup moins marquée que dans les derniers jours, pendant qu’au Québec, on a enregistré une progression de 449 Québécois infectés pour atteindre 4611 cas au bilan de mercredi après-midi.

À LIRE AUSSI: Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

36 nouveaux cas en Estrie

Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

À quand le fameux «sommet»? : voici les faits saillants du point de presse de François Legault du 1er avril

« Ça faisait quelques jours qu’on n’avait pas de progrès importants. Est-ce que c’est le premier jour de quelque chose d’intéressant? J’espère », a réagi le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

« On ne va pas applaudir tout de suite, il n’y a rien de gagné. Mais au moins ç’a ralenti. »

Alors qu’elle figurait généralement au deuxième rang des régions les plus touchées depuis qu’on dresse le bilan quotidien de la propagation de la COVID-19, l’Estrie est ainsi passée au troisième rang mercredi. La Montérégie a pris la deuxième place avec 422 cas, en hausse de 81 cas sur mardi. Et Laval se rapproche à 338 cas, ce qui laisse croire que l’Estrie pourrait retrouver un rang proportionnel à sa population, analyse le Dr Poirier.

« Peut-être que le boom du départ avec tous nos voyageurs qui revenaient de la semaine de relâche et les mesures qu’on a mises en place portent leurs fruits, ajoute-t-il. C’est aussi une médaille pour les Estriens parce qu’avec si peu de nouveaux cas, ça veut dire qu’ils respectent les consignes. »

Dans le bilan dressé mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec déplore deux nouveaux décès, pour en porter le total à 33. Il n’y a pas de nouveaux décès liés à la COVID-19 en Estrie. La région déplore toujours trois victimes.

Pour ce qui est des 519 résidences pour personnes âgées qui confirment au moins un cas de COVID-19 entre leurs murs, comme le soulignait François Legault, le Dr Poirier assure que seule l’éclosion déjà connue à la Résidence Soleil Manoir Sherbrooke figure dans ces statistiques. Aucune autre résidence pour personnes âgées en Estrie ne serait touchée jusqu’ici et on recenserait un cas dans un CHSLD que le Dr Poirier a refusé d’identifier. 

« Compte tenu que nous on en a si peu, j’ai été étonné qu’il y ait 519 résidences dans tout le Québec. On se croise les doigts, parce qu’il ne faut pas que ça rentre dans les résidences pour personnes âgées. C’est vraiment eux en termes de complications, soins intensifs et décès, qui sont les plus à risques », martèle le Dr Poirier.

COVID-19

Illumination de l’église de Lac-Mégantic

Symbole de la résilience des gens de Lac-Mégantic, l’église Sainte-Agnès redevient un phare pour cette région dans la lutte actuelle contre le coronavirus.

Afin de lancer un message fort aux citoyens, à ceux de partout au Québec, et ultimement de mettre de la couleur dans la vie des Méganticois, la mairesse Julie Morin a demandé à la fabrique de la paroisse d’illuminer le bâtiment.

COVID-19

Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui offrent des services à domicile à la clientèle vulnérable du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont très inquiets, tout comme leur syndicat. Au moins une ASSS aurait été testée positive à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pendant ce temps, les ASSS doivent continuer de se rendre à domicile chez leurs clients avec très peu de moyens pour se protéger et pour protéger leurs clients contre une transmission possible du coronavirus.

Soulignons que les ASSS donnent des services directs à leurs clients qui se trouvent dans des résidences privées ou encore dans des résidences privées pour aînés, comme de l’aide au bain, des toilettes partielles, de l’aide à l’alimentation, au lever ou au coucher par exemple.

À LIRE AUSSI: COVID-19: plus de malades, moins de masques

36 nouveaux cas en Estrie

actualités

Programme d’aide réclamé pour les travailleuses du sexe

 « Ce n’est pas par choix que les travailleuses du sexe continuent à offrir leurs services. C’est parce qu’il y a une demande et surtout parce que souvent elles y sont contraintes. »

Intervenante auprès des travailleuses du sexe au CALACS de l’Estrie, Marie-Michèle Whitlock estime qu’à travers cette crise sanitaire, il est temps de mettre en place un programme d’aide pour les aider à se sortir de ce milieu.

« Lorsqu’elles veulent se sortir de ce milieu, ces femmes se retrouvent sans argent. Il est temps plus que jamais de penser à un programme de sortie sécuritaire du milieu pour les aider. Avec cette crise sanitaire, c’est encore plus pressant parce qu’il n’y a pas de porte de sortie pour elles. C’est une question de santé publique », estime Marie-Michèle Whitlock.

Hébergement temporaire, consolidation du financement pour les organismes qui viennent en aide à ces femmes et aide financière directe sont autant d’avenues qui pourraient faire partie de ce programme d’aide pour les travailleuses du sexe qui veulent arrêter.

Par la nature du travail, aucune mesure financière n’est accessible pour les travailleuses du sexe.

« Il n’y a que l’aide sociale, mais l’attente est de trois à six semaines. Certaines femmes n’ont pas d’endroit où rester et elles ont de la misère à se nourrir », signale Marie-Michèle Whitlock.

Elle confirme que certaines femmes n’ont pas cessé leurs activités avec cette crise de la COVID-19 malgré les appels répétés à la distanciation sociale et à l’isolement. Les salons de massage ou les bars de danseuses sont fermés, mais certaines travailleuses du sexe continuent à voir des clients.  

« Leurs activités ont ralenti, mais elles n’ont pas arrêté. C’est une population qui est déjà marginalisée. Elles ne veulent pas être malades et ne veulent pas transmettre le virus non plus. Cependant, ce n’est pas un choix. Présentement, les proxénètes les gardent sous leur emprise parce qu’il y a encore une demande et parce qu’il y aura une fin », rappelle l’intervenante du CALACS.

Elle rappelle que dans plusieurs cas, les travailleuses du sexe sont des victimes.

« Des victimes qui n’ont accès à aucun service dans les maisons d’hébergements pour itinérants ou pour la violence conjugale. Elles ne cadrent dans aucun programme d’aide qui a été annoncé par les gouvernements au cours des derniers jours », indique l’intervenante au CALACS de l’Estrie.

Même si le nombre est difficile à préciser, Marie-Michèle Whitlock évalue à une centaine les femmes qu’elle aide chaque année.

« Je continue à recevoir plusieurs courriels ces jours-ci de femmes qui ne sont pas capables de payer leur loyer avec le 1er du mois. D’autres doivent se déplacer d’un logement insalubre à un autre. Nous cherchons des moyens de les aider pour le dépannage alimentaire, la défense de leurs droits ou des logements temporaires. Avec les contacts que j’entretiens avec les autres organismes au Québec, la situation est semblable dans chacune des régions du Québec », signale Marie-Michèle Whitlock du CALACS de l’Estrie.

Actualités

Une lutte épuisante pour les travailleurs de la Santé publique

Les employés de la Direction de la santé publique de l’Estrie (DSP) ont été durement touchés par une éclosion de la COVID-19 : environ 40 des 100 employés sont touchés par la maladie. La DSP pourrait d’ailleurs bientôt recevoir de l’aide d’une équipe de santé publique d’une autre région moins touchée par l’épidémie afin de mener à bien ses enquêtes alors que de nombreux employés doivent prendre le temps de se soigner.

La Dre Mélissa Généreux ne fait pas partie des malades en ce moment. Elle a toutefois été évaluée comme étant à « risque modéré » de contracter la maladie en raison de ses contacts avec ses collègues. Les travailleurs de la santé et des services sociaux ainsi catégorisés doivent donc se placer en isolement à domicile… sauf pour aller au travail.

À LIRE AUSSI: Une équipe d’enquêteurs lutte contre la pandémie en Estrie

Actualités

La messe présentée sur Facebook

La crise du coronavirus en pousse plusieurs à trouver des solutions en ces temps d’isolement et de confinement. Pourquoi ne pas présenter la messe sur Facebook?

À la paroisse Sainte-Luce de Disraeli, on a tenté l’expérience de l’eucharistie à distance dimanche. Les fidèles ont pu suivre la célébration captée par un téléphone cellulaire.

Estrie et régions

Une ligne d’aide créée dans les Sources

Une ligne d’aide et de référencement visant à répondre aux besoins immédiats des citoyens de la MRC des Sources dans le contexte de pandémie a été créée.

La MRC des Sources et la Table de sécurité alimentaire des Sources se sont associées pour mettre en place cette ligne qui permettra d’aiguiller les citoyens vers les ressources d’aide disponibles sur le territoire et leur fournir de l’information sur les différentes mesures gouvernementales auxquelles ils peuvent être admissibles.

COVID-19

D’autres policiers de la RPM testés positifs

Le nombre de cas de COVID-19 a grandi au cours des derniers jours au sein de l’équipe de la Régie de police de Memphrémagog (RPM).

Sept policiers et deux employés civils de la RPM ont été testés positifs et sont maintenant en mesure d’isolement, signale la direction du corps policier.

Un policier de Magog testé positif à la COVID-19

Depuis la semaine dernière, la RPM doit composer avec la réalité du COVID-19. On apprenait qu’un premier agent de la RPM avait été infecté.

Aucun cas d’hospitalisation a été nécessaire jusqu’à maintenant, assure la direction du service de police. «Pour ce qui est de la protection des employés ou plus encore la population, nous suivons intégralement les consignes de la Direction régionale de la santé», souligne un communiqué de presse diffusé lundi matin. 

«Les règles mises en place dès le début de la crise ont été validées par la Direction régionale de la santé.» 

La couverture policière demeure inchangée, malgré un taux d’absentéisme important en raison du coronavirus. «L’ensemble des employés ont démontré énormément de souplesse quant à la prise de congé normal. Sans même que la direction le demande, bon nombre d’employés avaient déjà annulé leurs congés pour offrir plus de disponibilités», commente-t-on. 

«De plus, les syndicats des employés travaillant pour la Régie se montrent très ouverts aux changements nécessaires apportés par la direction.»  

La direction de la RPM demande aux gens qui ont besoin d’une intervention d’un service de première ligne de transmettre toutes informations qui pourraient mettre à risque les intervenants. Toutes informations pertinentes méritent d’être transmises aux intervenants de première ligne et ce tant pour leur  protection  que pour celle des usagers.   

On avait pris des mesures bien avant le début de la crise, assure le directeur Guy Roy. «Aucun des cas ne provient d’un voyage, dit-il. Les enquêtes épidémiologiques de la Santé publique se poursuivent. On peut penser que le premier policier a infecté les autres.»

«Les opérations se poursuivent malgré tout ce qui arrive. Nous avons procédé à des rappels. Aussi, la plupart des cas sont traités à distances. Les policiers se déplacent seulement lorsque c’est nécessaire.»

M. Roy compte aussi sur le fait que les policiers infectés et mis en quarantaine reviendront grossir les rangs des effectifs d’ici 14 à 20 jours.

Actualités

Le SPSCE déplore les communications difficiles au CIUSSS de l’Estrie

Le Syndicat des professionnels en soin des Cantons de l’Est (FIQ-SPSCE) dénonce l’information qui coule au compte-gouttes en leur direction et les communications difficiles avec les gestionnaires du CIUSSS de l’Estrie.

Sophie Séguin, présidente du SPSCE, déplore notamment que le syndicat ne soit pas mis au courant du nombre d’employés infecté par la COVID-19 parmi leurs membres.

À LIRE AUSSI: Employés infectés: «Quand allons-nous faire de la prévention?»

Le CIUSSS de l’Estrie confirme qu’il peut fournir sur demande les données générales concernant le nombre de travailleurs du réseau infectés, mais qu’il ne donne pas les détails concernant l’endroit de travail des employés ou leur profession.

« La direction générale du CIUSSS de l’Estrie continuera de suivre les directives ministérielles en transmettant le nombre de travailleurs ayant reçu un test positif à la COVID-19, c’est-à-dire le nombre de cas confirmés sans le préciser par installations ou ressources », peut-on lire dans une réponse acheminée par courriel.

Mme Séguin assure ne pas vouloir obtenir cette information dans le but de la diffuser au public.

« De ne pas nous donner l’information juste et de ne pas nous dire nos membres qui sont positif, c’est désolant, souligne-t-elle. On ne veut pas en faire un débat sur la place publique, on veut suivre l’évolution. On pourrait voir s’il y a des brèches pour éviter que ça se propage. »

« Des informations sensibles ou à ne pas diffuser, on en a toujours eu pour le bien de l’organisation, résume-t-elle. On est capable de garder l’information, on l’a toujours fait. Il y a un lien de non-confiance envers les syndicats. »

Mme Séguin estime qu’il est difficile pour les syndicats de bien représenter leurs membres dans les circonstances.

« On reçoit les appels de gens qui vivent des difficultés, explique Sophie Séguin. On leur dit qu’on va essayer d’avoir l’information, mais on n’est pas sûr d’être capable de l’avoir. S’ils nous consultaient, on serait capable d’amener des pistes de solutions. »

Une seule question

Mme Séguin déplore aussi de ne pouvoir poser qu’une seule question par jour lors des conférences téléphoniques quotidiennes avec les PDG.

« On a droit à une question par catégorie syndicale. Parfois on en aurait cinq ou six et on est obligé d’en choisir une. C’est difficile. »

Le CIUSSS confirme qu’une rencontre téléphonique de 30 minutes a lieu chaque jour entre le président-directeur général ou la présidente-directrice générale adjointe et les syndicats. 

« Afin d’assurer une efficacité maximale de cette rencontre et d’octroyer à tous les partenaires un temps de parole équitable, il est possible que le nombre de questions soit limité, admet une porte-parole. Une adresse courriel est cependant disponible pour nos partenaires syndicaux afin que ceux-ci puissent adresser leurs questions et commentaires en tout temps. »

estrie

Pas de crème glacée au cornet à la Laiterie Coaticook

SHERBROOKE - Même si des jours plus chauds s'annoncent, il ne sera pas possible d'arrêter à la Laiterie de Coaticook pour déguster une crème glacée au cornet dans les prochaines semaines.

La direction du populaire commerce de la rue Child, rendez-vous de nombreux amateurs de crème glacée et de fromage en grains, veut éviter que trop de clients se présentent sur place en ces temps de propagation du coronavirus.

« Nous voulons à tout prix éviter un taux d'achalandage trop élevé, indique-t-on. Nous avons donc pris la décision de fermer la section des cornets de crème glacée du bar laitier. »

« La direction de l'entreprise se réunit chaque jour pour faire le point sur la situation de la COVID-19. Grâce aux conférences de presse journalières du premier ministre (François Legault), nous restons à l'affût des changements, des directives et des recommandations émises. »

Comme entreprises du domaine agroalimentaire, la Laiterie Coaticook poursuit ses activités, ajoute-t-on.

« La production de crème glacée et de fromage se poursuit dans nos installations, ce qui explique que le stationnement soit encore plein, puisque nos employés se rendent tout de même à l'usine », précise-t-on.

« Nous avons pris toutes les précautions nécessaires pour assurer la santé de nos employés et de nos clients. Notre comptoir de vente pour le fromage et la crème glacée en contenant demeure ouvert, avec un maximum de cinq clients à l'intérieur à la fois. »

Estrie et régions

La crise sanitaire vue par les maires de l’Estrie

La pandémie a des impacts sur toute la province, mais chaque municipalité mène le combat à sa manière. Afin de comprendre le quotidien des élus et citoyens de sa région, La Tribune a pris le pouls de plusieurs municipalités estriennes en ces temps d’isolement.

Lac-Mégantic

La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, n’est pas sans rappeler l’expérience que sa communauté a acquise en matière de gestion de crise depuis la tragédie de 2013.

COVID-19

Une équipe d’enquêteurs lutte contre la pandémie en Estrie

PRIMEUR / Le nombre de personnes infectées ne cesse d’augmenter en Estrie. Il y avait 329 personnes testées positives à la COVID-19 lundi en début d’après-midi, un bond de 33 personnes de plus par rapport à dimanche. Le nombre de cas identifiés à Sherbrooke est passé de 95 cas dimanche à 113 personnes infectées lundi.

L’Estrie demeure la deuxième région la plus touchée au Québec après la Ville de Montréal.

À LIRE AUSSI: Une lutte épuisante pour les travailleurs de la Santé publique

Tout près d'une centaine de cas à Sherbrooke

COVID-19: trois nouveaux décès et fermeture les dimanches

Or la situation pourrait être bien plus grave encore sans l’équipe d’une centaine de personnes passionnées - médecin, infirmières et autres professionnels - travaillant à la Direction de la santé publique de l’Estrie. Depuis deux semaines, cette équipe est très fortement sollicitée.

« Je ne sais plus ce que c’est d’avoir du temps libre », clame la Dre Mélissa Généreux, médecin-conseil à la direction de santé publique de l’Estrie et professeure agrégée à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

La Dre Généreux tient à mettre en valeur tous les membres de cette équipe tissée serrée et qui traverse en même temps une dure épreuve : celle de voir près de la moitié de ses membres frappés le coronavirus en même temps qu’ils cherchent tous et toutes à en freiner la propagation (voir l’écran suivant).

« En santé publique, nous avons un rôle ingrat dans le sens où on travaille en prévention. Les gens n’entendent pas parler de nous si on fait bien notre travail, parce qu’on prévient des situations. C’est encore le cas plus que jamais avec nos enquêtes », explique Dre Généreux.

Pour comprendre le travail de son équipe, prenons un cas concret.

« Quand on reçoit un test positif du laboratoire, nous appelons la personne testée positive. La question fondamentale, c’est : où tu l’as attrapé? Dans les premiers jours, c’était facile, les gens revenaient tous de voyage. Mais si les gens ne le savent pas, c’est là que notre enquête est la plus importante. Ont-ils été dans une fête, un rassemblement, dans une école, un hôpital, habitent-ils tous dans la même rue, vont-ils à la même pharmacie? » 

Comme les enquêtes se font encore principalement sur des dossiers papier, il fallait quelqu’un pour relire les enquêtes et tenter de faire des liens entre chacune d’entre elles. C’est ce rôle critique qu’occupent maintenant la Dre Généreux et son collègue Dr Guillaume Vandal. « On est ceux qui étudient les dossiers de tous les enquêteurs pour avoir une vision globale. Ça prend une capacité à avoir la tête pleine d’informations et à faire des liens entre toutes ces infirmations », ajoute-t-elle.

Elle donne l’exemple d’une fête de famille à Racine qui réunissait de nombreuses personnes. Un seul voyageur porteur du coronavirus a infecté plusieurs personnes de sa famille. Cette seule célébration familiale a entraîné une vingtaine de cas de coronavirus à Racine. 

Une de ces personnes nouvellement infectées a ensuite amené le virus dans une entreprise où il a infecté un travailleur qui, lui, a visité sa mère dans une résidence pour aînés. C’est ce qui a mené à l’éclosion au Manoir Sherbrooke.

Un seul voyageur infecté peut donc être à l’origine de dizaines de cas de transmissions dans la communauté d’où l’importance de rejoindre toutes les personnes qui auraient pu être en contact avec chaque personne infectée.

« Pour chaque cas positif, on peut appeler des dizaines de personnes pour les aviser de se mettre en isolement et de surveiller les symptômes », indique la Dre Généreux.

Les liens entre ces deux éclosions étaient loin d’être évidents. C’est grâce aux enquêtes menées par l’équipe de la Santé publique de l’Estrie si l’histoire a pu être écrite aussi rapidement… sauvant certainement de nombreuses vies au passage.

 « C'est moi qui ai fait le lien entre les deux éclosions. Quand on fait un lien comme ça, le cœur se met à nous débattre. On arrête tout ce qu’on fait et on avise rapidement l’équipe en charge des milieux afin qu’on protège les résidents du Manoir et qu'on y ralentisse la propagation », explique-t-elle.

« Grâce à ça, on a pu tout de suite isoler tous les résidents correctement et prendre des mesures importantes très rapidement pour limiter la propagation dans la résidence. La situation aurait pu être beaucoup plus grave », soutient la Dre Généreux.

« Sans nos enquêtes, la situation serait probablement beaucoup plus catastrophique en Estrie. Mais on ne pourra jamais avancer de chiffres parce qu’on travaille en prévention », insiste-t-elle.

Car la médecin-conseil le constate : la COVID-19 est extrêmement contagieuse. « La preuve, c’est de voir la vitesse à laquelle elle s’est propagée dans notre équipe à la Santé publique, même si c’était parfois difficile de rester à deux mètres de nos collègues parce qu’on devait notamment partager des dossiers papier », ajoute-t-elle.

Estrie et régions

Un « grand bâtisseur » s’éteint à Asbestos

Michel Desfossés, qui a notamment été l’instigateur du sentier de VTT à Asbestos, est décédé la semaine dernière. Il avait 73 ans et était atteint de la SLA.

M. Desfossés avait été honoré le 6 mars dernier alors que la trentaine de kilomètres de sentiers de quad et de VTT sur les haldes à Asbestos est maintenant connue sous le nom de sentier Michel Desfossés. Plus d’une quarantaine de personnes lui avaient rendu un vibrant hommage.

M. Desfossés avait été submergé par les émotions à de nombreuses reprises alors que ses amis et collègues prenaient la parole à tour de rôle.

Michel Desfossés a été un grand bénévole dans la région d’Asbestos.

affaires

Des paniers locavores à domicile

Quatre entreprises de la région de Compton sont plus que jamais motivées à faire aboutir leurs produits sur les tables. L’Abri Végétal, la Boulangerie Quivit, la Ferme les Broussailles et Fundus Fungus s’unissent pour la création de paniers locaux, livrés directement à domicile.

Les paniers locavores, qui seront livrés chaque semaine aux consommateurs participants de la région entre le 3 avril et le 19 juin, regrouperont assurément des produits de chacune des quatre entreprises, soit du fromage, du pain, de la verdure et des champignons. Ces derniers seront sélectionnés par les producteurs, selon la disponibilité du moment. 

Afin de s’assurer de minimiser les contacts humains, les producteurs demandent aux abonnés de laisser une glacière ou un bac de plastique à couvercle devant leur porte le jour de la livraison, où les produits seront déposés. 

Comme le précise le quatuor, cette initiative se veut une manière de se montrer solidaire. « Nous montons ce service nouveau par souci d’entraide communautaire. Nous vous évitons les déplacements trop fréquents à l’épicerie, et vous soutenez des entreprises agroalimentaires d’ici qui doivent faire preuve de résilience pendant la crise sans précédent que nous vivions », indique-t-on dans la description de l’offre. 

Les abonnés s’engagent à acheter un total de 12 paniers hebdomadaires, payés en deux versements. 

Les trois types de paniers disponibles sont le petit (35 $/semaine), le grand (50 $/semaine) et l’ensemble des deux premiers (79 $/semaine). 

Les consommateurs intéressés résidant dans les environs de Compton peuvent s’inscrire au https://www.fundusfungus.com/produits. 

MRC des Sources

Le changement de nom sur pause à Asbestos

La pandémie de la COVID-19 a aussi des conséquences sur le processus de changement de nom de la Ville d’Asbestos. L’étape du vote, prévue au mois d’avril, est reportée à une date ultérieure. Aucune date quant à une éventuelle reprise n’a été déterminée pour l’instant.

« Ce n’est pas la fin du monde si c’est en mai ou en juin et si c’est en septembre, ce sera en septembre, lance Hugues Grimard, maire d’Asbestos. Les gens n’ont pas la tête à ça et le message doit être que les gens doivent rester chez eux. On va attendre que tout reparte avant de prendre cette grande décision, ce n’est pas le bon moment. »

Les noms retenus pour le vote final seront dévoilés tout juste avant l’étape du vote.

M. Grimard confirme que le processus suit son cours et que le comité de sélection a retenu moins de 10 noms parmi les près de 500 reçus. La liste finale devrait en compter entre trois et cinq.

Rappelons que c’est un système de vote préférentiel qui a été retenu pour choisir le nouveau nom de la ville. Les citoyens auront donc à classer les noms par ordre de préférence.Le vote sera ouvert seulement aux résidents d’Asbestos. La Ville a de plus ouvert le vote aux résidants de 14 ans et plus. Ils pourront voter s’ils sont accompagnés de leurs parents et fournissent une pièce d’identité avec photo.

Six propositions de Greenpeace

Que dites-vous de « Bicknell », « Lamproie », « Listère », « Blongios », « Chevalier » ou « Apalone » comme nouveau nom pour la ville d’Asbestos ? Ce sont les suggestions inspirées d’espèces menacées de la région faites par l’organisme Greenpeace.

« Nous vivons présentement une période de crise. Les gens sont inquiets pour leurs proches, leur famille, leurs amis et beaucoup se sentent isolés à la maison. Nous avons collectivement besoin d’espoir et ce projet peut représenter un renouveau dans un certain sens », a expliqué Marie-Josée Béliveau, chargée de campagne Nature et Alimentation chez Greenpeace Canada. « La ville d’Asbestos a une occasion en or ici de devenir un symbole de préservation de la biodiversité à travers le monde. » 

  • « Bicknell » provient de la grive de Bicknell (catharus bicknelli), un petit oiseau vivant en Estrie et désigné vulnérable au Québec depuis 2009;
  • « Lamproie » est quant à lui inspiré par la lamproie du Nord (ichthyomyzon fossor), un petit poisson d’eau douce présent en Estrie et menacé au Québec depuis 2009; 
  • « Listère » vient de la listère du Sud (neottia bifolia), une plante de la famille des orchidées déjà observée en Estrie et désignée menacée au Québec depuis 2010;
  • « Blongios » est un oiseau échassier présent en Estrie et désigné vulnérable au Québec depuis 2009;
  • « Chevalier », inspiré par le chevalier de rivière (moxostoma carinatum), est un grand poisson déjà observé en Estrie et désigné vulnérable au Québec depuis 2009;
  • « Apalone » provient de la tortue-molle à épine (apalone spinifera), une tortue à carapace molle qui a déjà été observée en Estrie et désignée menacée au Québec depuis 2000.

Estrie et régions

Bris d’aqueduc à Waterville

La ville de Waterville procédera à des travaux de réparation d’une fuite d’eau sur son réseau d’aqueduc mardi ou mercredi prochain selon la température.

Lors de ces travaux, l’approvisionnement en eau sera réduit ce qui se traduira par une baisse de pression et débit, et ce particulièrement du côté sud de la Ville. Les rues Principale Sud, Highland, Westmount, Céline, Hélène, Isabelle, Gale, Arsène, Girardin, des Érables, Maisonneuve, Short seront touchées.

Les autorités de la ville conseillent aux citoyens de remplir leur baignoire et quelques contenants pour pourvoir aux besoins en eau pour quelques heures. Dès le début de ces travaux, il sera nécessaire de faire bouillir l’eau. Un avis d’ébullition sera alors transmis

Justice et faits divers

De nombreux cas de vandalisme à Windsor

Plusieurs actes de vandalisme ont été constatés à Windsor. La Ville demande donc à ses citoyens de rester vigilants.

Des panneaux d’affichage, des panneaux d’arrêt, un lampadaire et du mobilier urbain ont été endommagés dans la nuit de jeudi à vendredi. « De plus, un citoyen a rapporté qu’un groupe d’individus se serait introduit dans un édifice à logement pour ensuite frapper à plusieurs portes avant de s’enfuir », indique la Ville dans un communiqué de presse, ajoutant que les individus n’ont pu être identifiés. 

« Il s’agit de gestes inacceptables qu’il faut dénoncer sans hésiter, affirme la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau. La population doit être solidaire dans le contexte actuel et s’unir pour assurer la sécurité et le bien-être de tous. »

La Sûreté du Québec (SQ) a été informée de la situation.

La SQ ne peut cependant dire si une hausse d’actes de vandalisme a été remarquée sur le territoire estrien dans les dernières semaines. 

Affaires

Une cellule d’intervention économique dans les Sources

La MRC des Sources forme une cellule d’intervention pour prendre le pouls de l’ensemble des entrepreneurs de la région et pour identifier leurs besoins dans les mois à venir.

Les appels effectués par les intervenants économiques permettront, selon la MRC, d’avoir un portrait à jour de la situation des entreprises et de les accompagner dans les étapes à traverser. 

 « Il s’agit d’une mesure à grand déploiement, mais ça nous semblait nécessaire. On veut être là pour accompagner les entrepreneurs dans ce moment difficile. Notre équipe de conseillers économiques met tout en œuvre pour les joindre rapidement et pour les orienter vers les mesures adaptées à leur situation », affirme Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources et maire de la Ville d’Asbestos. 

 Dans ce projet, la MRC des Sources s’est associée à l’équipe de la SADC des Sources, aux corporations de développement des municipalités de son territoire et à la Chambre de commerce et d’entrepreneuriat des Sources. 

« En s’associant à nos partenaires économiques, on s’assure d’avoir le portrait le plus complet et la meilleure lecture des réalités de nos entrepreneurs », ajoute Hugues Grimard.

De plus, un registre commun a été créé afin de partager l’information en temps réel à l’ensemble des conseillers. Une employée de la MRC est aussi responsable de consigner l’ensemble des mesures gouvernementales mises à la disposition des entrepreneurs.

La MRC des Sources encourage finalement les citoyens à consommer les produits locaux dans les mois à venir. Plusieurs initiatives seront d’ailleurs mises de l’avant pour informer les citoyens des possibilités d’achat local.

Affaires

Memphrémagog: un portail d’achat local voit le jour

Diverses organisations de la région de Magog s’associent à une entreprise de technologie de l’information pour lancer une plateforme d’achat local en ligne originale et dynamique. Le projet a pour but de favoriser les ventes des commerces de la MRC Memphrémagog.

XILO Proximity, membre de la communauté de Magog Technopole, en collaboration avec le groupe OLIX, lance la plateforme baptisée L’achat local. Le tout se fait de concert avec la Ville de Magog, la Chambre de Commerce Memphrémagog, le CAE Memphrémagog et la MRC Memphrémagog.

Estrie et régions

Une mascotte égaie les aînés d’Asbestos

Les aînés d’Asbestos ne peuvent plus sortir, mais la visite est venue à eux, vendredi matin. Question de mettre un peu de baume sur leur cœur, la Ville d’Asbestos a organisé un circuit avec un camion de pompiers et une mascotte qui s’est arrêtée devant trois résidences.

La scène a donné lieu à des moments émouvants : des personnes âgées, derrière leur fenêtre, envoyaient des becs soufflés ou faisaient des saluts de la main. Des passants et des gens qui sortaient du CHSLD n’ont pu s’empêcher de sourire.

Le geste de solidarité a été particulièrement impressionnant au CHSLD, où le camion du service de sécurité incendie a déployé la nacelle pour que la mascotte puisse s’approcher des fenêtres. 

De l’entrée, on pouvait apercevoir les visages dans cette mosaïque de fenêtres, tout comme les personnes installées à la verrière qui ont pu profiter de ce clin d’œil. 

Sur l’échelle, deux pancartes ont été apposées : l’une avec le désormais célèbre arc-en-ciel « Ça va bien aller », et l’autre avec un énorme cœur accompagné du message « On pense à vous, lâchez pas! » Il ne faisait que deux degrés lorsque le cortège s’est promené dans les rues de la ville, mais pas de doute qu’il a réchauffé bien des cœurs. 

« Une petite attention »

« On sait que ce n’est pas facile dans les résidences et pour les personnes âgées. On a une pensée pour eux. On a vu la mairesse de Lac-Mégantic (Julie Morin) leur envoyer des cartes et des fleurs. C’est une petite attention », indique le maire d’Asbestos, Hugues Grimard.

Le clin d’œil aux personnes âgées a été organisé en s’assurant de respecter la distanciation physique. Le directeur du service des incendies de la Ville d’Asbestos, Alain Chaîné, le directeur adjoint et préventionniste Yannick Pinard et la mascotte Yvon Larosé étaient seuls pour orchestrer l’activité. Ceux-ci sont passés au Domaine des Générations, à la Résidence du Bel-Âge, et au CHSLD, situé sur la 3e Avenue en début de journée.

En ces temps d’incertitudes, les gestes d’entraide et d’appui se multiplient. 

Jeudi, le directeur général de la coop Métro Plus à Asbestos, Stéphane Gosselin, a annoncé que les membres du conseil d’administration et lui-même ont pris la décision de ne demander aucun loyer aux commerçants du centre commercial afin de les aider, « face à la fermeture et la baisse d’achalandage de leur commerce ». 

La décision sera réévaluée au fur et à mesure en fonction de l’évolution de la situation, a-t-il fait savoir sur une publication Facebook. La coopérative est propriétaire d’une partie du centre commercial.

« Aussi, nous avons donné une augmentation de salaire de 2 $/l’heure à nos employés pour la période du 8 mars au 2 mai 2020 », mentionne également M. Gosselin.