Actualités

Attaque à l'Oratoire Saint-Joseph: «Ça m’a heurté», raconte un témoin

Paul Lemay écoutait la messe en direct, vendredi matin, lorsque le recteur de l’Oratoire Saint-Joseph, le père Claude Grou, a été attaqué à l’arme blanche. Le Granbyen de 76 ans dit avoir été «ébranlé» par cette scène qu’il qualifie de «surréaliste».

Paul Lemay était encore sous le choc lorsqu’il s’est confié à La Voix de l’Est, peu de temps après l’agression. «J’écoute souvent la messe à la télé. Tout allait comme d’habitude. Mais quand j’ai vu un jeune homme avec une casquette blanche monter vers le père Grou, je savais qu’il y avait quelque chose d’anormal. J’ai vu le jeune bousculer le père et le faire tomber sur le plancher. Ça ressemblait à une scène de cinéma. Un prêtre poignardé à l’Oratoire, c’était impensable. Ça m’a heurté. On voyait les gens en panique, crier et sortir de la crypte.»

Estrie

Grève dans le transport scolaire en avril

Une menace de grève plane sur l’Estrie, alors que des avis touchant cinq syndicats du transport scolaire de la région affiliés à la CSN ont été émis.

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a été averti que les syndiqués entendent recourir à la grève du 10 avril au 17 avril inclusivement. À défaut d’une entente entre les parties, un autre avis pourrait annoncer des débrayages du 7 au 14 mai.

Les syndicats des travailleurs d’Autobus des Cantons, d’Autobus de l’Estrie, des Autobus B. Dion, des Autobus la Sapinière et d’Autobus Coaticook font partie du regroupement. Ils comptent environ 230 membres qui se partagent environ 215 circuits scolaires, souligne un communiqué de presse.  

« À ce jour, aucune entente n’est intervenue entre les parties. Plusieurs points achoppent tant au niveau des clauses normatives qu’à incidences monétaires. Les demandes des conductrices et des conducteurs ne sont aucunement exagérées et s’appuient sur les conditions de travail octroyées chez un autre employeur de la région», explique Stephen P. Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière — CSN et président du Secteur transport scolaire (STS).

«L’entreprise Autobus Ashby, un transporteur scolaire situé à Ayer’s Cliff desservant deux commissions scolaires en Estrie, touche des revenus comparables aux entreprises dont les salariés sont syndiqués à la CSN. Et celle-ci rémunère ses conductrices et ses conducteurs d’autobus à 23,24 $ l’heure.»

Comment justifier cet écart salarial de plus de 10 % avec les membres de cinq syndicats affiliés à la CSN ?, demande-t-il.

«Mentionnons également que d’autres avantages salariaux sont également plus avantageux chez Autobus Ashby. Pour nous, cette réalité démontre que plusieurs employeurs ont la capacité d’octroyer ces mêmes conditions, tout en demeurant rentables», dit le syndicaliste. 

«Voilà ce que les 230 conductrices et conducteurs exigent, elles et eux qui touchent des conditions de travail qui sont nettement insuffisantes.»

«Ces cinq transporteurs peinent à attirer et à retenir leur main-d’œuvre en raison des conditions de travail peu avantageuses par rapport aux grandes responsabilités qui leur sont confiées, affirme pour sa part Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

«Transporter chaque jour d’école jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans, et ce, en toute sécurité. Ce service essentiel à la population est au bord de la crise», déclare-t-il. 

«Souvenons-nous qu’en janvier dernier, 160 jeunes de sept écoles primaires de Sherbrooke n’ont pas eu de transport vers leur école en raison de l’incapacité des transporteurs à remplacer des conducteurs malades.»

Ce n’est pas d’hier que ces conducteurs manifestent leur insatisfaction. L’automne dernier, ils se sont donné un mandat de grève à exercer au moment opportun. Ils ont aussi tenu des manifestations de visibilité baptisées « escouade jaune ».

« Plus tôt que tard, les employeurs devront comprendre qu’ils doivent améliorer les conditions de travail de leurs salariés afin d’attirer et de retenir des conductrices et des conducteurs nécessaires au service important qu’ils ont à rendre à la population», soutient pour sa part Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur transport scolaire. 


Actualités

Accident sur la 139: cinq personnes blessées

La route 139 a été fermée durant quelques heures, jeudi à Cowansville, entre la place Jean-Jacques-Bertrand et la rue de la Rivière, en raison d’une collision entre deux véhicules.

L’accident est survenu vers 14 h dans une zone de 70 km/h. Un premier véhicule a dévié de sa route et a percuté une glissière de sécurité avant d’être happé par une voiture qui venait en sens inverse. Cinq personnes ont été transportées à l’hôpital, mais aucune ne souffre de blessures mettant sa vie en danger, mentionne Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

La raison de la perte de contrôle est inconnue. Il pourrait s’agir d’une distraction de la conductrice, qui transportait deux jeunes enfants. 

La route a été rouverte vers 17 h 40. 

justice

Bertrand Lee Buzzell de retour en prison

À peine libéré de prison, Bertrand Lee Buzzell y est retournée pour une nuit. L’individu a été arrêté tôt mercredi matin par les policiers de la Sûreté du Québec du poste de la MRC du Haut-Saint-François.

Buzzell rôdait autour d’une résidence inhabitée de la route 212 dans le Canton de Newport lorsqu’il a été repéré par un citoyen.

À lire aussi: 12 mois de prison pour vol de poulet dans un resto

Arrêté alors qu'il faisait cuire de la viande volée

Les policiers qui sont arrivés sur place ont interpellé Buzzell qui avait fui. Il a été arrêté à la suite d’une poursuite à pied d’environ deux kilomètres dans la neige.

Le suspect avait sur lui des outils de cambriolage lors de son arrestation. Il brisait aussi certaines conditions de probation.

Bertrand Lee Buzzell a comparu, jeudi, devant le juge Éric Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Il a été accusé d’introduction par effraction dans la résidence du Canton de Newport, de possession d’outils de cambriolage et de bris de probation.

L’avocate de la défense Me Karine Poliquin a convaincu le tribunal de remettre l’accusé en liberté sous conditions. Il devra se rendre en thérapie fermée pour ses problèmes de consommation d’alcool et de stupéfiants.

Buzzell est bien connu des milieux policiers.

En février 2018, il avait été condamné à une année de prison pour divers vols.

Les multiples récidives de Bertrand Lee Buzzell en matière de vol avaient entraîné l’imposition d’une peine de douze mois pour un vol de poitrines de poulet à Magog.

Il avait été arrêté en octobre 2017 dans cette affaire à la suite d’un vol commis au restaurant Chich Taouk de la rue Principale à Magog.

Il avait plaidé coupable aux accusations d’introduction par effraction dans un commerce pour y commettre le vol, mais aussi le trafic de poitrines de poulet, de recel de divers articles dont la nourriture, de possession simple de stupéfiants de même que l’entrave au travail des policiers.

Bertrand Lee Buzzell possède de nombreux antécédents en matière vol et de stupéfiants à Magog.

À la suite du vol, la Régie de police Memphrémagog avait pu établir que Buzzell revendait la nourriture qu’il avait volée au restaurant Chich Taouk de Magog.

Actualités

Incendie dans une ancienne meunerie: scène de désolation à Saint-Pie

Des tisons de la grosseur d’une balle de tennis. Des flammes qui atteignent une hauteur de 300 pieds. L’incendie, qui a ravagé une ancienne meunerie à Saint-Pie, a entraîné des dizaines d’évacuations, mercredi, et a causé des dommages évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars. L’enquête a été confiée à la Sûreté du Québec.

La scène était désolante quelques heures après le violent brasier qui a éclaté dans le vaste bâtiment de la rue Roy érigé au coeur de la municipalité. Des tisons recouvraient la chaussée, les terrains et même des résidences situées dans un rayon d’un demi-kilomètre carré de l’ancienne meunerie.

Le recouvrement extérieur de plusieurs maisons a été endommagé par les tisons, mais aussi par la chaleur qui se dégageait du brasier. «Les gens arrosaient leur maison», décrit Malorie Piché, qui habite dans le secteur. La femme, qui est aussi propriétaire de Nutrition animale St-Pie, était jusqu’à tout récemment une des locataires du bâtiment détruit par l’incendie. Elle utilisait toujours un espace pour entreposer des grains et différents articles.

Le bâtiment était aussi occupé par un commerce d’emballage de litières pour chat et servait de lieu d’entreposage pour de nombreux commerçants, notamment un maçon. Le brasier a tout ravagé.

Estrie et régions

L’hiver reviendra nous hanter

Même s’il est disparu du calendrier depuis quelques jours, l’hiver n’a pas dit son dernier mot.

L’Estrie pourrait recevoir plusieurs centimètres de neige vendredi et samedi. Les accumulations pourraient aller de 15 à 25 centimètres selon les secteurs, anticipe Environnement Canada. On devra aussi composer avec des vents forts.

« On parle d’une neige très lourde. Comme le mercure se tiendra dans les 1 et 2 degrés, il y aura des épisodes de pluie et de neige fondante », analyse Alexandre Parent, métrologue. 

« Dans le secteur de Sherbrooke, je serais à l’aise de dire qu’il va y avoir une accumulation de 15 centimètres. Une fois la neige compactée, ça sera de cinq à dix centimètres. »

Depuis le début de la semaine, les modèles en vue de cette dépression nous venant des États-Unis ont été dans tous les sens. De sorte qu’il était de bon ton d’attendre son approche afin de bien définir son impact réel sur notre région, ajoute le spécialiste.

Les précipitations de neige devraient débuter vendredi pour se terminer samedi au cours de la journée. « Ça se précise, mais c’est encore incertain », souligne-t-il.

« On parle d’une vraie tempête printanière. Mais la neige sera fondante et elle sera sous forme de sloche. »

Par la suite, un front froid s’installe. Les nuits du début de la semaine seront largement sous les normales pour ce temps-ci de l’année, explique Alexandre Parent. 

« Ensuite, on peut espérer des jours avec des 10 degrés… »  

Estrie

Compton: les agriculteurs devront acquitter le compte de taxes à la hausse

Les agriculteurs de Compton devront finalement s’acquitter de leurs comptes de taxes fortement à la hausse, du moins cette année. Leurs voix ont cependant été entendues et un comité consultatif sera formé, ce qui permet de croire qu’un ajustement à leur taux pourrait être fait dans un futur rapproché.

Si les propriétaires de terres agricoles de Compton voyaient rouge la semaine dernière après avoir reçu leurs comptes de taxes, leur mécontentement a quelque peu diminué au lendemain de leur deuxième entretien avec le conseil municipal, qui a ouvert la porte à la formation d’un comité consultatif pour corriger le tir.

«On se dirige vers la formation d’un comité pour évaluer la situation et trouver des pistes de solutions. Il sera constitué d’agriculteurs, d’élus municipaux et possiblement d’autres personnes provenant d’autres milieux», a confié le maire Bernard Vanasse. «Le comité doit être assez restreint pour que les discussions soient productives et qu’on en vienne à des propositions rationnelles.»

Ce développement a cependant été accompagné d’une bien mauvaise nouvelle pour les agriculteurs. Ils devront payer leurs comptes de taxes gonflés artificiellement tel que prévu dans le budget de la municipalité, même si leurs voisins installés sur le territoire de Coaticook s’en sauvent en grande partie.

«On croit que l’ensemble des élus ont été éclairés sur le sujet et qu’ils ont pris compte des importantes disparités. Ils ont pris conscience de l’ampleur de l’enjeu, on parle quand même de gros montants. Les producteurs sont fâchés de devoir payer la hausse cette année et on espère que le comité va revoir leur taux de taxation en vue de la prochaine année», a expliqué Philipp Stirnimann, président de l’UPA pour la région de Coaticook.

«Il va falloir qu’une solution soit adoptée par la municipalité ou le gouvernement provincial d’ici l’automne prochain pour calmer la grogne, qui est tout à fait légitime. Certains producteurs se demandent sincèrement pourquoi ils doivent payer des milliers de dollars en taxes de plus que leurs voisins qui sont sur le territoire de Coaticook et comment la municipalité va utiliser cet argent», a-t-il poursuivi.

À l’écoute

Jugeant que ce deuxième échange entre le conseil municipal et les propriétaires terriens agricoles a été un succès, le maire Vanasse reconnaît que ces derniers doivent être écoutés tout au long du processus afin d’en venir à une solution qui plait à tous.

«J’ai trouvé qu’on a eu une belle rencontre et que le dialogue a progressé. Les agriculteurs présents nous ont fait part de leurs inquiétudes face à la hausse. Je crois qu’on devrait avoir ce genre de discussions plus souvent parce que le monde agricole représente 59% de nos valeurs immobilières à Compton. Il faudrait peut-être entretenir un suivi de plus près avec eux», a-t-il conclut.

Actualités

L’esprit bien alerte à 107 ans

Le temps ne semble pas avoir de prise sur Adrien Rompré. Né avant la Première Guerre mondiale, ce Magogois a célébré son 107e anniversaire en février et il conserve tout de même un esprit alerte et taquin.

Les gens sont souvent épatés lorsqu’ils rencontrent un centenaire aussi en forme qu’Adrien Rompré. Toutefois, le principal intéressé, lui, ne fait pas de cas de son âge. « Beaucoup de monde voudrait savoir ce que je mange ou c’est quoi mon secret. Mais en fait j’ignore comment je me suis rendu là. Tout ce que je sais, c’est que ça se peut d’arriver à 107 ans. Pourquoi ça ne serait pas possible dans le fond? », demande-t-il.

Actualités

Centraide amasse plus d’un million et demi $

Il y a plusieurs sourires chez les gens de l’équipe de Centraide Estrie, depuis qu’ils ont pris connaissance du résultat de la 43e campagne de financement qui a pris fin lundi.

Parce que les Estriens ont, une fois de plus, démontré leur générosité. La campagne, qui s’est déroulée du 18 septembre au 18 mars, a permis de dépasser l’objectif fixé lors de son lancement. Un total de 1 677 018 $ a été amassé.

C’est 22 000 $ de plus que l’objectif de départ et 44 000 $ de plus que l’argent recueilli l’an dernier, se réjouit le président du cabinet de campagne 2018, Ismaël Sondarjee. « Nos ambassadeurs sont nos partenaires et ils sont directement responsables de notre succès, dit-il. Il importe de leur rendre hommage, pour leur précieuse et incommensurable contribution. »

« Nous sommes sortis sur le terrain, nous avons été voir les gens et nous les avons convaincus. Je pense que ça a fait la différence. » 

Enchanté de ce dénouement fort positif, le président du conseil d’administration, Yves Jodoin s’est fait un point d’honneur de remercier les donateurs : « Les Estriens ont agi avec cœur et je veux sincèrement saluer leur générosité, qui s’est encore manifestée par des dons individuels, ou en provenance d’entreprises, d’organisations et de leurs employés ».

Impact réel

Bien heureuse de clore ainsi sa première campagne à titre de directrice générale, Marie-Hélène Wolfe a longuement parlé de l’impact réel et durable que pourra continuer d’exercer Centraide Estrie dans la région avec les sommes amassées. « Plus de 111 000 personnes, soit un Estrien sur trois, sont rejointes et aidées par Centraide Estrie, en collaboration avec les 68 organismes que nous supportons financièrement », note-t-elle. 

« Grâce aux dons recueillis, nous pourrons poursuivre notre indispensable mission et notre action globale sur le développement des communautés dans les sept MRC de l’Estrie, et continuer à améliorer la vie de milliers de personnes. »

On doit un immense merci aux acteurs sur le terrain qui ont permis notamment de solliciter des dons dans les milieux de travail. Johanne Dion, de la compagnie Énergir, fait partie du bataillon. « Je soutiens depuis déjà plusieurs années la mission de Centraide. Cette année, j’ai eu la chance de voir de mes propres yeux l’impact positif et la différence qu’opère Centraide dans la vie d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent dans nos communautés, car les dons sont investis ici, et restent en Estrie. »

« J’ai eu à voyager ailleurs dans le monde et j’ai pu voir la misère. Mais il y en a ici aussi. On reconnaît la valeur d’une société à l’aide qu’elle offre aux plus vulnérables. La mission de Centraide est de redonner de la dignité et de l’espoir », a-t-elle livré, en conférence de presse mercredi.

Estrie et régions

Eau potable à Val-Joli : Un problème réglé, l’autre perdure

L’enquête sur la problématique de l’eau souterraine provenant de puits résidentiels dans le secteur de Saint-Gabriel à Val-Joli est complétée. Après cinq ans, il est possible d’affirmer que le taux trop élevé d’arsenic et de manganèse dans l’eau vient de l’ancien site d’enfouissement de la compagnie Domtar situé tout près. Le raccordement des résidences avec le système d’eau de Windsor est en processus.

« Ça vient de notre site de résidus de pâtes et papier qui a été en fonction de 1983 à 1993. Toute la conception, construction et la fermeture avaient été faites conformément aux lois et règlements du ministère de l’Environnement. On a présenté un plan correcteur, et la meilleure solution pour les citoyens pour assurer de l’eau potable à long terme, c’est d’assurer le raccordement au système d’eau de la Ville de Windsor », indique Sylvain Bricault, directeur général de l’usine de Windsor.