Une maison des aînés d’ici 2022 à Magog

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Une maison des aînés d’ici 2022 à Magog

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Une maison des aînés et alternative évaluée à 31 millions $ sera construite à Magog « d’ici 2022 ». Cette maison des aînés et alternative comptera 48 places, soit 24 places pour aînés et 24 autres places pour les adultes ayant des besoins spécifiques.

« La maison des aînés comprendra quatre unités climatisées de 12 places. C’est un projet important, qui fait partie de la relance économique du Québec », a expliqué en point de presse le député d’Orford Gilles Bélanger, qui en a fait l’annonce au nom de la ministre responsable des aînés Marguerite Blais.

« Je crois que le concept de maisons des aînés est un concept moderne avec des espaces extérieurs qui permettent de profiter de la nature et qui va ressembler beaucoup à nos maisons. C’est beaucoup moins institutionnel », s’est réjoui la mairesse de Magog Vicki-May Hamm.

Trois terrains sont présentement à l’étude pour la construction de cette maison des aînés, dont un à l’angle des rues Principale et Southière.

Le projet de maison des aînés s’ajoute aussi à l’agrandissement de l’actuel centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) de Magog. Une autre bonne nouvelle : ces travaux tant attendus débuteront finalement au cours de l’automne qui s’amorce.

« Les travaux au CHSLD de Magog permettront d’ajouter 31 places supplémentaires et les travaux commenceront cet automne », a assuré Sylvie Moreault, directrice du programme Soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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L’agrandissement du CHSLD avait été annoncé par le député Gilles Bélanger en décembre 2018 et les places avaient alors été promises pour… l’automne 2020. 

« L’octroi de 48 places supplémentaire va contribuer largement à améliorer l’accès aux milieux de vie pour les aînés du réseau local de services (RLS) de Memphrémagog. Les places en milieu de vie sont très importantes sur tout le territoire de l’Estrie, mais encore davantage dans le RLS de Memphrémagog.

« Nous avons actuellement 89 personnes qui attendent une place en CHSLD à Magog, dont une proportion significative qui attendent une place dans nos lits de courte durée en milieu hospitalier à Magog. En ce moment, 24 % de nos lits de courte durée sont occupés par des personnes en attente d’une place en milieu de vie de type CHSLD ou maison des aînés. C’est important, et ç’a un impact sur la fluidité de nos services à la population », a expliqué Sylvie Moreault du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Le coût de chaque chambre est estimé à 650 000 $ par chambre », a souligné le député d’Orford.

Le coût total du projet s’élèverait donc à environ 31 millions $. Il s’agit cependant de coûts estimés, puisque les appels d’offres n’ont toujours pas été lancés.

Lorsque la ministre Marguerite Blais s’est déplacée à Sherbrooke en juin dernier pour faire l’annonce de la construction d’une maison des aînés dans l’Est de Sherbrooke, elle avait plutôt estimé le coût de chaque chambre à 600 000 $. On sait que le prix des matériaux de construction en bois a bondi au cours des derniers mois, entre autres.

Le plan de construire des maisons des aînés faisait déjà partie du programme électoral de la Coalition avenir Québec (CAQ). La pandémie de la COVID-19 a renforcé l’idée que ce nouveau concept de milieux de vie était la voie de l’avenir pour non seulement assurer une meilleure qualité de vie aux résidents et aux membres du personnel, mais également pour éviter la transmission des infections.

Les aînés qui auront la chance d’y habiter paieront le même coût que ce qu’ils paient déjà dans les CHSLD actuels. La façon d’y accéder se fera de la même façon qu’en ce moment : les personnes ayant besoin de ce type de place d’hébergement feront trois choix sur une liste d’établissements sélectionnés, et c’est le personnel du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui prendra la décision du lieu d’hébergement en fonction des places disponibles.

Jusqu’ici en Estrie, des maisons des aînés ont été annoncées à Sherbrooke, Coaticook et Granby. La Ville de Lac-Mégantic attend toujours une annonce officielle. Toutefois, ce pourrait être un CHSLD plus conventionnel qui serait construit pour remplacer celui qui est utilisé en ce moment et qui est considéré comme désuet.

Un écocentre permanent public-privé à Weedon?

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Un écocentre permanent public-privé à Weedon?

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Un projet d’écocentre permanent issu d’un partenariat public-privé est sur le point de franchir une étape importante dans le Haut-Saint-François.Une rencontre entre les élus de Weedon, Garthby-Beaulac, Stratford et le promoteur privé Dave Bouchard est prévue mercredi afin d’examiner la faisabilité de ce projet. Si tout se déroule comme prévu, l’écocentre verrait le jour au printemps sur les terrains du Centre de jardin Coup de pousse St-Gérard, propriété de M. Bouchard.

Au cours des dernières années, un écocentre mobile géré par la MRC a permis aux résidents de ces trois municipalités de revaloriser leurs résidus. Le taux élevé de participation des citoyens et le volume de matières recueillies ont amené les trois municipalités et M. Bouchard à entamer des pourparlers visant à définir le fonctionnement d’un écocentre permanent.

«L’objectif, c’est d’arriver à enfouir le moins possible. En passant par ce système-là, ça permet de récupérer des matières. Ça va permettre de diminuer le volume de matières qu’on va enfouir», explique le maire de Weedon, Richard Tanguay.

«Ce qu’on souhaite, c’est de le rendre plus accessible à la population sur une base permanente. Peut-être pas à tous les jours, mais un certain nombre de jours par semaine afin que les gens puissent aller porter leurs matières», ajoute le maire de Weedon.

L’implantation d’un tel écocentre dans le secteur de St-Gérard serait un atout pour les trois municipalités.

«Pour qu’un écocentre soit fonctionnel et utilisé, il faut demeurer dans un rayon assez rapproché. Si les gens ont plus de 20 km à parcourir pour se rendre à l’écocentre, ça ne marche plus. Ils vont utiliser d’autres méthodes pour se départir de leurs biens: ils vont jeter à la poubelle ou aux gros rebuts.»

Un point de vue que partage le maire de Stratford, Denis Lalumière.

«Actuellement, nos citoyens n’ont pas d’endroit permanent pour aller porter leurs matières sèches ou leurs gros rebuts afin qu’ils soient récupérés. On trouve que c’est une approche intéressante. Reste à voir les impacts financiers qu’un projet comme celui-là peut représenter.»

Le montage financier ainsi que la participation des municipalités feront l’objet des discussions prévues mercredi.

Tout en se disant confiant de voir son projet être accepté, le promoteur Dave Bouchard n’a pas voulu en dévoiler les détails avant de l’avoir présenté aux municipalités concernées.

Valoris

Si un tel écocentre permanent devait le jour, celui-ci pourrait-il affecter les opérations de Valoris, dont les installations sont situées à Bury et auquel sont rattachées les trois municipalités?

«Il n’est pas question de travailler sur des projets qui vont nuire à l’opération de Valoris, insiste M. Tanguay. Si on fait ça, on se nuit à nous-mêmes. La dette de Valoris, ce sont les municipalités membres qui la paient. On n’a pas intérêt à saboter notre propre projet. On a intérêt à travailler pour que tout aille bien.»

Collecte de fonds pour la sécurité ferroviaire

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Collecte de fonds pour la sécurité ferroviaire

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
La jeune Fondation sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic profite de la présente Semaine nationale de la sécurité ferroviaire pour lancer sa campagne annuelle de financement.

Elle le fait par le biais d’une vidéo résumant ses bons coups, mise en ligne sur son site internet et sur sa page Facebook.

Cette fondation a été créée il y a un an par trois membres fondateurs de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic, pour « soutenir stratégiquement et financièrement des groupes de citoyens du Québec et du Canada dans les actions qu’ils mènent pour la défense de leurs droits à la pleine sécurité et à l’obtention de meilleures conditions de vie près des voies ferrées », peut-on lire sur son site internet.

« On est allés à Sherbrooke l’année passée pour soutenir un groupe de Magog qui était aux prises avec des problèmes de bruit et de locomotive qui les réveillent à toute heure du jour et de la nuit», relate le porte-parole de la Coalition Robert Bellefleur. 

« On offre un peu notre expertise. On est même allés aux conseils de ville de Sherbrooke et de Magog pour soutenir ces citoyens-là. »

Dans la vidéo mise en ligne, la Fondation fait le lien entre les récentes revendications de la Coalition et les travaux de réparation des rails réalisés par le Canadien Pacifique dans le secteur de Lac-Mégantic cet été.

« On se sert beaucoup du fait que le CP a accéléré les travaux à Lac-Mégantic et que c’est un peu grâce à l’intervention médiatique soutenue qu’on a faite. C’est sans prétention qu’on le fait, mais nous on le sait qu’on a eu un impact parce que j’ai rencontré personnellement l’inspecteur en chef (du CP) et je lui ai indiqué des endroits très précis et ils ont tous été réparés », dit M. Bellefleur.

La Fondation a fixé son objectif à 5000 $, soit le double des 2400 $ amassés en dons privés en 2019.

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

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Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Sherbrooke — Le gel imminent de la culture de Jean-Philippe Zukowski et Karine D’amours n’était pas un prétexte pour qu’ils laissent des centaines de tomates se gaspiller. Les propriétaires des Jardins d’Émalia, à Cookshire-Eaton, ont plutôt lancé un appel à tous, la semaine dernière, pour voir s’ils trouveraient des gens intéressés à venir les cueillir gratuitement. Qu’à cela ne tienne, c’est près de 500 lb de tomates dont ils ont finalement fait don à la communauté. 

Après avoir publié un message sur Facebook expliquant que ses tomates en champ ne survivraient pas au gel du week-end, mercredi soir dernier, M. Zukowski a reçu de nombreux messages. « Les tomates étaient soit vertes, soit partiellement mûres. Nous n’avions pas de marché pour ça. Nous avons préféré les donner à ceux qui voudraient venir les cueillir, parce que nous n’avions pas le temps ni les ressources pour le faire nous-mêmes », explique celui qui, tout comme sa conjointe, concilie une production maraîchère, un emploi à temps plein et l’éducation de deux jeunes enfants. 

« Je pensais ouvrir mon champ jeudi et vendredi avant-midi, et finalement, jeudi avant-midi, tout avait été ramassé, raconte l’agriculteur. Ça s’est vraiment bien passé. Ça a été une bonne chose, parce que dans la nuit suivante, il y a eu un gel qui n’avait pas été annoncé. » 

Au moins cinq citoyens sont passés pour faire mûrir les tomates chez eux ou les transformer, tandis qu’environ 250 lb ont été remises à Moisson Cookshire, grâce à une équipe venue ramasser pour l’organisme et assistée par M. Zukoswki. Celles-ci seront redistribuées à des familles en situation d’insécurité alimentaire. 

Bach à l’honneur à Saint-Camille

Arts

Bach à l’honneur à Saint-Camille

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Jean-Sébastien Bach sera à l’honneur samedi à Saint-Camille à l’occasion du dernier concert de la saison des Concerts de la Chapelle. Tête-à-tête aux chandelles avec Bach sera offert en salle au Camillois et en webdiffusion.

Mélisande McNabney convie les amateurs à un récital d’œuvres de Jean-Sébastien Bach et de son fils Carl-Philipp-Emanuel. De plus, elle interprétera en primeur ses propres fantaisies et improvisations qui figureront d’ailleurs sur son prochain album.

Mme McNabney jouera sur le clavecin de type Mietke. Cet instrument, acquis en janvier dernier, sera pour la première fois entendu en solo. Musicienne très sollicitée, Mme McNabney sera aussi soliste à trois des concerts des Violons du Roy prévus cet automne.

Rappelons que la formule même de ce concert aux chandelles a reçu, en 2019, l’appellation FOC (Fabrication d’origine camilloise), inspirée de celle créée par Fred Pellerin à Saint-Élie-de-Caxton.

Webdiffusion

Le centre Le Camillois permet d’accueillir en salle jusqu’à 100 personnes dans le respect des règles de distanciation. Toutefois, le concert sera transmis en simultané sur Internet. Cette expérience en ligne sera accompagnée d’un clavardage en direct animé par la claveciniste Mylène Bélanger.

Plus de 2,4 M$ pour les infrastructures d’eau de Magog et Eastman

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Plus de 2,4 M$ pour les infrastructures d’eau de Magog et Eastman

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Sherbrooke – Magog et Eastman recevront respectivement 1 970 000 $ et 450 000 $ pour moderniser leurs infrastructures d’eau dans le cadre du programme EBI – FIMEAU des gouvernements provincial et fédéral.

Le financement a été annoncé lors d’une conférence de presse virtuelle réunissant la députée fédérale de Brome-Missisquoi, Lyne Bessette, le député provincial d’Orford, Gilles Bélanger, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm et le maire d’Eastman, Yvon Laramée.

« L’investissement dans les infrastructures est important pour la relance économique, c’est un bon moyen de garder les gens occupés, mais c’est aussi important pour l’environnement. Si on ne maintient pas nos infrastructures d’eau en bon état, on sait qu’on peut avoir jusqu’à 25 pour cent de perte. Alors c’est un impact environnemental significatif », a noté le député caquiste Gilles Bélanger.

Rappelons que les gouvernements du Canada et du Québec avaient annoncé le 20 août dernier des contributions conjointes de plus de 637,8 M$ qui serviront à réaliser 280 projets municipaux d’approvisionnement en eau potable, de gestion des eaux pluviales et de traitement des eaux usées dans les différentes régions du Québec.

« Dans le cadre de ma tournée avec les maires et mairesses de Brome-Missisquoi, l’approvisionnement continu en eau de qualité est une des priorités qui a été soulevées. C’est pourquoi nous investissons dans la modernisation des infrastructures d’eau et nous le faisons pour assurer une meilleure qualité de vie aux générations présentes et futures », a souligné Lyne Bessette, députée fédérale de Brome-Missisquoi.

Les élus municipaux se sont réjouis de cette annonce. « Chaque année, il faut investir dans nos infrastructures et c’est primordial pour nous de pouvoir compter sur l’aide du fédéral et du provincial. À travers le Québec, les infrastructures routières et souterraines sont vieillissantes, alors il y a beaucoup d’investissements à faire », a mentionné la mairesse de Magog, Mme Hamm, soulignant que depuis qu’elle est en poste les dépenses en infrastructures ont doublé dans sa municipalité. 

« Au nom des citoyens et citoyennes d’Eastman, je tiens à vous dire merci Mme Bessette et M. Bélanger. Comme vous savez, ce n’est pas des temps faciles et encore moins pour des petites municipalités qui n’ont pas nécessairement les moyens pour procéder à la mise à niveau de grosses infrastructures. Mais avec l’annonce d’aujourd’hui, je crois que ça nous permettra de moderniser une portion des nôtres », a souligné le maire d’Eastman, M. Laramée.

Plus de 2,4 M$ pour les infrastructures d’eau de Magog et Eastman

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Plus de 2,4 M$ pour les infrastructures d’eau de Magog et Eastman

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Magog et Eastman recevront respectivement 1 970 000 $ et 450 000 $ pour moderniser leurs infrastructures d’eau dans le cadre du programme EBI – FIMEAU des gouvernements provincial et fédéral.

Le financement a été annoncé lors d’une conférence de presse virtuelle réunissant la députée fédérale de Brome-Missisquoi, Lyne Bessette, le député provincial d’Orford, Gilles Bélanger, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm et le maire d’Eastman, Yvon Laramée.

« L’investissement dans les infrastructures est important pour la relance économique, c’est un bon moyen de garder les gens occupés, mais c’est aussi important pour l’environnement. Si on ne maintient pas nos infrastructures d’eau en bon état, on sait qu’on peut avoir jusqu’à 25 pour cent de perte. Alors c’est un impact environnemental significatif », a noté le député caquiste Gilles Bélanger.

Rappelons que les gouvernements du Canada et du Québec avaient annoncé le 20 août dernier des contributions conjointes de plus de 637,8 M$ qui serviront à réaliser 280 projets municipaux d'approvisionnement en eau potable, de gestion des eaux pluviales et de traitement des eaux usées dans les différentes régions du Québec.

« Dans le cadre de ma tournée avec les maires et mairesses de Brome-Missisquoi, l’approvisionnement continu en eau de qualité est une des priorités qui a été soulevées. C’est pourquoi nous investissons dans la modernisation des infrastructures d’eau et nous le faisons pour assurer une meilleure qualité de vie aux générations présentes et futures », a souligné Lyne Bessette, députée fédérale de Brome-Missisquoi.

Les élus municipaux se sont réjouis de cette annonce. « Chaque année, il faut investir dans nos infrastructures et c’est primordial pour nous de pouvoir compter sur l’aide du fédéral et du provincial. À travers le Québec, les infrastructures routières et souterraines sont vieillissantes, alors il y a beaucoup d’investissements à faire », a mentionné la mairesse de Magog, Mme Hamm, soulignant que depuis qu’elle est en poste les dépenses en infrastructures ont doublé dans sa municipalité.

« Au nom des citoyens et citoyennes d’Eastman, je tiens à vous dire merci Mme Bessette et M. Bélanger. Comme vous savez, ce n’est pas des temps faciles et encore moins pour des petites municipalités qui n’ont pas nécessairement les moyens pour procéder à la mise à niveau de grosses infrastructures. Mais avec l’annonce d’aujourd’hui, je crois que ça nous permettra de moderniser une portion des nôtres », a souligné le maire d’Eastman, M. Laramée

Une flambée des couleurs « bien contrôlée »

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Une flambée des couleurs « bien contrôlée »

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Le système informatique implanté pour l’occasion de la Flambée des couleurs au mont Orford semble faciliter sur place la tâche de l’équipe organisatrice qui s’assure que les mesures sanitaires exigées pas la Santé publique sont respectées. « Nous sommes très satisfaits jusqu’à maintenant. L’achalandage contrôlé par l’achat de billets en ligne semble porter fruit », indique Annie Dubreuil, directrice expérience client à la corporation ski et golf Mont-Orford. 

Afin de répartir les amateurs de plein air dans la journée, 500 billets sont disponibles à l’heure pour emprunter la remontée mécanique. La limite pourrait également être réduite s’il en venait à avoir trop de randonneurs en même temps sur le site, explique Mme Dubreuil. La campagne de promotion s’est également faite plus discrète cette année en raison du contexte pandémique.

« Le premier weekend est tout de même un peu plus tranquille que ce à quoi l’on s’attendait. On voit qu’il y a certaines craintes chez les gens, mais notre priorité ici c’est vraiment la sécurité des employés et des visiteurs », assure Mme Dubreuil.

Une « escouade COVID », composée de six employés, a d’ailleurs été mandatée pour faire respecter les règles sanitaires sur le site. « Les gens collaborent vraiment très bien. Mis à part quelques personnes qui se sont plaintes du port du masque obligatoire dans les remonte-pentes, nous n’avons absolument rien à signaler », mentionne Patricia Conner, une employée de l’endroit depuis plusieurs années.

Le projet d’égout de Saint-Camille à l’étude

Estrie et régions

Le projet d’égout de Saint-Camille à l’étude

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
La municipalité de Saint-Camille a commandé une étude préliminaire pour l’implantation d’un réseau d’égout dans le périmètre urbain du village. Les résultats de l’étude devraient être dévoilés au mois de mai 2021.

« Ils vont aller marcher partout, explique le maire Philippe Pagé. Ils vont regarder combien de mètres de tuyaux on a besoin, combien de maisons sont raccordées et où sont situées les stations de pompage. C’est l’étude complète qui va nous dire combien ça coûte et combien on pourrait le tarifer par citoyen. »

Selon une première étude de faisabilité, le coût d’un tel projet est évalué à environ 4,5 ou 5 millions de dollars.

« Évidemment, on ne fait pas ce type de projet à 100 % avec les fonds municipaux, rassure le maire. Il y a un programme qui paie jusqu’à 90 % des sommes sauf que pour se faire rembourser, il faut entrer dans les cases du programme et il y a toute une procédure à suivre. »

La demande est forte au village pour recevoir le service selon M. Pagé.

« Il y a une très grande demande, lance-t-il. On est une municipalité où il n’y a pas de service, ni d’aqueduc, ni d’égout. Ça demande donc des terrains plus grands pour s’installer. »

« Ce qu’on sait, c’est qu’il y a plusieurs installations septiques au village qui ne sont pas conformes, ajoute-t-il. Pour eux, le choix est entre recevoir le service d’égout qui serait tarifé sur leur compte de taxes ou faire installer une nouvelle fosse septique à 15 000 $. Ça devient soudainement un service avantageux et ça va être un outil puissant pour le développement domiciliaire. »

Le maire Pagé entend présenter le projet officiellement aux citoyens après la conclusion de l’étude préliminaire en 2021.

« Comme on sera très près de la date des élections, on va probablement prendre l’été pour expliquer le projet et partir en campagne électorale là-dessus à l’automne, admet-il. Si vous votez pour nous, c’est un vote pour l’égout et contre nous, c’est un vote contre l’égout. »

Pas d’aqueduc

La municipalité de Saint Camille a un léger problème d’eau. Elle n’est pas de très grande qualité au village. Malgré tout, l’installation d’un système d’aqueduc n’est pas dans les plans. 

« L’aqueduc, c’est un autre 5 ou 6 millions $ et contrairement à l’égout ce sont des responsabilités vraiment plus grandes, indique Philippe Pagé. Il faut faire des tests et ça prend une formation très précise pour nos employés. Ça peut entraîner des désagréments si on s’en occupe moins comme des avis d’ébullition d’eau ou des bris. »

La qualité de l’eau risque toutefois d’augmenter après l’installation de l’égout.

« C’est très probablement dû au fait que les installations septiques ne sont pas conformes, résume le maire. Selon les ingénieurs de l’étude de faisabilité, en construisant l’égout ça va régler une grande partie du problème. »

Asbestos dévoilera une nouvelle liste de noms

Estrie et régions

Asbestos dévoilera une nouvelle liste de noms

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
À la suite de centaines de commentaires et de beaucoup de critiques face aux quatre choix proposés pour le processus de changement de nom, la Ville d’Asbestos a annoncé vendredi matin qu’elle retourne à la table à dessin et proposera des choix additionnels à la population.

Les quatre noms proposés lundi pour le vote au mois d’octobre étaient Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs.

« On a bien entendu que les quatre choix proposés ne rejoignaient pas plusieurs de nos citoyens, c’est pourquoi on va retourner faire nos devoirs et revenir très bientôt avec des propositions supplémentaires, a annoncé le maire Hugues Grimard en entrevue avec Martin Bossé sur les ondes de CJAN. On pèse sur pause pour quelques jours et on vous revient bientôt. Sur ce, il va faire beau en fin de semaine, on en profite. »

À lire aussi: Asbestos deviendra Apalone, Jeffrey, Phénix ou Trois-Lacs

Réactions mitigées pour les choix de noms à Asbestos

En entrevue avec La Tribune, le maire d’Asbestos a ensuite précisé que la Ville allait dévoiler cette nouvelle liste d’ici deux semaines.

Le maire n’a pas voulu confirmer si les quatre noms qui ont été proposés cette semaine feront partie de la liste bonifiée.

« C’est certain que la liste sera bonifiée, mais on ne sait pas si on va en retirer un ou deux », admet-il.

Le maire et le conseil municipal se sont aussi engagés vendredi à fournir plus de détails concernant la dernière partie du processus. 

« On réalise que la population n’a pas eu accès à toute l’information nécessaire pour comprendre les choix proposés, a souligné Hugues Grimard. On a une explication de cheminement à donner. »

M. Grimard a confirmé que l’option de tout simplement garder le nom d’Asbestos n’est pas sur la table. Il assure finalement que cette démarche additionnelle n’engendrera pas de dépenses supplémentaires.

« C’est comme si on avait eu un gros focus groupe en même temps, souligne Hugues Grimard. C’est la meilleure façon qu’on pouvait tester l’ensemble de notre démarche. L’important, c’est de ne pas être dans notre tour d’ivoire. On a les éléments en main pour prendre une décision beaucoup plus éclairée qu’on l’avait il y a une semaine. »

Vote en octobre

Pour l’instant, le vote est maintenu du 14 au 18 octobre.

« Si on prend plus de temps, on reportera, indique M. Grimard. On va s’ajuster et on va revenir avec quelque chose de clair. Si on voit qu’on doit le retarder d’une semaine pour que les gens puissent faire leur choix, on le fera. »

Appel au respect

La Ville avait d’ailleurs lancé un appel au respect un peu plus tôt cette semaine à la suite de nombreux commentaires qui visaient le comité consultatif d’acceptabilité sociale.

« Les Asbestriens ont toujours été respectueux et ont toujours montré de la solidarité entre eux, écrivait-on sur Facebook. Aujourd’hui ne doit pas faire exception. Le choix d’un nouveau nom est un exercice important et émotif qui nécessite la participation de tous, sans crainte de se faire critiquer ou montrer du doigt. C’est pourquoi dans chacune des étapes nous vous demandons de respecter le travail des gens et de le reconnaître. »

« Vous pouvez être en désaccord avec les choix du conseil municipal, mais le travail des bénévoles du comité n’est pas à remettre en cause, lançait Georges-André Gagné, directeur général. La population a maintenant entre ses mains la responsabilité, à son tour, de faire un choix du 14 au 18 octobre prochain. Nous vous invitons à participer, d’ici là, à un débat constructif. »

L’église Saint-Clément de Bishopton ne rouvrira plus ses portes

Estrie et régions

L’église Saint-Clément de Bishopton ne rouvrira plus ses portes

Chloé Cotnoir
Chloé Cotnoir
La Tribune
C’est la fin pour l’église Saint-Clément de Bishopton. Le manque de capital financier, aggravé par l’arrêt des activités durant la pandémie, contraint la paroisse à se délester de son église.

C’est le manque de ressources financières pour assurer l’entretien minimal du bâtiment et ses dépenses courantes qui force sa fermeture. « À cela s’ajoute un manque de ressources humaines et de relève dans la communauté chrétienne », explique-t-on dans un communiqué de presse. 

Le défi était d’autant plus grand depuis l’arrivée de la COVID-19 puisque les activités-bénéfice qui permettaient à ce milieu de renflouer ses coffres ont dû être annulées cette année.  

L’église Saint-Clément a été construite au milieu des années 1950. Actuellement, une réflexion est entamée concernant l’avenir du bâtiment.

« La Municipalité utilise la salle au sous-sol pour tenir ses conseils et ses comités. Les cuisines collectives utilisent aussi ces locaux et d’autres activités qui sont actuellement suspendues à cause de la COVID. On est en négociation avec la Ville quant à l’avenir du bâtiment », souligne Henriette Grondin, secrétaire-trésorière du conseil de gestion. 

Une dernière messe sera célébrée le 16 septembre, à 16 h, par le modérateur de la paroisse, Mgr Roger Roy. Une messe d’accueil sera aussi célébrée le dimanche 4 octobre prochain, à l’église Saint-Adolphe de Marbleton pour souhaiter la bienvenue aux fidèles qui se joindront à cette communauté. 

L’église Saint-Clément fait partie de la paroisse Saint-François-de-Laval qui regroupe également les églises Saint-Louis-de-France à East Angus, Saint-Adolphe à Marbleton et Saint-Raphaël à Bury.  

Une haie brise-odeurs pour le projet de porcherie à Valcourt

Estrie et régions

Une haie brise-odeurs pour le projet de porcherie à Valcourt

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Le projet de porcherie de presque 4000 têtes dans le Canton de Valcourt a franchi une étape supplémentaire, mercredi, avec un vote unanime du conseil des maires de la MRC du Val-Saint-François.

À la lumière de la consultation publique menée ces dernières semaines, le conseil des maires recommande simplement d’imposer au promoteur l’implantation d’une haie brise-odeurs comme mesure d’atténuation pour favoriser la cohabitation du projet dans son milieu.

« Nous à la MRC nous avons uniquement un pouvoir de recommandation », rappelle le préfet et maire de Stoke, Luc Cayer, qui présidait le comité restreint chargé de mener la consultation à la MRC. « On peut agir sur cinq mesures d’atténuation et il y en a trois là-dedans qui étaient déjà prévues par l’exploitant. »

Ces trois mesures déjà incluses dans le projet du promoteur Stewart Friesen sont l’incorporation du lisier au sol en moins de 24 heures, la distance séparatrice par rapport au voisinage et un équipement économiseur d’eau.

La MRC lui demande maintenant de prévoir une haie brise-vent dans son projet, qui va entourer le bassin de stockage du lisier et freiner la propagation des odeurs. 

La cinquième mesure que la Municipalité du Canton de Valcourt pourrait imposer au promoteur au moment de délivrer le permis de construction consiste à recouvrir la fosse à lisier. Mais cette mesure n’a pas été retenue par le comité restreint de la MRC étant donné que les odeurs semblaient être un élément préoccupant dans le dossier. 

Route 257 : Saint-Adrien et Ham-Sud toujours en attente du gouvernement

estrie et régions

Route 257 : Saint-Adrien et Ham-Sud toujours en attente du gouvernement

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Le déplacement des utilités publiques le long de la route 257 entre Saint-Adrien et Ham Sud va bon train en vue de la réfection complète du tronçon, mais les deux municipalités sont toujours en attente pour savoir qui payera la facture finale qui s’élève à environ 10 millions de dollars.

Pour sa portion dans la MRC des Sources, la route 257 s’étend sur 12 kilomètres entre Saint-Adrien (5 km) et Ham-Sud (7 km). Elle est considérée comme l’une des pires routes au Québec.

Avec respectivement quelque 500 et 240 payeurs de taxes, il est impensable pour les deux municipalités d’assurer la réfection complète de la route qui dessert notamment le Parc régional du Mont-Ham.

Selon le maire de Saint-Adrien, Pierre Therrien, 1 800 000 $ ont déjà été investis dans son tronçon, dont 300 000 $ venant de la municipalité.

« On est une petite municipalité, mentionne-t-il. On a fait un effort assez grand. »

M. Therrien espère que le ministère considère la route 257 comme un cas spécial.

« Il existe des programmes qui subventionnent jusqu’à 75 %, mais même là, ça représente 2 500 000 $, explique-t-il. C’est impensable et ça n’a aucun sens. On devrait y aller avec un financement à 100 % gouvernemental. C’est ce qu’on veut et ce qu’on désire. »

Il manque selon le maire un bon deux millions de $ pour terminer complètement les travaux sur la portion de Saint-Adrien.

« Il faut logiquement parlant y aller par étape, ajoute-t-il. On a demandé d’y aller en trois étapes sur trois ans. »

De son côté, Ham-Sud a reçu récemment une subvention de 120 000 $ pour entamer le déplacement des utilités publiques, mais la facture pour cette étape est de 500 000 $. 

« On ne pourra pas le compléter, il va falloir attendre d’autres sommes », admet la directrice générale Marie-Pier Dupuis.

Une bande cyclable est aussi dans les plans si le financement le permet.

Un dossier « pris au sérieux »

Bruno Vachon, directeur du bureau de comté de Richmond, assure que le dossier est prioritaire et que des discussions avec le ministère des Transports ont lieu chaque semaine.

« C’est un dossier qui est particulier et c’est pour ça que c’est un peu plus long, explique-t-il. Il y a des tronçons qui entrent dans des programmes normés et des portions qui ne le sont pas. »

En ce moment, c’est l’ensemble du projet de réfection de la route 257, qui parcourt aussi plus de 40 kilomètres dans la MRC du Haut-Saint-François, qui est à l’étude.

« L’important pour nous c’est que les utilités publiques soient déplacées le plus rapidement possible pour qu’au moment de l’annonce, on puisse aller de l’avant, souligne M. Vachon. C’est un dossier prioritaire pour nous. »

« Ça va au-delà de faire seulement une réfection de route, ajoute-t-il. On voit le BEAM qui est en train de prendre de l’expansion et le mont Ham. Il y a beaucoup de touristes qui vont s’amener. C’est un projet majeur pour la MRC des Sources. »

Pierre Therrien considère aussi que les autorités font leur travail.

« Ils démontrent leur bonne foi parce que les étapes avancent bien, résume-t-il. Ça avance au compte-gouttes, mais il faut être patient. »

Saint-Camille embauche une brigadière

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Saint-Camille embauche une brigadière

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Afin de sécuriser les enfants qui doivent dorénavant traverser la rue pour se rendre à l’école, la municipalité de Saint-Camille a décidé de procéder à l’embauche d’une brigadière scolaire. Elle sera présente tous les jours d’école, matin et soir, et les vendredis midi.

« Quand il y a eu la COVID, on a été obligé de changer la façon dont les élèves débarquaient de l’autobus et ils devaient traverser la rue, explique le maire Philippe Pagé. Devant l’urgence on avait demandé à des bénévoles de le faire, mais un moment donné, c’est un vrai métier. »

L’incident survenu au cours de l’été où un camion n’a pas fait son arrêt à l’intersection du village a convaincu le conseil municipal d’adopter à l’unanimité cette mesure qui coûte environ 5000 $ aux contribuables. 

« Avant de prendre cette décision, on a consulté le conseil d’établissement de l’école, souligne le maire. On avait l’impression qu’il y avait des parents qui n’envoyaient pas leur enfant à l’école à pied parce que l’intersection pouvait être dangereuse. »

C’est une employée de la municipalité, qui fait déjà de l’entretien ménager dans plusieurs bâtiments, qui deviendra la nouvelle brigadière. Elle sera aussi présente le vendredi midi pour assurer la sécurité devant le P’tit Bonheur de Saint-Camille.

« Les élèves vont manger là et il y a de la circulation, résume M. Pagé. Les risques sont plus grands. »

Lac-Mégantic dépose sa vision 2020-2025

Estrie et régions

Lac-Mégantic dépose sa vision 2020-2025

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
La Ville de Lac-Mégantic a adopté mardi soir sa planification stratégique 2020-2025, un document de 20 pages qui la projette dans l’avenir, avec une trentaine d’objectifs ambitieux déterminés par une démarche participative de consultation de ses citoyens.

« Ce n’est pas la planification stratégique de la Ville, c’est celle des Méganticois », a dit d’emblée la mairesse Julie Morin, au moment de présenter le fruit de cette réflexion à la population avant la séance du conseil municipal. 

« Ce n’est pas du rêve, c’est de l’ambition, a-t-elle ajouté en entrevue avec La Tribune. Après il faut se donner les moyens de nos ambitions et on est rapidement passé à cette étape. »

Cette planification stratégique découle de pas moins d’une année de consultation menée en 2019 dans la communauté de 6000 personnes. Consultation en ligne, ateliers, discussions par tables sectorielles, entrevues individuelles, café de la mairesse, plusieurs moyens ont été déployés pour permettre aux Méganticois de s’exprimer. Pas moins de 450 d’entre eux, par exemple, ont répondu au volet consultation citoyenne.

« On sait que toutes les villes doivent avoir ce genre d’outils là sous la main pour être un guide, explique Julie Morin, mais cette fois-ci, bien qu’on ait donné l’opportunité à l’ensemble des citoyens de s’exprimer, on est aussi allés vers eux. On est allés dans les écoles, dans les maisons de jeunes, la firme Votepour.ca, qu’on avait embauchée au départ pour la collecte d’information, est allée sur le trottoir, dans les épiceries, pour rencontrer des gens qu’on n’aurait probablement pas entendus autrement. »

Se propulser plus loin

Il en résulte une vision en six axes de développement où il est question de protection et de valorisation des ressources naturelles, de transition énergétique, de tourisme local, d’un mode de vie écoresponsable, d’attractivité, de rayonnement, d’innovation, de ville-centre, de voie de contournement ferroviaire et de CHSLD, entre autres. 

En droite ligne en somme avec ce qui s’est accompli depuis les cinq dernières années à Lac-Mégantic? 

« On ne réinvente pas la roue, répond Mme Morin. On a un ADN à Lac-Mégantic et cet ADN-là, on veut le consolider et le propulser encore davantage. On est une communauté avec une histoire, un bagage et des ambitions et on se base sur ce bagage-là pour se propulser, sans changer de cap. On veut rayonner davantage par contre. On veut être reconnu pour ce qu’on est en train de devenir. » 

La vision est largement teintée, également, des critères qui ont permis à Lac-Mégantic d’obtenir depuis 2017 la certification du bien-vivre Cittaslow. « C’est une étiquette identitaire majeure que la population s’est rapidement appropriée. Cittaslow devient ainsi la colonne vertébrale de notre développement, l’axe transversal du bien-vivre qui justifie toute action en lien avec l’amélioration de la qualité de vie de notre population locale et régionale », exprime Mme Morin. 

La Ville avait prévu présenter la planification stratégique à ses citoyens en mars dernier. La pandémie de COVID-19 a bousculé ses plans. Mais ça ne l’a pas empêché de passer à la deuxième étape de commencer à travailler sur « des » plans d’action pour atteindre ces objectifs.

Le comité Place de l’industrie, par exemple, a fait son plan en 28 actions qui ont été adoptées par le conseil municipal en février. Pour répondre aux attentes, il y a également eu la formation d’une Commission de l’innovation et de la transition écologique avec un comité de 10 citoyens qui siègent pour définir les actions prioritaires qui seront proposées à court terme. 

L’Espace jeunesse actuellement en construction sur le site de l’ancienne Billot Sélect répond également à un axe, celui d’être une ville vivante et animée, qui encourage l’engagement citoyen, particulièrement chez les jeunes. « C’est une façon pour nous de lancer le message clair qu’on les a entendus (les jeunes). On l’a mis dans le document et ça va se traduire par du concret sur le terrain, en voici la preuve », explique Mme Morin. 

Fière de la participation citoyenne, la mairesse entend faire de la planification stratégique 2020-2025 un « phare » pour guider les cinq prochaines années. Elle soutient que tous les projets et investissements, qu’ils soient municipaux ou citoyens, devraient se rapprocher de ces grandes priorités collectives.

« Les gens ont besoin de sentir que ce travail-là qu’on dévoile ne sera pas tabletté, conclut-elle. Ils ont besoin de savoir qu’on va le mettre en œuvre. Oui la Ville aura son rôle à jouer, l’ensemble des services municipaux auront à faire leur plan d’action chacun dans leur domaine. On a des commissions municipales qui vont s’impliquer pour faire en sorte qu’on atteigne nos objectifs. Par contre, la communauté va aussi être mise à contribution. Tout le monde doit s’approprier ces grands objectifs. »

Réactions mitigées pour les choix de noms à Asbestos

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Réactions mitigées pour les choix de noms à Asbestos

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
ASBESTOS — Les réactions fusaient de toute part lundi soir après le dévoilement des quatre noms qui feront l’objet d’un vote en octobre pour devenir la nouvelle appellation d’Asbestos. Près d’une trentaine de citoyens se sont présentés au conseil municipal tandis que plusieurs centaines regardaient de la maison pour enfin connaître les noms retenus : Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs.

Les citoyens rencontrés par La Tribune avaient tous une préférence différente. Pour Marthe Fréchette, le nom Jeffrey lui a immédiatement plu.

« C’est la racine de la ville », lance-t-elle.

Mélanie Abel ne voit pour sa part qu’une seule issue logique au vote du mois d’octobre : Trois-Lacs.

« Pour les chalets locatifs, ça apporte un bon nom, lance celle qui possède deux chalets sur le bord du lac. Ça pourrait être très bien pour l’économie. » 

Selon elle, les trois autres noms ne rendent pas justice à la ville. 

Jocelyn Lafontaine n’était pas très chaud à l’idée de changer le nom de la municipalité où il est né et a grandi, mais il choisirait Phénix ou Trois-Lacs. 

« Pour Apalone, je me demande c’est quoi le rapport, admet-il. C’est certain que non. Jeffrey rappelle pas mal la mine. Phénix et Trois-Lacs seraient pas mal ex aequo. »


Asbestos deviendra Apalone, Jeffrey, Phénix ou Trois-Lacs

Estrie et régions

Asbestos deviendra Apalone, Jeffrey, Phénix ou Trois-Lacs

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
L’attente est finalement terminée. La Ville d’Asbestos a dévoilé lundi devant ses citoyens les quatre noms retenus en vue du vote qui se tiendra du 14 au 18 octobre prochain. Il s’agit en ordre alphabétique de Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs.

Apalone représente la tortue molle à épine qui a déjà été observée dans la région. Elle est l’une des espèces les plus menacées du Québec. Le nom Jeffrey fait référence à William Henry Jeffrey, premier exploitant de la mine d’amiante. Originaire de Québec, il a élu domicile dans le canton de Cleveland au milieu des années 1860. La mine Jeffrey à Asbestos porte son nom.

À lire aussi: Asbestos dépose une demande pour voter sur le changement de nom

Le changement de nom sur pause à Asbestos

Le Phénix est un oiseau mythique doté d’une impressionnante longévité et possède la faculté de renaître de ses cendres. Les équipes sportives de l’école secondaire l’Escale portent ce nom. Finalement Trois-Lacs identifie le secteur nord-est de la ville d’Asbestos. Ce territoire correspond à l’ancienne municipalité de Trois-Lacs qui s’est regroupée avec Asbestos en 1999. Le lac à Asbestos se nomme les Trois-Lacs.

Tous les propriétaires et citoyens d’Asbestos âgés de 14 ans et plus auront la possibilité de voter du 14 au 18 octobre pour l’un de ces quatre noms.

Le mode de votation retenu est celui de type préférentiel. Les gens auront donc à classer les propositions de leur premier choix à leur quatrième choix. Si un nom n’obtient pas la majorité (50%+1) des voix au premier tour, le nom avec le moins de préférence sera éliminé et les deuxièmes préférences de ceux l’ayant choisi seront redistribués et ainsi de suite jusqu’à obtention de la majorité.
Cette annonce de la municipalité est bien entendu sujette à changement si une deuxième vague de la pandémie vient à déferler sur le Québec.

« Avec l’information dont on dispose aujourd’hui, c’est possible de le faire, souligne Hugues Grimard, maire d’Asbestos. Mais ça évolue tellement vite. On va prendre le temps de bien analyser les choses. Avec de nouvelles informations peut-être que l’échéancier sera modifié, mais l’important pour nous est de s’assurer de la sécurité de notre population. »

Le maire, qui refuse de commenter les noms pour que la population choisisse elle-même ce qu’elle préfère, estime aussi que les gens seront au rendez-vous pour voter en personne à la salle du conseil, malgré la pandémie.

« Ce sera leur choix, mais on va mettre en place l’ensemble des mesures sanitaires, explique-t-il. On va redoubler d’efforts et on ne négligera rien. Le vote sera sur cinq jours incluant la fin de semaine de 10 h le matin à 8 h le soir. Ça va permettre de ne pas tous se ramasser la même journée pour venir voter. Si on passe et qu’il y a trop de gens, on vire de bord et on revient plus tard. »

La Ville mettra en place des navettes et des plages horaires seront aménagées spécialement pour les personnes à mobilité. Les citoyens d’Asbestos recevront une invitation officielle par la poste qui inclura une courte description pour chacun des noms proposés. Toute l’information se retrouve également sur le site internet de la ville au www.ville.asbestos.qc.ca sous l’onglet « Changement de nom ».

La semaine RAVIR bat son plein dans les Sources

Arts et spectacles

La semaine RAVIR bat son plein dans les Sources

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
La 2e édition de la semaine de la culture RAVIR se déroule du 15 au 20 septembre dans la MRC des Sources. Les activités commencent à Saint-Adrien mardi et se termineront le dimanche à Asbestos.

L’inauguration de la halte Desjardins incluant la nouvelle statue intitulée « La force du travail » de l’artiste Indra Singh se déroulera à 16 h mardi à Saint-Adrien. Ce sera suivi d’un micro ouvert d’artistes de St-Adrien à la Meunerie. 

Les marionnettes seront à l’honneur mercredi à Saint-Camille. De 14 h à 17 h, Fanny Tousignant fera découvrir une marionnette-fillette bien singulière qui se risque à la découverte du monde, déambulant librement le temps d’un après-midi.

Le Collectif des artistes en arts visuels de Danville présentera une peinture collective en direct vendredi au parc Smith de Danville de 14 h 30 à 16 h 30. À 16 h 30, au 51 rue Crown, aura lieu le dévoilement de la sculpture monumentale « Rafale ».

Le « Parcours des 1000 et 1 visages » formera samedi à Saint-Georges-de-Windsor une corde à linge intergénérationnelle, vivante et créative qui met en lumière les activités familiales durant le confinement. Il s’agit d’un circuit extérieur de photographies dans le village.

Finalement, le rallye culturel « À la découverte des sculptures d’Asbestos » aura lieu à 13 h 30 dimanche à la bibliothèque d’Asbestos.

La mission de RAVIR est de contribuer au développement artistique et culturel du milieu rural en mettant en valeur les produits culturels offerts par les artistes de toutes disciplines vivant en ruralité.

Foires Écosphère : l’environnement accessible pour tous 

Actualités

Foires Écosphère : l’environnement accessible pour tous 

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
MAGOG — Les Foires Écosphère 2020 seront de retour les 26 et 27 septembre à la pointe Cabana à Magog pour la 15e édition de l’événement dans les Cantons-de-l’Est.

Magog sera le théâtre de près de 20 conférences grand public. Deux chapiteaux seront installés sur place. Une soixantaine d’exposants présenteront diverses initiatives reliées à cinq éco-zones dont Éco-gourmande, Éco-bien-être, Éco-innovation, Éco-design et Éco-engagée. Des thèmes comme l’alimentation, la santé, la mobilité durable, la mode et la transition écologique seront abordés. Il s’agit des plus importants salons grand public de l’environnement au Québec.

« On veut montrer que l’environnement c’est l’fun et qu’il y a beaucoup de choses à découvrir. C’est simple, on n’est pas là pour taper sur les doigts des gens. On veut montrer que l’environnement c’est important. C’est avec des choses simples et efficaces que nous allons réussir à changer les choses pour les générations futures », souligne le directeur général et membre fondateur du groupe Écosphère, Éric Ferland. 

Une démonstration de véhicules électriques et hybrides rechargeables aura lieu. L’environnementaliste et sociologue Laure Waridel participera à la foire à titre de conférencière.

Respect des consignes sanitaires

Afin de respecter les consignes sanitaires, 200 visiteurs pourront être sur le site simultanément. Des sens uniques seront également installés et le port du couvre-visage sera obligatoire dans les espaces intérieurs. Les foires seront réduites pour assurer une bonne distance entre les kiosques et les visiteurs. 

M. Ferland est fier d’avoir réussi à mettre sur pied un événement de la sorte, et ce, malgré la pandémie de la COVID-19. « Ç’a été très difficile, il y a eu beaucoup d’incertitudes. On ne savait jamais si on allait pouvoir tenir l’événement. La Santé publique nous l’a autorisé. Nous sommes très contents. Ce sera une version plus petite, mais il y aura quand même de très belles activités. » 

Une foire virtuelle 

En raison du contexte actuel, une nouvelle formule virtuelle sera également mise de l’avant du 4 au 8 novembre. Elle permettra de rejoindre des exposants, des conférenciers et des citoyens de partout à travers le Québec. Les diverses conférences et les capsules seront accessibles jusqu’au 23 décembre 2020. Les visiteurs pourront prendre rendez-vous pour discuter avec les exposants.

« La mission des Foires écosphère s’accorde à mes valeurs profondes. Il est important d’informer et de sensibiliser les gens aux défis environnementaux, plus particulièrement notre jeunesse qui formera la prochaine génération de citoyens écoresponsables », ajoute la porte-parole de l’activité, Marianne Verville. Maude Carmel agit également à titre de porte-parole. 

L’admission générale à l’événement est gratuite. Chaque conférence sera accessible au coût de 5 $. Les visiteurs pourront également débourser 10 $ pour avoir accès à une journée de conférences. Les visiteurs doivent se procurer leurs billets en ligne pour accéder au site ainsi qu’à la programmation des activités. 

Les Foires Écosphères se tiendront également à Québec les 10 et 11 octobre. Les événements de Montréal et de Gatineau ont été annulés. 

Nathalie Bélanger sera candidate à la mairie de Magog

Estrie et régions

Nathalie Bélanger sera candidate à la mairie de Magog

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
La conseillère municipale Nathalie Bélanger annonce qu’elle sera candidate à la mairie de la Ville de Magog à l’automne 2021.

La mairesse Vicki-May Hamm se réjouit de cette nouvelle. « J’ai toujours dit que s’il y avait de la relève au conseil municipal, ça me ferait plaisir de passer le flambeau », explique celle qui ne briguera pas un 4e mandat à la mairie.

« La seule chose qui aurait fait en sorte que je me représente est l’absence de relève. Ce n’est pas le cas. J’étais extrêmement heureuse quand Nathalie m’a appelée pour me dire que sa décision était prise. C’est quelqu’un que j’ai vu évoluer au sein de l’organisation. C’est une excellente relève. Je vais partir l’esprit tranquille », souligne Mme Hamm.

« Maintenant, elle doit gagner ses élections. Mais ce bout-là lui appartient », ajoute la mairesse précisant que Mme Bélanger est la seule personne qui lui a partagé son intention d’être candidate à la mairie de Magog à ce jour.

Vicki-May Hamm ne croit pas que cette annonce soit trop hâtive. « Je trouve qu’au contraire, quand il y a un changement important comme celui-là, à la mairie, c’est le temps d’afficher ses couleurs. Et je fais partie de l’école de pensée qui croit qu’un candidat doit faire au moins un mandat comme conseiller avant de se lancer dans la course à la mairie, car il y a tellement de choses à apprendre », résume Mme Hamm, qui serait heureuse que la Ville de Magog soit encore dirigée par une femme. 

Briguer la mairie après trois mandats de conseillère

« J’ai très hâte de partager avec vous ma vision de cette belle ville et je me sens prête à relever ce nouveau défi », souligne Mme Bélanger qui a décidé, le jour de son 50e anniversaire de naissance, d’officiellement se lancer dans la course à la mairie.

« Soyez rassurés, cette annonce ne signifie pas que je débute aujourd’hui ma campagne électorale. Puisque de plus en plus de citoyens m’en parlent et que les médias me questionnent fréquemment sur mes intentions, je trouvais important d’annoncer mes couleurs. Toutefois, je n’annoncerai ma plateforme électorale et la composition des membres de mon équipe qu’en 2021 », mentionne celle qui complète un troisième mandat au conseil municipal.

En tant que conseillère municipale, Nathalie Bélanger est fière du chemin parcouru depuis 11 ans alors que la situation économique s’est grandement améliorée, que la réorganisation du service incendie offre une bien meilleure sécurité aux citoyens, que le plan directeur des parcs et espaces verts est un outil de référence afin de permettre la planification ou la préservation d’espaces verts et d’infrastructures récréatives et sportives et que la nouvelle politique familles et aînés devient la référence officielle utilisée pour poser des actions qui répondent aux besoins de toutes les générations.

Consciente que le prochain mandat sera très différent de ce qu’elle a connu jusqu’à maintenant, non seulement dû à la pandémie qui change considérablement les façons de travailler et de faire de la politique, mais également dû au fait que les infrastructures nécessitent beaucoup d’investissement et que les prochains budgets seront encore plus difficiles à faire.

Plusieurs grands chantiers ont été réalisés, comme la rue Principale, il faudra donc, selon Mme Bélanger, se concentrer davantage sur la réfection et le maintien des infrastructures. Certes les rues, mais également la nouvelle usine d’épuration du secteur Omerville, secteur prisé par les jeunes familles.

Mme Bélanger a été présidente de la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille durant 6 ans. Elle est directrice générale de la Maison de la famille Memphrémagog depuis 15 ans. Si la décision a été difficile à prendre, c’est entre autres parce qu’elle a à cœur la mission de cette organisation qui offre une panoplie de services aux familles.

Toutefois, à titre de conseillère municipale depuis maintenant 3 mandats, elle sait qu’elle peut continuer à défendre les intérêts des familles en tant qu’élue municipale.

Elle et son conjoint sont natifs de Magog et ils sont fiers que leurs 3 enfants aient également choisi Magog comme milieu de vie.

Mme Bélanger est présidente depuis plus de 8 ans de la Commission des finances. Elle a créé la première politique de gestion de la dette et les investissements dans les rues ont plus que doublé. Elle est également présidente de la Régie de Police Memphrémagog regroupant 4 municipalités.

En occupant la fonction de mairesse suppléante pendant plus de 2 ans, elle a été en mesure de prendre connaissance des dossiers à la MRC, tout en développant ses habiletés en tant que présidente d’assemblée.

Mme Bélanger pourra compter sur le soutien de la mairesse sortante qui est prête à l’accompagner dans la transition. « Moi, je n’ai pas eu cette chance. Je suis arrivée dans un bureau vide. Alors il me fera plaisir de prendre le temps avec elle de faire la transition » , précise Vicki-May Hamm.

Porcherie à Canton de Valcourt : le promoteur en mode écoute

Estrie et régions

Porcherie à Canton de Valcourt : le promoteur en mode écoute

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Le promoteur Stewart Friesen a trouvé «très intéressantes» les interventions faites par une dizaine de citoyens, mercredi après-midi, à la première de deux rencontres publiques de consultation sur son projet de porcherie de 3996 porcs d’engraissement sur la route 222 dans le Canton de Valcourt, aux limites de la municipalité de Maricourt.

«Je suis à l’écoute de tout le monde, je veux savoir ce que les gens pensent de ce projet-là, je veux comprendre mes voisins», a-t-il confié à La Tribune à l’issue de l’exercice. 

Est-ce que ça change quelque chose au projet qui est sur la table? «Je ne peux pas répondre pour le moment parce qu’on n’a pas complété le processus. Pour moi, c’est encore une demande. On verra par après. Mais j’ai l’impression qu’il y a plus de gens qui souhaitent que le projet marche que de gens qui disent non. C’est juste qu’il y a plus d’attention pour les opposants que pour les ‘’pour’’», dit Stewart Friesen.

Cette rencontre publique de consultation, rappelons-le, avait été réclamée par un groupe de citoyens du secteur offusqués d’apprendre que la MRC du Val-Saint-François, COVID oblige, menait par écrit une consultation populaire préalable à l’octroi du permis de construction par la Municipalité du Canton de Valcourt.

Puisque le projet a franchi l’étape du certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, cette étape légale n’a toutefois pas pour objectif de débattre de la pertinence du projet, a-t-on répété, mais bien de déterminer si des mesures d’atténuation doivent être exigées du promoteur pour faciliter l’intégration du projet dans le milieu.

D’entrée de jeu M. Friesen, accompagné de son gendre Patrick Burns, s’est présenté à la trentaine de personnes réunies, à deux mètres de distance, au centre communautaire de Valcourt. Une deuxième séance avait lieu en soirée et a attiré une autre trentaine de citoyens. 

Comme il l’avait fait dans La Tribune du 22 août dernier, l’agriculteur a expliqué vouloir construire cette porcherie, que plusieurs qualifient de mégaporcherie, pour assurer un avenir sur la ferme à sa fille et à son gendre.

Pendant une bonne heure, l’agronome et l’ingénieur qui ont monté le projet, l’inspecteur de la Municipalité du Canton de Valcourt, ainsi que des représentants des ministères de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Santé publique ont détaillé les normes et les mesures de contrôle qui encadreront l’exploitation porcine.

À lire aussi : Une porcherie pour la relève familiale

Mégaporcherie : 10 propositions citoyennes à la veille de la consultation publique

Il a été entre autres question de gestion et d’épandage du lisier, de bilan de phosphore, de périmètre d’urbanisation, d’eau potable et de mesures de mitigation déjà prévues par le promoteur.

Le ministère de l’Environnement a été plusieurs fois interpellé par les opposants qui craignent que l’encadrement et le contrôle soient insuffisants.

«Est-ce que c’est normal, a soulevé la citoyenne Louise La Branche, que le bilan de phosphore qui est demandé chaque année soit réalisé par l’agronome qui travaille pour le producteur?»

«L’agronome est un professionnel et c’est le rôle du Ministère de vérifier le travail de l’agronome», a tenté de la rassurer Mohamed Derouich.

Qui surveillera que les ententes d’épandages de lisier seront respectées, a demandé le militant Pierre Avignon, en pointant le fait que la problématique des algues bleues dans les lacs et cours d’eau du Québec est liée à l’excédent de phosphore et que le ministère de l’Environnement manque d’inspecteurs pour sévir.

«Même si on n’est pas beaucoup au Ministère, on fait nos inspections», a répondu Sylvain Perreault en parlant de 450 interventions par année pour le secteur agricole en Estrie et dans trois sous-régions de la Montérégie. «Tout se passe en arrière du tracteur», répétera-t-il à quelques occasions en soulignant que les amendes pouvaient atteindre 10 000 $ pour les producteurs fautifs.

Compton : les 275 arbres devront être remplacés

Estrie et régions

Compton : les 275 arbres devront être remplacés

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Le propriétaire de l’ancienne école des Arbrisseaux de Compton devra remplacer chacun des 275 arbres qu’il a abattus illégalement au cours de l’été en plus de l’amende de 5500 $ prévue pour une telle infraction.

Les élus municipaux de Compton ont adopté à l’unanimité, mardi soir, une résolution visant à entreprendre des procédures pénales contre la compagnie 9329-6010 Québec inc, propriétaire de l’ancienne école et du terrain sur lequel la coupe à blanc a été effectuée.

« Certains vont peut-être trouver qu’on est sévères, mais il est important de faire respecter nos règlements », a indiqué le maire Bernard Vanasse, après l’adoption de la résolution. « D’autant plus que c’est un dossier qui a provoqué beaucoup de grogne parmi nos citoyens. Il fallait donc agir », a-t-il ajouté.

Il a ajouté que la faible densité de superficie boisée à l’échelle de la municipalité a aussi été un facteur déterminant dans la décision du conseil de sévir contre le propriétaire des lieux.

« On a environ 30 % seulement de notre territoire qui est boisé. Heureusement, on a la chance d’être entouré de municipalités qui ont un bon couvert d’arbres, mais ce n’est pas notre cas. C’est pour ça qu’il est important de faire respecter notre règlementation lorsqu’il est question d’arbres et de plantation. »

Cette résolution fait suite à une inspection menée le mois dernier par la MRC de Coaticook à la demande de la municipalité de Compton. Les travaux d’inspection, menés sur place ainsi qu’à l’aide d’images satellite, a permis d’établir que 275 arbres matures de plusieurs espèces ont été abattus illégalement sur une superficie de 0,54 hectare. Plusieurs de ces arbres étaient âgés entre 40 et 50 ans.

Formation Zoom et Classroom pour les parents du Haut-Saint-François

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Formation Zoom et Classroom pour les parents du Haut-Saint-François

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) et l’organisme Animation Jeunesse du Haut-Saint-François offrent gratuitement aux parents de la région de la formation de logiciels d’éducation en ligne dans le but de contrer le décrochage scolaire chez les jeunes.

« Pendant la période de confinement au printemps dernier, on a bien vu que les parents étaient dépassés par la situation. Plusieurs jeunes dans la région du Haut-Saint-François ont préféré aller travailler plutôt que de se connecter à la maison pour poursuivre leurs études », mentionne Martin Monette, agent de développement et coordonnateur du continuum de services à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François.

Lors d’une concertation jeunesse qui s’est déroulée vers la fin de l’année scolaire, l’enjeu de la persévérance scolaire chez les jeunes du secondaire a semblé être une problématique urgente. À la suite de cette rencontre, les différents organismes impliqués se sont unis afin d’élaborer un plan qui faciliterait l’apprentissage en ligne.

Ainsi, des formations seront offertes aux parents de la région du Haut-Saint-François afin que ceux-ci puissent mieux comprendre à quoi sont exposés leurs jeunes. « Nous aborderons l’aspect audio, vidéo et toutes les bases des logiciels Zoom et Classroom utilisés lors des cours donnés en ligne par les professeurs. Des tutoriels seront aussi disponibles advenant la fermeture des écoles à nouveau », ajoute M. Monette.

Cette formation est rendue possible grâce à la Fondation Lucie et André Chagnon ainsi que Centraide Estrie qui finance le projet d’un montant de 10 000 $ dans le cadre d’actions menées pour favoriser la persévérance scolaire chez les jeunes. 

« Nous sommes conscients qu’il y a d’autres enjeux importants comme l’accès à internet ou encore l’accès aux ordinateurs nécessaires en cas de retour à la maison pour les élèves, mais notre but c’est surtout de mobiliser la communauté et de faire en sorte que les projets lèvent et s’actualisent », conclut M. Monette.


Plusieurs pannes d’électricité en Estrie

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Plusieurs pannes d’électricité en Estrie

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Des rafales de vent auront privé plusieurs Estriens d’électricité pour la fête du Travail. Depuis 10 h lundi matin, des équipes d’Hydro-Québec s’affairent à rétablir plusieurs pannes qui auront privé plus de 1500 clients d’électricité sur le territoire.

À 15 h, le bilan était à 12 pannes d’électricité toujours en cours sur le territoire estrien, rapporte Philippe Cyr des relations avec le milieu d’Hydro-Québec. Des branches étant entrées en contact avec les fils électriques en raison du vent représentent la principale cause de coupure de courant.

Le secteur de Cookshire-Eaton était notamment plongé dans le noir, avec près de 1250 foyers sans électricité. Un rétablissement était prévu d’une minute à l’autre. 

« Il faut rester prudent pour les délais de rétablissement, précise M. Cyr. Chaque panne représente un cas particulier. On déploie tous les efforts possibles pour rétablir le plus grand nombre de clients dans les plus brefs délais. » 

Les municipalités de Dixville, Island, Potton et Bolton Centre comptaient également parmi les zones touchées. 

Les pannes en cours et le délai prévu de rétablissement sont disponibles dans la section « Info-pannes » du site d’Hydro-Québec.

2750 $ pour deux projets à l’école l’Escale d’Asbestos

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2750 $ pour deux projets à l’école l’Escale d’Asbestos

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Le député de Richmond André Bachand a remis à l’école secondaire de l’Escale un montant de 2750 $ dans le cadre du Programme de soutien à l’action bénévole. Ce montant est investi dans deux projets.

Premièrement, une somme de 750 $ servira à identifier les photos ornant les murs des cages d’escalier. « Ceci afin de maximiser le sentiment d’appartenance des élèves, élément important de la réussite scolaire », peut-on lire dans un communiqué.

Deuxièmement, 2000 $ est consacré à procurer un ensemble de départ de vêtements obligatoires : chandail manches courtes, chandail manches longues et coton ouaté. Une vingtaine d’élèves dont les familles éprouvent des difficultés à défrayer les coûts de ces vêtements bénéficient de ce projet.

« La persévérance et la réussite scolaire sont essentielles pour l’avenir de nos jeunes et pour toute notre communauté, résume M. Bachand. Des projets qui incitent les jeunes à continuer leurs études, qui les motivent à obtenir leur diplôme sont nécessaires et il est important de les soutenir. » 

Un festival du cerf-volant dans l’air

Estrie et régions

Un festival du cerf-volant dans l’air

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
La municipalité de Ham-Sud souhaite se démarquer et elle a peut-être trouvé un bon filon. Elle veut mettre sur pied un festival du cerf-volant. Elle deviendrait ainsi l’une des rares municipalités à offrir ce type de festivités au Québec.

L’événement, qui fait partie du plan d’action 2020-2025 de la petite agglomération de quelque 240 habitants, serait intitulé le Festival du vent d’Ham-Sud.

« C’est un groupe de citoyens qui souhaite qu’on mette en place le Festival du vent et on a décidé de l’inclure dans notre plan et d’en faire un vrai projet à moyen terme, explique Marie-Pier Dupuis, directrice générale et secrétaire-trésorière d’Ham-Sud. C’est très venteux et on a beaucoup de terrains vagues. C’est un projet sérieux. »

La culture est très présente dans la MRC notamment à Saint-Adrien, Saint-Camille et Danville. Ham-Sud veut donc se trouver un autre créneau.

« On veut se démarquer, lance le maire Serge Bernier. On ne veut pas faire comme les autres et se nuire. »

Le maire espère aussi que le festival revigore l’implication dans son village.

« Les gens à Ham-Sud ont un certain âge et ils ne s’impliquent plus, mentionne-t-il. Mais si on pouvait les attirer à seulement venir voir le Festival du vent, ça pourrait recréer des liens. »

La Municipalité ne veut pas se donner d’échéancier, mais travaille activement pour mettre en place le festival dans les prochaines années. 

Ham-Sud fait de l’œil aux promoteurs et aux familles

Estrie et régions

Ham-Sud fait de l’œil aux promoteurs et aux familles

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Même si plus de 40 000 personnes visitent le Parc régional du Mont-Ham chaque année, ils ne sont qu’une poignée à faire les quatre kilomètres supplémentaires pour se rendre dans le village de Ham-Sud. Une réalité que voudraient bien faire changer le maire et la directrice générale de la petite municipalité de quelque 240 âmes.

La municipalité réserve d’ailleurs le terrain avec « la plus belle vue de Ham-Sud » pour un éventuel projet de restauration au village.

« On le garde juste pour ça, mentionne Serge Bernier, maire de Ham-Sud, qui rêve d’un bon restaurant. Il ne manque que le promoteur. On a toutes les motos qui passent la fin de semaine aussi. »

Aucun promoteur n’a toutefois cogné à la porte jusqu’à maintenant.

« C’est un beau risque, une fois qu’il s’est installé et que son nom est fait, il y a tous les visiteurs du mont Ham, souligne Marie-Pier Dupuis, directrice générale et secrétaire-trésorière. Les gens se déplacent pour des produits uniques. »

Un bed and breakfast verra le jour prochainement tandis qu’un énorme bâtiment, qui abritait autrefois un magasin général, est à vendre au cœur du village.

Saint-Denis-de-Brompton : un toit coopératif pour les aînés

Estrie et régions

Saint-Denis-de-Brompton : un toit coopératif pour les aînés

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Après plus de quatre ans de démarches, le projet de coopérative d’habitation pour aînés à Saint-Denis-de-Brompton touche au but avec des séances d’information pour recruter officiellement des membres en septembre et l’appel de soumissions qu’on souhaite lancer en octobre.

Si tout se passe comme prévu, la construction de l’immeuble de 20 logements serait entreprise en mars 2021 pour une occupation à l’automne.

Collecte de fonds

« Ce n’est pas facile, facile. On trouve que c’est long. Mais ça fait partie de la game, lance le président de la coopérative et conseiller municipal Pierre Rhéaume. Le gouvernement a ses normes qu’il faut respecter, mais dans l’ensemble tout roule assez bien. » 

« Il nous reste environ 200 000 $ à réunir en collecte de fonds dans le milieu, sur un objectif de 500 000 $. Ce n’est pas si pire, même si avec le coronavirus, ça complique encore un peu les choses », ajoute-t-il.

La pandémie et la rareté du bois d’œuvre ont aussi influencé à la hausse le coût du projet qui est passé de 2,9 millions $ en 2018 à près de 4 millions $ aujourd’hui. 

Inspirée de la Coopérative de solidarité La Brunante, implantée depuis 2003 dans la municipalité voisine de Racine, la Coopérative Oasis des lacs sera située à proximité de la route 222, en arrière de la pharmacie et à proximité de l’épicerie. Cet emplacement a été choisi pour répondre aux exigences du gouvernement pour ce type de projet, selon M. Rhéaume.

L’immeuble comptera 20 logements 3 ½ et 4 ½ à aires ouvertes pour les personnes de 75 ans et plus, ainsi qu’une salle communautaire et un service de repas.

La deuxième vie des arbres de la rue Champlain à Lac-Mégantic

Actualités

La deuxième vie des arbres de la rue Champlain à Lac-Mégantic

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Ce sont des arbres mesurant entre 36 et 42 pouces minimum et de la machinerie qui ont attiré le regard de quelques curieux au parc des Vétérans à Lac-Mégantic, ce samedi. L’ébéniste Philippe Foley invitait la population à zieuter ou à participer à la première étape de transformation des arbres de la rue Champlain en mobilier urbain pour l’Espace jeunesse de Lac-Mégantic.

Pour la Méganticoise à la retraite, Diane Roy, ces érables ont une certaine symbolique puisqu’ils correspondent, entre autres, à un souvenir d’enfance.

« C’est une des premières rues [rue Champlain] de Lac-Mégantic, et moi je les ai vus grandir ces arbres. J’avais six ans lorsque je vivais dans le secteur avant que je déménage », souligne Diane Roy.

Plus jeune, elle regardait la parade de la Saint-Jean-Baptiste avec une chaise berçante sur la galerie de ses grands-parents. « Ce sont les arbres de cette rue que je me souviens », pointe la Méganticoise lors de l’activité de transformation.

À vrai dire, le travail de l’ébéniste Philippe Foley consiste surtout à redonner une deuxième vie aux arbres. « Je les transforme pour que ça donne une œuvre, un accessoire ou un meuble », précise l’artisan, et ce, quelques minutes avant de trancher un arbre.

En ce samedi venteux et ensoleillé, l’artisan-ébéniste invitait donc la population à vivre ce « même processus » avec lui, mais avec les arbres récupérés de la rue Champlain.

Ces derniers ont été coupés en raison de travaux de canalisation dans le secteur expliquent les citoyens de Lac-Mégantic Paul Dostie et Diane Roy à La Tribune.

« Ce que j’ai proposé à la Ville c’est de prendre les arbres des citoyens et de leur rendre sous une forme transformée », explique Philippe Foley à propos de son projet.

Porcherie : une soixantaine de citoyens sont inscrits à la consultation publique

Estrie et régions

Porcherie : une soixantaine de citoyens sont inscrits à la consultation publique

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
Une soixantaine de citoyens ont signifié leur intention de participer, mercredi, à la rencontre publique de consultation sur le projet de porcherie dans le Canton de Valcourt.

Au terme de la période d’inscriptions mardi, la MRC du Val-Saint-François rapporte que 30 personnes sont inscrites à la séance de 16 h et 33 autres à la séance de 19 h.

La tenue de deux séances a été jugée nécessaire pour assurer la distanciation physique des intervenants et des citoyens dans le contexte de la COVID-19, avec la possibilité d’accueillir 40 citoyens chaque fois.

La MRC, qui mène le processus de consultation requis dans ce dossier à la demande de la Municipalité du Canton de Valcourt, avait d’abord procédé à une consultation écrite avec toute la documentation en ligne, du 20 juillet au 11 août. Trente-six personnes avaient alors déposé par écrit leurs inquiétudes et préoccupations.

Le projet de l’agriculteur Stewart Friesen consiste à construire deux bâtiments pouvant accueillir 3996 porcs d’engraissement sur sa terre de la route 222 dans le Canton de Valcourt, aux limites de la municipalité de Maricourt, ainsi qu’ d’un réservoir en béton armé pour l’entreposage du lisier liquide. Le projet a obtenu son certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et est rendu à l’étape du permis de construction de la Municipalité, qui doit d’abord évaluer si des mesures d’atténuation sont requises pour faciliter l’intégration dans le milieu.

En rencontre publique mercredi, il est prévu que le promoteur Stewart Friesen présente son projet. Parmi les intervenants, on compte aussi l’agronome et l’ingénieur qui ont travaillé avec lui depuis deux ans, l’inspecteur municipal du Canton de Valcourt, et des représentants du ministère de l’Environnement (MELCC), du ministère de l’Agriculture (MAPAQ) et de la Santé publique.

La deuxième partie des rencontres de deux heures permettra de recevoir les questions et suggestions des citoyens présents.

La MRC a pris en considération les préoccupations qui ont été soulevées par les citoyens depuis plus d’un mois dans les médias ainsi que dans le volet écrit de la consultation pour préparer la rencontre. 

« On va parler de tous les aspects techniques pour que les gens comprennent bien le projet et ses impacts. Qu’ils aient les bonnes données et que tout le monde soit à la même place avant de procéder à la période de questions », explique Catherine Carvajal-Séguin, agente aux communications et aux relations publiques à la MRC.

« Comme on dit depuis le début, le projet va avoir lieu, rappelle-t-elle. Il a été accepté. Le processus va être expliqué. La question n’est pas de savoir s’il va avoir lieu. La consultation est vraiment sur les mesures d’atténuation pour que le projet cohabite bien avec son environnement et les citoyens autour. »

Les deux rencontres publiques de consultation seront enregistrées et rendues disponibles sur le site web de la MRC dans les jours suivants.