Le directeur général d'Estrie-Aide Claude Belleau, à droite sur la photo, confirme l'achat de l'immeuble situé en face de l'organisme, sur la rue Wellington Sud. On l'aperçoit en compagnie d'Émile Gosselin, employé chez Estrie Aide.

Estrie-Aide achète un édifice voisin

L'organisme Estrie-Aide accélère son développement avec une acquisition importante qui lui permettra d'augmenter ses revenus encore davantage et d'accélérer sa mission sociale et environnementale.
Depuis lundi, l'immeuble situé de l'autre côté de la rue Wellington Sud, au centre-ville de Sherbrooke, est la propriété d'Estrie-Aide. On a de grandes ambitions pour ce bâtiment qui abritait jusqu'à tout récemment un magasin d'appareils d'occasion de la compagnie les Spécialistes de l'électroménager.
« Nous allons commencer à nous y installer dans les premiers jours de janvier », confirme le directeur général d'Estrie-Aide, Claude Belleau, à La Tribune. « On peut dire que ça va de plus en plus vite. »
« C'est un projet que nous travaillons depuis deux ans. Nous y sommes arrivés lundi. C'est très intéressant pour toute notre équipe. Nous avions un grand besoin d'agrandir. »
L'achat de l'immeuble est motivé en grande partie par la volonté d'augmenter les revenus de l'organisme. Il est difficile dans ce domaine d'augmenter les prix, ajoute M. Belleau.
On a donc pensé agrandir l'espace de vente, qui demeurera toujours dans l'immeuble actuel d'Estrie-Aide, assure-t-il. Les activités de triage et de réparation vont toutefois être transférées prochainement de l'autre côté de la Wellington.
« Nous avons eu beaucoup d'aide. Les gens de Service de l'Estrie ont été très aidants. Ils nous ont toujours aidés d'ailleurs, même si nous vendions à tout le monde des électroménagers usagers. »
« Notre but est de créer des emplois. Nous avons engagé des gens qui se trouvaient bien loin du marché du travail. C'est un volet social. Nous détournons aussi des milliers de tonnes de matériel des sites d'enfouissement. C'est notre volet environnemental. »
Tout au même endroit
Le montant de la transaction demeure confidentiel. M. Belleau avoue avoir un oeil sur un autre bâtiment voisin de l'immeuble nouvellement acquis. « J'ai dit au propriétaire que nous sommes intéressés », lance le dynamique gestionnaire. « Mais il ne semble pas pressé de vendre. »
« Nous pensons en avoir besoin un jour. Actuellement, nous avons des objets dans des entrepôts ailleurs à Sherbrooke qui nous sont prêtés gratuitement. Nous voulons rapatrier tout ça ici. Estrie-Aide est un des rares magasins où la marchandise entre et sort par la même porte principale. »
C'est aussi à l'ensemble de la population que Claude Belleau veut inculquer une autre façon de voir Estrie-Aide. L'organisme ne cherche pas seulement à vendre ses produits d'occasion aux moins bien nantis.
« Tout le monde peut venir acheter chez nous. Nos nouveaux revenus vont servir à engager du personnel pour nos activités », explique-t-il.
« Nous avons élargi la variété des articles mis en vente. Quand les gens viennent acheter chez nous, c'est gagnant pour tout le monde. »
Un recensement montre qu'environ le tiers des clients demeurent dans l'est de Sherbrooke. Les autres viennent d'un peu partout dans la ville de Sherbrooke. Mais des clients d'aussi loin que l'Abitibi ou du Saguenay sont venus se procurer des choses chez Estrie-Aide.
« Nous recevons environ 90 000 visiteurs par année », calcule le gestionnaire.
« Les gens viennent ici pour voir ce qu'il y a de nouveau, mais aussi pour socialiser et briser l'isolement. C'est important. C'est dans notre mission aussi. »