La compétition n'est vraiment pas vive à Sherbrooke dans la vente au détail de l'essence, ce qui explique la très grande stabilité des prix, observe le CAA-Québec dans son rapport annuel sur les prix de vente du carburant à travers la province.

Essence : une faible compétition à Sherbrooke

La compétition n'est vraiment pas vive à Sherbrooke dans la vente au détail de l'essence. L'année 2016 a été marquée par une très grande stabilité des prix, une tradition dans le marché sherbrookois.
C'est le constat que dresse le CAA-Québec dans son rapport annuel sur les prix de vente du carburant à travers la province.
À 6,2 ¢ par litre, la marge au détail des détaillants n'a pas bougé en 2016 par rapport à 2015. Par contre, le prix à la pompe a diminué un peu, à 105,4 ¢/litre en moyenne.
L'arrivée possible d'une station-service à grand volume, de la bannière Costco sur le plateau Saint-Joseph, pourrait faire bouger les choses, note le CAA.
Les marchés de Montréal, de Québec et de Sherbrooke se comportent depuis le début de 2017 selon les mêmes tendances observées en 2016. «C'est donc dire que les automobilistes montréalais n'ont toujours pas accès à cette diversité de prix ainsi qu'à des marges au détail plus raisonnables à la pompe», analyse l'organisme.
En comparaison, à Québec, la marge au détail se situe à 2,6 ¢/litre, pour une baisse 41 pour cent par rapport à 2015.
Le bilan montre aussi que le prix affiché à Sherbrooke a été 53 pour cent du temps plus élevé que le prix réaliste du CAA, mentionne Philippe St-Pierre, porte-parole de l'organisme.
«Nous continuons de marteler qu'il faut que le prix bouge plus à Sherbrooke», dit-il.
«À Sherbrooke, il est plus facile pour les automobilistes qu'à Montréal de se déplacer pour faire le plein où le prix de l'essence est moins cher.»
L'analyse des prix de l'essence de CAA-Québec pour l'année 2016 conclut que les automobilistes de la région de Montréal paient plus cher que ce qu'ils devraient. La région métropolitaine compte de nombreuses essenceries à fort volume, un débit élevé par point de vente et une grande diversité de bannières, ce qui devrait en faire un marché plus compétitif que les autres.
De plus, il y a eu l'an dernier une baisse générale des coûts d'acquisition.
Mais le CAA-Québec a observé dans la région de Montréal des marges au détail plus élevées que les autres régions du Québec moins populeuses, ce qui lui semble anormal et questionnable.
La marge au détail pour chaque litre d'essence a été en 2016 de 6,9 ¢/litre à Montréal, comparativement, par exemple, 3,8 ¢/litre les Laurentides et 4,7 ¢/litre en Mauricie.
Par rapport à 2015, la marge a reculé de 9,2 pour cent à Montréal comparativement à 41 pour cent à Québec, 21,9 pour cent dans Lanaudière et 21,7 pour cent en Mauricie.
Par ailleurs, CAA-Québec a remarqué que les prix avaient tendance à fluctuer à l'unisson d'un bout à l'autre de la région métropolitaine. L'organisme a d'ailleurs fait part de son inquiétude à cet effet à la Régie de l'énergie.
En 2016, les prix du pétrole brut ont dégringolé de 16,3 pour cent par rapport à l'année précédente. Parallèlement, les Québécois ont payé sept pour cent de moins pour faire le plein, soit 101$ d'économie par année pour une petite voiture et 134$ pour un véhicule utilitaire sport (VUS). Avec La Presse canadienne