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Des contrats octroyés durant l’été permettront également d’assurer un approvisionnement québécois pour les masques de procédure.
Des contrats octroyés durant l’été permettront également d’assurer un approvisionnement québécois pour les masques de procédure.

Équipement de protection individuelle : l'achat local en chiffres

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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 Le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) achèterait plus de 50 % de ses visières et de ses gels désinfectants au Québec depuis le début de la pandémie, selon les chiffres qui ont été fournis par l’organisation à La Tribune. Ce chiffre baisserait à 15 % pour les masques de procédures et à moins de 1 % pour les blouses jetables, mais grimperait à 90 % pour les blouses lavables.

Toutefois, le contrat signé au cours de l’été avec Medicom permettra d’augmenter le pourcentage d’approvisionnement québécois », précise le MSSS. 

Des contrats octroyés durant l’été permettront également d’assurer un approvisionnement québécois pour les masques de procédure.

Moyens « exceptionnels »

La pandémie a forcé le ministère de la Santé et des Services sociaux à prendre des « moyens exceptionnels » en matière d’approvisionnement en équipement de protection individuelle.

« La situation d’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire québécois a permis au MSSS de procéder à des acquisitions urgentes d’EPI pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs de la santé du RSSS, et ce, grâce à des contrats conclus de gré à gré avec différents fournisseurs », explique le ministère dans un échange de courriel avec La Tribune.

« Comme les distributeurs à contrat n’étaient pas en mesure de répondre à l’ensemble des besoins très importants. Un processus interne pour les commandes d’EPI a été mis en place pour les besoins du décret de l’état d’urgence sanitaire », poursuit-il, mentionnant que les critères pour les contrats de gré à gré sont, le fournisseur ou importateur local, la qualité et la conformité des produits et services, le délai de livraison et le juste prix.  

« Lorsque les inventaires d’EPI ont été assez suffisants (environ 30 jours d’inventaire de disponibles), des appels d’offres sur invitation ont été lancés, sous la responsabilité du CAG », ajoute le MSSS.

Mais pourquoi décide-t-on d’acheter des produits provenant d’autres pays alors que des entreprises québécoises se retrouvent avec des surplus invendus dans leurs entrepôts? « Le Québec n’avait pas l’infrastructure manufacturière pendant la première vague de la crise pour répondre à la demande, sauf pour certains produits (gel désinfectant et visière), répond le ministère. Par la suite, plusieurs entreprises québécoises ont adapté leurs chaînes de production pour être en mesure de répondre aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux en termes d’équipement de protection individuelle, notamment pour les masques de procédures et pour les blouses lavables. »

Le ministère invite les entreprises québécoises à participer aux appels d’offres. « Les acquisitions s’effectuent en fonction des besoins et selon l’évolution des inventaires », explique-t-il.