La Ville de Sherbrooke choisit d’investir plusieurs millions de dollars dans sa station d’épuration de Saint-Élie pour la moderniser.

Entre 4 et 7 M$ pour la station d’épuration de Saint-Élie

La Ville de Sherbrooke choisit d’investir plusieurs millions de dollars dans sa station d’épuration de Saint-Élie pour la moderniser. La solution retenue, qui coûtera entre 4 et 7 M$, permettra à terme la construction de l’équivalent de 600 nouveaux logements.

« L’usine de Saint-Élie est à pleine capacité. On a évalué les options possibles pour reconstruire une nouvelle usine ou dévier les eaux vers un autre endroit. À l’analyse des coûts, ce qui revient le plus avantageux pour la Ville dans un esprit de court, moyen et long terme, c’est la mise aux normes de la station d’épuration. On parle d’un investissement qui va varier entre 4,65 et 7,35 M$. On va essayer de trouver des sources de subventions gouvernementales pour nous aider à faire ces travaux », résume Vincent Boutin, président du comité consultatif d’urbanisme.

Mise en service en 1983, la station d’épuration de Saint-Élie ne permettait plus de délivrer de nouveau permis de construction dans le secteur selon une étude réalisée à l’automne 2017. Déjà, entre 1998 et 2014, tous les projets nécessitant le prolongement du réseau d’égout à l’intérieur du bassin d’assainissement de Saint-Élie avaient été refusés. Des travaux correctifs effectués en 2014 avaient permis de transférer l’équivalent de 295 logements vers le bassin d’assainissement de Sherbrooke.

Aux yeux du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, des travaux correcteurs sont nécessaires parce que la station d’épuration ne respecte pas les normes de rejet. Les besoins identifiés au schéma d’aménagement sont de 600 logements d’ici dix ans et de 2800 logements d’ici 30 ans.

La mise aux normes pourrait s’effectuer en deux phases. Les investissements dévoilés concernent la première phase seulement.

L’autre option analysée, le transfert d’une partie de l’eau usée vers Sherbrooke, aurait augmenté la fréquence des débordements dans la rivière Saint-François et aurait réduit les délais avant de nouveaux investissements pour augmenter sa capacité de traitement.


« À l’analyse des coûts, ce qui revient le plus avantageux pour la Ville dans un esprit de court, moyen et long terme, c’est la mise aux normes de la station d’épuration. »
Vincent Boutin, président du comité consultatif d’urbanisme

Le conseiller Marc Denault a noté que le transfert des eaux usées vers Sherbrooke aurait coûté moins cher, mais aurait été moins judicieux. « Dans les propositions, il y en avait qui étaient moins onéreuses. Je tiens à féliciter nos services, parce que parmi celles-ci, il y avait de détourner l’eau vers le secteur Hertel. Il faut se rappeler qu’il y a une dizaine d’années, nous avions de gros problèmes de refoulement d’égouts. Nous avons fait des travaux gigantesques pour séparer l’eau pluviale et l’eau usée. Nous avons fait une campagne de sensibilisation pour débrancher les conduites de gouttières et réduire le volume d’eau qui se rendait au poste Hertel. Ç’aurait été simple de sauver quelques millions de dollars et de revenir à la situation d’il y a dix ans. Nous avons été sages de choisir la solution la plus efficace à long terme. »

La Ville estime qu’elle pourrait bénéficier d’une subvention, soit par l’entremise du Programme de la taxe sur l’essence ou le Programme d’infrastructures municipales d’eau. Elle croit qu’elle pourrait ainsi recevoir environ 1 M$.

Julien Lachance, le conseiller du secteur, n’a pas participé aux discussions puisque sa famille détient des terrains dans le secteur.