Entente entre les professeurs et l'Université de Sherbrooke

Une entente est intervenue entre le Syndicat des professeures et professeurs de l'Université de Sherbrooke (SPPUS) et l'Université de Sherbrooke, tard en fin de journée jeudi.
Les quelque 428 membres de l'instance syndicale seront appelés à se prononcer mardi prochain sur l'entente de principe, a annoncé le SPPUS à ses membres. Les détails de l'entente seront dévoilés à ce moment. Une assemblée générale était déjà prévue ce mardi. Les deux parties doivent discuter ce vendredi du protocole de retour au travail.
Il s'agit d'un revirement inattendu : en début de semaine, le SPPUS écrivait à ses membres qu'il y avait très peu de progrès « après deux ans de négociation et 11 jours de grève », alors que des pourparlers se déroulaient en présence du conciliateur.
L'offre de l'UdeS était jugée « insuffisante » par le SPPUS, tant au « plan salarial qu'au plan du développement des ressources professorales ».
Les professeurs du SPPUS étaient sans contrat de travail depuis mars 2015.
Jusqu'ici, les professeurs du SPPUS avaient exercé 11 jours de grève; ils avaient en poche un mandat de grève comptant 12 jours au total.
Parmi les enjeux à la table à l'origine, le SPPUS réclamait un plancher d'emploi inscrit à la convention collective afin de « garantir un niveau minimal de ressources ».
L'instance syndicale soutient que le ratio EETP (étudiant en équivalence au temps plein) par professeur (membre du SPPUS) a augmenté de 8 % depuis 10 ans, « ce qui représente un déficit de 41 professeurs par rapport à 2004-2005 ».
En outre, le SPPUS réclamait notamment un rattrapage salarial d'environ 10 %. Le SPPUS réclamait la parité avec ses collègues ingénieurs-professeurs (AIPSA) et l'application de la politique salariale gouvernementale (PSG). L'UdeS avait estimé sommairement l'ensemble des demandes du SPPUS à 10-12 millions $.
La direction de l'UdeS demande certains compromis aux professeurs du SPPUS en ce qui a trait aux avantages sociaux, dont la fin de l'exonération partielle des droits de scolarité. L'exonération des droits de scolarité prévoit le remboursement de 50 % des frais de scolarité d'un employé, de son conjoint ou de ses enfants.
Ces compromis figurent sur une liste de demandes faites aux professeurs du SPPUS en décembre 2014, alors que l'UdeS avait demandé des concessions à l'ensemble de ses employés afin de faire face aux compressions budgétaires imposées par Québec.
Des cibles financières avaient été fixées par groupe d'employés. L'UdeS voulait alors récupérer 6,5 % de la masse salariale du SPPUS, soit l'équivalent de 3,2 M$.
Le SPPUS estimait que le syndicat avait fait sa large part en cette matière, notamment avec les gels d'embauche.