La grève des chargés de cours de l’UdeS aura finalement duré quatre jours.

Entente de principe entre les chargés de cours et l’UdeS

Une entente de principe avec recommandation du conciliateur est intervenue entre les chargés de cours de l’Université de Sherbrooke et l’UdeS, tard jeudi soir.

Le Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’UdeS (SCCCUS) compte quelque 2550 membres. Ils seront appelés à se prononcer en assemblée générale spéciale prochainement. Le syndicat souhaitait que l’assemblée se tienne d’ici une semaine, mais la crise du coronavirus vient compliquer la situation. « Une annonce à ce sujet sera faite dès que possible », précise le président du SCCCUS, Vincent Beaucher. 

Les chargés de cours devaient rentrer au travail vendredi. Leur retour à l’UdeS a toutefois été de courte durée, puisque Québec a annoncé vendredi la fermeture de tous les établissements d’enseignement de la province vendredi.

Les deux parties avaient convenu de ne pas dévoiler les détails de l’entente. Sur son site internet, l’UdeS se dit satisfaite de cet accord.  

« Il y a eu des avancées intéressantes pour les deux parties », autant pour le syndicat que pour l’UdeS, note M. Beaucher. « Il y a un élément qui n’est pas anodin, c’est une entente de principe avec recommandation du conciliateur. Ce n’est pas rien. Le conciliateur convient que les parties sont allées le plus loin qu’elles pouvaient aller et l’entente est la meilleure possible pour les deux parties. » « Le processus de conciliation fut long et exigeant, la partie patronale ayant adopté des stratégies de négociation et de conciliation extrêmement dures », commente le président. 

L’UdeS a décliné notre demande d’entrevue.

Rappelons que les chargés de cours ont déclenché une grève générale illimitée lundi matin après un blitz de négociations. 

Environ 1100 cours étaient annulés, principalement au premier cycle. Leur convention collective est échue depuis mars 2018. 

Deux points achoppaient principalement, soit la question salariale et la gestion du centre de formation Laurent-Beaudoin au campus de Longueuil. 

« Les bonifications salariales rejoignent nos demandes et font en sorte de maintenir le pouvoir d’achat de nos membres. » Néanmoins, le syndicat estime que « les marges de manœuvre monétaires octroyées par le conseil d’administration de l’Université étaient sérieusement limitées et peu flexibles ».

« Le SCCCUS et son comité de négo tiennent à souligner l’extraordinaire vague d’énergie que les étudiantes et étudiants, les collègues universitaires et syndicaux lui ont envoyée au cours des jours. Les appuis sont arrivés de toutes parts, c’est quelque chose qui nous aura marqués au cours de cette grève », commente aussi Vincent Beaucher.