Le temps d’une journée, Ghislaine Trépanier s’est replongée dans la vie d’une élève du Collège Mont Notre-Dame, jeudi. Grâce à la traditionnelle journée des grands-parents, elle a accompagné en classe sa petite fille, Élizabeth Calderon-Bacon, qui a choisi de fréquenter la même école que sa mère et sa grand-mère.

Enracinées depuis trois générations au Collège du Mont Notre-Dame

Cinquante-trois ans après sa graduation, Ghislaine Trépanier a remis les pieds au Collège Mont Notre-Dame, jeudi. La traditionnelle journée des grands-parents lui permettait de se plonger dans le quotidien de celle qui a choisi de suivre ses traces. Sa petite-fille, Élizabeth Calderon-Bacon, marque ainsi une troisième génération d’élèves du CMND dans la famille.

Les temps ont bien changé, constate Mme Trépanier. « Dans mon temps, on portait des mantilles de dentelle sur la tête pour couvrir nos cheveux, se souvient-elle. Aujourd’hui, c’est très ouvert et très moderne, il y a de la nouveauté partout et toutes sortes de possibilités, comme un journal étudiant, un local de méditation et des technologies en trois dimensions dans le laboratoire de sciences. » 

Les souvenirs ont particulièrement refait surface lorsqu’elle est entrée dans la grande salle, qui n’a selon elle pas changé d’un iota. À l’inverse, l’ancienne chapelle est pour sa part devenue une bibliothèque, « et c’est magnifique! » s’exclame-t-elle. 

Une centaine d’ainés ont pris part à la traditionnelle journée des grands-parents du CMND, qui se tient aux deux ans. Après être arrivés sur les lieux en autobus scolaire pour une immersion complète, ils ont visité l’établissement avant d’accompagner leurs petites-filles en classe et d’assister à un spectacle des élèves du programme de danse. 

Pour Mme Trépanier et Élizabeth, qui est en deuxième secondaire, la matinée était marquée d’un cours d’art dramatique. Était-ce une matière courante, il y a trois générations? « Absolument! répond Mme Trépanier. Et nous avons même reçu les enseignements d’un acteur bien connu en Estrie : Pierre Gobeil! » 

« C’est une école que j’ai appréciée, estime Mme Trépanier, qui faisait alors partie de la chorale. Les groupes n’étaient pas grands et on avait le même pendant cinq ans, on avait de belles amitiés. » 

Même si les protocoles et les pratiques religieuses ont largement évolué à l’intérieur de l’établissement, Mme Trépanier et sa petite-fille voient une grande pertinence à la préservation de la tradition de demeurer un établissement exclusif aux jeunes filles. Par exemple, Élizabeth avoue qu’elle se serait sentie beaucoup moins à l’aise de participer à un cours sur le consentement sexuel si des garçons s’étaient trouvés dans la classe. « Je pense que ça enlève aussi une sorte de compétition entre les filles, quand il n’y a pas de garçons dans le portrait, ajoute sa grand-mère. Il y a moins d’obstacles aux amitiés. » 

Impliqués dans leur vie

Olivia Brunelle, en première secondaire, était excitée de pouvoir vivre cette journée aux côtés de son grand-père, Raymond Laliberté. « J’aime vraiment ça que lui et ma grand-mère s’impliquent dans nos vies à moi et à mes sœurs. Ils sont très présents. Ce que j’avais le plus hâte de lui montrer, c’est l’âme de l’école. Je voulais lui montrer l’histoire de l’école, les classes et les professeurs, qui sont vraiment gentils », note-t-elle, fascinée de connaître les détails du passé de cet établissement de plus de 160 ans d’histoire.  

« Je trouve ça très intéressant qu’une école comme ça nous ouvre ses portes, surtout avec une histoire comme ça », enchaîne M. Laliberté, originaire de l’Outaouais, installé en Estrie avec sa conjointe pour se rapprocher de leurs petits-enfants. Il a d’ailleurs fait carrière en enseignement ainsi qu’au sein de la direction d’une école, ce qui lui a permis de vivre cette journée d’un point de vue bien particulier. 

« On a assisté à un cours d’éthique et de culture religieuse, raconte-t-il. On nous parlé de la vie des enfants soldats. C’était très intéressant. » 

Les sœurs Laurence et Camille Nadeau ont fait entrer leur grand-père paternel, Denis Nadeau, et leur grand-mère maternelle, Lucie Grenier, dans leur quotidien à l’occasion de la journée des grands-parents du CMND, qui revient tous les deux ans.