La région de l’Estrie ne compte jusqu’ici aucune place d’hébergement en «milieu alternatif» pour les adultes ayant des besoins spéciaux.
La région de l’Estrie ne compte jusqu’ici aucune place d’hébergement en «milieu alternatif» pour les adultes ayant des besoins spéciaux.

Enfin un « milieu alternatif » pour les adultes avec un handicap

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
La région de l’Estrie ne comptait jusqu’ici aucune place d’hébergement en «milieu alternatif» pour les adultes ayant des besoins spéciaux. L’arrivée de 60 places dans deux «maisons alternatives» à Sherbrooke (36 places) et à Granby (24 places) est vue comme une grande bouffée d’air frais à la direction de la déficience intellectuelle, des troubles du spectre de l’autisme et de la déficience physique (DI-TSA-DP) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.  De plus, 24 nouvelles places devraient être annoncées prochainement.

D’abord, une précision s’impose. Qu’est-ce qu’est une maison alternative? Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) la définit ainsi: «Une maison alternative vise une clientèle adulte de 65 ans et moins, vivant une situation de handicap en raison d’une déficience physique, une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et présentant des besoins de soutien importants en ce qui concerne les soins, l’assistance, ou la gestion de comportement et ne pouvant plus demeurer dans leur domicile».

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«En ce moment, ces adultes qui vieillissent avec un profil qui s’alourdit s’en va vivre dans les CHSLD, ce qui n’est pas l’idéal. Nous n’avons pour le moment aucune forme d’hébergement qui s’apparente aux maisons alternatives. », indique Danika Manseau, la directrice de la direction DI-TSA-DP au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Pour cette clientèle, c’est un plus. Ça fait longtemps qu’ils revendiquent d’avoir ce type de milieu », précise Mme Manseau.

En Estrie, il y a quelques années déjà que le parc d’hébergement est saturé dans les secteurs de la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme. Ce projet, combiné à deux autres projets qui sont aussi en train de se développer, permettra « de remettre nos usagers à la bonne place pour eux. Ça amènera un mouvement intéressant, notamment dans nos résidences à assistance continue (RAC) actuelles », souligne la directrice DI-TSA-DP.

Danika Manseau est confiante que l’ensemble des projets mis en place pour mieux répondre aux besoins des clientèles avec une déficience intellectuelle, une déficience physique ou un trouble du spectre de l’autisme pourront se mettre de l’avant rapidement, d’ici 18 à 24 mois tout au plus.

« En période de COVID, de nombreux projets ont été ralentis. Mais le projet de maison alternative a continué d’avancer. Ça va aller vite», se réjouit Mme Manseau.