Un autre membre du personnel du département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke a été agressé par un patient la semaine dernière.
Un autre membre du personnel du département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke a été agressé par un patient la semaine dernière.

Encore une agression en psychiatrie à l’Hôtel-Dieu

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un autre membre du personnel du département de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke a été agressé par un patient la semaine dernière.

Cette fois, c’est à l’urgence psychiatrique qu’un employé a été agressé par un patient.

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L’incident est survenu le 14 mars vers 23 h 20 près des toilettes de l’urgence psychiatrique.

Le patient a signalé à l’employé qu’il allait lui faire la peau avant de lui asséner un coup de poing au visage, rapporte le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

«Agents de sécurité et collègues de travail sont intervenus pour aider l’employé du département de psychiatrie», ajoute Martin Carrier.

Les policiers sont intervenus pour procéder à l’arrestation de l’individu de 29 ans. Le suspect, originaire de Mirabel, a été libéré sous promesse de comparaitre.

Selon des employés, l’employé aurait dû subir une chirurgie après son agression.

Au début juin dernier, un autre patient avait commis une agression à l’urgence psychiatrique de l’Hôtel-Dieu, blessant gravement un médecin psychiatre.

Cette nouvelle agression vient de nouveau décourager les employés du département de psychiatrie qui, rappelons-le, ont connu un automne particulièrement difficile.

Le 11 décembre dernier, le Service de police de Sherbrooke a dû mener une perquisition dans le but de trouver de la drogue sur trois étages du département de psychiatrie à l’Hôtel-Dieu. Aucune drogue n’a été saisie sur place cependant.

Cette opération policière avait été rendue nécessaire après que plusieurs événements inquiétants se soient déroulés dans le département au cours des semaines précédentes.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a pas commenté l’événement.

Entre autres, des employés de la psychiatrie se sont fait crever leurs pneus dans le stationnement de l’hôpital et plusieurs d’entre eux ont reçu des menaces de mort. Il y avait aussi des soupçons de consommation et de revente de drogue au sein du département.

De mémoire, tant au CIUSSS de l’Estrie-CHUS qu’au SPS, c’était la première fois qu’une perquisition d’une telle ampleur était organisée en milieu hospitalier à Sherbrooke en plus de 30 ans.

Peu avant Noël, un infirmier avait été suspendu sans solde pendant trois semaines après avoir lancé un vibrant cri du cœur sur Facebook après une journée particulièrement difficile au travail alors que, notamment, un employé avait reçu un coup violent de cabaret sur la tête.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a pas répondu à la demande d’entrevue.