Les Sherbrookois connaissent peu la réglementation concernant l'usage extérieur de l'eau potable.

Encore trop de gaspillage d'eau potable

Le gaspillage de l'eau, le mauvais tri des matières recyclables et l'usage déficient du bac de compostage sont les principales faiblesses qu'a relevées la patrouille verte en 2016.
Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement, mentionne que les citoyens connaissent peu la réglementation concernant l'usage extérieur de l'eau potable, alors qu'il n'est permis d'arroser le gazon que les mercredis et les dimanches. « Cette année, la patrouille verte avait le mandat de sensibiliser les citoyens à ne pas utiliser l'eau potable à l'extérieur en dehors des heures où c'est permis. Jusqu'à maintenant, nous n'avons jamais donné de contraventions, mais nous trouvons que les gens participent moins bien et ça ne les dérange pas qu'on leur dise qu'ils ne l'utilisent pas de la bonne façon. »
Elle souhaite donc que des mesures plus sévères soient prises. « L'an prochain, nous voulons des patrouilleurs qui seront là spécifiquement pour ça, surtout si les conditions s'y prêtent. S'il pleut, nous n'aurons pas besoin d'autant d'eau potable. Nous souhaitons aussi qu'il y ait des constats d'infraction qui puissent être donnés. » En cas de pluie, les patrouilleurs s'intéresseraient au branchement des gouttières.
Des problèmes sont aussi relevés dans l'utilisation des bacs. « On retrouve encore des erreurs. Dans les bacs de recyclage, il y a beaucoup de sacs de plastique qui ne sont pas ensachés ou des publi-sacs qui sont laissés tels quels avec les circulaires à l'intérieur. Les plastiques numéro 6 ne vont pas au recyclage. On se rend compte que l'utilisation du bac brun n'est pas faite de façon optimale. On y trouve beaucoup de gazon plutôt que des résidus alimentaires. On souhaite que les gens fassent davantage d'herbicyclage. »
Ce sont d'ailleurs 17 % des bacs bruns qui ne sont jamais placés à la rue. On retrouve encore beaucoup de matières recyclables et compostables dans les bacs noirs, en plus de la styromousse, qui peut être revalorisée s'il est apporté à l'écocentre.
Année après année, les périodes des encombrants ne sont pas respectées. « Les amas sont souvent trop volumineux et ce sont souvent des matières qui ne sont pas acceptées. On peine à trouver la bonne façon pour nous faire comprendre. Nous avons utilisé la patrouille pour accumuler de l'information qui nous permettra de trouver des solutions. À court terme, la collecte sur demande n'est pas possible, mais c'est une solution que nous regarderons. »
Le conseiller Julien Lachance a invité les services municipaux à porter une attention à la collecte des bacs pendant le temps des Fêtes. « L'objectif n'est pas d'augmenter la fréquence parce que nous cherchons à atteindre l'objectif national de réduire la quantité de matière enfouie. Nous privilégions un meilleur tri », a rétorqué Mme Pelchat.
Diane Délisle a rappelé qu'il faudrait analyser la pertinence d'installer une station de lavage des bateaux au parc de la Plage-Municipale.
La patrouille verte a réalisé 11 400 interventions de sensibilisation entre le 23 mai et le 29 août.