Un aménagement de démonstration a été réalisé au Marché de la gare pour inspirer les résidents riverains.

Encore trois mois pour restaurer les berges

Les propriétaires riverains sherbrookois disposent d’encore trois mois pour remettre les berges des lacs, rivières et ruisseaux à l’état naturel sur une distance de cinq à sept mètres. La plantation d’arbres et d’arbustes est obligatoire selon le règlement municipal, qui prévoit que la remise en état des berges doit être complétée pour le 31 octobre.

Si la Ville a procédé à la distribution gratuite de 260 végétaux en juin, les citoyens tardent encore à demander leur certificat d’autorisation gratuit pour réaliser des travaux. Sur les 3500 propriétaires riverains, environ 1000 vivent en bordure d’un lac ou d’une rivière alors que les autres sont plutôt établis à proximité d’un ruisseau. Cette année, seulement 64 certificats d’autorisation ont été délivrés selon Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement à la Ville de Sherbrooke.

L’an dernier, ce sont 40 certificats qui avaient été obtenus par des citoyens. « Il y a des gens pour qui les rives sont déjà à l’état naturel, donc ils n’ont pas besoin de certificat. Le document nous permet essentiellement de nous assurer que les aménagements sont réalisés de la bonne façon, par exemple avec des plantes du Québec. »

Si la Ville n’entend pas passer en mode répression dès le 1er novembre, elle amorcera une tournée de validation au printemps pour s’assurer que le règlement municipal est respecté. Entre-temps, les propriétaires ayant obtenu un certificat d’autorisation sont automatiquement inscrits à un concours pour remporter un des dix remboursements de leurs investissements jusqu’à concurrence de 500 $. « Ça peut devenir un bon levier pour demander un certificat d’autorisation. » Le tirage sera effectué le 10 août. 

Plus difficile

Mais ceux qui voudront commencer les travaux ces jours-ci devront être prudents. « En plein été, c’est plus difficile parce qu’il faut arroser beaucoup. Le printemps et l’automne sont des saisons plus favorables pour planter. »

Les citoyens qui voudraient s’inspirer peuvent voir des exemples d’aménagements au Marché de la gare, le long du lac des Nations. La Ville a procédé à des distributions de végétaux au cours des deux dernières années et il appartiendra aux élus de déterminer si l’activité est renouvelée l’an prochain.

L’objectif du règlement est d’obtenir un gain environnemental. « Quand les rives sont revégétalisées, il y a un gain sur la qualité de l’eau. Les végétaux viennent filtrer les contaminants qui pourraient s’écouler vers les cours d’eau. Ce sont aussi souvent des corridors importants pour la faune, alors nous assurons une certaine biodiversité. Il s’agit aussi d’une façon de diminuer la présence de cyanobactéries. »

La Ville n’a pas calculé combien ces interventions lui permettront d’économiser pour gérer les conséquences de berges dévitalisées. « Mais il y a un gain, c’est clair. On peut réduire les îlots de chaleur et réduire les inondations. »