Nicholas Gingras, Asaliah Plouffe, Maély Rosa, Iona Gendron et Alexia Chagnon sont quelques-uns des élèves participants au projet de recyclage des emballages de bonbons de l’école LaRocque.
Nicholas Gingras, Asaliah Plouffe, Maély Rosa, Iona Gendron et Alexia Chagnon sont quelques-uns des élèves participants au projet de recyclage des emballages de bonbons de l’école LaRocque.

Emballages non récupérables: la réutilisation s’étend [VIDÉO] 

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
L’Halloween est loin derrière nous, mais la collecte des emballages de bonbons irrécupérables se poursuit à l’école LaRocque. L’enseignante Dominique Hébert a établi un partenariat avec l’entreprise Avrac A’davrac afin de ramasser ces papiers qui ne peuvent être récupérés.

L’initiative avait beaucoup fait jaser en octobre : la cofondatrice d’Effet PH, Hélène Boissonneault, avait collecté dans une quarantaine de points de chute tous ces types d’emballages (barres de chocolat, croustilles, etc.) en les remettant à TerraCycle, une entreprise qui donne une seconde vie à ce type de déchets. 

Chaque classe a son panier et un élève a la responsabilité de le vider. « Les enfants ont fait des capsules vidéo pour savoir quoi mettre dans la boîte », indique l’enseignante, qui s’est occupée du projet à l’Halloween. 

L’enseignante, qui a eu de la difficulté à trouver un budget pour le projet, a approché différentes organisations avant qu’Avrac A’davrac accepte de commanditer la boîte de l’école. « Ce qu’on s’est dit, c’est qu’on forme des citoyens, on veut qu’ils soient écoresponsables. On veut les sensibiliser à l’environnement, à faire attention à la planète, parce qu’on n’a pas de planète B! »

Les enfants ont écrit des scénarios à saveur humoristique pour la diffusion des capsules.

Dominique Robert plaide pour une meilleure intégration de la défense de l’environnement à l’école. « Le volet écologique, c’est au gré de nos motivations. Je pense que les écoles ont à repenser ça », illustre-t-elle, en donnant l’exemple d’un budget pour les initiatives écologiques. Cette place de l’environnement est d’autant plus importante que l’empreinte écologique des écoles est importante, souligne-t-elle en ajoutant que certaines initiatives devraient s’étendre à l’ensemble des écoles. « Est-ce que c’est à nous de le faire? Oui, comme citoyens, mais comment peut-on responsabiliser les institutions pour que cela devienne des actions collectives et communautaires? » 

La présence de boîtes de collecte à l’Halloween a eu pour effet de sensibiliser les enfants, qui ne s’étaient pas questionnés encore sur le sort de leurs emballages de bonbons, de chocolat ou autre.

« Je n’ai jamais regardé si on pouvait les mettre au recyclage », souligne Iona Gendron. 

Propriétaire d’Avrac A’davrac, François Vincent note que l’initiative lancée pendant la semaine de l’Halloween a en effet sensibilisé les gens à ce qui advient de leurs emballages. « Ça donne un visuel quand on voit des tonnes et des tonnes de sacs-poubelle. C’est tangible. C’est une quantité énorme de plastique, ça fait prendre conscience de ça... » Il faut cependant faire attention à l’effet inverse, note M. Vincent, en rappelant que ce n’est pas parce qu’on peut maintenant recycler ces emballages qu’on doit encourager leur consommation, l’objectif étant de réduire à la source. M. Vincent estime que c’est en passant par les lois et la réglementation que les choses pourront changer.

L’épicerie offre maintenant la possibilité à ses clients de payer 20 $ par an pour disposer de leurs emballages non recyclables afin de les acheminer à Terracycle. 

Dominique Hébert précise que d’autres projets sont en marche. Elle souhaite installer des bacs à trois voies, pour récupérer le papier et le carton, le plastique et les emballages non récupérables destinés à TerraCycle. « On va faire une demande d’aide financière à la Fondation de la commission scolaire », indique-t-elle en soulignant l’importance d’habituer les enfants à la façon de trier les matières.