Une campagne en général «propre» sur Facebook

TORONTO — La campagne électorale fédérale aurait été jusqu’ici «relativement propre» sur Facebook, mais une chercheuse prévient que des informations erronées pourraient surgir au cours de la dernière semaine.

Le «Projet démocratie numérique», un partenariat de trois ans entre le Forum des politiques publiques et la Max Bell School of Public Policy de l’Université McGill, a aussi mis à contribution le Centre de cybersécurité de l’Université de New York pour examiner les publicités sur Facebook au cours des premières semaines de la campagne canadienne.

Laura Edelson, chercheuse au Projet de transparence politique en ligne, de l’Université de New York, conclut qu’il n’y a eu jusqu’à présent aucune preuve d’«activité étrangère» dans les publicités électorales sur Facebook.

«De manière générale, nous avons assisté à une élection largement propre, avec beaucoup moins de désinformation ou d’annonceurs sous de fausses identités que ce que nous avions vu aux États-Unis et au Royaume-Uni, a-t-elle déclaré. Si des publicités contenant de la désinformation sont publiées, je pense qu’elles le seront au cours de la dernière semaine.»

Fausses vérifications

Le Projet démocratie numérique a tout de même débusqué ce que les chercheurs appellent des exemples troublants de publicités partisanes diffusées par deux groupes très campés qui se présentent pourtant comme des «vérificateurs de faits», à la manière des «médias traditionnels».

Entre le 11 septembre et le 4 octobre, les chercheurs ont trouvé 60 annonces de «vérification de faits erronés» provenant de deux pages Facebook différentes. La première s’appelle «Election Fact Check», payée par le Parti conservateur et clairement identifiée comme telle; l’autre s’en prend aux conservateurs et soutient qu’elle est payée par «Canada Fact Check», qui renvoie à un site internet de gauche.

Le rapport de Projet démocratie numérique indique également que le groupe de gauche «North99» a publié 30 annonces sollicitant des dons pour le site internet «conservativeplan.ca», qui «semble être un site partisan conçu pour diffuser des messages politiques négatifs», en déboulonnant la plateforme conservatrice.