Heather Megill s’est dite blessée en constatant l’état des ses pancartes électorales.

Un acte de vandalisme inspiré par le «blackface»

Des pancartes électorales de la candidate libérale Heather Megill ont été vandalisées au cours de la semaine dernière. Sur certaines d’entre elles, le visage de la candidate avait été complètement peint en noir.

Ces actes de vandalisme surviennent dans la foulée de la controverse provoquée par les images en blackface du premier ministre Justin Trudeau.

La candidate pour la circonscription de Stormont-Dundas et Glengarry Sud (SDSG), dans l’Est ontarien, est convaincue qu’il s’agit d’un geste méticuleux et prémédité. « Ils ont très bien planifié leur acte. Ils avaient même des découpes pour les yeux et la bouche. Ce n’est pas juste quelqu’un qui s’est pointé avec un pot de peinture ou un marqueur permanent », a-t-elle indiqué.

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«J'aurais dû mieux savoir», déclare Justin Trudeau

Jeudi dernier, Mme Megill a reçu un coup de fil de ses homologues néo-démocrates lui demandant s’ils pouvaient retirer certaines de ses pancartes qui avaient été vandalisées. « Nous nous connaissons tous dans notre circonscription. Ils nous ont apporté les affiches. Nous avons fait la même chose pour eux dans le passé. Il y a beaucoup de solidarité dans notre communauté. »

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Le lendemain, ce sont des journalistes qui ont contacté la candidate pour l’aviser que des pancartes avaient été vandalisées, et qu’un blackface avait été peint sur son visage. En retirant elle-même ces affiches électorales, Mme Megill dit s’être sentie attristée.

« Mettre un blackface sur les pancartes, c’est un acte très blessant. »

La candidate libérale et enseignante à la retraite croit toutefois que cet acte de vandalisme représente une bonne opportunité d’apprentissage. « Je suis convaincue que dans chaque classe du pays en entier, il y a eu une discussion à propos de ces photos et du déguisement du premier ministre Justin Trudeau. C’est quelque chose dont il faut parler, à savoir quel effet a ce geste sur les gens. C’est très grave, ce qui est arrivé. Le premier ministre s’est excusé, et il a vraiment honte. Nous devons tous faire mieux, et être gentils les uns envers les autres. »