Le candidat conservateur dans Sherbrooke, Dany Sévigny, croit que Sherbrooke possède tous les atouts pour devenir une référence en matière de technologies vertes.

Sévigny veut faire de Sherbrooke la Silicon Valley des technologies vertes

S’il est élu au sein d’un gouvernement conservateur, le 21 octobre, Dany Sévigny compte faire de Sherbrooke « la Silicon Valley des technologies vertes » au Canada. Un projet qui fera de Sherbrooke « la capitale nationale » en matière d’innovations technologiques liées aux changements climatiques, promet-il.

Le candidat conservateur a fait cette promesse lors d’un point de presse tenu vendredi matin dans son local de campagne, situé en bordure du lac des Nations.

Selon lui, Sherbrooke possède tous les atouts pour accueillir les futurs Apple, Google et Facebook des technologies vertes. Il cite en exemple les synergies mises en place ces dernières années entre les hôpitaux et les différents centres de recherche. Il cite aussi le Parc Innovation de l’Université de Sherbrooke, d’une superficie de 500 000 mètres carrés, qui peut accueillir entre 25 et 30 centres de recherches.  

« On veut se servir de ça pour mettre en commun tous les acteurs, que ce soit (Sherbrooke) Innopole, nos universités, nos collèges. Il y a de la recherche qui se fait déjà dans ces institutions et on veut travailler ensemble là-dessus », a-t-il souligné.

M. Sévigny n’a pas voulu avancer de chiffres quant aux deniers publics que le gouvernement fédéral devra verser dans la réalisation d’un tel projet. Il s’appuie plutôt sur le consensus qui existe face à la lutte contre les changements climatiques qui obligeront les entreprises à investir en technologies vertes.

 « Les entreprises n’auront pas le choix, dit-il. Que ce soit des entreprises manufacturières, industrielles, de services ou de transport, tout le monde devra investir des milliards de dollars dans les prochaines années. Je veux que, partout au Canada, quand une entreprise voudra développer une nouvelle façon de faire, elle pensera à venir investir ici pour travailler. Plus il y aura d’entreprises et de chercheurs qui s’installeront ici, plus la communauté en bénéficiera. »

Selon M. Sévigny, l’octroi de crédits à l’innovation, notamment ceux rattachés aux brevets, pourront servir d’incitatifs à investir dans de futures technologies vertes.

« Il y a énormément de brevets qui sont créés chaque année, mais qui ne franchissent pas la deuxième étape. Ils sont plutôt vendus à l’étranger pour être développés. Ce que je veux, c’est que les gens qui vont venir ici puissent développer leurs brevets et créer des emplois ici », assure-t-il.