Maxime Bernier est confiant que les électeurs voteront «pour le Maxime Bernier qu'ils connaissent», et non pour le candidat homonyme du Parti rhinocéros.

Maxime Bernier confiant que les gens voteront pour le Bernier «qu'ils connaissent»

SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE — Le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, a admis jeudi que c'est une «très bonne blague» du Parti rhinocéros de présenter un candidat du même nom que lui dans sa circonscription de Beauce.

Il est confiant que les électeurs voteront «pour le Maxime Bernier qu'ils connaissent».

Rappelons que le Parti rhinocéros a fait les manchettes en début de semaine en présentant un candidat éponyme, Maxime Bernier, pour affronter le chef du controversé PPC.

En conférence de presse dans son fief de Saint-Georges pour lancer sa campagne locale, il a dit être assuré que les Beaucerons le choisiront, lui, et non le Maxime Bernier «importé du Lac-Saint-Jean», selon ses mots.

Il a fait valoir que l'ordre alphabétique qui prévaut sur le bulletin de vote va le favoriser, puisque PPC passe avant Parti rhinocéros.

«Je pense que les Beaucerons sont des gens intelligents et ils voteront pour le Beauceron qu'ils connaissent, cela ne m'inquiète pas, je pense que c'est une bonne blague.»

Désistements

M. Bernier a dû commenter le retrait de plusieurs de ses candidats, notamment Anouk Benzacan, dans La Prairie, François Lefebvre, dans Laurier-Sainte-Marie, Maximo Gyterez Diaz, dans Richmond, et Nancy Brunelle, dans Saint-Maurice-Champlain.

Il a expliqué que beaucoup de ses candidats étaient des néophytes en politique et que certains s'étaient désistés après avoir réalisé l'ampleur de la tâche d'un candidat aux élections fédérales.

«On respecte leur choix personnel [...]. La plupart sont des nouveaux, c'est parfait, parce qu'ils n'ont pas grand-chose à désapprendre.»

M. Bernier a rappelé qu'il demandait à ses candidats un engagement à adhérer aux valeurs du parti et à ne pas l'embarrasser, et certains ont alors «décidé de laisser tomber».

Quant à savoir si ces désistements allaient entacher la crédibilité du parti, il a riposté en attaquant un de ses adversaires, le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui a des ennuis de recrutement actuellement.

«Regardez le NPD, il n'est même pas capable d'avoir des candidats dans toutes les circonscriptions, et ce parti-là va être représenté au débat (télévisé)», a dénoncé le chef du PPC, rappelant ainsi un autre de ses chevaux de bataille.

En effet, Maxime Bernier réclame une place au débat télévisé national d'octobre, ce qui lui a été refusé, mais attend une nouvelle décision lundi prochain.