La candidate sortante dans la circonscription de Compton-Stanstead, la libérale Marie-Claude Bibeau, a dressé un bilan très positif de ses quatre dernières années à Ottawa.

Bibeau estime avoir l'appui des agriculteurs

Malgré la grogne des producteurs laitiers dans la foulée de la signature de l’accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), la candidate libérale sortante dans Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau estime qu’elle bénéficiera de leur appui lors du scrutin du 21 octobre.

« On a eu de grands accords de libre-échange à signer et ce sont des accords qui sont très importants pour l’économie canadienne et qui sont favorables à l’ensemble du pays, explique Mme Bibeau qui est ministre de l’Agriculture depuis le mois de mars. On reconnaît que les producteurs laitiers, de volailles et d’œufs vont subir un impact. C’est pour ça qu’on a créé des comités de travail et qu’on a évalué avec eux les impacts. On met en place des mécanismes de financement pour pouvoir compenser. »

Mme Bibeau a annoncé en août que les producteurs laitiers d’un bout à l’autre du pays se partageront une cagnotte de 1,75 milliard $ sur une durée de huit ans. Un premier versement de 345 millions $ a déjà été confié à la Commission canadienne du lait qui a été mandatée pour en assurer la distribution aux producteurs dans les meilleurs délais. Le déboursement du solde de 1.405 milliard $ est conditionnel au retour du Parti libéral au pouvoir. Sinon, une nouvelle entente devra être négociée avec le prochain gouvernement.


« Je sens leur appui et je sens qu’on se comprend. Ils reconnaissent mon écoute, reconnaissent que j’ai été très active pour défendre le système de gestion de l’offre. »
Marie-Claude Bibeau

Plusieurs producteurs laitiers jugent toutefois que les compensations monétaires ne combleront pas la perte de leurs parts de marché.

« Quand je parle aux producteurs, la première chose qu’ils vont me dire c’est qu’ils ne sont pas contents qu’on ait signé les accords, admet Mme Bibeau en point de presse dans son local électoral. Par contre ils sont satisfaits du suivi qu’on a fait et du fait qu’on poursuit notre engagement de les compenser. »

« Je sens leur appui et je sens qu’on se comprend, poursuit-elle. Ils reconnaissent mon écoute, reconnaissent que j’ai été très active pour défendre le système de gestion de l’offre. En tant que ministre de l’Agriculture, ça m’a permis d’être beaucoup plus active et d’avoir beaucoup plus d’influence sur le mécanisme de compensation qui a été annoncé pour les producteurs laitiers. Notre engagement demeure aussi ferme pour les producteurs de volailles et d’œufs, on a juste manqué de temps. »

Marie-Claude Bibeau estime donc qu’elle obtiendra l’appui des agricultures de son patelin. 

« J’ai établi une relation de confiance avec un grand nombre de producteurs, ici particulièrement et à travers le pays. Chacun est libre d’appuyer le candidat de son choix, mais je pense qu’ils n’ont pas de doute, particulièrement ceux qui me connaissent, qui j’ai été une voix forte pour eux et que je vais continuer à l’être. »

Bibeau se donne un « A »

Marie-Claude Bibeau a dressé un bilan très positif de son premier mandat en tant que députée fédérale dans Compton-Stanstead. Mme Bibeau a notamment parlé de retombées concrètes pour les familles et de la protection des lacs en tant que réalisations majeures des quatre dernières années. 

« Je suis très satisfaite, a mentionné la candidate sortante libérale en point de presse dans son local électoral à Lennoxville. J’ai été extrêmement présente pour accompagner tous les leaders de la communauté. Le territoire de Compton-Stanstead, c’est une bonne partie de Sherbrooke, mais aussi 35 municipalités rurales. »

Mme Bibeau a occupé les fonctions de ministre du Développement international et de la Francophonie ainsi que celle de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire durant son mandat.


Ce qu’elle a dit


Sur la pénurie de main-d’œuvre :
« On entend parler que de ça et ce n’est pas seulement dans la région, c’est à travers la province et le pays. On veut mettre des mesures en place que ce soit par l’immigration en partenariat avec la province, ou avec le retour au travail à temps partiel des aînés. Il faut avoir une stratégie parce que ce qui limite notre croissance économique, c’est la pénurie de main-d’œuvre. »

Sur la modernisation de la ferme-école du CIARC :
« On a des discussions régulières depuis environ un an pour les accompagner. Je ne peux pas prendre un engagement spécifique aujourd’hui, mais pour moi c’est une priorité dans la région et je vais faire le plus que je peux pour les aider. »

Sur le train de passagers Montréal-Sherbrooke :
« C’est un projet qui est grand et complexe et je vais continuer à accompagner les municipalités. Je ne peux pas anticiper ou spéculer sur la participation de l’entreprise privée. Il y a encore des devoirs à faire de part et d’autre. »

Sur Raif Badawi, emprisonné en Arabie saoudite :
« On a utilisé tout le pouvoir diplomatique qu’on avait avec l’Arabie saoudite, directement et indirectement. Mais encore une fois Raif est un citoyen saoudien qui a été jugé selon les lois saoudiennes. Il y a une limite à ce qu’on peut faire. »

Sur Édith Blais, disparue au Burkina Faso depuis près de 9 mois :>
« Elle ne tombera pas dans l’oubli. Il faut toujours continuer d’espérer. Ce n’est pas seulement une motivation politique de retrouver Édith. Des gens d’Affaires mondiales Canada et de nos services d’intelligences sont à l’œuvre. Il y a des efforts pour retrouver Édith. »

Sur la loi sur la laïcité :
« On n’a pas l’intention de s’immiscer dans le débat qui a lieu au Québec en ce moment. Je comprends pourquoi M. Legault a pris cette décision, mais c’est délicat. Il faut être conscient que la loi a un impact sur les femmes et pour moi la défense du droit des femmes c’est important. »

Sur l’aéroport de Sherbrooke :
« Il y a en ce moment des discussions très sérieuses pour signer une entente avec une compagnie aérienne. Tout part de là. La balle est dans le camp de la Ville de Sherbrooke. Touters les démarches préliminaires ont déjà été réalisées. Il n’y a aucun blocage au niveau du fédéral. »