Le chef conservateur Andrew Scheer promet de ramener le crédit d'impôt sur le transport en commun.

Andrew Scheer promet de ramener le crédit d'impôt sur le transport en commun

MISSISSAUGA, Ont. — Le chef conservateur Andrew Scheer promet de ramener le crédit d'impôt sur le transport en commun, qui s'inscrit dans le plan environnemental du parti.

Les conservateurs appellent cette mesure «Crédit d’impôt pour le transport en commun vert», et l’associent à des initiatives environnementales, mais le présentent surtout comme un moyen d’aider les Canadiens à économiser de l’argent.

M. Scheer est arrivé en autobus dans un garage de GO Transit à Mississauga, en Ontario, puis a accusé le chef libéral Justin Trudeau d’avoir rendu la vie plus coûteuse lorsqu’il a annulé le crédit d’impôt il y a deux ans.

«Pour un grand nombre de Canadiens, le transport en commun est le seul moyen d’aller du point A au point B», a noté M. Scheer.

Le crédit d’impôt de 15 % s’appliquerait aux laissez-passer mensuels, de même qu’aux laissez-passer hebdomadaires et aux cartes électroniques s’ils sont utilisés pendant une période prolongée, pour les trains de banlieue et les autobus interurbains, les autobus urbains, les tramways et les métros et traversiers locaux.

L’ancien gouvernement conservateur avait instauré un crédit d’impôt similaire pour les laissez-passer de transport en commun en 2007. Les libéraux ont éliminé le crédit d’impôt dans le budget de 2017, affirmant qu’il était inefficace pour inciter plus de gens à utiliser le transport en commun.

200 millions $

La mesure coûtait environ 200 millions $ par année au moment de son annulation. Le bureau du directeur parlementaire du budget a dit s’attendre à ce que la nouvelle version coûte 229 millions $ par an au début, pour atteindre 306 millions $ d’ici 2028-2029.

M. Scheer a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure visant à rendre la vie plus abordable et qu’elle permettrait aux familles qui utilisent le transport en commun d’économiser jusqu’à 1000 $ par année.

«Cela va également rendre plus intéressante l’utilisation des transports en commun plutôt que la voiture, a-t-il ajouté. Si quelqu’un est sur le point de décider s’il est plus abordable de prendre le transport en commun, ce type de mesure aidera les gens à faire ces choix.»

M. Scheer prend beaucoup de soin pendant la campagne à mentionner qu’il a grandi dans la classe moyenne, comparativement à la vie plus confortable de M. Trudeau. Il a de nouveau abordé le sujet vendredi, affirmant que dans sa jeunesse à Ottawa, ses sœurs et lui devaient prendre l’autobus pour se déplacer.

«J’ai même dû prendre l’autobus lors de mes fréquentations amoureuses, ce qui n’est pas le moyen le plus facile de convaincre quelqu’un d’aller au cinéma avec vous», a-t-il déclaré.

Élections 2019

Discours en 2005 sur le mariage gai : toujours pas d'excuses de Scheer

SAINT-JEAN, N.-B. — Au moment où son rival libéral multiplie les actes de contrition pour se faire pardonner les «blackfaces» de son passé, le chef conservateur refuse de s'excuser pour un discours passé que la communauté LGBTQ juge offensant.

Pour la deuxième journée consécutive, Andrew Scheer a préféré contourner la question lorsqu'on lui a demandé pourquoi il ne s'était toujours pas excusé pour un discours fait en chambre en 2005.

Dans ce discours, tenu pendant le débat sur le projet de loi autorisant le mariage des conjoints de même sexe, M. Scheer, alors simple député, âgé de 25 ans, a offert une série d'arguments. Parmi ceux-ci, il a déclaré que de demander combien de pattes auraient un chien si on comptait sa queue comme une patte ne fait pas de sa queue une patte. Il en a alors conclu que d'adopter le projet de loi serait comme forcer les Canadiens à appeler une queue une patte.

Vendredi matin, à son premier arrêt de campagne de la journée, M. Scheer n'a pas offert d'excuses. Il s'en est tenu à dire qu'il avait déjà réagi à cette affaire.

Il y a un mois, les libéraux ont déterré la vidéo du discours aux Communes de M. Scheer pour l'embarrasser. Vendredi matin, le chef conservateur disait que le sujet du jour était plutôt les excuses de Justin Trudeau.

Par ailleurs, M. Scheer a promis de dépenser 1,5 milliard $ dans un premier mandat conservateur pour mieux équiper les hôpitaux des provinces en appareils d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) et d'appareils de tomodensitométrie (TDM).

Élections 2019

«Blackface»: La campagne des libéraux chamboulée

WINNIPEG — Plutôt que d’entreprendre sa journée avec une nouvelle promesse électorale du Parti libéral, le chef Justin Trudeau a passé le neuvième jour de la campagne à enchaîner les conversations difficiles avec ses candidats, des leaders communautaires et ses trois enfants à propos de toutes les fois où il s’est maquillé la peau de brun ou de noir.

À la suite du point de presse de fin de soirée, mercredi, organisé en catastrophe pour livrer ses excuses à bord de son avion de campagne, Justin Trudeau et son équipe se sont réfugiés dans un hôtel de Winnipeg, à l’écart des journalistes.

Le scandale a ébranlé la campagne libérale en fin de journée mercredi, au moment de la publication d’une photographie de 2001 montrant M. Trudeau costumé à la manière d’Aladdin avec la peau du visage et des mains maquillée dans un ton foncé.

Contrairement à la routine quotidienne, l’organisation de la campagne n’a pas publié, mercredi soir, l’horaire du chef pour la journée de jeudi. Le personnel paraissait épuisé et tout le monde évitait de répondre aux questions sur le programme de jeudi.

Tout ce qui était prévu à l’horaire est passé à la trappe.

Jeudi matin, toujours aucune nouvelle du plan de match de Justin Trudeau. Les journalistes se sont réveillés les yeux cernés en prenant connaissance d’une vidéo obtenue par Global News, remontant aux années 1990, montrant un troisième incident impliquant le chef libéral avec la peau maquillée.

Du côté de l’organisation libérale, le silence planait toujours à propos du programme d’activités à Winnipeg.

Les quelques rares employés de la campagne ayant dormi au même hôtel que les journalistes se sont consultés discrètement dans le restaurant de l’établissement, discutant à voix basse. Lorsqu’ils ont été interrogés par les médias, ils ont affiché leur plus beau sourire en affirmant que tout allait bien.

Élections 2019

«Blackface»: retentissement mondial

TORONTO — La controverse entourant le visage barbouillé de noir de Justin Trudeau a franchi les frontières canadiennes.

Des médias internationaux réputés ont consacré temps et espace aux excuses présentées par le chef libéral. Ils ont aussi remis en cause sa réputation mondiale de défenseur des valeurs progressistes.

Des journaux, des sites Internet et des chaînes de télévision américaines, britanniques, australiennes et d’ailleurs ont réagi vivement à la publication d’une photo datant de 2001 qui menace de chambouler la campagne électorale libérale.

«M. Trudeau est depuis longtemps considéré comme un flamboyant porte-parole pour les progressistes assiégés du monde. Il a tenu tête au président Donald Trump. Il a soutenu les droits de la personne et les droits des Autochtones. Il a accueilli les immigrants. Il lutte contre les changements climatiques et le racisme», écrit le New York Time. «Cette image soigneusement étudiée a subi un coup terrible.»

Le ton était semblable dans plusieurs autres médias qui ont mis en parallèle l’aveu de M. Trudeau d’avoir manqué de jugement, ses excuses, son attachement aux valeurs progressistes et la nomination d’un conseil des ministres paritaire lors de son ascension au pouvoir en 2015.

On pouvait lire ou entendre des récits semblables dans d’autres grands médias internationaux comme l’Associated Press, The Guardian, la BBC, le Sidney Morning Herald et Al Jazeera.

Ailleurs, la couverture était plus partisane.

Ainsi, Fox News a consacré beaucoup de temps d’antenne à la controverse lors de son émission du matin Fox and Friends.

Un comité de commentateurs s’est aussi penché sur l’affaire Trudeau sur les ondes de CNN. S’ils ont condamné sa conduite antérieure, ils ont vanté les excuses présentées par le premier ministre, le comparant avantageusement à l’effronterie habituelle de Donald Trump.

«Wow! Un chef politique qui s’excuse. Cela peut sembler étrange, n’est-ce pas? Parce que nous, nous en avons un qui ne le fait jamais.»

D’autres médias ont tenté d’analyser les répercussions de la controverse sur la campagne électorale canadienne.

Par exemple, le site Politico a tenté de replacer la conduite de M. Trudeau dans un contexte national, et a conclu que les photos diffusées pouvaient nuire à la réélection des libéraux.

«Un grand nombre de Canadiens jugent ces incidents tout aussi scandaleux que le feraient leurs voisins américains, lit-on dans l’article. Ils font valoir que les différences historiques ne sont pas une excuse, car les blackfaces occupent une place tout aussi contestable — bien que moins connue — dans l’histoire du Canada.»

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Élections 2019

«Blackface»: douleur et colère chez les Premières Nations

VANCOUVER — Des candidats autochtones aux élections fédérales et des leaders de communautés des Premières Nations ont exprimé leur étonnement, leur douleur et leur frustration, jeudi, devant les blackfaces de Justin Trudeau.

Plusieurs candidats étaient présents à l’assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Joan Phillip, candidate néo-démocrate autochtone dans cette province, trouve «tout à fait inacceptable» que M. Trudeau, alors âgé de 29 ans, se soit peint le visage en brun, en 2001. «Ses excuses sont creuses, a-t-elle soutenu. Il y a deux éléments dans des excuses : les regrets proprement dits, puis le geste qu’on pose par la suite» pour s’amender. «S’il avait une once d’intégrité, il démissionnerait, tout simplement», a estimé la candidate dans Central Okanagan-Similkameen-Nicola.

Plusieurs candidats autochtones croisés à Vancouver ont aussi déclaré qu’ils avaient été blessés par ces images controversées, en particulier parce que M. Trudeau avait suscité beaucoup d’espoir au sein des Premières Nations en 2015 en leur promettant une relation nouvelle.

«Nous ne pouvons pas nous défaire de la couleur de notre peau : c’est ce que nous sommes», a déclaré Lydia Hwitsum, candidate du Parti vert dans Cowichan-Malahat-Langford, sur l’île de Vancouver. «Quand vous pensez à la façon dont nous, peuples autochtones, luttons contre la discrimination et contre tous les torts et les blessures causés par la couleur de notre peau [...] c’est frustrant de voir un chef qui ne peut pas donner le genre d’exemple que ce pays mérite.»

Bob Chamberlin, candidat néo-démocrate dans Nanaimo-Ladysmith, estime de son côté que les photos publiées depuis mercredi montrent que le racisme est «bien vivant» au Canada.

Terry Teegee, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations pour la Colombie-Britannique, s’est dit «déçu et dégoûté» à l’instar de nombreux Autochtones.

May en a eu la nausée

La chef du Parti vert, Elizabeth May, et les candidates indépendantes Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott, ex-libérales, assistaient également à la conférence de Vancouver. Les trois femmes ont condamné les photographies de blackface.

Mme May, qui soutient en avoir ressenti physiquement de la nausée, estime que M. Trudeau ne comprend pas que les colonisateurs canadiens jouissent de privilèges. S’il veut se solidariser avec les peuples autochtones, selon elle, il doit «s’élever».

«J’en ai assez. Et je pense à l’impact pour chaque enfant de ce pays, qu’il soit autochtone ou de couleur, et quel impact cela a sur eux personnellement. Cela fait du tort. C’est raciste», a-t-elle soutenu.

Jane Philpott, ex-ministre libérale et candidate indépendante pour sa réélection dans Markham-Stouffville en Ontario, était devenue plus tôt jeudi très émotive en prononçant un discours exhortant le gouvernement fédéral à financer un centre de santé pour les personnes souffrant d’intoxication au mercure dans la Première Nation de Grassy Narrows, dans le nord de l’Ontario.

«J’estime que nous devons nous attendre aux plus hauts standards d’intégrité de nos dirigeants et cela signifie que rien ne doit nous être dissimulé — certainement pas pendant une longue période», a-t-elle déclaré. «Je pense que nous devons demander des comptes à nos représentants. Et dans le cas des chefs de parti, je pense que les autres représentants de ce parti devraient demander des comptes à leur chef.»

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Élections 2019

«Maxime Bernier va faire des siennes», déclare le président de l'UPA

«Je pense qu’il y a comme une vendetta de M. Bernier. C’est sûr qu’il en veut énormément à l’UPA et aux producteurs agricoles du Québec, qui lui ont fait perdre sa course au leadership. C’est sûr que Maxime va faire des siennes, mais on va voir.»

Marcel Groleau est président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec depuis 2011. Il a travaillé avec et contre le député fédéral de la circonscription de Beauce. En 2017, l’UPA et ses membres ont fait pencher la balance dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada en achetant des cartes de membres pour voter contre lui.

Son opposition catégorique au système de gestion de l’offre de production du lait, de la volaille et des œufs lui avait mis les agriculteurs québécois à dos.

«Pas très crédible»

«M. Bernier essaie d’avoir une couleur différente, mais là-dessus [la gestion de l’offre], il n’est pas très crédible, estime M. Groleau. Quand il était avec les conservateurs, on négociait le Partenariat transpacifique. Avant 2015, il était même adjoint du ministre Ed Fast, responsable du commerce international.

«On était ensemble à Atlanta et M. Bernier défendait bec et ongles la gestion de l’offre devant les producteurs agricoles. On était ensemble sur les mêmes tribunes en Beauce, à Sainte-Marie entre autres, où il défendait son gouvernement et la gestion de l’offre. Là, tout à coup, il a voulu se distinguer dans sa campagne au leadership pour aller chercher des votes dans l’Ouest et être un conservateur plus pur que pur. Essentiellement, il a perdu la course au leadership du Parti conservateur à cause de cette question-là qui a fait réagir les producteurs agricoles du Québec», constate M. Groleau.

Ce revers a poussé M. Bernier à quitter le Parti conservateur, en 2018, puis former son propre Parti populaire du Canada. Qui s’affiche haut et fort contre le «cartel» de la gestion de l’offre.

«Tous les autres partis sans exception ne remettent pas en question la gestion de l’offre, poursuit le producteur laitier de Thetford Mines. La démonstration est faite que sans gestion de l’offre, ça coûterait beaucoup plus cher au gouvernement canadien pour soutenir l’agriculture. Il n’y a pas de miracle!

«Pour avoir un revenu qui permet de maintenir la production, dans les autres pays, on subventionne la production laitière. Ici, au lieu de subventionner, on réglemente pour assurer un revenu décent. La démonstration est faite que c’est moins coûteux pour le gouvernement et pas beaucoup plus pour les consommateurs», indique le président général de l’UPA, ajoutant que la gestion de l’offre évite de plus les conséquences environnementales qu’aurait autrement le long transport des produits d’une province à l’autre.

La Capitale

Le maire de Lévis présente sa liste d’épicerie

Appui au troisième lien, pérennité du pont de Québec, facilitation de l’immigration. Le maire de Lévis a fait connaître les engagements qu’il souhaite obtenir des partis politiques à l’élection fédérale du 21 octobre.

Gilles Lehouillier a détaillé jeudi les six principaux items de sa liste d’épicerie. Des demandes qui s’adressent autant aux candidats des circonscriptions de Lévis–Lotbinière et de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis qu’aux chefs des partis. Pour le maire, les dossiers d’infrastructures et d’emploi sont au cœur des requêtes.

M. Lehouillier souhaite que tous les partis s’engagent à acquérir le pont de Québec et obligent le CN à payer une partie du coût de la peinture. «Pour nous, c’est le scénario idéal. On espère plus que seulement se cacher derrière un médiateur», a-t-il lancé, concernant la nomination par les libéraux avant l’élection d’un médiateur pour négocier avec le CN.

Le maire réclame aussi des fédéraux de se compromettre dans le dossier du troisième lien, qu’il appelle maintenant le projet de tunnel Québec-Lévis. «Jusqu’à présent, nous savons que le Parti conservateur a acheminé à François Legault une lettre disant qu’après l’élection de leur gouvernement, il y aurait une participation financière.» Il attend la même confirmation des autres partis, dont les libéraux qui, selon lui, sont encore à «raffiner leur position».

Élections 2019

Champagne doute que les Canadiens tiennent rigueur au chef du PLC

Shawinigan — Les Canadiens ne tiendront pas rigueur à Justin Trudeau parce qu’il a décidé de se déguiser en génie noir dans un contexte bien particulier en 2001, prédit François-Philippe Champagne, député sortant de Saint-Maurice - Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

Les libéraux se sont empêtrés dans cette controverse depuis mercredi soir, à la suite de la diffusion d’une photo diffusée par le magazine Time. Un cliché qui a fait le tour du monde montre le visage du premier ministre maquillé en noir avec un turban, dans le cadre d’une soirée costumée. Mercredi soir, M. Trudeau s’est excusé de cet écart, reconnaissant qu’il pouvait être interprété comme un geste raciste. Le réseau Global a diffusé une vidéo sur un comportement semblable jeudi, enregistrée à une date inconnue.

Élections 2019

«Blackface»: «J'aurais dû mieux savoir», déclare Justin Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que c’est sa vie passée de «privilégié» qui l’a empêché de voir à quel point arborer un «blackface» était offensant. Le chef libéral affirme aussi que ses contacts avec la communauté multiethnique de son comté de Papineau ont influencé son éducation depuis sa jeunesse dorée.

«Je n’en ai jamais parlé publiquement parce que je suis profondément gêné de ce comportement. Ça ne représente pas la personne que je suis, la personne et le politicien que je suis devenu. J’aurais dû mieux savoir», a déclaré un Justin Trudeau contrit, debout dans un square à Winnipeg, jeudi après-midi.

Trois épisodes passés d’images embarrassantes ont surgi depuis mercredi. Le magazine américain Time a d’abord publié une photo d’un album d’une école de Vancouver où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant.

On y voit M. Trudeau le visage couvert de maquillage qualifié de brownface par Time.

Très vite, mercredi soir, le chef libéral s’est excusé pour cet épisode où, en 2001, il s’était déguisé pour une soirée costumée au thème des «Mille et une nuits».

Il a alors admis qu’il y avait eu un autre moment où il s’était peint le visage en noir. C’était au Collège Brébeuf, lors d’un spectacle, le temps de chanter un succès de Harry Belafonte.

Puis, jeudi matin, une courte vidéo a été diffusée par le réseau de télévision Global qui l’avait obtenue du Parti conservateur. Sur la vidéo qui n’offre que des images, pas de son, on voit un jeune Trudeau qui lève les bras et ouvre la bouche.

À Winnipeg, M. Trudeau a révélé que cette autre occasion où il a cru bon se peindre le visage et les bras en noir remonte au début des années 1990 alors qu’il était guide de rivière.

Pendant plus de 30 minutes, M. Trudeau a répondu aux questions des journalistes sur cette affaire embarrassante qui s’est retrouvée à la une de plusieurs médias dans le monde.

Il a repris un journaliste qui lui parlait de «maquillage», affirmant qu’il fallait nommer les choses telles qu’elles sont et que ce qu’il a fait était arborer un blackface, geste inexcusable pour lequel il a demandé pardon.

«Je dois reconnaître que j’étais aveugle moi-même à la douleur que j’ai pu causer à ce moment-là et que je cause maintenant à des gens qui comptent sur moi pour les défendre», a également admis M. Trudeau, qui assure qu’il ne se souvient pas de tous les épisodes où il a pu se peindre le visage en noir et ne peut donc pas assurer que tous ses squelettes sont sortis du placard.

À l’origine, le blackface était une façon de dénigrer les Noirs américains sur scène. Ces dernières années, tout déguisement semblable est devenu associé à du racisme.

Élections 2019

Maquillage «brun»: Trudeau s'excuse

OTTAWA — Le chef libéral Justin Trudeau s’est excusé pour une photo dans un album de fin d’année le montrant avec le visage couvert d’un maquillage «brun» lors d’une soirée costumée en 2001.

Dans un point de presse organisé d’urgence en Nouvelle-Écosse, mercredi soir, M. Trudeau a parlé d’une erreur à l’époque, et a dit qu’il aurait dû agir autrement.

Le magazine Time a dévoilé la photo qui, selon le média, a été publiée dans l’album de la West Point Grey Academy, une école privée de Vancouver, où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant avant de se lancer en politique.

«J’aurais dû savoir, même à cet âge-là, que je n’aurais pas dû faire ça, mais je l’ai fait et je m’en excuse profondément», a dit M. Trudeau.

L’article parle d’un événement de gala sur le thème des «Mille et une nuits». La photo montre M. Trudeau vêtu d’un turban et d’une robe, avec un maquillage sombre sur les mains, le visage et le cou.

Le porte-parole libéral Cameron Ahmad avait confirmé, dans un courriel, qu’il s’agissait bien de Justin Trudeau sur la photo.

«C’est une photo qui a été prise en 2001, alors qu’il enseignait à Vancouver, lors d’un souper annuel costumé qui avait pour thème «Les Mille et une Nuits», a expliqué M. Ahmad dans son message.

«Il a assisté à l’événement, avec des amis et des collègues, habillé en personnage d’Aladdin.»

Politique

Le NPD promet d’étendre la gratuité des soins de santé à la facture du dentiste

SUDBURY - Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a choisi le décor d’une clinique dentaire de Sudbury, au huitième jour de la campagne électorale, pour rappeler la promesse de son parti de couvrir les frais dentaires grâce à une assurance mise en place par un gouvernement fédéral néo-démocrate.

Si les soins de santé sont de compétence provinciale, une loi fédérale, la Loi canadienne sur la santé, définit les paramètres de ce que les provinces sont tenues d’offrir à leurs citoyens. C’est cette loi qui impose la gratuité de soins de santé.

Un gouvernement néo-démocrate étendrait cette gratuité aux soins dentaires pour tous, éventuellement.

Dans un premier temps, Jagmeet Singh propose le remboursement des frais dentaires aux citoyens qui n’ont pas d’assurance dentaire et qui ont un revenu inférieur à 70 000 $. Les Canadiens qui gagnent entre 70 000 $ et 90 000 $ verraient une partie de leurs soins dentaires remboursée.

«On a un plan, le premier pas pour s’assurer qu’on (aura) un plan d’assurance dentaire universel», a déclaré M. Singh, mercredi.

Le NPD a calculé, avec l’aide du Directeur parlementaire du budget (DPB), qu’un programme national d’assurance dentaire coûterait 860 millions $ par année aux coffres fédéraux.

Invité à dire d’où viendrait tout cet argent, celui de cette promesse-ci et des autres, M. Singh a servi sa réponse habituelle. «On a le courage de dire non aux entreprises qui sont les plus riches et de dire oui aux gens», a-t-il offert. Il n’a pas voulu détailler les projets du NPD pour un éventuel retour à l’équilibre budgétaire.

Politique

Le Bloc veut interdire les pesticides tueurs d’abeilles d’ici quatre ans

SAINT-MATHIEU-DE-BELOEIL - Le Bloc québécois estime que l’époque des tergiversations et des demi-mesures en matière de pesticides tueurs d’abeilles est terminée et que le temps est venu de passer à une interdiction complète, mais progressive.

De passage dans une ferme biologique de la Montérégie, mercredi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a fait part de son intention de présenter dès le retour en chambre un plan de retrait d’ici quatre ans des pesticides néonicotinoïdes assorti d’un fonds de 300 millions $ pour la recherche et la transition pour les producteurs agricoles.

Lui-même ministre de l’Environnement dans le bref gouvernement péquiste de Pauline Marois, Yves-François Blanchet avait entrepris une démarche de retrait pour se heurter aux lobbys des producteurs agricoles et, surtout, des fabricants de pesticides.

Il fait valoir qu’il a été démontré que les néonicotinoïdes sont à l’origine d’une décimation des colonies d’abeilles.

De plus, le ministère québécois de l’Environnement a détecté entre 2015 et 2017 des traces de ce pesticide au-delà des critères de la qualité requise pour la protection des espèces aquatiques dans 79 à 100 pour cent des échantillons d’eau. L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a par ailleurs conclu qu’il a des effets négatifs sur le système endocrinien des humains.

Il dénonce le fait que, malgré les recherches scientifiques menées durant sept ans par Ottawa qui ont démontré les effets dévastateurs des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques, Santé Canada se soit contenté de simplement en restreindre l’usage à certaines étapes de la floraison.

Selon le Bloc, le délai de quatre ans permettra aux agriculteurs de s’adapter pendant que la recherche sur des produits moins nocifs sera menée à terme.

Politique

Justin Trudeau évasif face aux demandes électorales de François Legault

FREDERICTON - Questionné sur les demandes électorales du premier ministre François Legault, Justin Trudeau est resté évasif mercredi, se contentant de souligner le caractère «profondément collaboratif» de son approche envers les provinces.

François Legault avait formulé la veille quatre demandes à l’intention des chefs des partis fédéraux, leur enjoignant notamment d’étendre les pouvoirs du Québec en matière d’immigration et d’autoriser l’assujettissement des entreprises sous compétence fédérale à la loi 101.

Le gouvernement caquiste souhaite également que les chefs de parti s’engagent à ne pas s’impliquer dans une contestation de la Loi sur la laïcité de l’État et à instaurer une déclaration de revenus unique pour les Québécois.

Or, Justin Trudeau s’est déjà montré réfractaire à l’ensemble de ces demandes par le passé. Il a affirmé en début de campagne qu’il ne porterait pas la loi 21 devant les tribunaux «pour l’instant», mais il n’a jamais caché son désaccord face à cette interdiction du port de signes religieux à certains employés de l’État lorsqu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi que les enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire.

«Nous prenons toujours très au sérieux les demandes de tout premier ministre provincial, y compris de M. Legault. On va travailler avec lui pour trouver des façons d’aider les Québécois, d’aider les Canadiens de façon responsable», a déclaré le chef libéral mercredi.

«Nous essaierons de collaborer avec les premiers ministres partout où nous le pouvons, mais nous continuerons à nous tenir debout pour ce qui est juste et ce dont les Canadiens ont besoin», a-t-il ajouté en anglais.

Des engagements pour les aînés

Justin Trudeau était de passage à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour promettre une bonification des prestations aux aînés et aux personnes dont le conjoint est décédé.

Il a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu augmenterait les prestations de sécurité de la vieillesse de 10 pour cent après l’âge de 75 ans et hausserait de 25 pour cent la prestation de survivant du Régime de pension du Canada et du Régime de rentes du Québec.

«On a démontré au cours des quatre dernières années qu’en investissant dans les gens, dans les familles, dans la classe moyenne, dans nos communautés, on a créé de la croissance. On a créé des emplois. Et on a sorti des gens de la pauvreté», a-t-il affirmé, en précisant que le directeur parlementaire du budget dévoilerait sous peu son évaluation des coûts associés au programme électoral libéral.

M. Trudeau a fait cette annonce dans un club de boulingrin de Fredericton, une circonscription que les libéraux ont remportée en 2015 dans leur balayage des provinces de l’Atlantique.

Alors que les libéraux - et les autres partis - ont ciblé les jeunes familles au début de la campagne, les électeurs âgés de plus de 65 ans sont souvent ceux qui se présentent de manière constante aux urnes.

M. Trudeau a indiqué qu’il savait que plusieurs aînés avaient encore du mal à payer leurs factures en vieillissant, et que l’augmentation de la sécurité de la vieillesse mettra 729 $ de plus dans les poches des aînés chaque année, tandis que les prestations de survivant augmenteront de 2080 $.

Il a également été questionné sur le projet d’oléoduc Énergie Est - une menace qui plane toujours sur le Québec, selon le chef bloquiste Yves-François Blanchet.

«La compagnie a retiré le projet pour des raisons de marché, pour des raisons de prix, pour des raisons du contexte économique global, donc nous n’avons pas à nous prononcer sur ce projet-là. Mais nous allons nous assurer que quelque projet que ce soit passe par des étapes rigoureuses dans l’évaluation pour démontrer qu’on respecte les préoccupations des Canadiens.»

M. Trudeau passera la majeure partie de la journée de mercredi au Nouveau-Brunswick, avant de se rendre en Nouvelle-Écosse pour un événement de campagne en soirée.

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Le Bloc deuxième au Québec dans les intentions de vote, selon un sondage Léger

OTTAWA - Les résultats d’un nouveau sondage laissent croire que la première semaine de campagne a eu peu d’effet sur les intentions de vote en vue du scrutin fédéral du 21 octobre.

Les personnes ayant répondu au sondage mené du 13 au 17 septembre par Léger pour La Presse canadienne ont placé les libéraux et les conservateurs pratiquement à égalité.

Les appuis au Parti libéral du Canada demeurent inchangés à 34 pour cent, mais le Parti conservateur du Canada perd deux points pour se retrouver à 33 pour cent.

Le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert du Canada luttent toujours vigoureusement pour l’obtention de la troisième place, à bonne distance des meneurs.

Le NPD obtient 12 pour cent des intentions de vote contre 11 pour cent pour les verts. Ces chiffres sont les mêmes que ceux obtenus lors d’un autre coup de sonde mené par Léger tout juste avant le déclenchement de la campagne, mercredi dernier.

En queue de peloton, le nouveau Parti populaire du Canada (PPC) de Maxime Bernier récolte quatre pour cent des intentions de vote.

Toutefois, les nouvelles données révèlent plusieurs légères inflexions qui, une fois accumulées, offrent une pointe favorable aux libéraux. Parmi ces signaux, on note une légère diminution dans l’intérêt des électeurs pour un changement de gouvernement.

À la question «Qui ferait le meilleur premier ministre?», le chef libéral Justin Trudeau gagne deux points pour atteindre 27 pour cent d’appuis, alors que le chef conservateur accuse un recul d’un point, à 22 pour cent d’appuis. La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, obtient huit pour cent des appuis, presque à égalité avec le chef du NPD, Jagmeet Singh, à sept pour cent. Maxime Bernier récolte de son côté, trois pour cent.

L’appétit pour le changement a légèrement diminué, avec 54% des personnes interrogées qui souhaitent changer de gouvernement, un résultat en baisse de trois points par rapport au dernier sondage Léger. Trente pour cent des gens ont déclaré vouloir maintenir le gouvernement libéral en place, en hausse de deux points.

Le vice-président exécutif de Léger, Christian Bourque, a déclaré que les résultats étaient typiques d’un sondage de début de campagne, alors que les électeurs font preuve de prudence .

«Très souvent, l’aiguille ne bouge pas au début de la campagne», a-t-il déclaré lors d’une interview.

Il a toutefois ajouté que les conservateurs devront prendre de la vitesse s’ils veulent empêcher les libéraux de se faire réélire.

«Personne ne semble avoir trouvé d’élan, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle pour les libéraux, mais c’est une mauvaise nouvelle pour les conservateurs qui ont encore beaucoup à faire.»

Dans les résultats par provinces, qui sont un peu moins fiables en raison de la taille réduite des échantillons, les libéraux mènent dans les deux plus grandes provinces, qui représentent près de 60% des 338 sièges à pourvoir le 21 octobre.

Le Bloc deuxième au Québec

Chez les électeurs québécois, les libéraux sont fortement en avance à 36 pour cent d’appuis, devant le Bloc québécois à 22 pour cent et les conservateurs à 21 pour cent.

Dix pour cent des électeurs québécois sondés disent soutenir le Parti vert, contre sept pour cent pour le NPD et trois pour cent pour le PPC.

À la question «Qui ferait le meilleur premier ministre?», les Québécois préfèrent Justin Trudeau dans une proportion de 28 pour cent, comparativement à 18 pour cent pour Andrew Scheer. Jagmeet Singh et Elizabeth May obtiennent chacun cinq pour cent d’appuis.

Élections 2019

Sylvie Fréchette apprécie que les conservateurs laissent les candidats s’exprimer

La candidate conservatrice Sylvie Fréchette n’est peut-être pas à l’aise avec tous les candidats de son parti, mais elle apprécie qu’il soit ouvert à tous et laisse tout le monde s’exprimer.

Mardi, l’ex-olympienne a fait sa première sortie publique dans sa circonscription de Rivière-du-Nord dans les Laurentides. Elle était accompagnée d’Alain Rayes, le lieutenant du chef Andrew Scheer pour le Québec.

Mme Fréchette a été interrogée à savoir si elle était à l’aise de défendre la même bannière politique qu’une candidate conservatrice ouvertement antiavortement et d’autres qui ont mis leur chef dans l’embarras ces derniers jours, dont l’Ontarienne Ghada Melek, qui a tenu dans le passé des propos homophobes et islamophobes.

Mme Fréchette se dit «à l’aise de siéger dans un parti qui n’est pas hypocrite».

Au sujet de la candidate antiavortement, elle a rétorqué qu’«on a chacun nos valeurs et on doit apprendre à travailler ensemble et à vivre ensemble» pour le bien du Canada.

L’avortement est permis par la loi et c’est ce qui prévaut, a tranché mardi Mme Fréchette.

Excuses des candidats

Quant aux candidats ayant exprimé des propos islamophobes et homophobes, le chef Andrew Scheer a déjà voulu clore le chapitre en disant qu’ils se sont excusés et ont pris leurs responsabilités.

«Je ne suis pas à l’aise avec tous les candidats. ll n’y a pas un parti qui est parfait. Mais je suis à l’aise avec un parti, par exemple, qui va permettre aux gens de pouvoir s’exprimer. Si des gens ont des opinions différentes, ils ont droit de les exprimer», a fait valoir Mme Fréchette.

Politique

Les conservateurs promettent de contribuer davantage dans les régimes enregistrés d’épargne étude

WINNIPEG - Le gouvernement conservateur poursuit son opération de charme auprès des parents canadiens.

Mardi matin à Winnipeg, Andrew Scheer promettait d’augmenter la contribution du gouvernement fédéral aux Régimes enregistrés d’épargne étude (REEE).

Un gouvernement conservateur ferait passer la contribution d’Ottawa aux REEE de 20 à 30 pour cent de chaque dollar épargné par la famille du futur étudiant. La contribution fédérale maximale passerait de 500 $ à 750 $ par année.

«Chaque dollar compte. Commencez à épargner tôt, même un petit montant. Cotiser tous les mois peut faire une immense différence au fil du temps», a mentionné M. Scheer lors d’une annonce dans une école d’esthétique et de coiffure.

À la promesse libérale faite deux heures plus tôt d’augmenter l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, M. Scheer a répondu qu’il ne fallait pas faire confiance aux promesses de Justin Trudeau.

Il a promis de maintenir l’Allocation canadienne pour enfants. Il n’a pas dit si son engagement allait jusqu’à la maintenir au niveau que les libéraux promettent de l’amener, soit une augmentation de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an.

Depuis le début de la campagne, les conservateurs promettent chaque jour d’implanter des mesures pour remettre de l’argent dans les poches des contribuables tout en continuant d’assurer un retour à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans. Aucune explication n’a cependant encore été fournie sur la manière dont Andrew Scheer entend y parvenir.

«C’est vrai que nous avons annoncé beaucoup de mesures concentrées pour rendre la vie plus abordable aux Canadiens, et on va expliquer aux Canadiens comment on va équilibrer le budget en cinq ans», a simplement répondu le chef conservateur en français.

Par ailleurs, alors que François Legault s’apprêtait à publier ses demandes aux chefs fédéraux en campagne électorale, M. Scheer a rejeté catégoriquement un projet du gouvernement caquiste: le test des valeurs à faire passer aux immigrants.

«Chaque niveau de gouvernement a une responsabilité de promouvoir l’intégration dans notre société et de s’assurer que tous les gens qui viennent au Canada comprennent les choses qui sont à la base de notre pays. Les raisons pour lesquelles des gens de partout dans le monde veulent arriver ici», a dit M. Scheer.

Il a toutefois souligné qu’il ne voulait pas «donner au gouvernement le pouvoir de décider qu’elles sont les croyances qui peuvent vous permettre d’être Canadien».

Politique

Jean-Christophe Cusson candidat libéral dans Louis-Saint-Laurent

Près d’une semaine après le déclenchement des élections, le Parti libéral a nommé mardi son dernier candidat dans la région de Québec. Il s’agit de Jean-Christophe Cusson, dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, qui couvre le nord-ouest de la ville.

Il reste encore une poignée de candidatures libérales à pourvoir, dont celle du comté Mégantic-L’Érable, dans Chaudière-Appalaches. Gestionnaire et père de quatre enfants, M. Cusson était seul candidat à l’investiture libérale de Louis-Saint-Laurent.

«En date [de lundi soir], 312 candidats libéraux sont maintenant investis partout au Canada, dont 72 au Québec, soit plus de 90 % de notre objectif. Quant aux autres investitures, elles auront lieu très bientôt», avait répondu au Soleil William Harvey-Blouin, stratège à la mobilisation et du soutien aux candidats du Parti libéral du Canada.

En coulisses, on assure que Mégantic-L’Érable, qui comprend entre autres les villes de Thetford Mines, Plessisville et Lac-Mégantic, aura aussi son candidat ou sa candidate du PLC dans les prochains jours.

Louis-Saint-Laurent et Mégantic-L’Érable sont deux circonscriptions détenues par le Parti conservateur. Dans Louis-Saint-Laurent, à Québec, Gérard Deltell l’avait emporté par une écrasante majorité de près de 19 000 voix et plus de 50 % des suffrages aux élections de 2015.

Quant à Luc Berthold, dans Mégantic-L’Érable, il avait eu le dessus par 3400 votes grâce à la faveur de plus de 35 % des électeurs.

Les libéraux avaient terminé deuxièmes dans ces deux comtés.

Priscilla Corbeil pour le Bloc

Jusqu'à lundi, le Bloc québécois n’avait pas de candidat non plus dans Mégantic-L'Érable. La jeune Priscilla Corbeil y sera bientôt nommée candidate bloquiste, après que le parti ait refusé d’être représenté par Jean Paradis.

Jeanne-Paule Desgagné est la candidate du Bloc dans Louis-Saint-Laurent. En 2015, le Bloc québécois avait fini quatrième dans ces deux comtés, derrière conservateurs, libéraux et néo-démocrates.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est aussi pour l’instant sans candidat dans ces deux circonscriptions et plusieurs autres au Québec.

Politique

Les libéraux promettent de l’aide pour les parents

ST JOHN’S, T.-N.-L. - S’ils sont reportés au pouvoir le 21 octobre, les libéraux promettent de rehausser l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les prestations de maternité et parentales libres d’impôt.

Le chef libéral Justin Trudeau affirme qu’élever des enfants est coûteux, surtout la première année, et que ces mesures donneront un coup de pouce aux parents.

«Dans ces premiers mois avec un nouveau bébé, lorsqu’il est difficile de dormir suffisamment et encore plus difficile d’être au sommet de sa forme au travail, c’est une inquiétude qui peut être plus grande encore, a-t-il dit. Les gens devraient pouvoir se concentrer sur le temps passé avec leur bébé et non sur la façon d’arriver à payer leurs factures.»

M. Trudeau a annoncé que les libéraux augmenteraient l’Allocation canadienne pour enfants de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an, une hausse pouvant aller jusqu’à 1000 $.

Les libéraux s’engagent également à supprimer l’impôt fédéral sur les prestations d’assurance-emploi pour les congés de maternité et parentaux.

«Grâce à ces nouveaux changements visant à exonérer d’impôt les prestations de maternité et les prestations parentales, les Québécois auront un avantage comparable pour la portion des impôts fédéraux qu’ils payent dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale», a promis M. Trudeau.

Les conservateurs ont eux aussi promis de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, mais prévoient le faire par le biais d’un crédit d’impôt non remboursable de 15 pour cent. Le plan libéral supprime cet impôt à la source, a souligné M. Trudeau.

«Vous obtiendrez chaque dollar dès que vous en aurez besoin, puisqu’aucun impôt ne sera prélevé du chèque d’assurance-emploi lorsque les nouveaux parents le recevront», a-t-il dit.

M. Trudeau a également annoncé que les libéraux mettraient en place un nouveau congé pour les parents adoptifs, afin qu’ils puissent profiter des mêmes avantages que les autres parents. Cela signifie 7000 $ de plus en prestations parentales pour une famille moyenne qui pourra bénéficier du nouveau congé, a soutenu le chef libéral.

Conserver l’Atlantique

Le chef libéral amorce mardi un périple au Canada atlantique dans l’espoir de rappeler à ces électeurs pourquoi ils lui avaient confié tous les sièges de cette région il y a quatre ans. Arrivé à Terre-Neuve au petit matin mardi, M. Trudeau devait se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard dans l’après-midi; il y tournera notamment une publicité électorale visant les électeurs du Canada atlantique.

Les libéraux avaient enlevé les 32 sièges de la région en 2015. Les conservateurs, les néo-démocrates et les verts tentent de convaincre les électeurs que le gouvernement libéral tient pour acquis ce Canada atlantique.

L’annulation de l’oléoduc Énergie Est qui devait relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick, le peu d’élus de l’Atlantique dans le cabinet Trudeau et la décision de nommer un député torontois, Navdeep Bains, à la tête de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique constituent de précieuses munitions pour les partis de l’opposition.

M. Trudeau a rejeté ces attaques, mardi matin, soulignant ses engagements vis-à-vis de la région, notamment dans le cadre de la Stratégie de croissance pour l’Atlantique.

«Nous allons continuer de travailler avec les provinces de l’Atlantique sur l’infrastructure, sur l’immigration, sur la croissance économique, a-t-il promis. Je suis très fier de l’équipe extrêmement forte que nous avons au Canada atlantique et on va continuer de travailler avec eux.»

Un sondage régional mené par Narrative Research indiquait en juin que les libéraux et les conservateurs étaient virtuellement au coude à coude dans les provinces de l’Atlantique, mais le soutien aux libéraux a légèrement remonté en août dans l’ensemble de la région.

Élections 2019

Le test des valeurs critiqué par des chefs fédéraux

Avant même le dévoilement de ses priorités dans le cadre de la campagne électorale, mardi, le gouvernement Legault a vu le test des valeurs qu’il envisage de faire passer aux immigrants être rejeté par deux chefs fédéraux.

À Winnipeg, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a expliqué que les ordres de gouvernement avaient une responsabilité de promouvoir l’intégration des nouveaux arrivants, avant de préciser sa pensée.

«Je ne veux pas donner au gouvernement le pouvoir de décider [quelles sont] les croyances [permettant] d’être un Canadien», a-t-il lancé, en point de presse.

En début de journée, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, de passage à Ottawa, avait opposé une fin de non-recevoir aux intentions du gouvernement Legault dans ce dossier.

«J’ai dit c’est quoi mes valeurs. Mes valeurs, c’est de mieux aider la francisation. Je ne suis pas d’accord avec le test des valeurs», a-t-il tranché.

Élections 2019

Efforts ciblés pour inciter les étudiants à voter

Les étudiants de l’Université de Sherbrooke, du Cégep de Sherbrooke et de l’Université Bishop’s pourront se rendre voter sur le campus du 5 au 9 octobre. La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) lancent une campagne afin de les inciter à exercer leur droit de vote.

« On lance notre campagne Sortons voter. L’objectif est de sensibiliser la communauté étudiante à l’importance d’aller voter et d’exercer son droit de vote et de faire comprendre le poids qu’on a. On aura l’occasion de démystifier tout le processus électoral, qui peut parfois être complexe, de fournir de l’information à nos membres », explique Nicolas Delisle-Godin, directeur général du REMDUS.

Élections 2019

La FQM présente ses demandes

Des projets essentiels de construction et de réfection de bâtiments municipaux et de barrages sont freinés par des programmes fédéraux qui ne sont pas adaptés.

Telle est la perception de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui a lancé ses demandes, lundi, aux partis politiques fédéraux dans le cadre de la campagne électorale 2019.

Élections 2019

Moins de pancartes pour les libéraux

Avec l’impression recto verso de leurs affiches électorales, les libéraux n’ont pas économisé beaucoup d’argent. Mais ils ont économisé du plastique.

«J’ai la moitié moins de pancartes qu’en 2015. Donc pour 400 poteaux, je n’ai besoin que de 400 affiches, au lieu de 800 comme en 2015», explique Joël Lightbound, député sortant et candidat libéral dans le comté de Louis-Hébert, qui couvre l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Chaque campagne d’affichage est gérée par le comité de circonscription. La branche québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) s’avère donc incapable de dire si la production d’affiches a tout simplement été coupée de moitié ou si certains candidats en ont profité pour en faire imprimer davantage qu’à l’habitude afin d’occuper plus de poteaux. On assure toutefois que la production n’a pas été doublée.

Élections 2019

L'urgence climatique et la réconciliation au coeur de la plateforme verte

TORONTO — Le Parti vert du Canada affirme que chaque politique de sa plateforme — de l'économie à la santé, en passant par les affaires étrangères, l'immigration et les transports — a été pensée en fonction de la crise climatique.

La chef du parti, Elizabeth May, a déclaré que faire de la politique comme d'habitude alors que nous vivons une urgence climatique est une mauvaise approche.

Mme May estime que le pays a tout ce qu'il faut pour relever les défis qui se présentent à lui, mais croit que le Canada manque de «vision».

«Imaginez que vous avez un nouveau casse-tête. Toutes les pièces sont là […], elles sont du bon côté, de toutes les couleurs, mais vous n'avez pas le dessus de la boîte qui montre le casse-tête complété», a-t-elle illustré.

«C'est la situation au Canada. Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour régler les problèmes auxquels nous faisons face. […] Il ne manque qu'une chose, parce que dans ce pays nous n'avons pas de vision. Nous n'avons pas l'image sur le dessus de la boîte. […] Notre plateforme est la vision de la sorte de Canada que nous voulons.»

La plateforme verte, publiée lundi, met également fortement l'accent sur la réconciliation avec les peuples autochtones, y compris un engagement à mettre en oeuvre les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation et de l'Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Les verts ont déclaré qu'ils adopteraient une loi exigeant une réduction de 60 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030, soit un résultat supérieur à l'objectif actuel de 30 %.

Élections 2019

Les libéraux vont modifier leur chanson de campagne mal traduite en français [VIDÉO]

Moins de 24 heures après avoir défendu sa chanson de campagne en français, l'équipe libérale fait volte-face et a décidé de cesser de l'utiliser.

«Nous réalisons [...] que le français n'est pas parfait. C'est pourquoi nous n'utiliserons plus cette version et allons la réenregistrer», a confirmé Pierre-Olivier Herbert, un porte-parole du PLC, lundi.

Le parti a fait appel au groupe canadien The Strumbellas pour utiliser sa chanson «One Hand Up» pendant la campagne électorale. C'est aussi le groupe qui a traduit et chanté lui-même la chanson en français.

Dimanche, de nombreux internautes ont souligné sur les réseaux sociaux que la chanson — dont le titre est Une Main haute en français — était mal traduite ou incompréhensible.

«Quand ta réélection repose sur une partie du vote québécois et francophone hors Québec, mieux vaut confier le texte à quelqu'un qui maîtrise cette jolie langue», a gazouillé la comédienne Salomé Corbo.

Le député libéral provincial Gaétan Barrette, quant à lui, a dit avoir écouté la chanson «une quinzaine de fois» et ne pas encore comprendre toutes les paroles.

Sous le feu des critiques, l'équipe de Justin Trudeau avait plutôt salué l'effort du groupe anglophone d'enregistrer une chanson dans l'autre langue officielle du Canada.

Lundi, le discours du PLC avait changé.

«Écoutez, l'intention, elle était bonne. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions», a lancé à la blague la ministre de la Francophonie, Mélanie Joly, en entrevue radiophonique à Radio-Canada, après coup.

Il n'a pas été possible de savoir qui va interpréter la nouvelle mouture de la chanson de campagne libérale en français.

Élections 2019

Maxime Bernier se dit «très heureux» d’être finalement invité aux débats

OTTAWA — Initialement exclu des débats des chefs prévus les 7 et 10 octobre, Maxime Bernier pourra finalement participer aux deux joutes oratoires.

Le commissaire aux débats David Johnston a annoncé lundi avoir transmis au chef du Parti populaire du Canada (PPC) une invitation à se joindre à cinq autres chefs lors des deux débats de la Commission des débats des chefs, les 7 et 10 octobre.

Celui-ci a noté qu’après évaluation, il avait la conviction que plus d’un candidat du PPC avait une véritable possibilité d’être élu. La décision a été immédiatement contestée par le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique, alors que le Bloc québécois a accueilli la décision avec ambivalence.

Élections 2019

Scheer ressusciterait les crédits d'impôt pour les enfants sportifs

KELOWNA — Un gouvernement conservateur mené par Andrew Scheer ressusciterait les crédits d’impôt ciblés pour les activités sportives et musicales des enfants, mesures qui avaient vu le jour sous Stephen Harper.

Le chef conservateur a promis, lundi matin à Kelowna, en Colombie-Britannique, de ramener ces crédits d’impôt qui, selon lui, rendaient la vie plus abordable pour les familles.

Il s’engage donc à instaurer un crédit d’impôt remboursable de 1000 $ par année pour les activités sportives des enfants, 500 $ de plus si l’enfant souffre d’un handicap. Il y aurait également un crédit d’impôt de 500 $ pour les activités artistiques ou d’apprentissage.

«C’est clair que les crédits d’impôt comme ça étaient très très populaires auprès des familles canadiennes. Il y a des centaines de milliers de familles qui ont profité de ces crédits d’impôt et elles étaient très déçues quand Justin Trudeau a choisi de les annuler», a déclaré le chef conservateur.

Élections 2019

Trudeau promet plus d’aide pour les parents aux horaires atypiques

WATERLOO — Un gouvernement libéral réélu promet des centaines de milliers de places en services de garde - dont une portion réservée aux parents aux horaires atypiques - et d’en réduire le coût dans toutes les provinces.

De passage dans une école primaire publique de Waterloo, en Ontario, Justin Trudeau n’a pas caché que son initiative vise surtout à compenser pour les compressions du gouvernement Ford dans la province.

«Les gens comme Doug Ford qui disent qu’ils travaillent pour les gens finissent par imposer des compressions en éducation, en santé et dans tellement de services auxquels les Canadiens tiennent», a déclaré M. Trudeau, lundi matin.

«C’est pourquoi nous sommes là pour se tenir debout pour les Canadiens et faire les investissements nécessaires pour aider les familles même si les politiciens conservateurs à travers le pays ne le font pas», a-t-il poursuivi.

Élections 2019

Des petits Beaucerons compensent les émissions de carbone de leurs candidats

Les enfants de la Maison d’enseignement Let’s Go de Saint-Georges, établissement préscolaire et primaire anglophone privée de la Beauce, s’apprêtent à planter 132 arbres «afin de compenser les émissions de carbone effectuées par le déplacement en voiture de tous les candidats de la Beauce, dans le cadre des élections fédérales 2019».

Dans son communiqué, la direction de Let’s Go estime que chacun des six candidats et leur équipe respective parcourront 20 000 km au cours des 41 jours de campagne. Selon un calcul emprunté à l’organisme Arbre-Évolution et à son site CalculCarbone.org, 22 arbres doivent être plantés pour neutraliser les rejets de 4,44 tonnes de C02 émis par chaque candidat.

Les arbres plantés seront des épinettes de Norvège et des érables à sucre à l’aide de graines récoltées près de la Maison avec les enfants.

La Maison d’enseignement Let’s Go sème déjà des centaines d’arbres chaque année pour compenser les émissions de CO2 réalisées par l’entreprise et les déplacements de ses employés.

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Élections 2019

Porter barbe et turban au Québec, une preuve de courage, dit Singh

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh dit que de porter barbe et turban au Québec sont sa manière de défendre les droits de ceux qui s'estiment victimes de la loi québécoise sur la laïcité.

Au sixième jour de la campagne électorale, M. Singh passait une seconde journée au Québec pour y vendre sa plateforme spécifique à la province.

En entrevue lundi matin à la radio de CBC, il a dû se défendre de s'être engagé à ne pas participer à la contestation juridique de la loi québécoise sur la laïcité.

À l'animatrice de l'émission matinale montréalaise qui lui demandait pourquoi il n'irait pas devant les tribunaux pour défendre le droit à la liberté de religion, il a répondu qu'il était là, au Québec, portant turban et barbe, preuve qu'il défend ce droit.

«Vous avez quelqu'un qui fait campagne dans cette province en arborant des signes de sa foi, démontrant du courage», a-t-il également dit.