Élections 2019

Maquillage «brun»: Trudeau s'excuse

OTTAWA — Le chef libéral Justin Trudeau s’est excusé pour une photo dans un album de fin d’année le montrant avec le visage couvert d’un maquillage «brun» lors d’une soirée costumée en 2001.

Dans un point de presse organisé d’urgence en Nouvelle-Écosse, mercredi soir, M. Trudeau a parlé d’une erreur à l’époque, et a dit qu’il aurait dû agir autrement.

Le magazine Time a dévoilé la photo qui, selon le média, a été publiée dans l’album de la West Point Grey Academy, une école privée de Vancouver, où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant avant de se lancer en politique.

«J’aurais dû savoir, même à cet âge-là, que je n’aurais pas dû faire ça, mais je l’ai fait et je m’en excuse profondément», a dit M. Trudeau.

L’article parle d’un événement de gala sur le thème des «Mille et une nuits». La photo montre M. Trudeau vêtu d’un turban et d’une robe, avec un maquillage sombre sur les mains, le visage et le cou.

Le porte-parole libéral Cameron Ahmad avait confirmé, dans un courriel, qu’il s’agissait bien de Justin Trudeau sur la photo.

«C’est une photo qui a été prise en 2001, alors qu’il enseignait à Vancouver, lors d’un souper annuel costumé qui avait pour thème «Les Mille et une Nuits», a expliqué M. Ahmad dans son message.

«Il a assisté à l’événement, avec des amis et des collègues, habillé en personnage d’Aladdin.»

Politique

Le NPD promet d’étendre la gratuité des soins de santé à la facture du dentiste

SUDBURY - Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a choisi le décor d’une clinique dentaire de Sudbury, au huitième jour de la campagne électorale, pour rappeler la promesse de son parti de couvrir les frais dentaires grâce à une assurance mise en place par un gouvernement fédéral néo-démocrate.

Si les soins de santé sont de compétence provinciale, une loi fédérale, la Loi canadienne sur la santé, définit les paramètres de ce que les provinces sont tenues d’offrir à leurs citoyens. C’est cette loi qui impose la gratuité de soins de santé.

Un gouvernement néo-démocrate étendrait cette gratuité aux soins dentaires pour tous, éventuellement.

Dans un premier temps, Jagmeet Singh propose le remboursement des frais dentaires aux citoyens qui n’ont pas d’assurance dentaire et qui ont un revenu inférieur à 70 000 $. Les Canadiens qui gagnent entre 70 000 $ et 90 000 $ verraient une partie de leurs soins dentaires remboursée.

«On a un plan, le premier pas pour s’assurer qu’on (aura) un plan d’assurance dentaire universel», a déclaré M. Singh, mercredi.

Le NPD a calculé, avec l’aide du Directeur parlementaire du budget (DPB), qu’un programme national d’assurance dentaire coûterait 860 millions $ par année aux coffres fédéraux.

Invité à dire d’où viendrait tout cet argent, celui de cette promesse-ci et des autres, M. Singh a servi sa réponse habituelle. «On a le courage de dire non aux entreprises qui sont les plus riches et de dire oui aux gens», a-t-il offert. Il n’a pas voulu détailler les projets du NPD pour un éventuel retour à l’équilibre budgétaire.

Politique

Le Bloc veut interdire les pesticides tueurs d’abeilles d’ici quatre ans

SAINT-MATHIEU-DE-BELOEIL - Le Bloc québécois estime que l’époque des tergiversations et des demi-mesures en matière de pesticides tueurs d’abeilles est terminée et que le temps est venu de passer à une interdiction complète, mais progressive.

De passage dans une ferme biologique de la Montérégie, mercredi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a fait part de son intention de présenter dès le retour en chambre un plan de retrait d’ici quatre ans des pesticides néonicotinoïdes assorti d’un fonds de 300 millions $ pour la recherche et la transition pour les producteurs agricoles.

Lui-même ministre de l’Environnement dans le bref gouvernement péquiste de Pauline Marois, Yves-François Blanchet avait entrepris une démarche de retrait pour se heurter aux lobbys des producteurs agricoles et, surtout, des fabricants de pesticides.

Il fait valoir qu’il a été démontré que les néonicotinoïdes sont à l’origine d’une décimation des colonies d’abeilles.

De plus, le ministère québécois de l’Environnement a détecté entre 2015 et 2017 des traces de ce pesticide au-delà des critères de la qualité requise pour la protection des espèces aquatiques dans 79 à 100 pour cent des échantillons d’eau. L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a par ailleurs conclu qu’il a des effets négatifs sur le système endocrinien des humains.

Il dénonce le fait que, malgré les recherches scientifiques menées durant sept ans par Ottawa qui ont démontré les effets dévastateurs des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques, Santé Canada se soit contenté de simplement en restreindre l’usage à certaines étapes de la floraison.

Selon le Bloc, le délai de quatre ans permettra aux agriculteurs de s’adapter pendant que la recherche sur des produits moins nocifs sera menée à terme.

Politique

Justin Trudeau évasif face aux demandes électorales de François Legault

FREDERICTON - Questionné sur les demandes électorales du premier ministre François Legault, Justin Trudeau est resté évasif mercredi, se contentant de souligner le caractère «profondément collaboratif» de son approche envers les provinces.

François Legault avait formulé la veille quatre demandes à l’intention des chefs des partis fédéraux, leur enjoignant notamment d’étendre les pouvoirs du Québec en matière d’immigration et d’autoriser l’assujettissement des entreprises sous compétence fédérale à la loi 101.

Le gouvernement caquiste souhaite également que les chefs de parti s’engagent à ne pas s’impliquer dans une contestation de la Loi sur la laïcité de l’État et à instaurer une déclaration de revenus unique pour les Québécois.

Or, Justin Trudeau s’est déjà montré réfractaire à l’ensemble de ces demandes par le passé. Il a affirmé en début de campagne qu’il ne porterait pas la loi 21 devant les tribunaux «pour l’instant», mais il n’a jamais caché son désaccord face à cette interdiction du port de signes religieux à certains employés de l’État lorsqu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi que les enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire.

«Nous prenons toujours très au sérieux les demandes de tout premier ministre provincial, y compris de M. Legault. On va travailler avec lui pour trouver des façons d’aider les Québécois, d’aider les Canadiens de façon responsable», a déclaré le chef libéral mercredi.

«Nous essaierons de collaborer avec les premiers ministres partout où nous le pouvons, mais nous continuerons à nous tenir debout pour ce qui est juste et ce dont les Canadiens ont besoin», a-t-il ajouté en anglais.

Des engagements pour les aînés

Justin Trudeau était de passage à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour promettre une bonification des prestations aux aînés et aux personnes dont le conjoint est décédé.

Il a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu augmenterait les prestations de sécurité de la vieillesse de 10 pour cent après l’âge de 75 ans et hausserait de 25 pour cent la prestation de survivant du Régime de pension du Canada et du Régime de rentes du Québec.

«On a démontré au cours des quatre dernières années qu’en investissant dans les gens, dans les familles, dans la classe moyenne, dans nos communautés, on a créé de la croissance. On a créé des emplois. Et on a sorti des gens de la pauvreté», a-t-il affirmé, en précisant que le directeur parlementaire du budget dévoilerait sous peu son évaluation des coûts associés au programme électoral libéral.

M. Trudeau a fait cette annonce dans un club de boulingrin de Fredericton, une circonscription que les libéraux ont remportée en 2015 dans leur balayage des provinces de l’Atlantique.

Alors que les libéraux - et les autres partis - ont ciblé les jeunes familles au début de la campagne, les électeurs âgés de plus de 65 ans sont souvent ceux qui se présentent de manière constante aux urnes.

M. Trudeau a indiqué qu’il savait que plusieurs aînés avaient encore du mal à payer leurs factures en vieillissant, et que l’augmentation de la sécurité de la vieillesse mettra 729 $ de plus dans les poches des aînés chaque année, tandis que les prestations de survivant augmenteront de 2080 $.

Il a également été questionné sur le projet d’oléoduc Énergie Est - une menace qui plane toujours sur le Québec, selon le chef bloquiste Yves-François Blanchet.

«La compagnie a retiré le projet pour des raisons de marché, pour des raisons de prix, pour des raisons du contexte économique global, donc nous n’avons pas à nous prononcer sur ce projet-là. Mais nous allons nous assurer que quelque projet que ce soit passe par des étapes rigoureuses dans l’évaluation pour démontrer qu’on respecte les préoccupations des Canadiens.»

M. Trudeau passera la majeure partie de la journée de mercredi au Nouveau-Brunswick, avant de se rendre en Nouvelle-Écosse pour un événement de campagne en soirée.

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Le Bloc deuxième au Québec dans les intentions de vote, selon un sondage Léger

OTTAWA - Les résultats d’un nouveau sondage laissent croire que la première semaine de campagne a eu peu d’effet sur les intentions de vote en vue du scrutin fédéral du 21 octobre.

Les personnes ayant répondu au sondage mené du 13 au 17 septembre par Léger pour La Presse canadienne ont placé les libéraux et les conservateurs pratiquement à égalité.

Les appuis au Parti libéral du Canada demeurent inchangés à 34 pour cent, mais le Parti conservateur du Canada perd deux points pour se retrouver à 33 pour cent.

Le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert du Canada luttent toujours vigoureusement pour l’obtention de la troisième place, à bonne distance des meneurs.

Le NPD obtient 12 pour cent des intentions de vote contre 11 pour cent pour les verts. Ces chiffres sont les mêmes que ceux obtenus lors d’un autre coup de sonde mené par Léger tout juste avant le déclenchement de la campagne, mercredi dernier.

En queue de peloton, le nouveau Parti populaire du Canada (PPC) de Maxime Bernier récolte quatre pour cent des intentions de vote.

Toutefois, les nouvelles données révèlent plusieurs légères inflexions qui, une fois accumulées, offrent une pointe favorable aux libéraux. Parmi ces signaux, on note une légère diminution dans l’intérêt des électeurs pour un changement de gouvernement.

À la question «Qui ferait le meilleur premier ministre?», le chef libéral Justin Trudeau gagne deux points pour atteindre 27 pour cent d’appuis, alors que le chef conservateur accuse un recul d’un point, à 22 pour cent d’appuis. La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, obtient huit pour cent des appuis, presque à égalité avec le chef du NPD, Jagmeet Singh, à sept pour cent. Maxime Bernier récolte de son côté, trois pour cent.

L’appétit pour le changement a légèrement diminué, avec 54% des personnes interrogées qui souhaitent changer de gouvernement, un résultat en baisse de trois points par rapport au dernier sondage Léger. Trente pour cent des gens ont déclaré vouloir maintenir le gouvernement libéral en place, en hausse de deux points.

Le vice-président exécutif de Léger, Christian Bourque, a déclaré que les résultats étaient typiques d’un sondage de début de campagne, alors que les électeurs font preuve de prudence .

«Très souvent, l’aiguille ne bouge pas au début de la campagne», a-t-il déclaré lors d’une interview.

Il a toutefois ajouté que les conservateurs devront prendre de la vitesse s’ils veulent empêcher les libéraux de se faire réélire.

«Personne ne semble avoir trouvé d’élan, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle pour les libéraux, mais c’est une mauvaise nouvelle pour les conservateurs qui ont encore beaucoup à faire.»

Dans les résultats par provinces, qui sont un peu moins fiables en raison de la taille réduite des échantillons, les libéraux mènent dans les deux plus grandes provinces, qui représentent près de 60% des 338 sièges à pourvoir le 21 octobre.

Le Bloc deuxième au Québec

Chez les électeurs québécois, les libéraux sont fortement en avance à 36 pour cent d’appuis, devant le Bloc québécois à 22 pour cent et les conservateurs à 21 pour cent.

Dix pour cent des électeurs québécois sondés disent soutenir le Parti vert, contre sept pour cent pour le NPD et trois pour cent pour le PPC.

À la question «Qui ferait le meilleur premier ministre?», les Québécois préfèrent Justin Trudeau dans une proportion de 28 pour cent, comparativement à 18 pour cent pour Andrew Scheer. Jagmeet Singh et Elizabeth May obtiennent chacun cinq pour cent d’appuis.

Élections 2019

Sylvie Fréchette apprécie que les conservateurs laissent les candidats s’exprimer

La candidate conservatrice Sylvie Fréchette n’est peut-être pas à l’aise avec tous les candidats de son parti, mais elle apprécie qu’il soit ouvert à tous et laisse tout le monde s’exprimer.

Mardi, l’ex-olympienne a fait sa première sortie publique dans sa circonscription de Rivière-du-Nord dans les Laurentides. Elle était accompagnée d’Alain Rayes, le lieutenant du chef Andrew Scheer pour le Québec.

Mme Fréchette a été interrogée à savoir si elle était à l’aise de défendre la même bannière politique qu’une candidate conservatrice ouvertement antiavortement et d’autres qui ont mis leur chef dans l’embarras ces derniers jours, dont l’Ontarienne Ghada Melek, qui a tenu dans le passé des propos homophobes et islamophobes.

Mme Fréchette se dit «à l’aise de siéger dans un parti qui n’est pas hypocrite».

Au sujet de la candidate antiavortement, elle a rétorqué qu’«on a chacun nos valeurs et on doit apprendre à travailler ensemble et à vivre ensemble» pour le bien du Canada.

L’avortement est permis par la loi et c’est ce qui prévaut, a tranché mardi Mme Fréchette.

Excuses des candidats

Quant aux candidats ayant exprimé des propos islamophobes et homophobes, le chef Andrew Scheer a déjà voulu clore le chapitre en disant qu’ils se sont excusés et ont pris leurs responsabilités.

«Je ne suis pas à l’aise avec tous les candidats. ll n’y a pas un parti qui est parfait. Mais je suis à l’aise avec un parti, par exemple, qui va permettre aux gens de pouvoir s’exprimer. Si des gens ont des opinions différentes, ils ont droit de les exprimer», a fait valoir Mme Fréchette.

Politique

Les conservateurs promettent de contribuer davantage dans les régimes enregistrés d’épargne étude

WINNIPEG - Le gouvernement conservateur poursuit son opération de charme auprès des parents canadiens.

Mardi matin à Winnipeg, Andrew Scheer promettait d’augmenter la contribution du gouvernement fédéral aux Régimes enregistrés d’épargne étude (REEE).

Un gouvernement conservateur ferait passer la contribution d’Ottawa aux REEE de 20 à 30 pour cent de chaque dollar épargné par la famille du futur étudiant. La contribution fédérale maximale passerait de 500 $ à 750 $ par année.

«Chaque dollar compte. Commencez à épargner tôt, même un petit montant. Cotiser tous les mois peut faire une immense différence au fil du temps», a mentionné M. Scheer lors d’une annonce dans une école d’esthétique et de coiffure.

À la promesse libérale faite deux heures plus tôt d’augmenter l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, M. Scheer a répondu qu’il ne fallait pas faire confiance aux promesses de Justin Trudeau.

Il a promis de maintenir l’Allocation canadienne pour enfants. Il n’a pas dit si son engagement allait jusqu’à la maintenir au niveau que les libéraux promettent de l’amener, soit une augmentation de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an.

Depuis le début de la campagne, les conservateurs promettent chaque jour d’implanter des mesures pour remettre de l’argent dans les poches des contribuables tout en continuant d’assurer un retour à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans. Aucune explication n’a cependant encore été fournie sur la manière dont Andrew Scheer entend y parvenir.

«C’est vrai que nous avons annoncé beaucoup de mesures concentrées pour rendre la vie plus abordable aux Canadiens, et on va expliquer aux Canadiens comment on va équilibrer le budget en cinq ans», a simplement répondu le chef conservateur en français.

Par ailleurs, alors que François Legault s’apprêtait à publier ses demandes aux chefs fédéraux en campagne électorale, M. Scheer a rejeté catégoriquement un projet du gouvernement caquiste: le test des valeurs à faire passer aux immigrants.

«Chaque niveau de gouvernement a une responsabilité de promouvoir l’intégration dans notre société et de s’assurer que tous les gens qui viennent au Canada comprennent les choses qui sont à la base de notre pays. Les raisons pour lesquelles des gens de partout dans le monde veulent arriver ici», a dit M. Scheer.

Il a toutefois souligné qu’il ne voulait pas «donner au gouvernement le pouvoir de décider qu’elles sont les croyances qui peuvent vous permettre d’être Canadien».

Politique

Jean-Christophe Cusson candidat libéral dans Louis-Saint-Laurent

Près d’une semaine après le déclenchement des élections, le Parti libéral a nommé mardi son dernier candidat dans la région de Québec. Il s’agit de Jean-Christophe Cusson, dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, qui couvre le nord-ouest de la ville.

Il reste encore une poignée de candidatures libérales à pourvoir, dont celle du comté Mégantic-L’Érable, dans Chaudière-Appalaches. Gestionnaire et père de quatre enfants, M. Cusson était seul candidat à l’investiture libérale de Louis-Saint-Laurent.

«En date [de lundi soir], 312 candidats libéraux sont maintenant investis partout au Canada, dont 72 au Québec, soit plus de 90 % de notre objectif. Quant aux autres investitures, elles auront lieu très bientôt», avait répondu au Soleil William Harvey-Blouin, stratège à la mobilisation et du soutien aux candidats du Parti libéral du Canada.

En coulisses, on assure que Mégantic-L’Érable, qui comprend entre autres les villes de Thetford Mines, Plessisville et Lac-Mégantic, aura aussi son candidat ou sa candidate du PLC dans les prochains jours.

Louis-Saint-Laurent et Mégantic-L’Érable sont deux circonscriptions détenues par le Parti conservateur. Dans Louis-Saint-Laurent, à Québec, Gérard Deltell l’avait emporté par une écrasante majorité de près de 19 000 voix et plus de 50 % des suffrages aux élections de 2015.

Quant à Luc Berthold, dans Mégantic-L’Érable, il avait eu le dessus par 3400 votes grâce à la faveur de plus de 35 % des électeurs.

Les libéraux avaient terminé deuxièmes dans ces deux comtés.

Priscilla Corbeil pour le Bloc

Jusqu'à lundi, le Bloc québécois n’avait pas de candidat non plus dans Mégantic-L'Érable. La jeune Priscilla Corbeil y sera bientôt nommée candidate bloquiste, après que le parti ait refusé d’être représenté par Jean Paradis.

Jeanne-Paule Desgagné est la candidate du Bloc dans Louis-Saint-Laurent. En 2015, le Bloc québécois avait fini quatrième dans ces deux comtés, derrière conservateurs, libéraux et néo-démocrates.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est aussi pour l’instant sans candidat dans ces deux circonscriptions et plusieurs autres au Québec.

Politique

Les libéraux promettent de l’aide pour les parents

ST JOHN’S, T.-N.-L. - S’ils sont reportés au pouvoir le 21 octobre, les libéraux promettent de rehausser l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les prestations de maternité et parentales libres d’impôt.

Le chef libéral Justin Trudeau affirme qu’élever des enfants est coûteux, surtout la première année, et que ces mesures donneront un coup de pouce aux parents.

«Dans ces premiers mois avec un nouveau bébé, lorsqu’il est difficile de dormir suffisamment et encore plus difficile d’être au sommet de sa forme au travail, c’est une inquiétude qui peut être plus grande encore, a-t-il dit. Les gens devraient pouvoir se concentrer sur le temps passé avec leur bébé et non sur la façon d’arriver à payer leurs factures.»

M. Trudeau a annoncé que les libéraux augmenteraient l’Allocation canadienne pour enfants de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an, une hausse pouvant aller jusqu’à 1000 $.

Les libéraux s’engagent également à supprimer l’impôt fédéral sur les prestations d’assurance-emploi pour les congés de maternité et parentaux.

«Grâce à ces nouveaux changements visant à exonérer d’impôt les prestations de maternité et les prestations parentales, les Québécois auront un avantage comparable pour la portion des impôts fédéraux qu’ils payent dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale», a promis M. Trudeau.

Les conservateurs ont eux aussi promis de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, mais prévoient le faire par le biais d’un crédit d’impôt non remboursable de 15 pour cent. Le plan libéral supprime cet impôt à la source, a souligné M. Trudeau.

«Vous obtiendrez chaque dollar dès que vous en aurez besoin, puisqu’aucun impôt ne sera prélevé du chèque d’assurance-emploi lorsque les nouveaux parents le recevront», a-t-il dit.

M. Trudeau a également annoncé que les libéraux mettraient en place un nouveau congé pour les parents adoptifs, afin qu’ils puissent profiter des mêmes avantages que les autres parents. Cela signifie 7000 $ de plus en prestations parentales pour une famille moyenne qui pourra bénéficier du nouveau congé, a soutenu le chef libéral.

Conserver l’Atlantique

Le chef libéral amorce mardi un périple au Canada atlantique dans l’espoir de rappeler à ces électeurs pourquoi ils lui avaient confié tous les sièges de cette région il y a quatre ans. Arrivé à Terre-Neuve au petit matin mardi, M. Trudeau devait se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard dans l’après-midi; il y tournera notamment une publicité électorale visant les électeurs du Canada atlantique.

Les libéraux avaient enlevé les 32 sièges de la région en 2015. Les conservateurs, les néo-démocrates et les verts tentent de convaincre les électeurs que le gouvernement libéral tient pour acquis ce Canada atlantique.

L’annulation de l’oléoduc Énergie Est qui devait relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick, le peu d’élus de l’Atlantique dans le cabinet Trudeau et la décision de nommer un député torontois, Navdeep Bains, à la tête de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique constituent de précieuses munitions pour les partis de l’opposition.

M. Trudeau a rejeté ces attaques, mardi matin, soulignant ses engagements vis-à-vis de la région, notamment dans le cadre de la Stratégie de croissance pour l’Atlantique.

«Nous allons continuer de travailler avec les provinces de l’Atlantique sur l’infrastructure, sur l’immigration, sur la croissance économique, a-t-il promis. Je suis très fier de l’équipe extrêmement forte que nous avons au Canada atlantique et on va continuer de travailler avec eux.»

Un sondage régional mené par Narrative Research indiquait en juin que les libéraux et les conservateurs étaient virtuellement au coude à coude dans les provinces de l’Atlantique, mais le soutien aux libéraux a légèrement remonté en août dans l’ensemble de la région.

Élections 2019

Le test des valeurs critiqué par des chefs fédéraux

Avant même le dévoilement de ses priorités dans le cadre de la campagne électorale, mardi, le gouvernement Legault a vu le test des valeurs qu’il envisage de faire passer aux immigrants être rejeté par deux chefs fédéraux.

À Winnipeg, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a expliqué que les ordres de gouvernement avaient une responsabilité de promouvoir l’intégration des nouveaux arrivants, avant de préciser sa pensée.

«Je ne veux pas donner au gouvernement le pouvoir de décider [quelles sont] les croyances [permettant] d’être un Canadien», a-t-il lancé, en point de presse.

En début de journée, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, de passage à Ottawa, avait opposé une fin de non-recevoir aux intentions du gouvernement Legault dans ce dossier.

«J’ai dit c’est quoi mes valeurs. Mes valeurs, c’est de mieux aider la francisation. Je ne suis pas d’accord avec le test des valeurs», a-t-il tranché.

Élections 2019

Efforts ciblés pour inciter les étudiants à voter

Les étudiants de l’Université de Sherbrooke, du Cégep de Sherbrooke et de l’Université Bishop’s pourront se rendre voter sur le campus du 5 au 9 octobre. La Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) lancent une campagne afin de les inciter à exercer leur droit de vote.

« On lance notre campagne Sortons voter. L’objectif est de sensibiliser la communauté étudiante à l’importance d’aller voter et d’exercer son droit de vote et de faire comprendre le poids qu’on a. On aura l’occasion de démystifier tout le processus électoral, qui peut parfois être complexe, de fournir de l’information à nos membres », explique Nicolas Delisle-Godin, directeur général du REMDUS.

Élections 2019

La FQM présente ses demandes

Des projets essentiels de construction et de réfection de bâtiments municipaux et de barrages sont freinés par des programmes fédéraux qui ne sont pas adaptés.

Telle est la perception de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui a lancé ses demandes, lundi, aux partis politiques fédéraux dans le cadre de la campagne électorale 2019.

Élections 2019

Moins de pancartes pour les libéraux

Avec l’impression recto verso de leurs affiches électorales, les libéraux n’ont pas économisé beaucoup d’argent. Mais ils ont économisé du plastique.

«J’ai la moitié moins de pancartes qu’en 2015. Donc pour 400 poteaux, je n’ai besoin que de 400 affiches, au lieu de 800 comme en 2015», explique Joël Lightbound, député sortant et candidat libéral dans le comté de Louis-Hébert, qui couvre l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Chaque campagne d’affichage est gérée par le comité de circonscription. La branche québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) s’avère donc incapable de dire si la production d’affiches a tout simplement été coupée de moitié ou si certains candidats en ont profité pour en faire imprimer davantage qu’à l’habitude afin d’occuper plus de poteaux. On assure toutefois que la production n’a pas été doublée.

Élections 2019

L'urgence climatique et la réconciliation au coeur de la plateforme verte

TORONTO — Le Parti vert du Canada affirme que chaque politique de sa plateforme — de l'économie à la santé, en passant par les affaires étrangères, l'immigration et les transports — a été pensée en fonction de la crise climatique.

La chef du parti, Elizabeth May, a déclaré que faire de la politique comme d'habitude alors que nous vivons une urgence climatique est une mauvaise approche.

Mme May estime que le pays a tout ce qu'il faut pour relever les défis qui se présentent à lui, mais croit que le Canada manque de «vision».

«Imaginez que vous avez un nouveau casse-tête. Toutes les pièces sont là […], elles sont du bon côté, de toutes les couleurs, mais vous n'avez pas le dessus de la boîte qui montre le casse-tête complété», a-t-elle illustré.

«C'est la situation au Canada. Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour régler les problèmes auxquels nous faisons face. […] Il ne manque qu'une chose, parce que dans ce pays nous n'avons pas de vision. Nous n'avons pas l'image sur le dessus de la boîte. […] Notre plateforme est la vision de la sorte de Canada que nous voulons.»

La plateforme verte, publiée lundi, met également fortement l'accent sur la réconciliation avec les peuples autochtones, y compris un engagement à mettre en oeuvre les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation et de l'Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Les verts ont déclaré qu'ils adopteraient une loi exigeant une réduction de 60 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030, soit un résultat supérieur à l'objectif actuel de 30 %.

Élections 2019

Les libéraux vont modifier leur chanson de campagne mal traduite en français [VIDÉO]

Moins de 24 heures après avoir défendu sa chanson de campagne en français, l'équipe libérale fait volte-face et a décidé de cesser de l'utiliser.

«Nous réalisons [...] que le français n'est pas parfait. C'est pourquoi nous n'utiliserons plus cette version et allons la réenregistrer», a confirmé Pierre-Olivier Herbert, un porte-parole du PLC, lundi.

Le parti a fait appel au groupe canadien The Strumbellas pour utiliser sa chanson «One Hand Up» pendant la campagne électorale. C'est aussi le groupe qui a traduit et chanté lui-même la chanson en français.

Dimanche, de nombreux internautes ont souligné sur les réseaux sociaux que la chanson — dont le titre est Une Main haute en français — était mal traduite ou incompréhensible.

«Quand ta réélection repose sur une partie du vote québécois et francophone hors Québec, mieux vaut confier le texte à quelqu'un qui maîtrise cette jolie langue», a gazouillé la comédienne Salomé Corbo.

Le député libéral provincial Gaétan Barrette, quant à lui, a dit avoir écouté la chanson «une quinzaine de fois» et ne pas encore comprendre toutes les paroles.

Sous le feu des critiques, l'équipe de Justin Trudeau avait plutôt salué l'effort du groupe anglophone d'enregistrer une chanson dans l'autre langue officielle du Canada.

Lundi, le discours du PLC avait changé.

«Écoutez, l'intention, elle était bonne. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions», a lancé à la blague la ministre de la Francophonie, Mélanie Joly, en entrevue radiophonique à Radio-Canada, après coup.

Il n'a pas été possible de savoir qui va interpréter la nouvelle mouture de la chanson de campagne libérale en français.

Élections 2019

Maxime Bernier se dit «très heureux» d’être finalement invité aux débats

OTTAWA — Initialement exclu des débats des chefs prévus les 7 et 10 octobre, Maxime Bernier pourra finalement participer aux deux joutes oratoires.

Le commissaire aux débats David Johnston a annoncé lundi avoir transmis au chef du Parti populaire du Canada (PPC) une invitation à se joindre à cinq autres chefs lors des deux débats de la Commission des débats des chefs, les 7 et 10 octobre.

Celui-ci a noté qu’après évaluation, il avait la conviction que plus d’un candidat du PPC avait une véritable possibilité d’être élu. La décision a été immédiatement contestée par le Parti conservateur et le Nouveau Parti démocratique, alors que le Bloc québécois a accueilli la décision avec ambivalence.

Élections 2019

Scheer ressusciterait les crédits d'impôt pour les enfants sportifs

KELOWNA — Un gouvernement conservateur mené par Andrew Scheer ressusciterait les crédits d’impôt ciblés pour les activités sportives et musicales des enfants, mesures qui avaient vu le jour sous Stephen Harper.

Le chef conservateur a promis, lundi matin à Kelowna, en Colombie-Britannique, de ramener ces crédits d’impôt qui, selon lui, rendaient la vie plus abordable pour les familles.

Il s’engage donc à instaurer un crédit d’impôt remboursable de 1000 $ par année pour les activités sportives des enfants, 500 $ de plus si l’enfant souffre d’un handicap. Il y aurait également un crédit d’impôt de 500 $ pour les activités artistiques ou d’apprentissage.

«C’est clair que les crédits d’impôt comme ça étaient très très populaires auprès des familles canadiennes. Il y a des centaines de milliers de familles qui ont profité de ces crédits d’impôt et elles étaient très déçues quand Justin Trudeau a choisi de les annuler», a déclaré le chef conservateur.

Élections 2019

Trudeau promet plus d’aide pour les parents aux horaires atypiques

WATERLOO — Un gouvernement libéral réélu promet des centaines de milliers de places en services de garde - dont une portion réservée aux parents aux horaires atypiques - et d’en réduire le coût dans toutes les provinces.

De passage dans une école primaire publique de Waterloo, en Ontario, Justin Trudeau n’a pas caché que son initiative vise surtout à compenser pour les compressions du gouvernement Ford dans la province.

«Les gens comme Doug Ford qui disent qu’ils travaillent pour les gens finissent par imposer des compressions en éducation, en santé et dans tellement de services auxquels les Canadiens tiennent», a déclaré M. Trudeau, lundi matin.

«C’est pourquoi nous sommes là pour se tenir debout pour les Canadiens et faire les investissements nécessaires pour aider les familles même si les politiciens conservateurs à travers le pays ne le font pas», a-t-il poursuivi.

Élections 2019

Des petits Beaucerons compensent les émissions de carbone de leurs candidats

Les enfants de la Maison d’enseignement Let’s Go de Saint-Georges, établissement préscolaire et primaire anglophone privée de la Beauce, s’apprêtent à planter 132 arbres «afin de compenser les émissions de carbone effectuées par le déplacement en voiture de tous les candidats de la Beauce, dans le cadre des élections fédérales 2019».

Dans son communiqué, la direction de Let’s Go estime que chacun des six candidats et leur équipe respective parcourront 20 000 km au cours des 41 jours de campagne. Selon un calcul emprunté à l’organisme Arbre-Évolution et à son site CalculCarbone.org, 22 arbres doivent être plantés pour neutraliser les rejets de 4,44 tonnes de C02 émis par chaque candidat.

Les arbres plantés seront des épinettes de Norvège et des érables à sucre à l’aide de graines récoltées près de la Maison avec les enfants.

La Maison d’enseignement Let’s Go sème déjà des centaines d’arbres chaque année pour compenser les émissions de CO2 réalisées par l’entreprise et les déplacements de ses employés.

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Élections 2019

Porter barbe et turban au Québec, une preuve de courage, dit Singh

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh dit que de porter barbe et turban au Québec sont sa manière de défendre les droits de ceux qui s'estiment victimes de la loi québécoise sur la laïcité.

Au sixième jour de la campagne électorale, M. Singh passait une seconde journée au Québec pour y vendre sa plateforme spécifique à la province.

En entrevue lundi matin à la radio de CBC, il a dû se défendre de s'être engagé à ne pas participer à la contestation juridique de la loi québécoise sur la laïcité.

À l'animatrice de l'émission matinale montréalaise qui lui demandait pourquoi il n'irait pas devant les tribunaux pour défendre le droit à la liberté de religion, il a répondu qu'il était là, au Québec, portant turban et barbe, preuve qu'il défend ce droit.

«Vous avez quelqu'un qui fait campagne dans cette province en arborant des signes de sa foi, démontrant du courage», a-t-il également dit.

Élections 2019

Le Bloc somme Ottawa de mettre fin aux subventions aux énergies fossiles

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, réclame la fin des subventions aux énergies fossiles.

Il est grand temps qu'Ottawa cesse cette pratique, a lancé lundi le chef alors qu'il était de passage à la centrale hydroélectrique de Mont-Laurier, bâtie en 1911. Il était accompagné de Marie-Hélène Gaudreau, candidate du parti dans la circonscription de Laurentides-Labelle.

M. Blanchet a souligné que même si le chef libéral Justin Trudeau se dit le défenseur de l'environnement, il a malgré tout accordé dans son dernier mandat - selon les calculs du Bloc - près de 19 milliards $ en nouveaux investissements dans les énergies fossiles.

Le parti en arrive à ce chiffre en additionnant les sommes versées pour l'achat du pipeline Trans Mountain (4,7 milliards $), celles pour son agrandissement (9,7 milliards $), l'argent allongé pour favoriser l'investissement dans les secteurs pétrolier et gazier (2,7 milliards $) et les lignes de crédit offertes aux producteurs pétroliers (1,7 milliard $).

«Donc aujourd'hui, plutôt que menacer le Québec de lui imposer Énergie Est et nationaliser Trans Mountain, je demande aux conservateurs et aux libéraux de tenir leur promesse et de mettre fin une fois pour toutes aux subventions aux énergies fossiles», a lancé le chef bloquiste dans un communiqué.

Élections 2019

«On a tout en main pour gagner», affirme Dusseault

Pierre-Luc Dusseault, le candidat sortant pour le NPD dans Sherbrooke, estime que son parti a toutes les munitions pour remonter la pente au Québec alors que les premiers sondages placent le NPD en difficulté dans plusieurs comtés.

« Ça va donner un momentum à notre campagne au Québec et permettre à tous les candidats d’aller chercher des appuis et parler d’enjeux locaux, soulignne-t-il. Ça va permettre aux candidats d’avoir de la chair autour de l’os et d’aller présenter ça aux citoyens. C’est ce que je fais dans Sherbrooke. On a tout en main pour gagner. »

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Élections 2019

Mégantic-L'Érable : sécurité ferroviaire et voie de contournement

Mis à part un court passage de deux ans du bloquiste Marc Boulianne de 2004 à 2006 la circonscription de Mégantic-L’Érable a toujours été conservatrice depuis sa création en 2003. Le territoire a longtemps été celui de Christian Paradis (2006 à 2015) alors que Luc Berthold est le candidat sortant.

M. Berthold est d’ailleurs le seul candidat confirmé pour l’instant par Élections Canada. Nicole Charette, qui devrait se présenter pour le Parti vert, est conseillère municipale à Piopolis tandis que Marie-Claude Lauzier sera candidate pour le Parti populaire du Canada.

Élections 2019

Près de 50 ans plus tard, l'histoire se répétera-t-elle pour un Trudeau?

OTTAWA — Un premier ministre charismatique nommé Trudeau. Un chef conservateur sous-estimé, mais pas vraiment excitant. Un leader néo-démocrate qui dénonce la grande proximité du gouvernement aux grandes entreprises.

Voici le scénario électoral qui se présentait en... 1972.

Le Trudeau de 1972 se prénommait Pierre Elliot. Il venait de terminer son premier mandat. Quarante-sept ans plus tard, un autre Trudeau, Justin celui-là, achève lui aussi un premier mandat.

«Les deux ont été élus en faisant beaucoup de promesses et en bénéficiant du soutien des jeunes et des femmes. Dès la première année au pouvoir de Pierre Trudeau, cet espoir en une politique progressiste s'était envolé. Il semble que cela soit aussi le cas pour Justin Trudeau», mentionne un historien, David Blocker.

Tous deux ont promis de faire de la politique de façon différente. Toutefois, à la fin de son premier mandat, Pierre Trudeau se faisait reprocher d'être distant, de gouverner avec un cercle restreint de conseillers non élus, rappelle John English, son biographe officiel.

Empêtré dans le scandale entourant SNC Lavalin, Justin Trudeau, qui a rompu sa promesse de réformer le système électoral, est soumis au même examen minutieux.

Toutefois, il existe une grande différence entre le père et le fils. En 1972, les libéraux détenaient une avance de 10 points dans les sondages. Les libéraux d'aujourd'hui sont au coude à coude avec les conservateurs.

Comme en 1972, la campagne aura une importance capitale. Et selon M. English, Justin est supérieur à son père dans ce domaine.

«Il est très bien renseigné. Il possède une empathie que Pierre n'avait pas, dit-il. Le caractère glacial légendaire de Pierre lui nuisait.»

L'ancienne sénatrice conservatrice Marjory LeBreton, qui travaillait au quartier général du Parti progressiste-conservateur à l'époque, tisse également un parallèle entre les deux campagnes.

En 1972, le chef Robert Stanfield était souvent décrit comme une personne affable, aimable, mais ennuyeuse. C'était son deuxième duel contre Pierre Trudeau.

Aujourd'hui, le chef conservateur Andrew Scheer dirige sa première campagne électorale. Il est beaucoup plus jeune et moins expérimenté que M. Stanfield, qui avait été premier ministre de la Nouvelle-Écosse avant de se lancer sur la scène fédérale.

Mais les raisons pour les appuyer sont semblables, juge Mme LeBreton.

«M. Stanfield, tout comme Andrew Scheer, était intelligent, intègre, positif, décent et poli», décrit-elle. Ces qualités contrastaient avec la puissante personnalité de Trudeau en 1972.

«Les gens las de tout ce toc se sont tournés vers quelqu'un comme M. Stanfield qui était nettement très sérieux au sujet de gouverner le pays et le parti.»

Et il y avait le NPD.

En 1972, son chef était David Lewis. Il a martelé un message qui a trouvé une forte résonance parmi l'électorat au cours des premiers jours de la campagne: les grandes entreprises sont trop proches du gouvernement. Il les traitait même de «sociétés parasitaires».

M. Blocker voit l'actuel du NPD, Jagmeet Singh, suivre le même chemin.

«Jagmeet tente d'adopter la stratégie qui avait réussi à David Lewis en 1972 en véhiculant une sorte de message populiste du type le-peuple-contre-les-puissants.»

Élections 2019

Le Bloc propose une «péréquation verte»

Punir les provinces qui polluent le plus et récompenser celles dont le comportement est exemplaire : voici l’essentiel d’une importante proposition qu’a formulée le Bloc québécois en adoptant dimanche sa plateforme politique et en lançant officiellement sa campagne électorale, à Boucherville, sur la Rive-Sud.

Cette idée de «péréquation verte» repose sur l’idée que la taxe fédérale sur le carbone est un «incitatif presque nul» à la réduction des comportements polluants puisqu’elle est «remise à ceux qui la paient plutôt qu’aux bons joueurs», note la plateforme.

La proposition bloquiste, qui n’a pas encore été chiffrée, constitue une réforme majeure de la péréquation canadienne.

Les bloquistes proposent que la taxe fédérale sur le carbone soit appliquée dans les provinces dont les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont plus élevées que la moyenne et que les sommes perçues soient versées aux provinces dont les émissions de GES sont plus faibles que la moyenne.

Le gouvernement fédéral pourrait en même temps réduire de 90 % les montants des chèques de péréquation.

En mêlée de presse, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a qualifié l’idée de «novatrice» et a expliqué que la proposition permet de s’éloigner d’un système de péréquation qui est «fondamentalement accroché après l’État pétrolier canadien et sur lequel on s’amuse à culpabiliser les Québécois».

Alors que le thème de l’environnement gagne en popularité, il s’est défendu de faire du «racolage vert» et a souligné que le sujet l’intéresse de longue date. Pour preuve, il a rappelé qu’il est un ancien ministre de l’Environnement péquiste et qu’il a présidé le Jour de la Terre.

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Le NPD tente de séduire le Québec

Jagmeet Singh était de passage à Sherbrooke dimanche, accompagné de candidats québécois, pour présenter son programme pour le Québec.

Le chef néodémocrate souhaite poursuivre le travail entamé par ses prédécesseurs Jack Layton et Thomas Mulcair en offrant plus de pouvoirs à la province.

Le parti propose notamment d'augmenter les transferts fédéraux en matière d'immigration au gouvernement du Québec, même si ce dernier a baissé les seuils d'immigration de façon temporaire.

Un gouvernement néo-démocrate promet une augmentation de l'entente Canada-Québec de 73 millions $ de façon permanente, le faisant passer de 490 à 563 millions $ par an. Ce financement supplémentaire promis par le NPD aiderait le gouvernement du Québec à élargir les programmes de langue française et d'intégration pour les nouveaux arrivants.

Dans son document dévoilé dimanche, le NPD fait aussi écho à une série de propositions adoptées à son congrès, l'an dernier. Le parti soumettrait les entreprises sous juridiction fédérale - comme les banques et le secteur des télécommunications - à la loi 101 si elles sont installées au Québec.

Lors du rassemblement, le chef adjoint du parti, Alexandre Boulerice, a promis d'appliquer la Charte de la langue française sur l'ensemble du territoire québécois.

«On est dans une situation absurde où un employé de la Caisse populaire peut avoir son contrat de travail en français, mais l'employé de la Banque Royale n'a pas ce même droit, le NPD va appliquer la Charte de la langue française sur tout le territoire québécois»

Le parti de M. Singh veut tendre la main au Québec, comme l'a fait son prédécesseur Jack Layton lors de la déclaration de Sherbrooke, qui reconnaissait le principe de fédéralisme asymétrique du Québec, en 2005.

Élections 2019

Équilibrer le budget fédéral n'est plus une priorité à court terme pour les partis

OTTAWA — La campagne électorale fédérale ne fait que commencer, mais d'un point de vue fiscal, elle se démarque déjà dans l'histoire politique canadienne récente, puisqu'aucun des principaux partis ne promet d'équilibrer le budget d'ici quatre ans.

Le peu d'empressement affiché par les politiciens pour éliminer le déficit est particulièrement intrigant lorsque l'on prend en considération la récente bonne performance économique du pays.

Au cours des six prochaines années, le Canada est en voie de présenter des déficits de plusieurs milliards de dollars en grande partie attribuables aux investissements faits par les libéraux dans des programmes sociaux et des projets d'infrastructures.

Emprunter la voie des déficits était un choix. La solide performance économique, la croissance des revenus d'impôts et la baisse de la demande dans divers programmes fédéraux font en sorte qu'il serait tout à fait concevable d'équilibrer le budget en quatre ans si un parti le souhaitait vraiment.

À ce moment-ci toutefois, aucun des partis traditionnels n'est véritablement pressé d'écrire les états financiers du gouvernement à l'encre noire. Il s'agit d'un important changement de cap par rapport à l'attitude «d'équilibre ou rien» que l'on pouvait lire dans de nombreuses plateformes électorales depuis la décennie 1990.

Le Parti libéral de Justin Trudeau projetait un nouveau déficit pour l'année en cours dans le budget dévoilé au printemps. Les libéraux ont rompu leur promesse formulée en 2015 d'équilibrer les finances avant la fin de leur mandat. Ils avaient également promis de limiter les déficits annuels à 10 milliards $, mais sont allés jusqu'à presque doubler ce montant.

Pour le chef conservateur Andrew Scheer, dont le parti a longtemps défendu ardemment l'importance d'équilibrer les finances publiques, il ne semble plus y avoir urgence en la matière. Le Parti conservateur promet d'éliminer l'encre rouge des livres comptables en cinq ans.

De son côté, le Nouveau Parti démocratique a toujours proposé un budget équilibré lors des récentes campagnes, mais sous la direction de Jagmeet Singh, le parti adopte une approche de fiscalité responsable semblable à celle des libéraux. Le parti promet simplement de réduire le poids de la dette, c'est-à-dire son ratio par rapport au produit intérieur brut.

Du côté du Parti vert, la chef Elizabeth May s'est engagée à un retour à l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans pour «une raison de crédibilité» aux yeux de la population.

La seule formation politique mettant de l'avant un plan accéléré vers l'élimination du déficit est celle fondée par Maxime Bernier, le Parti populaire du Canada (PPC).

Le PPC prétend pouvoir éliminer les déficits en deux ans seulement. Pour y arriver, il suggère de couper des milliards de dollars dans les dépenses, notamment en abolissant l'aide internationale et les subventions aux entreprises.