La vague plaçant la Coalition avenir Québec en avance à l’échelle de la province en prévision des élections du 1er octobre touche la circonscription de Saint-François.

Sondage : La CAQ mène une lutte à finir dans Saint-François

La vague plaçant la Coalition avenir Québec en avance à l’échelle de la province en prévision des élections du 1er octobre touche la circonscription de Saint-François, où la candidate Geneviève Hébert mène la course avec 33,7 % des intentions de vote. Elle détient 5,5 points d’avance sur le candidat libéral Charles Poulin, selon un sondage Mainstreet Research réalisé pour le compte du Groupe Capitales Médias.

Les résultats, qui tiennent compte de la répartition des indécis, placent le Parti québécois, représenté par Solange Masson, en troisième place avec 21,2 % des intentions de vote. Kévin Côté (10,9 %) de Québec Solidaire est quatrième alors que 6,9 % des répondants avancent avoir porté leur choix sur un autre parti. Le coup de sonde a été mené le 19 août auprès de 640 électeurs et comporte une marge d’erreur de 3,9 %. Les indécis ont été répartis en fonction du parti vers lequel ils étaient davantage enclins à se tourner.

La circonscription de Saint-François inclut une partie de la ville de Sherbrooke, les municipalités de Coaticook et de Waterville, et s’étend de Stanstead Est à Saint-Venant-de-Paquette.

L’ordre des protagonistes suit celui révélé par le sondage provincial publié mercredi. La bataille est toutefois loin d’être gagnée pour la formation de François Legault, prévient Steve Pinkus, vice-président de Mainstreet Research.

« Ce que je peux dire, c’est qu’avec 5 % d’avance, ce n’est pas vraiment une victoire garantie pour la CAQ. La bataille est loin d’être finie. Elle est parmi les plus serrées des sondages que nous avons menés dans les derniers jours », mentionne M. Pinkus.

Selon lui, il n’est pas surprenant de ne pas pouvoir dégager un meneur incontesté dans une circonscription où le député sortant, Guy Hardy, ne sollicite pas de nouveau mandat. « La tendance à travers la province est similaire. C’est aussi un miroir de ce qui se passe dans la plupart des circonscriptions de l’Estrie, sauf dans Orford, où les libéraux sont en avance, et dans Sherbrooke, où la course s’annonce très serrée. Mais il est encore tôt. La campagne ne fait que commencer. »

Steve Pinkus estime que si des événements éclatants surviennent en cours de campagne, les meneurs pourraient changer. Il ajoute que ce sera vraisemblablement la performance des chefs, plus que des candidats locaux, qui fera la différence. « Les libéraux et les péquistes devront prendre des beaux risques pour avoir des chances de gagner. »

Dans le sondage portant sur la circonscription de Saint-François, la statistique concernant les « autres partis » surprend aussi le vice-président de Mainstreet Research. « Parmi les 6,9 % des gens qui déclarent qu’ils voteront pour un autre parti, on trouve probablement des électeurs timides qui ne veulent pas se dire indécis. » Leur vote pourrait donc être dirigé vers un des quatre grands partis.

Par ailleurs, le coup de sonde ne tient pas compte d’une répartition entre les zones urbaines et rurales de la circonscription. 

Les résultats du sondage laissent néanmoins présager des pertes importantes tant pour le Parti libéral, qui avait remporté les dernières élections dans Saint-François avec 38,5 % des suffrages. Le Parti québécois, alors représenté par Réjean Hébert, avait récolté 32,9 % des votes. Si l’élection avait lieu aujourd’hui, Québec Solidaire améliorerait sa performance de 2014, passant de 8,1 à 10,9 % des votes. La lutte avait par ailleurs été très serrée également en 2012, quand le péquiste Réjean Hébert l’avait emporté avec seulement 65 voix de priorité sur la libérale Nathalie Goguen. 

Les libéraux ont détenu la circonscription de Saint-François pendant 31 ans au cours des 33 dernières années.

Ailleurs au Québec, la CAQ mène dans trois des cinq autres circonscriptions sondées par Mainstreet Research, y récoltant chaque fois plus de 40 % des intentions de vote. C’est le cas dans Brome-Missisquoi (41,2 %), Champlain (44 %) et Dubuc (40,1 %). Dans les trois cas, les libéraux arrachent le deuxième rang, même s’ils sont au coude à coude avec le Parti québécois dans Champlain.

Le Parti libéral mène dans les deux autres circonscriptions, soit dans Jean-Talon (34,5 %) et Chapleau (32 %). La CAQ n’accuse que deux points de retard dans Chapleau, contre 4,7 % dans Jean-Talon. 

Dans les six régions auxquelles s’est intéressé Mainstreet Research, le Parti québécois réalise son meilleur pointage dans Saint-François, alors que Québec Solidaire jouit d’une popularité plus grande qu’ailleurs dans Chapleau.